Édition du Calvados                                                                                                                                                                                                                                             Édition du 28 Juin 2020

UN SIÈCLE D'HISTOIRE du CALVADOS 

Eun syielle d'histouère d'Calvados

 

JOURNAL DES ÈVÉNEMENTS, BRUITS ET NOUVELLES DU CALVADOS

 

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VILLES ET VILLAGES DU CALVADOS

Août 1840   -   Conseil d’arrondissement.  -  Satisfait du rapport qui lui a été présenté sur les chemins de grande communication, déjà exécutés ou en voie d'exécution, le conseil a éprouvé le regret que les nouvelles lignes dont les devis ont été dressés depuis la session de 1839, n'aient pu acquérir le degré d'instruction qui permit d'en proposer le classement.

Par ces motifs il a également été d'avis du classement d'un autre chemin d'Arromanches à Port-en-Bessin.

Une pensée d'avenir a vivement préoccupé le conseil lorsqu'il s'est agi de se prononcer sur sa direction. Il a parfaitement compris que ce chemin formant le prolongement de celui de Caen à Creully et de Creully à Arromanches, devenait, d'une part, le lien qui rattachait l'arrondissement de Bayeux à celui de Caen, et d'autre part une partie importante de la ligne de ceinture qui doit en temps de paix offrir des débouchés aux produits agricoles et commerciaux du littoral, et les moyens d'approvisionner cette contrée des bois et cidre qui lui manquent.

Mais que pour le cas de guerre maritime, il présenterait des moyens de défense qui ne laisseraient isolée aucune des parties de la côte attaquée, puisqu'il serait facile, en le rattachant au chemin de Vierville à Isigny par Grandcamp, aujourd'hui en voie d'exécution, de réclamer utilement de toutes parts des forces imposantes.

Certes, de telles considérations seront à apprécier par le conseil général, et tout porte à croire qu'elles recevront un accueil favorable.

Indépendamment de ces deux chemins le conseil a recommandé, pour ce qui concerne l'arrondissement, celui d'Évrecy à Saint-Lô, qui passerait par Villers et par Caumont. L'appréciation de l'instruction de cette nouvelle ligne est confiée au conseil d'arrondissement de Caen. ( Source : L’Indicateur de Bayeux.)

  La suite.  

BERNIERES-SUR-MER

Mars 1876   -  Tempêtes sur mer et naufrages.  -  Nous avons depuis quelques semaines, sur les côtes de la Manche, un temps abominable. Il vente presque continuellement en tempête.

La mer est affreuse. La navigation n'est pas plus praticable qu'en plein mois de décembre. Les pécheurs sont a l'ancre depuis douze jours.

  Un picoteux de Luc ayant cassé ses amarres, a été poussé vers Trouville, il est inscrit au port de Courseulles sous le n° 179.

  Une goélette ou bisquine se serait naufragée sur le ratier de Villerville. Le bateau est perdu, on dit que l'équipage aurait péri. Nous n'avons pu avoir de renseignements à cet égard.

  Dimanche, à la suite de la tempête, les communications avec l'Angleterre, la Belgique, Lille, le Havre, Rouen, Amiens, Arras, Beauvais , etc……., ont été momentanément interrompues.

  Des pêcheurs assurent avoir vu engloutir, par la mer démontée, le vapeur anglais « Thittle ». Ce navire, qui était attendu à Dieppe avec un chargement de charbon devait être monté par onze hommes d'équipage.

  Mardi, vers sept heures du matin, le brick-goélette anglais « Juliette », capitaine Roberts, venant de Llanelly avec un chargement de 250 tonneaux de charbon à destination de Caen, est tombé sur les rochers situés vis-à-vis de Bernières, à trois milles environ du rivage. A 8 heures l'équipage, composé de sept hommes, embarquait dans le canot du bord et atteignait la côte de Langrune. A 9 h., après deux heures de mer démontée, la « Juliette »  était entre deux eaux, ballottée par la houle qui était très forte, elle perdait ses mâts de perroquet et de flèche. On n'aperçoit actuellement que les bas mâts de ce navire. Les matelots sont arrivés à Caen par le chemin de fer de Luc.   La suite...  


LANGRUNE-SUR-MER

Janvier 1875   -   Le froid.  -  L'année débute mal, le verglas du premier janvier 1875 restera légendaire.  A Paris, le nombre des individus entrés dans les hôpitaux pour blessures à la suite de chutes sur le verglas est de 2 000 au moins. Quant aux chevaux tués et aux voitures versées, le chiffre en est inconnu.

Dans notre région, les conséquences n'ont pas été aussi graves, mais les accidents ont été assez nombreux pour que deux jours durant, nos médecins n'aient été occupés qu'à remettre des jambes brisées et des poignets foulés.

En Normandie, dans la nuit du 29 au 30 décembre le thermomètre est descendu à - 12 degrés. A Orléans, le thermomètre est descendu à - 15 degrés. A Pontarlier, - 20 degrés.

En France, à St-Goussaud (Creuse), le sieur Bergeron, âgé de 32 ans, facteur rural, s'est perdu dans les neiges et a péri de froid.

La ville de Paris vient d'acheter un fond-neige d'un modèle assez curieux. C'est un cylindre roulant, ayant un foyer central qui dégage assez de calorique pour fondre la neige qu'il écrase et pour sécher le sol.

 

Janvier 1875   -   Éclipses.  -  Si, en 1875, il n'y a pas d'éclipse de lune, le soleil, en revanche, sera éclipsé deux fois : le 6 avril et le 29 septembre. La deuxième seule sera visible, en partie, à Paris.

 

Janvier 1875   -   Condamnation.  -  Les nommés Eugène Buhour, 18 ans, et Etienne Buhour, 43 ans, journaliers à Langrune, 25 fr. d'amende, pour bris de clôture, tapage et outrage à la gendarmerie.    La suite ..........