UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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Le FAULQ

Canton de Bangy-le-Château

Les habitants de la commune de Le Faulq sont des Faüssiens, Faüssiennes.

Février 1848  -  Cour d'assise s du Calvados.    -   Les nommés Michel Levillain, né à Saint-Philbert-des-Champs, domestique chez le sieur Legras, cultivateur au Faulq, et Rosalie Maury , femme Levillain, sa mère, accusés le premier, de vols de nombreux objets mobiliers, et le second, d'avoir sciemment, recelé ces mêmes objets, ont été condamnés, savoir : la femme Levillain, à trois ans d'emprisonnement, et son fils, à deux ans de la même peine.

— La femme Macquefer, de Danestal, accusée d'avoir mis le feu à une maison sise en cette commune, et appartenant à son mari et au père de celui-ci, a été acquittée. (source : Journal de Honfleur)

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.  

 

Novembre 1873   -   Pronostics.   -  Depuis quelques jours, de nombreuses oies sauvages qui émigrent devant l'hiver passent sur notre ville, C'est dit-on, l'indice d'un froid rigoureux.

 

Décembre 1873   -   Vol.   -  La veuve Châtelet, marchande d'épicerie en la commune du Faulq, canton de Blangy, avait remarqué que depuis quelque temps elle était victime de divers vol, lorsqu'elle s'absentait, c'était une femme Dulong, qui escaladait la barrière de la cour et s'introduisait au moyen d'une fausse clef dans la demeure où elle commettait ses vols. La valeur des marchandises détournées est estimée à 420 francs environ.

 

Avril 1876   -  Mort par submersion.  -  Lundi, vers cinq heures et demie du soir, la nommée Justine-Emma Boutron, femme Lesourd, âgée de seize ans, journalière au Faulq, étant occupée à laver du linge dans une mare appartenant au sieur Sorel, cultivateur au même lieu, a été prise d'une attaque d'épilepsie et est tombée à l'eau. Cette malheureuse femme se trouvant seule, n'a pu être secourue en temps utile et a été asphyxiée.  

 

Avril 1888  -  Épizootie.  -  En présence des cas de fièvre aphteuse, dite cocotte, qui se sont produits sur divers points du département, le préfet rappelle aux Maires, propriétaires, éleveurs et cultivateurs, les dispositions de la loi du 21 juillet 1881, qui oblige de faire au maire la déclaration de tout animal malade afin qu'il le fasse visiter, interdit la vente et le transport des animaux atteints le tout sous peine d'amende et de prison.  

 

Avril 1891  -  Infanticide.  -  Il y a six semaines, la fille Amandine David, 23 ans, demeurant chez ses parents, propriétaires au Faulq, canton de Blangy-le-Château, est accouchée clandestinement d'un enfant du sexe masculin, qu'elle a étouffé et enterré dans un herbage situé à environ 500 mètres de l'habitation de ses parents. 

La gendarmerie de Blangy, prévenue par lettre anonyme, s'est rendue au Faulq et a obtenu de la prévenue des aveux complets. Sur l'indication de celle-ci, le cadavre de l'enfant a été retrouvé, enveloppé dans un journal et enfoui à environ trente centimètres de profondeur. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1892  -  Suicide.  -  Le sieur Désiré Le Boullenger, 33 ans, employé de commerce, demeurant au Faulq, s'est pendu la semaine dernière. Aux cris poussés par la personne qui l'a découvert, ses camarades accoururent, ils s'empressèrent de couper la corde, mais il était déjà trop tard, ce malheureux avait cessé de vivre. 

Le Boullenger était d'un caractère doux et très aimé dans le pays, malheureusement, il avait des habitudes d'intempérance qui ont obligé son patron à lui donner son compte. C'est le chagrin que lui causa ce renvoi qui l'a déterminé à se donner la mort. Il laisse une veuve et quatre enfants dont l'aîné a dix ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1894  -  Morts de froid.  -  Le cadavre d'un inconnu a été découvert, ces jours derniers, sur le territoire de Le Faulq, canton de Blangy. La mort paraissait accidentelle. Elle a été causée par une congestion occasionnée par le froid. 

— Pendant les derniers froids, une vieille fille, mendiante, a été trouvée morte de froid à St-Aubin-sur-Mer. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1894  -  Un vœu qui finit mal.   -   Nous savions que souvent les pêcheurs en danger de péril faisaient vœu d'aller en pèlerinage tête et pieds nus, mais jamais il ne nous serait venu à la pensée que, par esprit de pénitence, on pût faire le vœu d'assister, le derrière tout nu, aux offices de sa paroisse. C'est cependant le cas de Charles Rouelle, 29 ans, que le sacristain de la paroisse du Faulq, canton de Blangy-le-Château, a trouvé assis dans la nef de l'église, le pantalon ballant sur ses broquesons. A cette étrange pénitence, la tribunal de Lisieux a ajouté trois mois de prison pour outrage public a la pudeur. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1897  -  Protestation rejetée.  -   Le Conseil d'État a rejeté la protestation déposée par M. d'Hangest, contre, l'élection de M. David, maire du Faulq, comme conseiller d'arrondissement du canton de Blangy.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

Mai 1913  -  Le drame de Faulq. -  Dans la matinée du 14 mai, vers deux heures, Carpentier, cultivateur au Faulq, buvait le café et de l'eau-de-vie avec son locataire, le sieur Jean Deshayes, lorsqu'il eut une discussion avec sa femme de ménage. Il l'injuria et la souffleta.  Comme le sieur Deshayes lui reprochait sa brutalité, Carpentier lui dit : " Toi, je vais te foutre un coup de fusil". Aussitôt, il monta dans sa chambre, située au premier étage, pour y prendre son arme. Après quelques secondes d'hésitation, Deshayes, craignant que Carpentier mette sa menace à exécution, se précipita dans l'escalier pour désarmer, le cas échéant, le sieur Carpentier. Il avait à peine gravi trois ou quatre marches, lorsqu'il aperçut Carpentier au milieu de l'escalier, qui le mettait en joue. Instinctivement, Deshayes se baissa au moment où Carpentier faisait feu sur lui ;  la charge de plomb lui passa sur  le dos, lui labourant les chairs de l'épaule gauche, et vint faire balle dans le mur. en outre, le coup de feu ayant été tiré à très courte distance, la fumée de la poudre occasionna à Carpentier quelques brûlures au visage. 

Deshayes se sauva ensuite à travers la cour, jusque sur la route, ou des passants accourus à ses cris, le recueillirent et la conduisirent à son domicile. Quelques instants après les gendarmes arrêtaient le sieur Carpentier.

Des renseignements recueillis par la gendarmerie, il en résulte que Carpentier a été très bien élevé, a reçu une bonne éducation, jouissait d'une belle situation, qui est devenue très obérée à la suite de sa mauvaise administration ; il  a une moralité détestable, emploie toujours des femmes de mœurs faciles, a un caractère assez bon quand il est à jeun, mais est très violent et très méchant quant il est sous l'emprise de la boisson.

 

Décembre 1916  -  Macabre découverte.   -  On a trouvé, au bord d'un fossé, le cadavre du sieur Louis Yver, 63 ans, journalier au Faulq, canton de Blangy-le-Château. Il aurait succombé à une congestion.

 

Mai 1919  -  Citation.   -   Pour la troisième fois, M. Gaston Caens, du Faulq, a été cité à l'ordre, de l'armée : " Canonnier très brave et très dévoué, toujours volontaire pour les missions périlleuses. S'est dépensé sans compter pendant les récentes opérations pour assurer sous de violents bombardements la transmission des ordres, alors que les lignes téléphoniques étaient, coupées. Grièvement blesse au cours de sa mission, a donné à ses camarades le plus bel exemple de calme et de courage. Amputé d'une jambe".  

 

Février 1941  -  Au feu !  -  Une nuit, vers 3 h., un violent incendie dont les causes sont inconnues, s'est déclaré au Faulq, dans un bâtiment agricole servant d'habitation à M.Diard.

Malgré la promptitude des secours et la prompte arrivée de la pompe de Blangy-le-Château, l'habitation a été détruite. Il est à noter que sans l'intervention des soldats allemands, une vieille personne de 75 ans, à peu près impotente et faible d'esprit, serait demeurée dans le brasier. Les dégâts sont évalués à environ 40 000 francs.

 

Mai 1943   -   Faits divers.   -    Dimanche soir, vers 22 h., un incendie s'est déclaré chez M. Delahaye, cultivateur au Faulq, dans un bâtiment à usage de grange et d'écurie, dans lequel était entreposé de la paille, du foin et du matériel. Les dégâts sont évalués à 275.000 fr. Les causes de ce sinistre sont inconnues. 

LE FAULQ   -   L'Église

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