FERRIÈRE - HARANG

Canton de Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des Ferrièrois, Ferrièroises


Juillet 1866   -   Un donation.   -   Par décret impérial du 23 juin 1866, le trésorier de la fabrique de l'église succursale de la Ferrière-Hareng est autorisé à accepter la donation faite à cet établissement par la dame Anne Varin, veuve Moulin, consistant en une rente 117 francs trois % sur l'état, à la charge de faire célébrer chaque semaine à perpétuité des messes de fondation qui seront annoncées au Prône et dont le nombre sera fixé par l'autorité diocésaine.

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.  

 

Juillet 1872   -  Accident.   -  Le 15 de ce mois, vers 6 heures du soir, la nommée Anne-Jeanne Renouf, femme Dudouit, âgée de 52 ans, demeurant à La Ferrière-Hareng, canton de Bény-Bocage, est tombée en bas d'un cerisier d'une hauteur de 4 mètres environ, la mort a été instantanée, la malheureuse s'était brisé le crâne en tombant la tête la première.  

 

Août 1884  -  Victime du travail.    Le sieur Alexandre Penard,69 ans, maçon, à la Ferrière-Hareng, travaillait dans un puits, à 6 mètres de profondeur, chez M. Boudit, propriétaire. Pendant qu'il achevait cet ouvrage, une pierre d'environ 3 kilog., se détachant à 1 m. 25 du sol, est tombée sur la tête du malheureux Penard, qui a perdu aussitôt connaissance. Il est mort le même jour, à 5 heures du soir.

 

Mars 1886  -  Laïcisation.  -  Le Sénat a voté l'instruction; primaire obligatoire et laïque, c'est-à-dire que dans un délai déterminé, les frères et les religieuses qui dirigent encore des écoles primaire seront remplacés par des instituteurs et des institutrices n'appartenant à aucune congrégation .

 

Juin 1886  -  Hardi voleur.  -  Une nuit de la semaine dernière, commune de la Ferrière-Harang, les sieurs Lechartier père et fils arrêtèrent en flagrant délit de vol le nommé Yves Chambrin, 46 ans, vagabond sans domicile. Comme le fils attelait la voiture pour conduire le voleur à la gendarmerie, celui-ci prit une fourche et se rua sur Lechartier père, qu'il blessa grièvement. Lechartier fils sauta sur le bandit, le garrotta et le porta ainsi à la gendarmerie. Chambrin, interrogé sur ce qu'il était venu faire chez le sieur Lechartier, a déclaré qu'il était  venu pour voler, que voler était son métier, et qu'il préférait tuer le diable plutôt que d'être tué par lui.  

 

Mai 1887  -  Un sauvetage.  -  Vendredi dernier , un incendie dont la cause est inconnue éclatait à La Ferrière-Harang, village de Rosquand, dans les bâtiments occupés par Madame veuve Lepileur.

Cette femme, mère de cinq enfants, était partie chez son père chercher du lait et divers aliments, lorsque vers 10 heures du matin, le feu se déclarait dans un local contigu au logement qu'elle occupe. M. le maire, aussitôt prévenu, fit sonner le tocsin et battre la générale.

Immédiatement toute la population accourut sur le lieu du sinistre, ayant à sa tête M. le Maire, M. l'Adjoint, M. le Curé et M. l'Instituteur, qui organisaient les secours. MM les Curés de Bures, Montbertrand, Saint-Denis et Campeaux, venus à La Ferrière pour l'examen des enfants de la première communion, faisaient la chaîne et encourageant les habitants. On apprit bientôt que des enfants se trouvaient dans un petit appartement, on parvint, après bien des efforts, à desceller les barreaux de fer de la fenêtre. Alors le nommé Hubert Louis, maçon chez le sieur Bidet Isaïe, entrepreneur, se précipita dans l'appartement, et après avoir été obligé de sortir plusieurs fois pour pouvoir respirer, fut assez heureux pour sauver d'abord une petite fille au berceau et ensuite un petit garçon.

Ces deux enfants ont été recueillis par M. le curé de Bures et M. Mulot, instituteur.

Grâce au dévouement de toute la population, de M. l'instituteur et de Mlle Degournay , institutrice , accourus avec leurs élèves, et des membres du clergé, on a pu protéger les maisons voisines. Malheureusement tous les bâtiments où le feu avait pris naissance ont été complètement détruits, le mobilier et les récoltes renfermées dans les locaux incendiés ont été également brûlés.

La perle est estimée à 200 fr. pour la veuve Lepileur, et à 3 500 fr. pour le propriétaire, M. Dufay-Colin, demeurant à Cormolain.  

 

Février 1888  -  Les suites de l’ivresse.  -  On a trouvé, dans une lande profonde de 3 mètres environ, à La Ferrière-Hareng, le cadavre du sieur Eugène Desmortreux, 42 ans, propriétaire à Carville. Cette mort accidentelle est encore attribuée à l'ivresse. 

 

Mars 1888  -  Suicide.  -  On a trouvé, dans un fossé contenant deux mètres d'eau, commune de La Ferrière-Hareng, le cadavre de Jean-Louis Audau, 22 ans, terrassier. Audau s'y était jeté volontairement.  

 

Octobre 1888  -  Miracles !  -  Nous publions sans commentaires les faits suivants : Arsène Mayer, 19 ans, né à la Ferrière-Harang, était atteint d'une paralysie de la moelle épinière. Des médecins de l'Orne, du Calvados et d'Eure-et-Loir l'avaient condamné. Son oncle, curé à la Madelaine-Bouvet, le conduisit à Lourdes avec les autres pèlerins du diocèse. Au milieu de la messe, le malade, qui ne pouvait faire un mouvement depuis quinze mois, se leva entièrement guéri et marcha sans aide. 

Pendant le même pèlerinage, une vieille fille, muette depuis de longues années, aurait subitement recouvré la parole. Pendant qu'elle était en train, Notre-Dame de Lourdes aurait bien dû, par contre, s'occuper d'une autre vieille fille, du même pays, et de lui retirer la parole dont elle ne se sert que pour dire du mal de son prochain.  

 

Mai 1890  -  Malades contagieux.  -  Les enfants atteints de la variole, de la scarlatine et de la diphtérie ne devront rentrer à l'école qu'après 40 jours, pour la varicelle, la rougeole, et les oreillons, 20 jours après. Quant aux enfants atteints de coqueluche, maladie dont la durée et variable, ils ne pourront être admis de nouveau dans les écoles qu'en présentant un certificat du médecin.  (Source B.N.)

 

Mai 1890  -  Coup double.  -  Dernièrement, les habitants de la Ferrière-Hareng faisaient un charivari au sieur Alfred Madelaine, 43 ans, épicier. Celui-ci se fâcha. Mais il eut le tort de prendre un fusil et de tirer dans le tas. Deux des charivarisseurs furent atteints par les plombs, tant pis pour eux. Malheureusement, deux personnes qui passaient tranquillement furent également légèrement blessées. Voilà pourquoi le pauvre épicier a passé en police correctionnelle et a été condamné à huit jours de prison.   (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Orages.  -  Pendant qu'une pluie diluvienne tombait sur notre région, la grêle faisait d'irréparables dégâts du côté de Rouen et dans le Midi. (Source B.N.)

 

Juillet 1891  -  Attaque nocturne.  -  Dernièrement, vers onze heures du soir, le sieur Félix Guy, propriétaire à la Ferrière-Hareng, revenait de chez son fils qui habile Saint-Martin-des-Besaces. 

Au milieu de la forêt l'Evêque, un individu se jeta sur lui, lui demandant la bourse ou la vie. Le sieur Guy livra son porte-monnaie qui contenait 3 ou 4 fr., le voleur le lui rendit après s'être emparé de l'argent, puis il secoua brutalement Guy et lui dit de continuer sa route.   (Source B.N.)

 

Août 1892  -  Chaleurs et orages.  -  A la suite des chaleurs tropicales que nous avons ressenties, de nouveaux orages se sont déchaînés sur le Calvados.

 - A Banville la foudre à mis le feu dans un bâtiment appartenant au sieur Doudeville. Pertes, 3 000 fr.

 - Incendie dû également à la foudre à la Ferrière-Hareng, dans un bâtiment exploité par le sieur Achille Groult, pertes considérables.

 - Un cheval, appartenant au, docteur Dietz, médecin à Villers-Bocage, a été tué dans un herbage.

 - A Osmanville, près Isigny, un veau a été tué chez le sieur Albert Lebouvier.

 - Un âne, appartenant à M. Achille. Lebouvier, cultivateur à Vouilly, a été foudroyé.

 - On annonce aussi qu'à Longueville, deux vaches ont été broyées par la foudre.

 - A Saint-Ouen-des-Besaces, un bœuf, placé à 150 mètres de l'endroit où la foudre était d'abord tombée, a été néanmoins tué par elle, un fil de fer lui ayant servi de conducteur. L'animal a été, assommé.

 - Dans les monts de Vaudry, près de la chapelle Saint-Roch, elle a enfoncé en terre une barre de fer qui se trouvait sur le sol.

 - A Bény-sur-Mer, la foudre est tombée sur la maison du sieur Jules Lacouve et l'a endommagée.

 - A Préaux, près Rouen, deux hommes ont été tués par la foudre.

De nouveaux orages sont à craindre. Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes.

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.

Beaucoup de bestiaux sont morts, dans les wagons. A Paris, 120 porcs ont été retirés gonflés et pourris d'un wagon où ils étaient restés 12 heures. (Source B.N.)  

 

Mai 1896  -  Un garde champêtre comme il y en a quelques uns.  - Grâce à des protections mal placées, le nommé Anne Huard, âgé 21 ans, avait été nommé champêtre et cantonnier à la Ferrière-Harang. Il se croyait tout permis et agissait en maître dans les maisons où il se faisait payer à boire, en disant très haut : « Foi de garde champêtre, je m'en irai quand je voudrai ».

Le 28 décembre, après s'être fait payer à boire toute l'après-midi par le sieur Théophile Guillemette, il entra chez celui-ci et, après lui avoir cherché querelle, cassa tout chez lui et brisa une jambe au malheureux Guillemette d'un coup de louchet. 

Aujourd'hui, le blessé se présente avec des béquilles à l'audience de Vire où Huard est condamné à trois mois de prison et à 3 000 fr. de dommages-intérêts que Guillemette n'est pas près de tâter. Si Huard avait versé les 200 fr. qu'il avait promis, l'affaire n'aurait pas eu de suite. (source B. N.)

 

Mai 1897  -  Chute mortelle.  -  Le sieur Justin, demeurant à la Ferrière-Hareng, est tombé d'un arbre de 7 mètres de hauteur qu’il émondait. Il est mort deux jours après dans d'horribles souffrances. (source B. N.)  

 

Mars 1898  -  Broyé par un train.  -  Le sieur Édouard Eudeline, 19 ans, charpentier à la Ferrière-Hareng, a été broyé à la gare de la Besace, en voulant traverser la voie au moment où arrivait un train de voyageurs venant de Caen et allant à Vire. Son corps, réduit en miettes, a été traîné 30 à 40 mètres.   (source B. N.)  

 

Mai 1898  -  Incendies.  -  A la Ferrière-Hareng, de 35 ares de bois à la marquise de Grandval, à Saint-Denis-Maisoncelles. Pertes, 200 fr. 

— De bâtiments de la ferme de la dame Renaud, à Saint-Loup-Hors ; deux veaux ont été brûlés. Pertes : 1 500 fr. pour le locataire, et 6 000 fr. pour le propriétaire, M. Bothro, capitaine au long cours, à Caen.

—  D'une maison et d'une étable au sieur Villon, à St-Martin-de-Sallen, Pertes, 700 fr. Ass. 

—  De la boulangerie du sieur Cotentin, demeurant à Rots. (source le B. N.)  

 

Juin 1898  -  Une bonne pâte de mari.  -  La femme Julia Maupas, 22 ans, trouvant que son mari la traitait trop brutalement, avait abandonné le toit conjugal de Saint-Ouen-des-Besaces, pour se réfugier à la Ferrière-Harang, chez Michel Guy, 30 ans, qui la combla de tant de douceurs qu'elle refusa de le quitter pour retourner avec son mari. 

Une bonne pâte de mari, cependant, car il consentait à reprendre sa Julia sans jamais lui reprocher de l'avoir trompé. Finalement, Maupas a porté plainte et a fait pincer sa femme en flagrant délit d'adultère. Résultat : quinze jours de prison pour Julia et son complice, plus 16 fr. d'amende. (source le B. N.)  

 

Juin 1898  -  Tentative de déraillement.     Un poseur au chemin de fer, en faisant sa ronde, le matin,, sur la ligne de Caen à Vire, a trouvé en travers de la voie, entre les stations de Bény-Bocage et la Ferrière-Harang, trois poteaux hectométriques dont deux avaient été calés avec des pierres du ballast. Cet acte coupable parait être l’œuvre d'un individu en état d'ébriété, qui l'aura commis plutôt par bêtise que par méchanceté. (source le B. N.)

 

Mai 1915  -  Mort glorieuse.  -  Sont morts pour la patrie : M. Albert Villière, de La Ferrière-Harang.

 

Juillet 1915  -  Mort glorieuse.  -  M. le docteur Henry Lenormand vient de mourir à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, des suites d’une maladie contractée au front, après de longs mois d’un  courage et un dévouement à toute épreuve. Il était âgé de 34 ans seulement.

 

Juin 1925  -  Une brute.  -  Le 4 courant, la dame Denis, cultivatrice à la Ferriére-Harang, village de la Proutière, s'en fut chez son voisin le sieur Duval Gustave, âgé de 28 ans, pour le prier de vouloir bien l'aider à semer des haricots, son mari, toujours en état d'ivresse, ne pouvant la seconder en aucune façon.

Duval se rendit chez les Denis avec lesquels il but quelques rasades de cidre et comme il se disposait à se rendre au jardin potager, Denis, subitement et sournoisement, se jeta sur le complaisant Duval, le terrassa et lui brisa la jambe gauche.  

 

Février 1926  -  Vol d’un réveil.  -   Le sieur Moulin Émile, âgé de 41 ans, cultivateur à la Ferrière-Harang, possède au village Panel, en la même commune, une maison inhabitée qui fut dans la nuit du 13 au 14 de ce mois, visitée par un individu inconnu qui s'est emparé d'un réveil matin d'une valeur de 20 francs.

 

Février 1926  -  Audace d’un jeune domestique.  -   Le 22 courant, deux cultivateurs de la Ferrière-Harang, M. et Mme Hamel, s'en furent à Campeaux pour rendre visite à un parent. Pendant leur absence, leur domestique le nommé Marie André, âgé de 16 ans, brisa un carreau de l'une des fenêtres de l'habitation de ses patrons, pénétra dans leur demeure, puis après avoir défoncé à coups de hache le panneau d'une armoire, il s'empara d'une somme de 198 frs.

Questionné par les gendarmes, le jeunes voleur avoua, et s'enfuit. Il s'engagea dans un bois et depuis, malgré 1es recherches et les battues, le fugitif est resté introuvable.

 

Septembre 1926  -  Convaincue de vols une femme tente de se noyer avec ses deux enfants.  -  L'an dernier, quand paraissait devant le tribunal correctionnel de Vire, pour vols, la veuve Morel, née Dumont Alice, âgée aujourd'hui de 36 ans, ménagère au bourg de la Ferrière-Harang, elle fut condamnée à treize mois de prison avec sursis.

Cette ménagère qui est mère de deux enfants, l'un âgé de 5 ans, le petit Gaston, et l'autre un bébé de 10 mois, s'est rendue coupable samedi dernier d'un acte criminel qui a soulevé l'indignation et la réprobation de toute la paisible population de la Ferrière-Harang.

La maison de la veuve Morel est contiguë à celle de M. Pinard, qui exerce la profession de boulanger-épicier-mercier. Or, depuis un certain temps, M. Pinard s'apercevait que des boites de homards, de sardines. de petits pois, etc…, et des articles de mercerie, disparaissaient la nuit sans qu'il pût mettre la main sur le coupable.
Or, le 3 septembre, il surprit la veuve Morel au moment elle faisait main basse sur un pain. Croyant enfin avoir découvert l'auteur des vols pétés dont il était victime. M. Pinard porta plainte contre la voleuse à la gendarmerie de Bény-Bocage. Une enquête fut immédiatement ouverte et à la suite d'une perquisition les gendarmes constatèrent que la veuve Morel avait établi chez elle une véritable succursale de la maison Pinard, son voisin.

Malgré l'importance du vol la coupable fut laissée en liberté provisoire. C’est alors qu'elle nourrit, l'infâme projet de se noyer avec ses enfants. Le lendemain, vers 11 h. 30, elle partit avec eux, se dirigea vers un puits en construction, d'une profondeur de 4 mètres, contenant 1 m. 10 d'eau, situé à 400 mètres de son habitation.

Là, tenant ses enfants dans ses bras, elle se laissa tomber à l'eau. Mais comme la quantité d'eau n'était pas suffisante pour qu'elle se noyât, elle fut soudainement prise d'un affreux remords à la vue de ses infortunées enfants qui allaient mourir sans elle.

Vite, les saisissant, elle les maintint sur ses épaules au-dessus de l'eau et, de toutes ses forces, réclama du secours.

Fort heureusement à ce moment vint à passer une de ses voisines, la dame Marie, qui s'empressa de porter secours aux malheureux enfants qu'une mère indigne voulait vouer à la mort. Le garçonnet fut remonté à la surface, attaché à la chaîne du puits, le bébé, placée dans un seau par sa mère, fut ainsi retiré les deux pauvres enfants étaient sans connaissance et furent immédiatement conduits dans une hospitalière maison le docteur Briet, de Bény-Bocage, mandé en hâte, leur prodigua ses soins et parvint à les rappeler à la vie.

Cette fois arrêtée la mère criminelle a été écrouée hier à la maison d'arrêt.

Le bébé lui a été confié. Quant au garçonnet il a été confié aux soins des Sœurs de l'Hospice Saint-Louis.

 

Juin 1930  -  Un cadavre sur la route.  -  Prés de la Ferrière-Harang, canton de Bény-Bocage, le jeune Fernand Anne, du bourg, a découvert sur la route le corps de M. Louis Pelfresne, 73 ans, cultivateur au Bény-Bocage.

On croit que le malheureux, qui était allé dans la journée voir une propriété qu'il possédait dans les environs, aura été frappé d'une embolie et qu'il sera tombé de voiture.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

La Ferrière-Harang. — Mlle Le Canu Marcelle, âgée de 22 ans, d'une famille de 17 enfants dont 12 sont encore vivants. Le père de la candidate exploite une petite ferme qu'il a acquise avec le fruit de ses économies. De bons renseignements ont été recueillis sur Mlle Le Canu qui, à sa sortie de la classe, est restée chez ses parents pour élever ses frères et sœurs. Elle a  ensuite été placée comme domestique. Elle a contracté mariage, le 25 novembre dernier, avec M. Marie, ouvrier charpentier, dont le père est mutilé de guerre.

 

Juin 1940  -  L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en  cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en  faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

 

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine nécessaire aux troupes d'occupation.

 

Août 1940   -   Le crime d'un sadique.   -   Une nuit récente, un militaire s'est présenté, revolver au poing, chez Mme Veuve Albert Basnier, 45 ans, cultivatrice à la Ferrière-Harang.

Il l'emmena de force chez Mme Pierre Aumont, 39 ans, ménagère, puis il conduisit les deux femmes dans un champ pour abuser d'elles. Sur leur refus énergique, l'homme tua Mme Basnier d'un coup de revolver. Mme Aumont réussit à s'échapper. L'assassin a été arrêté et condamné à mort.  

 

Mars 1947  -  Un incendie à la Ferrière-Harang.     Le feu s’est déclaré, durant la nuit, dans l’étable d’une exploitation agricole appartenant à M. Villières, boucher au bourg.

Celui-ci, avec l’aide de voisins, parvint à sauver une importante partie du matériel qui y était entreposé, ainsi que quelques têtes de bétail, tandis que la toiture du bâtiment couvert en chaume était la proie des flammes. Plusieurs mètres cubes de bois et une grosse quantité de fourrage ont été détruits. Les pompiers de Vire et de Bény-Bocage, appelés sur les lieux, ont réussi à préserver la maison d’habitation, un garage et une charretterie. (Source B.-L.)

Canton de Bény-Bocage

LA FERRIÈRE-HARANG   -   Centre du Bourg

LA FERRIÈRE-HARANG

LA FERRIÈRE-HARANG   -   La Chapelle de N.-D. de Lourdes

Ligne de VIRE à CAEN  -  Le Viaduc de la Souleuvre 

(70 m. de haut, 366 m. de long)

LA FERRIÈRE-HARANG   -   L'Église et le Cimetière

LA FERRIERE-HARANG  -   Café-Tabac-Epicerie du Village

LA FERRIÈRE-HARANG   -   Vue aérienne

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