FIERVILLE - les - PARCS

Canton de Blangy-le-Château

Les citoyens de Fierville les Parcs sont nommés les Fiervillais et les Fiervillaises


Février 1853  -  Réunion de communes.  -  Les communes de Fierville et des Parcs-Fontaines ont été réunies le 26 février 1853, et la commune porte depuis le nom de Fierville-les-Parcs.

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Jacques Borel, 67 ans, propriétaire-cultivateur, né à Blangy, demeurant à Fierville-les-Parcs. 5 fr. d'amende. Usage sur sa voiture d'une plaque portant un domicile faux ou supposé.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Le mois dernier, une battue a eu lieu dans le bois de Fierville-les-Parcs. Après trois quarts d'heure de chasse, un sanglier du poids de 70 kilog., a été tué par le sieur Deschamps, demeurant à Manneville. Le dimanche suivant, plusieurs des chasseurs assistaient à un banquet donné par l'un des richards du pays, auquel le sanglier tué avait été offert. On ne s'est séparé que fort avant dans la soirée, et dans un état de gaité, qui n'eût pas permis aux plus intrépides des chasseurs, d'ajuster et de toucher une pièce de gibier quelque grosse qu'elle fût.  

 

Janvier 1871   -  Fait divers.   -  Une femme qui est entrée dans sa 101e anée le 28 juillet dernier, est décédée le 2 de ce mois à Fierville-la-Campagne, arrondissement de Falaise. Jusqu'à son dernier moment, elle â conservé toutes ses facultés intellectuelles.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Fierville-les-Parcs, travaux à l'église. Montant de la dépense 5 100 fr. déficit : 1 500 fr.

 

Juin 1880  -  Mort accidentelle.  -  Jeudi, le sieur François L'Homme, âgé de 65 ans, cultivateur à Fierville-les-Parcs, marié et père de trois enfants, est tombé accidentellement de dessus sa voiture au moment où il voulait relever une bourrée. Dans sa chute, ce malheureux s'est fracturé le crâne et la mort a été presque instantanée.  

 

Juin 1898  -  Encore un assassinat.    Le sieur Constant Hinfray, 62ans, charpentier, vivant seul dans une maison isolée à Fierville-les-Parcs, canton de Blangy, a été trouvé assassiné d'un coup de fusil au cœur, dans son jardin, devant la porte de son habitation. 

D'après l'enquête, Hinfray aurait fait la noce samedi soir avec plusieurs individus dont l'un nommé Jules Mesnard, 19 ans, domestique à Fierville. Cet individu sur lequel pèsent les plus graves présomptions a disparu : il avait volé la veille le fusil de son maître et plusieurs cartouches. 

La victime a été surprise pendant son sommeil. C'est en se levant, à l'appel de l'assassin, qu'il a reçu la mort au moment où il allait ouvrir. 

Dans la même nuit, Jules Michel, journalier à Fierville-les-Parcs, a été victime d'une tentative de meurtre commise sur sa personne et à l'aide d'un coup de fusil dont la charge l'aurait effleuré. 

Une femme aurait fait rencontre de Mesnard et, sur son refus de lui serrer la main, il lui aurait dit : « Ah ! vous refusez de me donner la main ! Vous avez de la chance d'être une femme, sans ça il y aurait encore de quoi, dans mon fusil, pour vous trouer la peau ». 

— Enfin, un veau à l'herbage, au Mesnil-sur-Blangy, dans une propriété appartenant à M. de Malhortie, maire de Tourville, a reçu également, dans la même nuit, une quarantaine de chevrotines provenant d'un coup de fusil. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1898  -  Un alcoolique assassin.    Jules Mesnard, l'assassin du malheureux Anfray, charpentier, était domestique chez M. Bellière, cultivateur à Fierville-les-Parcs. Celui-ci avait toute confiance dans son domestique et lui laissait la garde de la maison quand il allait au marché de Lisieux. Mesnard en profitait pour descendre à la cave et y prendre du cidre et de l'eau-de-vie qu'il buvait toujours en compagnie. C'est ce qui est arrivé le jour du crime. Mesnard et quatre individus de la localité en prirent tant que, le soir, ils n'avaient plus leur raison, Mesnard surtout. C'est alors qu'il s'empara du fusil de son maître et se rendit au domicile du malheureux Anfray qui était couché et le tua d'un coup de fusil lorsqu'il ouvrit la porte. Mesnard était ivre. 

C'est donc sous l'empire de la boisson qu'il a tué Anfray, et a tiré sur le sieur Michel qui passait sur la route de Mesnil-sur-Blangy. On ne s'explique pas le mobile du crime, car ni le vol, ni la vengeance ne peuvent être supposés. Mesnard est un sournois, faisant la bête, il est méchant et brutal. On raconte qu'il aurait frappé une femme du pays avec une fourche américaine et aurait, à la suite d'une légère discussion, menacé son père de son couteau, grand ouvert. 

Après le crime, Mesnard n'a cessé de marcher, vivant de charité. Il est allé à Trouville et, de là, à Honfleur. Il a été arrêté, vendredi soir, à Norolles, après une longue course, par les sieurs Duval et Renier, qui l'ont conduit à Lisieux, d'où il a été dirigé sur Pont-l'Evêque. Il a raconté que, se trouvant gris, il s'était emparé du fusil de son maître et de dix cartouches, puis qu'il s'était rendu dans une maison voisine où il avait tué un individu qu'il ne connaissait que depuis deux jours, avec lequel il n'avait jamais rien eu, et qu'il n'avait certes pas l'intention de voler. Il ne se rappelle pas avoir tiré un coup de fusil sur une autre personne. Il se souvient seulement avoir déchargé son fusil sur une vache. 

Mesnard était chaussé de souliers et coiffé d'un chapeau qu'on lui avait donnés à St-Julien-sur-Calonne et à Surville.  Il était mort de faim. Pour tout bagage, l'assassin avait dans ses poches un livre de messe, un couteau et une tabatière. Il a caché le fusil, mais il ne se souvient pas où. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1898  -  Réservistes et territoriaux.    Les réservistes et territoriaux d'infanterie, convoqués pour accomplir une période d'instruction en 1898, sont invités à retirer dans la première quinzaine de juin leurs ordres d'appel qui sont déposés à la gendarmerie de leur résidence. (source le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1899   -   Blessure affreuse.   -  La dame Goubet, 67 ans, demeurant à Fierville-les-Parcs, près Blangy-le-Château, est tombée si malheureusement en sortant, le soir, d'un herbage sur un chemin désert qu'elle s'est cassé une jambe au-dessus de la cheville. 

La malheureuse a dû se traîner sur les genoux jusqu'à son domicile, éloigné de plus d'un kilomètre. Pendant le trajet, la blessure s'était aggravée, le tibia brisé avait perforé les chairs. (source le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1919  -  Une pèche interdite. -  Gustave Riquier, 19 ans, né à Quetteville, demeurant à Fierville-les-Parcs, et Joseph Hours, 23 ans, né à Norolles, demeurant au Breuil-en-Auge. ont  péché à la main dans un ruisseau dont le cours avait été détourné. Poursuivis par l'Administration des Eaux et Forêts. Ils sont condamnés chacun à 30 francs d'amende. 

 

Mai 1927  -  Les méfaits de l'orage.  -  Avec les premières chaleurs sont arrivés les premiers orages. D'une façon générale, ces pluies violentes ont fait le plus grand bien aux cultures mais certains accidents, causés par la foudre sont à déplorer :

À Fierville-les-Parcs, canton de Blangy-le-Château, un bœuf et une vache prête à vêler, appartenant M. Goulley, ont été tués.

De même à Fontenay-le-Pesnel ou une vache, à M. Pieplu, a été foudroyée.

Tout près de là, à Tilly-sur-seulles, le fluide est tombé sur le bureau de poste, interrompant les communications téléphoniques.

A Argences, il est tombé en 20 minutes 41 millimètres d'eau ce qui, de mémoire d'homme, ne s'était jamais vu. Aussi, par suite de l'insuffisance des égouts, les rues ont-elles été un moment transformées en torrents et de nombreux rez-de-chaussée inondés.

Enfin, à Pont-l'évêque, un poteau télégraphique, route de Lisieux, a été sectionné par la foudre qui est également tombée sur le garage Even, rue d'Alençon, où les dégâts ont été purement matériels.

 

Août 1927  -  L'Amérique humide.  -  L'autre nuit, Mme David ménagère à Fierville-les-Parcs, était réveillée par un bruit terrible, une auto, enfonçant porte et devanture, était entrée dans sa remise. Quant au chauffeur, complètement ivre, il insulta Mme David et Laurent.

Il s'agit du valet de chambre de M.Schiff, villa « Val Fleury », à Hennequeville, l'américain Frederick Thomas, qui, profitant de l'absence de son patron, avait pris l'auto pour faire un tour, il n'avait ni permis, ni pièces d'identité.

Le préjudice de Mme David est de 3500 francs.  

 

Novembre 1936  -   Un motocycliste est tué.  -  A la nuit tombante un motocycliste, Gaston Guillouet, âgé de 51 ans, ouvrier électricien à la Centrale Electrique de la Goulaffre. revenait de Pont-l'Evèque à son domicile. Le passage à niveau était fermé mais Guillouet, assez pressé, ouvrit le portillon et poussant sa machine à la main, se mit en devoir de traverser la voie.

Le chef de gare qui se trouvait à ce moment sur le quai, voyant le danger, cria à l'imprudent motocycliste : « Attention, voilà le train ! ». Hélas ! Guillouet ne prit pas garde à l'avertissement qu'il n'entendit sans doute pas et traversa.

A ce moment, une motrice faisant le service des marchandises entre Lisieux et Honfleur arriva sur lui. Le malheureux fut happé par la machine et traîné sur une quinzaine de mètres.

Les personnes présentes se précipitèrent, à son secours, mais son corps, horriblement déchiqueté, fut trouvé, à  quelque vingt mètres du passage à niveau, une plaie béante au sommet du crâne d'où s'échappait de la matière cérébrale permit à MM. les docteurs Maurin et Bureau, de Pont-l'Evêque, mandés en toute hâte, de conclure à une mort instantanée.

Quant à la motocyclette, elle fut projetée sur le talus à 40 mètres du cadavre. (source M. du C.)  

 

Août 1937  -  Un hangar détruit par le feu.  -  Un incendie a détruit un hangar de la ferme exploitée par M. Louis Bourdon, cultivateur à Fierville-Ia-Campagne, ainsi que le matériel qu'il renfermait. Les dégâts s'élèvent à 3 000 francs. (source M. du C.)  

 

Janvier 1938  -  Deux arrestations.  -   L'autre matin, M. Robert Bouffay, 43 ans, cultivateur à Bray-la-Campagne, constatait qu'au cours de la nuit des malfaiteurs s'étaient introduits dans un pigeonnier lui appartenant et avaient fait main-basse sur une douzaine de pigeons.

La gendarmerie, prévenue, porta ses soupçons sur l'un des employés de M. Bouffay. René Durel, 23 ans, de fort mauvaise réputation. S’étant rendus chez la mère de Durel, à Fierville-la-Campagne, les gendarmes découvrirent dans l'âtre d'une cheminée la carcasse d'un pigeon. Plusieurs autres volailles furent trouvées dans une armoire.

Interrogé, Durel passa bientôt des aveux et déclara qu'il avait commis le vol en compagnie d'un camarade, Paul James, 30 ans, journalier, demeurant également à Fierville. James, questionné à son tour, reconnut les faits. Les deux malfaiteurs ont été arrêtés. (source le M. du C)  

 

Mars 1938   -   De nouveaux monuments historiques.   -   Des monuments viennent d'être classés dans diverses communes du Calvados. Ce sont, à Bernières-sur-Mer, les pavillons du XVIIe  siècle du château ; à Saint-André-sur-Orne, le chœur de l'église ; à Sept-Vents, dans l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Laurent, le retable de l'ancienne chapelle et une statue au-dessus de la porte d'entrée ; à Tierceville, dans l'église paroissiale, les fonts baptismaux ; à Longues-sur-Mer, dans l'église, une statue du XVIe siècle ; à Ver-sur-Mer, dans l'église, un bas-relief du XIVe siècle; à Fierville-les-Parcs, dans l'église, un retable et deux bois sculptés ; à Blainville, dans l'église, un retable et deux statues ; à Bénouville, dans l'église, le tabernacle ; à Vaux-sur-Seulles, dans l'église, une toile de Jean Restout.   (source le M. du C)  

 

Mai 1938   -   Encore un bois en feu.   -  Par suite d'une imprudence — malheureusement trop fréquente à l'heure actuelle — le feu s'est déclaré, dans un bois appartenant à M. Vivien, de Lisieux, un hectare et demi a été ravagé. (source le M. du C)

 

Septembre 1945  -  Adduction d'eau pour besoins agricoles, hygiène rurale.  -  Toute commune doit avoir une adduction d'eau potable. Des points d'eau pour besoins agricoles doivent être établis partout où il est nécessaire.

L'hygiène rurale nécessite l'installation de bains douches communaux, de terrains de sports, de dispensaires de consultations de nourrissons, de gouttes de lait dans toute agglomération de plus de 1 000 habitants. Les locaux scolaires devront répondre aux données de l'hygiène moderne.

 

Septembre 1945  -  Arrêt du train de la halte de Fierville-les-Parcs.  -  Le conseil général du Calvados émet le vœu que le train 2 307 partant de Lisieux à 18 H 35 s'arrête chaque jour à la Halte de Fierville-les-Parcs afin de permettre aux habitants de cette commune, de la commune chef-lieu de canton de Blangy-le-Chateau, ainsi que de cinq autres communes voisines de rentrer à leur foyer à une heure convenable dans la période d'hiver où les jours sont courts et les routes mauvaises.  

 

Octobre 1946  -  Une heureuse amélioration.  -  Alerté par les usagers du chemin de fer des gares du Breuil-en-Auge et de Fierville-les-Parcs désireux de voir un train s’arrêter au début de l’après-midi dans la direction de Lisieux, avec retour vers la fin de la journée, M. Caplan, conseiller général est intervenu prés de la S.N.C.F. L’horaire va paraître prochainement. Il serait question de 14 h. aller et 17 h. 30 retour. (source B. L.)  

 

Novembre 1947  -    A nous la liberté !  -  Deux prisonniers boches « transformés » employés chez Mlle Marthe Heuzey, cultivatrice à Fierville-les-Parcs, dérobaient du beurre et de la crème qu’ils vendaient ou donnaient à diverses personnes du Breuil-en-Auge. Les receleurs comparaîtront en correctionnelle en même temps que leurs bienfaiteurs. (source B. L.)

FIERVILLE-LES-PARCS  -  Le Château des Parc-Fontaines

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