FIERVILLE - BRAY

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Fiervillais, Fiervillaises


Janvier 1859   -  Une absorption.   -   En 1859, Fierville-la-Campagne (207 habitants en 1856) absorbe Cinq-Autels (71 habitants), au nord de son territoire.

Février 1869   -   Un accident.   -   Le 16 de ce mois, le sieur Bourdon, jardinier Fierville-la-Campagne, passait sur le pont du chemin de fer, en face de la rue des Abattoirs, conduisant une voiture chargée de fumier, le cheval de limon s'est abattu et le brancard de la voiture a été brisé. Après bien des efforts on est parvenu à retirer la voiture de sur ce pont afin de débarrasser la voie, jusqu'à ce que la réparation nécessaire ait été faite pour que le sieur Bourdon put continuer sa route.  

Octobre 1888  -  Attaque sur un grand chemin.  -  Le sieur Vital Brunot, 33 ans, jardinier à Fierville-la-Campagne, revenait du marché de Dozulé dans sa voiture, lorsqu'en tournant auprès de l'ancienne église du hameau de Béneauville, un inconnu, qui était caché dans la haie, sur le talus du cimetière, élevé de près de deux mètres, a sauté dans sa carriole et l'a pris par le cou en lui disant : « J'te tiens ! » Le sieur Brunot s'est dégagé de son agresseur et l'a jeté par dessus sa voiture sur la route, puis il est parti au grand trot, sans prendre le temps de l'examiner pour donner son signalement.  

Novembre 1888  -  Les voleurs d’église.  -  Dans la nuit de jeudi, des malfaiteurs se sont introduits par effraction dans l'église de Fierville-la-Campagne. Ils ont fracturé un coffre-fort dans la sacristie et y ont pris 600 fr. Ils ont volé un ciboire en or, brisé le Saint-Sacrement, détruit tous les ornements sacerdotaux, après en avoir arraché toutes les passementeries et tout l'or et l'argent qui en formaient les garnitures. Pour s'éclairer, ils avaient allumé deux cierges, qui ont été retrouvés le lendemain à moitié consumés. Ce vol est évalué à plus de 2 000 francs. Une enquête est ouverte.

Décembre 1891  -  Brutalités.  -  Mercredi, un sieur H……., domestique à Fierville-la-Campagne, était à labourer quand il fut assailli par deux individus, dont l'un était porteur d'un manche de fouet, au bout duquel il avait, fixé un écrou en fer. On ne sait comment la chose aurait fini si plusieurs personnes n'étaient accourues au secours de H……., dont l'état est assez inquiétant.  (Source B-N)  

 

Décembre 1897  -  Morts suites.  -  Le sieur Pierre Sorel, 65 ans, propriétaire a Billy, est mort subitement en bêchant dans une pièce de terre.

— Le sieur Abel Duquel, 78 ans propriétaire à Fierville-la-Campagne, est mort en montant au lit.

— La veuve Tesson, 75 ans habitant rue de la HalIe-au-Beurre à Lisieux, est morte subitement à la suite d'une émotion ressentie en entendant les locataires du l’étage supérieur se battre. (source B. N.)

 

Janvier 1902  -  Les suites d'un charivari.  -   Dernièrement la commune de Fierville-la-Campagne était mise en émoi par des sons discordants de timbales, faux et chaudrons. Les gendarmes de Moult, prévenus, firent une enquête qui amena devant la simple police, M. Henri Pitrou, ancien meunier de Saint-Martin-de-Fontenay, et son frère André Pitrou, cultivateur à Airan. Ceux-ci considérés comme meneurs du charivari ont été condamnés à chacun 15 francs d'amende.  

 

Octobre 1906  -  Église frappée par la foudre. -  Dans la nuit de dimanche à lundi, un orage des plus violents s'est déchaîné sur toute la région. La foudre est tombée sur l'église de Fierville-la-Campagne  et y a causé des dégâts considérables.  

L'une des chapelles a été presque complètement détruite et le clocher a été très sérieusement endommagé. Les dégâts sont évalués à une quarantaine de mille francs.

 

 Juin 1912  -  Pour le poids du pain.  - Les gendarmes en tournée ont arrêté une dame, Marie Dessillons, qui sortait de chez le boulanger, pour se rendre compte du poids d'un pain de 6 livres dont elle venait de faire l'acquisition. Le pain pesé chez M. Lemoine, épicier, accusait une diminution de 90 gramme, sur les 6 livres vendues. Procès-verbal a été aussitôt dressé au boulanger.

 

Janvier 1926  -  Outrages aux gendarmes.  -   Les gendarmes rencontrant sur la route au lieu dit La Boinée, vers 22 heures, une auto à laquelle ils firent signe au conducteur d'arrêter, celui-ci n'obéit pas et il injuria les agents de l'autorité. Mais, plus loin les gendarmes virent l'auto arrêtée devant un débit et dressèrent contre le chauffeur procès-verbal pour outrages. C'était le nommé Moïse Simon, 37 ans, voyageur de commerce à Bernay.  

 

Avril 1926  -  Grave incendie.  -  Dans la nuit de lundi, M. Gustave Lainé, gérant de la ferme de M. Lepetit, industriel à Saint-Marie-aux-Anglais, fut réveillé par un bruit insolite et aperçut une forte lueur sortant de la cour de la ferme, il s'aperçut que le feu dévorait un grand bâtiment de 22 mètres de long servant à ramasser les fourrages et contenant environ 10.000 gerbes d'orge, blé, avoine, etc… le personnel commença le sauvetage, pendant qu'on téléphonait à Saint-Sylvain et Langannerie, communes voisines.

Les gendarmes de Langannerie rentrant de tournée de nuit filèrent à bicyclette et en route donnèrent l'alarme et les pompiers de Saint-Sylvain arrivant en hâte purent préserver aussi les bâtiments voisins, mais du bâtiment incendié il ne reste que les ruines, les pertes dépassent
 100.000 francs, le soir le régisseur avait fait une ronde et rien d'anormal n'avait été constaté. 

Cette incendie pourrait être du à la malveillance. Les incendiaires d'Ernes se réveilleraient-ils : il y a plusieurs années des sinistres fréquents eurent lieu dans cette contrée et faute de preuves l'enquête n'aboutit qu'à un non-lieu.

 

Mars 1927  -  Douces mœurs !  -  A Fierville-la-Campagne, un cultivateur M. Louis Bourdon, 64 ans, qui se trouvait dans son étable, a été attaqué sans motif par trois jeunes gens pris de boisson. L'un d'eux lui a porté sur la tête un violent coup de fer à cheval, le blessant cruellement à l'arcade sourcilière. M. Bourdon a porté plainte contre ses agresseurs : Auguste Desloges, 22 ans, et Louis Hébert, 17 ans, journalier à Fierville, et Gustave Lebastard, 16 ans, de Saint-Sylvain.  

 

Juin 1928  -  Les méfaits de l'orage. -  On sait que  des orages d'une rare violence se sont abattus la semaine dernière sur la région, provoquant à certains endroits de très sérieux dégâts. À Saint-Sylvain, un cheval au piquet, à M. Hervieu, a été tué par la foudre, de même qu'un bœuf à M. Lemarinier, cultivateurs à Fierville-la-Campagne. Une véritable trombe d'eau a  particulièrement ravagé les environs de Bourguébus.   

 

Avril 1929  -  Mutilation d'un animal.  -  Pendant l'absence de son père, M. P. Devic gardait la maison. Vers 12 h. 30, en entrant dans l'étable, il constata que la queue d'une vache avait été arrachée et qu'elle avait disparu. La bête fut soignée par un vétérinaire qui a réservé son diagnostic.

Le préjudice est d'environ 500 francs. Le lendemain, Mme Lechartier, cultivatrice à Fièrville-la-Campagne, retrouva la queue dans son herbage. Des morceaux de ficelle adhéraient encore à l'appendice, ce qui semble indiquer qu'un mauvais plaisant a dû attacher la vache par la queue et qu'en se débattant celle -ci se l'arracha.  

 

Juin 1937  -  Un journalier agricole assomme un adversaire politique.    Dans un champ, au lieu dit « Danneville », deux journaliers, Robert James, 29 ans, de Fierville, et Maurice Letourneur, 24 ans, demeurant à Airan, hameau de Coupigny, se sont pris de querelle, après boire, au sujet d'une question politique. Violemment frappé au visage à l'aide d'un marteau, paraît-il, James a été sérieusement blessé. La gendarmerie à dressé procès-ver bal. (source M. du C.)

 

Juillet 1940  -  Les exploits d’un énergumène.  -  Vers 15 heures, M. Anatole Françoise, 46 ans, débitant, demeurant à Argences, voyait entrer dans sa salle de café un individu en état complet d'ivresse. Connaissant la mauvaise réputation de cet homme lorsqu'il est ivre, le débitant refusa de servir l'homme et l'invita à sortir. L'individu obtempérait, lorsqu'arrivé à la porte, Il donna un coup de poing à M. Françoise.
Dehors, l'homme se mit dans une violente colère et frappa dans la porte à coups de pied et de poing. C'est ainsi qu'en brisant une vitre, il se fit une blessure assez grave au poignet gauche.
L'énergumène, un nommé Paul James, 32 ans, journalier, demeurant à Fierville-la-Campagne, partit quelques instants mais revint, une bouteille de bière à la main et en menaça le débitant, lui disant « Je vais te descendre ».
Appréhendé par deux militaires, James, qui a déjà subi plusieurs condamnations, a été arrêté par les gendarmes. Il avait, dans sa poche, son couteau ouvert.
Lorsqu'il eut recouvré ses esprits, James, interrogé, a reconnu les faits. Il les a mis sur le compte de l'ivresse et il s'est, de ce fait, vu gratifier d'un procès-verbal pour cette contravention. L'enquête continue.

 

Décembre 1946  -  Une captivité bien employée.  -   Deux anciens prisonniers de guerre, MM.  Raymond Hamel, cordonnier à Airan, et Henri Lemarinier, de Fierville-la-Campagne, qui étaient tous deux au commando VI C/223, viennent de recevoir un diplôme d’honneur du field-marshal Alanbrook, chef d’état-major général du War-Office, pour l’aide qu’ils ont apportée aux alliés en envoyant des pigeons-voyageurs. Nos félicitations aux courageux colombophiles. (Source B.-L.)  

 

Avril 1947  -  La ruée vers l’est.     Les gendarmes ont appréhendé à Firfol, deux prisonniers allemands évadés de la ferme de M. Bonnard, cultivateur à Fierville-la-Campagne. (Source B.-L.)

 

Novembre 1948   -   Une décoration.   -   Fierville-la-Campagne a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 par décret du 11 novembre 1948.

 

Janvier 1973  -  Une association.   -   Le 1er janvier 1973, Bray-la-Campagne (92 habitants, à l'est de Fierville), s'associe à Fierville-la-Campagne (219 habitants), La commune prend le nom de Fierville-Bray et la fusion devient totale en 1987.

 419.  -  FIERVILLE-la CAMPAGNE (Calvados)  -  Route d'Airan
FIERVILLE-la CAMPAGNE (Calvados)  -  L'Église

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