FONTAINE - HENRY

Canton de Creully

Les habitants de la commune de Fontaine-Henry sont des Fontenois, Fontenoises.


Le nom de la commune signifie « la fontaine de Henry » ancienne graphie du prénom Henri, référence possible à Henry de Tilly.

 

Septembre 1860  -  Dessèchement des marais.  -  Nous ne rentrerons pas dans les détails fournis l'année dernière sur le dessèchement des marais. Les dispositions prises continuent à bien fonctionner et la plus-value des terrains à augmenter. Les travaux des marais de Morières sont retardés par l'opposition du propriétaire du moulin de Carel. C'est une chose fâcheuse, puisque, pour une dépense de 2 400 fr., on obtiendra une plus-value que l'on peut fixer, sans exagération, à 110 000 fr.

Le syndicat des marais de Fontaine-Henry et de Reviers fait exécuter des curages qui donnent déjà de bons résultats. On peut espérer voir assainir de ce côté plus de 80 hectares.

 

Septembre 1867   -   Une visite.   -   M. le comte de Quast, inspecteur général des monuments du royaume de Prusse, a passé près d'une semaine dans le Calvados.

Il a visité successivement Falaise, Saint-Pierre-sur-Dives et plusieurs églises rurales de la contrée. À Caen, il a vu avec le plus grand intéret nos églises de l'Abbaye, de la Trinité et de Saint-Pierre, et dans l'arrondissement celles de Bernières, Langrune, Thaon, etc..., les châteaux de Lasson et de Fontaine-Henry. Enfin, à Bayeux, M. Lambert lui a fait voir la cloche de Fontenailles, la Tapisserie et la cathédrale.

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Mercredi, vers 1 heures 1/2 du matin, le nommé Victor-Etienne Lair,  âgé de 16 ans, domestique à Fontaine-Henry, à été écrasé sous un éboulement de terre, dans une carrière où il travaillait.  

 

Novembre 1871   -  Fait divers.   -  La semaine dernière, c'était fête de famille chez le père La Candeur, de Fontaine-Henry.

On tuait un cochon.

L'heure du sacrifice arrivée, certain moblot, le neveu de la maison sollicita l'honneur de frapper l'innocente victime.

— Laissez, mé faire, disait il, j'vas vo occire su cochon-là, comme j'occissais jadis les prussiens au château de Robert-le-Diable.

Matre pourceau est amené, l'un lui tient la patte, un autre la queue, pendant que le moblot exécuteur plonge dans la gorge de la pauvre bête son couteau poricide.

Le cochon s'affaisse, on le couvre de paille à laquelle le feu est mis, pendant qu'on s'en va chercher une civière pour, emporter le rôti à la cuisine.

Miracle ! A leur retour, les bourreaux ne voient plus que du feu.

Quant au cochon, il avait pris la clef des champs, et ce ne fut qu'après une longue et fatigante course qu'on put le rattraper et le tuer cette fois pour de bon.

Pas étonnant, alors, que les prussiens soient rentrés sains et saufs, et en grand nombre dans leurs foyers si tous nos moblots n'étaient pas plus sûrs de leurs coups que celui de Fontaine-Henry.

 

Novembre 1874   -   Fait divers.  -  Jean Delahaye, meunier à Fontaine-Henry, outrages au garde-champêtre, 100 fr. d'amende.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Fontaine-Henry, 361 habitants , Mme Dérobert (Léonie), 8 élèves payantes, 13 gratuites : 700 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 20 fr.  Très bonne école. Une maîtresse de travail payée exclusivement par l'institutrice.

 

Août 1879  -  Carrières et tourbières.  -  Les carrières souterraines, telles que celles d'Allemagne, de la Maladrerie, de Fontaine-Henry et de Saint-Pierre-Canivet sont l'objet d'une surveillance toute spéciale. Les carrières à ciel ouvert, beaucoup plus nombreuses et bien moins régulièrement exploitées, ne peuvent être surveillées d'aussi près. Un grand nombre d'exploitants négligent de produire la déclaration prescrite par le décret du 26 décembre 1855, et par suite l'existence même de leurs travaux reste souvent ignorée du service des mines, il en est de même des accidents qui peuvent s'y produire. Heureusement, les carrières à ciel ouvert ne demandent pas, en général, des précautions bien grandes.

A la suite de deux accidents survenus, les 19 octobre et 27 novembre 1878, dans les carrières abandonnées de Ranville et dans les carrières d'Hérouvillette, les propriétaires ont été mis en demeure de mettre des clôtures aux abords des points dangereux. L'exécution de ces clôtures se poursuit, sous la surveillance du service des mines, et sera prochainement achevé.

L'extraction de la tourbe, dans les marais de Vimont et de Chicheboville, tend à se réduire depuis qu'on a cessé d'employer ce combustible dans la tuilerie du Fresne-d'Argences.

Les produits obtenus en 1878 représentent, sur les lieux, une valeur de 5 à 6,000 francs.

 

Janvier 1884  -  Coups de couteau.    Le premier janvier, vers cinq heures du soir, le nommé Edmond Guérin, 20 ans, domestique chez M. Paul Bastard, à Fontaine-Henry a porté, dans une rixe, un coup de couteau à la gorge de son camarade, le nommé Jules Doré, 15 ans, domestique avec lui. Le médecin, appelé pour panser la blessure, a déclaré qu'elle mesure un  centimètre et demi de longueur et qu'elle a traversé le pharynx jusqu'à la gorge, mais qu'elle ne semble pas, cependant présenter de gravité, malgré l'abondance de sang répandu. Guérin a été arrêté.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de  quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Juillet 1887  -  Révoqués.  -  Tandis que le ministère laisse le désordre et la révolution s'étaler en pleines rues à propos de M. Boulanger  (n'ose dire un mot) il continue sa série de révocations, retour de Jersey.

Le suffrage universel, qu'on foule indignement aux pieds saura remettre les choses en l'état. Ce sera une honte de plus pour les proscripteurs.

Ont été révoqués, dans le Calvados :  MM. de Cornulier, député, maire de Fontaine-Henry, et de Saint-Quentin, maire de Garcelles-Secqueville.  

 

Décembre 1888  -  Suicide.  -  Dernièrement, le nommé Eugène Marescot, 37 ans, journalier à Fontaine Henry, a été trouvé pendu dans une écurie. Ce suicide est attribué à un affaiblissement d'esprit et à la misère.  

 

Janvier 1891  -  Un voleur de vaches bien pincé.  -  Léopold Lecarpentier, 41 ans, ancien boucher à Fontaine-Henry, volait des vaches dans les herbages, en dépeçait la viande qu'il envoyait ensuite aux halles, à Paris. 

L'accusation relève contre lui des vols commis au préjudice de MM. Rochin, à Colomby-sur-Thaon ; Viger, à Ranville ; Lefèvre, à Reviers ; Ruelle, à Amblie ; Henry et Mauger, à Thaon. Lecarpentier a été condamné à quatre ans de prison et à 16 fr. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Assassinat et suicide.  -  Mardi matin, 7 heures, les voisins du sieur Letessier, demeurant à Fontaine-Henry, près Creully, ne le voyant pas sortir de chez lui, frappèrent à sa porte, et n'obtenant aucune réponse entrèrent dans sa chambre, située au premier étage, après avoir brisé un carreau de la fenêtre. Au milieu de la chambre était étendu, sans vie, le corps de Letessier, sa femme, morte aussi, était restée dans le lit. Il parait résulter de l'enquête que Letessier devait être couché à côté de sa femme, qu'il a dû se lever pour prendre son revolver et que c'est en allongeant le bras par-dessus le berceau où dormait leur jeune enfant de trois mois, qu'il a tiré sur sa malheureuse femme un coup de revolver à la tempe, la mort a dû être instantanée. 

Son crime accompli, Letessier s'est fait justice, la seconde balle qu'il s'est tirée dans la tète a dû également occasionner une mort instantanée. On ne peut attribuer ce crime qu'à un accès de jalousie, que ne pouvait, cependant, provoquer en rien la conduite de la femme Letessier. Letessier se montrait depuis quelque temps surexcité par la jalousie à un tel point qu'il paraissait, parfois, ne plus avoir complètement conscience de ses actes. Letessier, âgé de 27 ans, était né à Thaon et n'était marié que depuis environ un an. Sa femme, née Rubet, était âgée de 26 ans. (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés chevaliers : M. Braissac, conseiller municipal à Bemiéres-sur-Mer ; Cochon-Labutte, maire de Livarot ; M. Bastard, éleveur à Fontaine-Henry ; Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Mort accidentelle.  -   semaine dernière le sieur Onésime Etienne, 63 ans, père de cinq enfants, était occupé a travailler dans une carrière de Fontaine-Henry, lorsqu'une plaquette  de 50 cent. d'épaisseur sur 1 mètre de large et 1 mètre 50 de long, se détachant subitement, le blessa mortellement. Secouru aussitôt par ses deux fils, qui travaillaient avec lui, Etienne fut transporté à son domicile à Reviers, où il a expiré la nuit suivante. (Source B.N.)

 

Avril 1899  -  Coups de revolver.  -  Jeudi dernier, le nommé Auguste Osmont, ancien domestique chez M. Arthur Delahaye, propriétaire à Fontaine Henri, venait chercher chez son ancien maître ses effets et lui demander le règlement de son compte.

Après une échange d'observations, M. Delahaye reconduisit son ancien domestique jusqu'à la barrière de la cour de la maison, là, Osmont sortant brusquement un revolver de sa poche ajusta M. Delahaye et fit feu sur lui.

M. Delahaye fort heureusement  n'a pas été atteint. On se demande même si le revolver était chargé à balle. Osmont s'est ensuite enfui en tirant en l'air deux autres coups de revolver. Cet individu a été arrêté à Caen. Il est âgé de 47 ans, il avait été renvoyé il y a quelques jours par M. Delahaye pour avoir insulté sa mère.  

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église ( sauf la nef ) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église ; Lion-sur-mer : Clocher de l'église ; Lisieux : Église Saint-Pierre, Église Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Fèves, Maison dite " le manoir de salamandre ", rue aux Fèves. Maison dite " le manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-boucherie .

 

Août 1923  -  Une scène d’orage au lavoir.  -  Samedi dernier une discussion violente éclatait au lavoir communal de Fontaine-Henry, entre deux ménagères, les femmes Épaule et Gautier. A bout d'argument, cette dernière saisit son battoir et en appliqua un coup terrible sur la tête de sa rivale. La séance allait devenir trafique si les personnes présentes n'étaient intervenues, car menacé, après avoir terrassé la femme Épaule, l'avait précipitée tête la première dans̃ lavoir. On repêcha la malheureuse qui était assez gravement blessée. La   gendarmerie a ouvert une enquête.  

 

Novembre 1925  -  Accident de chasse.  -  Dimanche dernier, M. Legouix, cultivateur à Bény-sur-Mer, chassait sur le territoire de la commune de Fontaine-Henry. Alors qu'il battait un champ en bordure de la route, un gibier apparut brusquement. Epaulant, M. Legouix fit feu. Au même instant, un cri de douleur retentit le chasseur venait de blesser une dame Marie,
âgée d'une trentaine d'années, femme de chambre chez M. le comte d'Oilliamson, conseiller général de Creully.

Assez sérieusement atteinte, Mme Marie a été transportée à la clinique de la Miséricorde, à Caen, elle reçut les soins de M. le docteur André Morice.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Un crédit de 15.000 francs est affecté au budget de. 1931, à titre de subventions aux communes, pour les travaux à exécuter aux maisons d'école et pour le renouvellement des mobiliers scolaires. Un certain nombre de demandes ont été présentées. La Commission des Travaux publics propose de donner satisfaction à ces demandes à concurrence d'une somme totale de 9.700 fr., conformément aux propositions suivantes faites par M. le Préfet :   Fontaine-Henry. — Appropriation à la maison d'école 450 fr.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire  des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

FONTAINE-HENRI   -   La Chapelle

FONTAINE-HENRY

FONTAINE-HENRI (Calvados)  -   La Halte, Restaurant Jouanne

FONTAINE-HENRI (Calvados)  - Les Carrières

FONTAINE-HENRI (Calvados)  - Les Carrières

 617  -  FONTAINE-HENRI (Calvados)

Moulin-lieu des Moulineaux

4    FONTAINE-HENRY

FONTAINE-HENRY   -   Restaurant MAHEU

Environs de Bayeux.  -  Château de Fontaine-Henri   -   La Chapelle

368.  Château de Fontaine-Henri, vu des Prairies (Calvados)

1  -   FONTAINE-HENRY  

(Calvados)

Coin pittoresque, près le Château

619.  FONTAINE-HENRI  (Calvados)

La Halte et la Route du Château

140.  Auberge Jouanne à Fontaine-Henry

783.  Dentellières à FONTAINE-HENRI  

(Calvados)   -  Une Commande

FONTAINE-HENRI  (Calvados)

Église  -  Le Chœur

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