FONTENERMONT

Canton de Saint-Sever-Calvados

Les habitants de la commune de Fontenermont sont nommés les Fontenermontois et les Fontenermontoises.


Juin 1868   -   La sécheresse.    -   Depuis plus de 15 jours, nos cultivateurs demandaient de l'eau, leurs vœux sont exaucés, il a plu. La terre est tellement sèche que cette pluie n'est peut-être pas encore suffisante, mais elle aura toujours rendu de grands services.

L'orage de vendredi et dimanche a été peu violent à Caen, et les nouvelles que nous recevons de divers points du département nous disent qu'il n'y a occasionné que d'insignifiants dégâts. Il n'en a pas été de même dans l'Eure où, outre la pluie, il est tombé de la grêle.

Dans les environs de Bourg-Achard, de l'arrondissement du Havre, les colzas ont légèrement souffert, ainsi que les blés qui se sont couchés en quelques endroits. Somme toute, la grêle n'a pas occasionné trop de graves avaries. La récolte des pommes de terre continue de donner des plus belles espérances.

La moisson est déjà commencée dans le Midi, et partout elle se présente sous le plus belle aspect.

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -  M. le curé de Fontenermont, arrondissement de Vire, parcourait sa paroisse, visitant ses malades, comme, il était à peu de distance de la forêt de Saint-Sever, un homme d'une force athlétique s'est précipité tout à coup sur lui, après avoir bisé sur la tête du vénérable prêtre un énorme bâton noueux, le misérable agresseur a étendu par terre sa victime, cherchant à l'étouffer. Fort heureusement, un jeune homme est venu à passer dans cet endroit solitaire et, après une lutte très vive, il a pu délivrer le malheureux prêtre qui perdait le sang par deux larges blessures qui, cependant, n'inspirent aucune crainte sérieuse.

L'auteur de cette agression est un malheureux père de famille frappé d'aliénation mentale, convaincu que les prêtres pouvaient le guérir et ne le faisaient pas, il avait juré qu'il donnerait la mort à tous ceux qu'il rencontrerait. Cet infortuné a été arrêté.  

 

Octobre 1875   -   Danger des armes à feu.  -  Encore un accident dû à l'imprudence dans le maniement des armes à feu. Mercredi dernier, vers neuf heures du matin, le sieur Prosper Marion, cultivateur, âgé de 44 ans, demeurant à Fontenermont, canton de Saint-Sever, était seul dans son domicile. Voulant nettoyer son fusil, qui était chargé depuis six mois environ, il eut l'imprudence de poser la crosse par terre, le canon dirigé vers lui, le coup partit, et le malheureux Marion reçut toute la charge à bout portant dans le bas ventre. Malgré tous les soins qui lui ont été prodigués par M. Enguehard, médecin à Saint-Sever, il est décédé dans la nuit.

 

Octobre 1875   -   La vie.  -  On a fait un curieux travail sur la longévité comparée de nos départements. Il en résulte que le nombre annuel de décès, à l'âge de 100 ans et au-dessus, est en France de 148. Les départements qui se distinguent par la durée de la vie, sont les suivants : Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, lndre-et-Loire, Basses-Pyrénées, Maine-et-Loire, Ardennes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.

 

Octobre 1886  -  Est-ce un crime.  -  Samedi matin, le cadavre du nommé D..., âgé de 18 ans, ouvrier ferblantier, a été trouvé à Fontenermont, dans un bâtiment à usage de buanderie, à environ cinquante mètres de l'habitation de son père. Le cadavre porte la trace de fortes contusions autour du cou. La véritable cause de la mort, ni les circonstances dans lesquelles elle s'est produite, ne sont pas connues.  

 

Novembre 1895  -  Départ des conscrits.  -  Le 12 novembre, départ des jeunes gens de la classe 1894 appelés pour un an, le 14, des conscrits appelés pour deux ou trois ans et appartenant à des subdivisions impaires, le 16, des jeunes gens des subdivisions paires. (source B. N.)

 

Décembre 1895  -  Les alouettes.  -  Par décision ministérielle, les préfets sont invités à introduire dans leur arrêté une disposition autorisant, sans aucune restriction, la capture des alouettes dont l'utilité, quoique l'on en dise, n'est pas suffisamment prouvée. (source B. N.)

 

Avril 1907  -  Important achat de chevaux.  -  Nos chevaux normands étant de plus en plus appréciés par les officiers étrangers, d'importants achats ont été faits la semaine dernière, dans la région, pour le compte de diverses puissances.

M. Tostain a vendu entre autres à des officiers italiens, 48 chevaux venant de son établissement de Fontenermont. (source M. du C.)

 

Mars 1915  -  Certificat d’études.  -  Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a décidé, par une mesure exceptionnelle, d'ouvrir l'examen dans sa session normale à tous les enfants qui atteindront l'âge de 12 ans, le 31 décembre prochain.

 

Mars 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  On ne dira pas que le Bonhomme Normand n'est pas un bon prophète, puisque son Almanach annonçait de la pluie et du vent pour les fêtes de Pâques. Malheureusement, ses pronostics pour la suite du mois ne sont pas non plus très bons. Heureusement que, suivant le vieux dicton : Jamais pluie de printemps n'a passé pour du mauvais temps.

 

Avril 1915  -  Une triste fin.  -  On a trouvé étendu sur la route, à Fontenermont, près Saint-Séver, un homme, étranger au pays, qui paraissait beaucoup souffrir. On le transporta dans un local voisin, où il succomba peu après. On a recueilli dans les vêtements de ce malheureux un livret d'ouvrier au nom de Alexandre Davard, 69 ans, né à St-Germain-de-Tallevende.

 

Mai 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  Un maître orage s'est déchaîné mardi sur notre région. Les détonations électriques se succédaient avec une violence extraordinaire et la pluie tombait « d'abat ». En beaucoup d'endroits, la grêle a endommagé les fleurs des poiriers et autres arbres fruitiers. Cette perturbation un peu subite et inattendue est-elle causée par les commotions anormales que propagent, dans l'air, les canonnades et les explosions ?  

 

Mai 1915  -  Les braves.  -  MM. Louis Rehel, soldat au 319e , et Raphaël Blin, de Fontenermont, soldat au 5e, ont reçu la médaille militaire. 

 

Octobre 1915  -  Renversé et tué par une voiture.  -  M. Nestor Fauvel, sabotier à Saint-Maur-du-Bois (Manche), revenait  de conduire sa couturière. Il était à bicyclette et marchait à une allure assez vive. A l’un des tournants de la route, situé à 300 mètres du bourg de Fontenermont, il se heurta dans la voiture de M. Chasles , boulanger en cette commune. Il reçut un coup de brancard dans la poitrine et fut projeté violemment à terre. M. Chasles, dont l’attelage allait au petit trop, descendit aussitôt de voiture et se porta au secours du malheureux. Celui-ci, qui saignait abondamment, ne tarda pas à expirer. M. le maire de Fontenermont fit transporter le corps de Fauvel dans une maison voisine et fit appeler le docteur Aumont, de Saint-Sever, qui ne put que constater le décès.  

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

FONTENERMONT  -  L'Église.

1.  -  FONTENERMONT, par St-Sever  (Calvados)  -  Le Château  -  Façade

Église  de  FONTENERMONT

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