UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

FONTENAY - le - PESNEL

Canton de Tilly-sur-Seulles

Les habitants de la commune sont des Fontenassiens, Fontenassiennes


Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -   Samedi dernier, vers les cinq heures, un accident bien fâcheux arriva à la voiture de Caumont en descendant la côte de Fontenay-le-Pesnel.

A la suite de plusieurs chaos occasionnés par des pierres qui se trouvaient sur la route, le timon de la voiture se brisa, dès lors la voiture fut entraînée sur la pente rapide où elle était, bientôt la mécanique cessa de fonctionner et la voiture versa.

Le nommé Lecomte, qui en était conducteur, avait voulu, dès le commencement, sauter à terre pour éviter tout malheur, malheureusement il tomba et une des roues lui passa sur la jambe, des débris d'os ont été trouvés sur la route.

Un soldat vétéran de la compagnie de cavalerie qui est à Caen, le nommé Renou-Marie, père de six enfants, eut la cuisse cassée. Plusieurs voyageurs reçurent des contusions, dont aucune cependant n'a de caractère grave.

Le cavalier Renou voyageait en compagnie d'un maréchal-des-logis d'artillerie en remonte à Caen, dont nous regrettons de ne pouvoir citer le nom, qui s'est empressé de prendre un des chevaux de la voiture pour venir en toute hâte apporter cette triste nouvelle à Caen. Ce digne sous-officier a laissé avant de partir 30 francs à M. Hodan, aubergiste à Fontenay, pour qu'on prit les plus grands soins de Renou.

A peine avait-on connaissance de ce malheur à la remonte qu'un officier et quatre soldats parlaient en toute hâte pour aller chercher le nommé Renou. Ils repartaient de Fontenay à minuit pour le transporter à l'Hôtel-Dieu, où on lui a donné les soins les plus empressés. Disons que les 30 fr. ont été remis par M. Hodan au maréchal des logis.

Les médecins disent que ce vieux militaire ne boitera même pas, et nous assurons qu'il est aujourd'hui assez bien.

La blessure du sieur Lecomte présente plus de gravité, on espère cependant qu'il ne faudra pas pratiquer l'amputation.

Nous avons dit que ce malheur avait été occasionné par les pierres que les conducteurs placent derrière les roues de leurs voitures lorsqu'ils veulent, en montant une côte, s'arrêter pour faire prendre haleine à leurs chevaux.

Les cantonniers devraient, ce nous semble, enlever ces pierres lorsqu'ils les trouvent sur la route. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Tout récemment, M. Roussel dit Lambert, marchand à Caumont qui, pour rejoindre plus vite des marchandises qu'il avait sur la route de Caen, était monté sur la voiture du sieur Gournay, poulailler. Il est tombé à Fontenay-le-Pesnel, à la renverse sur le crâne qu'il s'est horriblement fracassé. Aujourd'hui ce malheureux généralement estimé, est dans un délire complet et son état laisse de grandes craintes pour ses jours. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1843   -  Nouvelles locales.   -   Indépendamment de sept ou huit arbres qu'il a renversés sur le Grand-Cours, l'ouragan de la semaine dernière a fait tomber un des pilastres de la grille du Collège royal, du côté du parc, et roulé, en les détachant, quelques-unes des larges plaques de zinc qui se trouvent sur la toiture du cabinet d'histoire naturelle.

Il serait impossible d'énumérer toutes les réparations auxquelles a donné lieu cette tempête, et tous les ravages qu'elle a causés !

Ces jours derniers, pendant les orages qui ont passé sur nos contrées, le tonnerre est tombé au milieu de la route de Condé à Harcourt, presqu'à la tête du cheval d'un voiturier, mais sans causer aucun accident. La violence du vent a culbuté et déraciné même bon nombre d'arbres fruitiers et forestiers.

La foudre est tombée mardi dernier, à Fontenay-le-Pesnel, elle a renversé et brisé en éclats un arbre situé vis-à-vis l'auberge du sieur Hodan, dont plusieurs vitres ont été réduites en poussière au même moment. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-après désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Dumont à Fontenay-le-Pesnel ; Lerat, à Bricqueville ; Vidal, frère Abias-Marie à Bayeux ; Mmes Huet à Dozulé ; Haulard, à Cahagnes ; Youf à Bures (arrondissement de Vire).

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  M. le Préfet du Calvados, sur la proposition de M. l'inspecteur d'académie, a accordé aux écoles primaires un congé du samedi 30 décembre au jeudi 4 janvier inclusivement.

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   Une bonne femme qui a une rude chance, c'est la mère Boitrop, de Fontenay-le-Pesnel. 

La semaine dernière, s'étant trouvée, après boire, trop faible pour regagner sa demeure, elle se laissa choir dans un fossé de la grande route. 

Elle était là depuis un certain temps, et y serait peut-être encore, si les gendarmes de Tilly, en tournée de ce côté, ne l'eussent ramassée et déposée à la maison d'arrêt pour lui donner le temps de curer son vin. 

La mère Boitrop, au bout d'un certain temps, recouvrit ses sens, puis se sentant quelque peu altérée, et se croyant dans son taudis, elle en chercha la porte pour aller acheter une pinte.

Mais, quand la bonne femme s'aperçut qu'elle était sous clef, elle se mit à hurler jusqu'à ce que les gendarmes vinssent lui rendre la liberté. 

Mme Boitrop n'est pas trop honteuse de son aventure, et quand on lui reproche d'avoir été en prison, elle répond : 

— Oui, mais c'hest por l'bon motif !

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les travaux des églises.   -  Pour travaux à leurs églises, les communes ci-après ont reçu : Canteloup, 1.000 fr. ; Fontenay-le-Pesnel, 6.000 fr. ; Ouézy, 1.500 fr. ; Vieux, 5.000  fr. ; Cossesseville, 2.000fr. ; Ammeville, 2.000 fr.  

 

Octobre 1872   -  Fait divers.  -  Lundi soir, la population de Fontenay-le-Pesnel a été mise en émoi par les cris suivants :

— Ah! mon Dieu ! Seigneur ! faut-y... François à man s'cours.... François tire mé d'la !...

C'était la mère Boistro qui parlait ainsi, pour bien s'assurer qu'elle n'était point morte.

Car se trouvant, après boire, devant la porte du cimetière, ne s'était-elle pas figuré, en apercevant les tombes, qu'on la conduisait à sa dernière demeure.

Quelques personnes charitables parvinrent heureusement, non sans peine, à remettra la bonne femme sur pied et à la rassurer.

— Ah ! m’zéfants, soupirait-elle, j'créyais bien qu'c'était fini, et qu'javais bu ma dernière goutte.... Ah ! por m'remettre faut co qu'j'en prenne por un sou.

Mais je crois bien que la mère Boistro en prît pour deux, car trois jours après cette aventure, on la ramassait, plus ivre que jamais, dans le milieu du chemin,  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   Vol à Fontenay.   -  Voici de nouveaux détails sur le vol de blé qui a été commis à Fontenay-le-Pesnel et qui a valu à son auteur un coup de fusil dans les jambes. M. Larue, maire de  Fontenay, avait fait venir les gendarmes ce soir-là. Ils avaient veillé jusqu'à deux heures du matin. Ils venaient de partir lorsqu'ils entendirent un coup de fusil qui les fit revenir  sur leurs pas. Voici ce qui s'était passé : M. Larue était resté embusqué après leur absence. Le nommé Malbour pénétra dans le grenier avec une femme qui l'accompagnait. La femme sortit d'abord avec une poche de grain,  l'homme sortit ensuite et reçut le coup de fusil, qui fut tiré à dessein dans les jambes. C'est un fermier du voisinage. La femme a été arrêtée le  lendemain.

 

Avril 1874   -   Incendie.  -  Le 18 avril, vers minuit et demi, un incendie a éclaté à Fonlenay-le-Pesnel, dans des bâtiments occupés par les sieurs Benoist, Ferber, Aubertin, Vitard, Marie, et appartenant au sieur Benoist. Maisons d'habitation, granges, charretterie, tout a été détruit, ainsi qu'une partie du mobilier. La perte s'élève à 2 890 fr., les immeubles sont assurés. La cause du sinistre est inconnue.  

 

Octobre 1878   -  Un gendarme plus malin que son curé.  -  Depuis de longues années, la maison de la veuve Guérard, de Fontenay-le-Pesnel, était hantée par des esprits qui venaient y faire un sabbat du diable, surtout du côté de la basse-cour. N'y pouvant plus tenir, la pauvre vieille résolut de faire exorciser son logis, mais comme le curé ne tenait nullement à venir appréhender le diable au collet, un gendarme se chargea de la besogne. Sabre en main, en guise de goupillon, il s'avance hardiment vers l'appartement enchanté et tout haut crie : « Qui vive ! » Mais l'esprit, pas trop bête, avait déguerpi, en ayant la maladresse de hisser sur place une blague à tabac. « Tiens ! dit le gendarme, un esprit qui fume du tabac, c'est drôle, s'il sentait le roussi, j'comprendrais mieux cela... » 

Il va sans dire que, muni de cette pièce à conviction, le gendarme ne tarda pas à découvrir l'antre ténébreux où se retirait l'esprit propriétaire de la blague. C'est un tailleur de pierres de Fontenay, qui aura bientôt à rendre compte, en police correctionnelle, de ses visites nocturnes au poulailler de la veuve Guérard.  

 

Mai 1879   -  Secours aux communes.  -  Le ministre a accordé à Frénouville, pour réparations de l'église et du presbytère, 800 fr. ; à Fontenay-le-Pesnel, pour travaux à l'église, 2 000 fr. ; au Pré-d'Auge, pour restauration à l'église, 2 000 fr. ; à La Lande-Vaumont, pour construction du clocher de l'église, 800 fr. ; à Truttemer-le-Petit, pour reconstruction de l'église. 2 000 fr.  

 

Juin 1880  -  Secours aux communes.  -  Un secours de 1 300 fr. a été accordé à la commune de Fontenay-le-Pesnel, pour la construction d'une école de garçons et d'une école de filles. Il a été accordé à la commune de Neuilly-le-Malherbe un dernier secours de 600 fr. pour l'aider à payer la réparation de l'église et du presbytère.  

 

Avril 1888  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche dernier, dans la soirée, le sieur Paul Duval, cultivateur à Longraye, revenait de Caen, de la foire aux chevaux. Arrivé à Fontenay-le-Pesnel, il eut l'idée de descendre de voiture pour donner de l'avoine à sa jument. La bête s’emporta et renversa son maître qui passa sous une des roues de la voiture. Grièvement blessé, le malheureux  cultivateur put être transporté à Longraye, où, une demi-heure après, il expirait. Il était âge de 63 ans.  

 

Mai 1888  -  Beaucoup de bruit pour rien.  -  Léonce Flambard, 32 ans, domestique à Fontenay-le-Pesnel, avait bu toute la journée avec un ami. Sous l'empire d'une idée d'ivrogne, il dit à son compagnon de lui prêter sa montre pour une heure, il la garda toute la nuit et ne songea à la rendre que le lendemain. Mais il était trop tard, plainte avait été portée et procès-verbal dressé. Le parquet aurait bien pu se dispenser de poursuivre. C'est ce qu'a pensé le tribunal, car il a acquitté le pauvre domestique.  

 

Octobre 1892  -  Suicide.  -  Lundi, François Feugères, 61 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, a été trouvé pendu à une poutre de sa maison. Feugères buvait beaucoup et on suppose que c'est étant en état d'ivresse que l'idée du suicide lui est venue, attendu qu'il gagnait largement sa vie. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1893  -  Incendies.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a éclaté chez M. Georges Voisin, au café du Théâtre, à Honfleur. Trois petits fûts de cognac ont sauté. Les pertes s'élèvent à 1 000 francs. 

— Un incendie a éclaté au domicile du sieur Albert Friley, journalier à Fontenay-le-Pesnel, et a détruit un corps de bâtiment. Pertes, 3 000 fr. pour les immeubles, et 1 200 fr. pour les récoltes et les objets mobiliers. Le tout assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Chevaux et mulets.   -  Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules devront se présenter a la mairie de leur commune avant le 1" janvier pour faire la déclaration des animaux qui sont en leur possession, sans aucune distinction, et en indiquer l'âge et le signalement. Il leur sera donné récépissé de cette déclaration. La loi punit d'une amende de 25 fr. à 1,000 fr. le défaut de déclaration. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Suites d’un accident.   -  Il y a une quinzaine de jours, dans la soirée, un sieur Lebreton, journalier à Fontenay-le-Pesnel, s'en revenait chez lui, lorsque, à moitié de la côte de Juvigny, il fut renversé par une voiture non éclairée qui descendait à fond de train. Le conducteur de la voiture, M. Gaultier, qui habite Tilly, fit transporter le blessé à Fontenay. Ce n'est que deux jours après cet accident que le médecin fut appelé à donner des soins au malade, mais ce fut inutilement, car Lebreton est mort sans avoir repris connaissance. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1895  -  Découverte d’un cadavre.   -    La semaine dernière, M. Benoist, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, visitant une de ses pièces de terre, découvrit le cadavre d'un individu étranger à la contrée, dont la tête était presque entièrement mangée par des animaux où des corbeaux. Ce cadavre est celui du nommé Jules Combaux, 54 ans, demeurant à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1895  -  Orages.  -  Les orages se succèdent en France sans interruption. En Normandie, il n'y a eu que des dégâts matériels. Cependant, un cheval a été tué par la foudre à Fontenay-le-Pesnel, à Caen, le tonnerre est tombé sur les églises Saint-Pierre et Saint-Sauveur et sur d'autres points. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés : MM. Pierre Binet, ingénieur civil à Caen ; Henri Costard, fermier à, St-Martin-de-la-Lieue ; Larue, maire de Fontenay-le-Pesnel ; Laverge, cultivateur à St-Contest ; Ledoux, arboriculteur à Blangy-le-Château ; Ménard, maire de Croisilles ; Pilier, maire de Saint-Aubin-sur-Mer ; Ruffier, cultivateur à Ammeville. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Accident mortel.  -  Le sieur Gustave Dumont, qui travailla dans une carrière à chaux à Fontenay-Ie-Pesnel, a été surpris par un éboulement. Relevé avec les deux jambes broyées et des contusions internes, le malheureux a succombé deux heures après. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1898  -  Découvertes de cadavres.  -  On a retiré de la Seulles, à Fontenay-le-Pesnel, le cadavre d'un individu de 50 ans. Plusieurs personnes ont rencontré le long de la rivière cet homme qui se cachait à leur vue. Aucune trace de violence n'a été relevée sur le corps. 

— Le cadavre présumé du sieur Alfred Dulong, 21 ans, garçon boulanger, ayant demeuré à Lisieux, a été découvert dans la rivière la Touques, à Pierrefitte. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1898  -  Incendies.   -   Le feu a réduit en cendres une meule contenant 11 000 gerbes de blé, 2 000 d'avoine et 1 500 d'orge, appartenant au sieur Georges Fouquet, fermier à Petiville, près Troarn. On a trouvé, sur le lieu du sinistre, un gant de peau. L'incendie a dû prendre a un tas de râtelures qui se trouvait près de la meule et y aura communiqué le feu. Pertes 14 500 fr. Assuré pour 12 000 seulement.

— Une meule de paille appartenant, au sieur Pierre Marie, cultivateur à Airan, canton de Bourguébus, a été détruite par un incendie attribué à la malveillance. Pertes, 600 fr.

— D'un bâtiment à usage de pressoir au sieur Jean Baron, propriétaire à Montchamp, près Vassy. Pertes, 2 600 francs. Assuré.

— D'un bâtiment et de 4 200 bottes de foin au sieur Percy, cultivateur à Berville, près St-Pierre-sur-Dives.

— A Dozulé, d'un bâtiment appartenant au sieur Dubosq, entrepositaire à Caen. Pertes pour le sieur Marie, fermier, de Beuvron, 3 200 fr. Assuré.

— Un incendie, dont la cause n'a pu être établie, a consumé entièrement, à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, trois maisons couvertes en chaume. Tous les efforts des pompiers ont dû se borner à préserver les habitations voisines. Les sinistrés sont les sieurs Novaru, boucher, qui perd 200 fr., non assurés ; Lepeltier, Bilheust, 500 fr., assuré, et les époux Sosson, 300 fr. Ces derniers, le mari 72 ans, aveugle, la femme, 60 ans, qui fait des journées, sont réduits à la plus grande misère. On croit que le feu a pris naissance dans la toiture d'un petit bâtiment reliant, deux des maisons.

— A Epinay-sur-Odon, d'un corps de bâtiments, à usage d'étable et menuiserie, au sieur Mauger. Pertes, 1 100 fr. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1899  -  Incendie.  -  Un incendie dont les causes sont inconnus s'est déclaré le 11 avril, vers 9 heures du matin, dans un bâtiment à usage de grange et hangar, appartenant à M. Albert Hamelin, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, hameau des Hauts-Vents.

Trois veaux qui se trouvaient sous le hangar ont pu être sauvés, mais une voiture à gerbes, un tonneau vide, une certaine quantité de bois de débit et 60 bottes de paille, ainsi que le bâtiment, qui mesurait 10  mètres de long  sur 6 m. 50 de large, ont été détruits, malgré les efforts de M. Hamelin, de son personnel et des voisins.  

 

Avril 1900   -   Excitations à la débauche.  -  M. Daudet, commissaire de police du premier arrondissement, à Caen, a dressé procès-verbal contre la nommée Henriette Mauger, veuve Dieudonné, 42 ans, débitante de boissons et logeuse en garnis, à Caen, rue St-Jean, 195, pour avoir habituellement, excité et favorisé la débauche de jeunes filles mineures de 18 ans.

— Procès-verbal a été dressé contre la nommée Augustine Marie, 36 ans, journalière à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, pour excitation de mineurs à la débauche.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

Septembre 1900   -   Les bandits de grand chemin.  -  Le lendemain, nouvelle: agression, à 8 heures du soir, sur la route, près Fontenay-le-Pésnel.

Revenant en voiture de Grainville-sur-Odon, le sieur Eléonore Regnault, 62 ans, cultivateur à Audrieu, a été attaqué par quatre individus qui l'ont renversé, bâillonné et conduit dans un champ, où ils l'ont fouillé. Leur butin a été maigre, car ils n'ont trouvé sur le sieur Regnault qu'un mouchoir, un couteau, un paquet de tabac et une pièce de dix sous. Les malfaiteurs ont pris la fuite dans la direction de Bretteville-Tessel, sans avoir pu être reconnus, On croit que de sont les mêmes malfaiteurs qui opèrent dans la contrée, terrorisée par toutes ces agressions. L'un des agresseurs serait Louis Morin, l’un des évadés de la prison de Caen, aujourd’hui sous les verrous, ainsi que son compagnon d'évasion. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1901   -   Suicide.   -   La fille Marie Guérin, 36 ans, servante à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, s'est asphyxiée à l'aide d'un réchaud de charbon. On ignoré les motifs qui ont poussé la malheureuse à se donner la mort. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Agressions.  -  On nous écrit de Fontenay-le-Pesnel, près Tilly, que le sieur Chatel, 65 ans, serait mort des coups que lui auraient portés le soir, sur la rouie, deux individus restés inconnus.

On dit qu'un richard de l'endroit aurait refusé une botte de paille pour y déposer la victime de cette lâche et inqualifiable agression.

— Ces jours-ci, deux jeunes gens de Soliers, près Caen, qui filetaient aux alouettes, ont été attaqués par deux individus, fileteurs aussi, qui, sans motif, se ruèrent sur eux, les assommèrent à moitié à coups de bâton et s'emparèrent de leur filet. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1903   -   Disparition.  -   Le sieur Charles Lepleux, 76 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, est disparu depuis le 26 janvier du domicile de son fils Eugène, journalier chez lequel il demeurait. On ne sait ce qu'il est-devenu.

 -  Le sieur Émile Dechan, 45 ans, ouvrier jardinier, domicilié route de Ouistreham à Caen, est disparu de son domicile depuis le 20 janvier dernier. Il est Veuf et vivait seul.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1917  -  Assassinat.  -  M. Lucien Mulot, 40 ans, cultivateur dans cette commune du canton de Tilly-sur-Seulles, a été assailli, par des maraudeurs. Il a été tué par l'un d'eux, d'un  coup de couteau.

Le meurtrier, Edmond Féron, 22 ans, zouave en permission, chez ses parents débitants à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêté par la gendarmerie, ainsi que son complice, Ernest Asthasie, caporal d'infanterie, en  permission, au même lieu.

 

Août 1917  -  Le drame de Fontenay-le-Pesnel en conseil de guerre.  -  Deux soldats permissionnaires, habitants du pays, le soldat Féron et le caporal Asthasie, ce dernier deux fois blessé et décoré de la croix de guerre, étaient allés de concert pour voler des poules dans la basse-cour d'un sieur Mulot, cultivateur, très honorablement connu. L'alarme donnée par des chiens, ce dernier s'était armé de son fusil et avait surpris les deux chapardeurs c'est alors que Féron, qu'il avait eu à son service avant la guerre, s'était jeté sur lui, le couteau levé.

Aidé de son camarade Asthasie, le meurtrier eut vite fait de terrasser le malheureux cultivateur qu'il frappa d'un coup de couteau mortel, un jour et demi plus tard, la victime expirait.

C'est à raison de ces faits que Féron et Asthasie comparaissaient ces jours derniers devant le Conseil de guerre de la 3e  région, à Rouen. Après une énergique défense des avocats désignés d'office dans cette lourde affaire, le Conseil de guerre a admis la question subsidiaire de coups mortels et accordé les circonstances atténuantes, condamnant en conséquence Féron à 20 ans de travaux forcés et Asthasie à 10 ans de réclusion.

 

Juin 1917  -  Un drame sanglant.  -  M. Lucien Mulot, 40 ans, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, venait de se coucher, l'autre soir, lorsqu'il entendit ses chiens aboyer. Il se leva et, pensant que c'étaient des renards qui venaient rôder par là, il prit son fusil et sortit dans la cour, mais il aperçut, sous un hangar, deux hommes s'éclairant d'une lampe électrique de poche. Il les mit aussitôt en joue en leur criant : « Déshabillez-vous ou je tire ! » L'un d'eux se mettait en mesure d'obéir à l'injonction quand l'autre s'élança sur M. Mulot et  tenta de le désarmer, son compagnon accourut aussitôt à la rescousse. M. Mulot appela au secours; mais l'un des agresseurs sortit un couteau et en porta un coup violent au cultivateur,  qui eut l'artère du bras gauche tranchée. Pourtant les cris de M. Mulot avaient été entendus et plusieurs et personnes accouraient à son secours. Les malfaiteurs s'enfuirent. Cependant M. Mulot perdait son sang en abondance, et un médecin, appelé en toute hâte, ordonna son transport d'urgence dans une clinique de Caen ou, malgré tous les soins, il tarda pas à succomber. On sut bientôt quels étaient les coupables, dont l’un d’ailleurs, celui qui avait frappé, Edmond Féron, 20 ans, avait été reconnu par sa victime. L'autre est un nommé Ernest Asthasie, 29 ans. Tous deux sont originaires de Fontenay-le-Pesnel, ils étaient en permission de sept jours. 

Anasthasie a avoué être venu, avec Féron chez M. Mulot,pour y voler une poule. Féron, lui tout. Les  deux agresseurs ont été amenés à Caen.

 

Juin 1917  -  Pour la mobilisation civile.  -  Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera dans la nuit  du 7 au 8 Juillet.

 

Juin 1917  -  Gare les mouches !  -  Avec les chaleurs orageuses qui sévissent en cette fin de printemps, les mouches pullulent et on sait combien ces insectes sont dangereux à cause des germes toxiques qu'ils peuvent transporter. La plus rigoureuse propreté s'impose donc, à la ville et à la campagne. Il importe de ne laisser subsister aucun foyer d'infection, de surveiller les fumiers, fosses d'aisances, d d'immondices. Il y a une dizaine de jours, le cadavre d'une vache noyée descendait le cours de l'Orne. Un arbre tombé d'une propriété, sise sur le coteau de Fleury-sur-Orne, au-dessus des Quatre-Carabines, et qui barre presque entièrement le cours de la rivière, a arrêté cette charogne. Elle y est restée et fait l'effroi des riverains et des  canotiers, que des essaims de mouches poursuivent. Compte-t-on sur les crues de l'automne prochain pour débarrasser notre joli cours d'eau de ces dangereuses stagnations ?

 

Août 1917  -  Après le drame. -  On n'a pas oublié les circonstances du drame dont, il y a quelques mois, la commune de Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, fut le théâtre. Deux soldats  permissionnaires, Asthasie et Féron, étaient venus pour voler des poules chez M. Milot, cultivateur à Fontenay, au service duquel Féron avait été avant la guerre. M. Milot, pensant avoir affaire à des renards, s'était muni d'un fusil. Apercevant alors les deux hommes, le cultivateur leur cria : « Déshabillez vous ou je tire ! » Asthasie obéit à l'injonction, mais Féron bondit sur M. Mulot et le frappa d'un coup de couteau. Le surlendemain, le blessé succombait. Les deux militaires ont comparu, ces jours derniers, devant le Conseil de guerre de Rouen. Féron a été condamné à vingt ans de travaux forcés ; Asthasie, qui a été  blessé deux fois et est décoré de la Croix de guerre, s'est vu infliger dix ans de réclusion.

 

Novembre 1917  -  Évasion de 3 prisonniers allemands.  -  Deux prisonniers Allemands du camp de Fontenay-le-Pesnel avaient réussi à s'enfuir, d'une ferme ils travaillaient en équipe agricole. Ils ont été arrêtés près de Rouen par 2 employés des chemins de fer de l'État et conduits à la gendarmerie.  

 

Février 1918  -   La fraude du lait.  -  Mme Marie-Louise Féret, femme Marie, 52 ans, cultivatrice à Fontenay-le-Pesnel, a mouillé son lait dans la proportion de 28 à 30 %. Elle est condamnée à 500 francs d'amende, aux insertions dans trois journaux et à l'affichage prévu par la loi, à son domicile, au marché de Caen et à la mairie de sa commune. De pareils agissements doivent être poursuivis et sanctionnés sans pitié.

 

Avril 1918  -  Arrestation.  -  Sur réquisition de l'autorité militaire, les gendarmes de Tilly-sur-Seulles ont arrêté et conduit à la prison militaire de Rouen, le soldat Anatole Guérin, détaché à la terre à Fontenay-le-Pesnel, auteur d’une scène de violence.

 

Juin 1926  -  Rixe tragique entre un automobiliste, un conducteur de cylindre et trois cantonniers.  -  Il y a quelques jours, M. Lefrançois, marchand de légumes à Caumont-1'Eventé, se rendait à Caen en automobile.

Après avoir dépassé le bourg de Fontenay-le-Pesnel, il aborda le cylindre à vapeur qui occupait une partie de la chaussée en réfection sans tenir compte du signal d'arrêt. M. Lefrançois continua sa route sans ralentir, malgré l'ordre du chef cantonnier qui dirigeait les travaux. M. Louis Leforestier, mécanicien du cylindre, outré d'une telle désinvolture, fit machine en arrière pour barrer la route à l'automobile. Un accrochage se produisit et le garde-boue de l'auto fut détérioré.

Ayant garé sa voiture un peu plus loin, M. Lefrançois revint sur ses pas pour s'expliquer avec le mécanicien. L'entrevue ne devait pas être des plus cordiales. M. Leforestier, qui avait son tisonnier à la main, se trouva tout-à-coup désarmé par son adversaire qui le roua de coups.

Témoins de la scène, les cantonniers Valette, Dumesnil et Geneviève accoururent pour porter secours au mécanicien du cylindre. A son tour l'automobiliste reçut une raclée magistrale.

Emue de son état, Mme Leforestier s'offrit a lui donner des soins dans la roulotte qui sert de logement au conducteur du cylindre, mais le marchand de légumes dut promptement abandonner cet asile devant les menaces du mari.

Les cantonniers l'escortèrent jusqu'à sa voiture pour prévenir une nouvelle agression.

 

Mars 1927  -  Les arbres se vengent.  -  Le petit Émile Le Menuet, 9 ans, se trouvait près de son grand-père qui abattait un arbre près de Fontenay-le-Pesnel, canton de Tilly-sur-Seulles.  L'arbre tomba brusquement et écrasa le malheureux enfant. Le bassin broyé et la cuisse brisée, le pauvre petit est mort en arrivant à l'hôpital de Caen.  

 

Mai 1927  -  Les méfaits de l'orage.  -  Avec les premières chaleurs sont arrivés les premiers orages. D'une façon générale, ces pluies violentes ont fait le plus grand bien aux cultures mais certains accidents, causés par la foudre sont à déplorer :

À Fierville-les-Parcs, canton de Blangy-le-Château, un bœuf et une vache prête à vêler, appartenant M. Goulley, ont été tués.

De même à Fontenay-le-Pesnel ou une vache, à M. Pieplu, a été foudroyée.

Tout près de là, à Tilly-sur-seulles, le fluide est tombé sur le bureau de poste, interrompant les communications téléphoniques.

A Argences, il est tombé en 20 minutes 41 millimètres d'eau ce qui, de mémoire d'homme, ne s'était jamais vu. Aussi, par suite de l'insuffisance des égouts, les rues ont-elles été un moment transformées en torrents et de nombreux rez-de-chaussée inondés.

Enfin, à Pont-l'évêque, un poteau télégraphique, route de Lisieux, a été sectionné par la foudre qui est également tombée sur le garage Even, rue d'Alençon, où les dégâts ont été  purement matériels.

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1936  -  Un dangereux feu de cheminée.  -  Hier, dans la soirée, un violent feu de cheminée s'est déclaré au château de Boislonde, habité par Mme Demesnil. Comme le sinistre menaçait de s'étendre, les pompiers de Caen furent appelés et après plusieurs heures d'efforts, réussirent à le circonscrire. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  La kermesse de Fontnay-le-Pesnel.   -   La kermesse organisée par M. le Curé et ses dévoués collaborateurs et collaboratrices, dimanche dernier à Fontenay-le-Pesnel a  réussi à merveille.

Celle-ci s'est déroulée dans le cadre magnifique de l'avenue du Château de Saint-Aubin, aimablement prêtée, pour la circonstance, par Mme Mulot.

M. de Longuemare, conseiller général, M. Aze, président du groupe régional des Anciens Combattants, nous ont fait l'honneur de leur visite.

On a remarqué parmi les visiteurs le R.P. Sanson, M. le Curé de Notre-Dame de Caen accompagné de nombreuses familles de la paroisse, son vicaire, une bande joyeuse de cyclistes, les jeunes gens du Patronage.

M. l'abbé Agasse, entouré de ses paroissiens, a voulu aussi être de la fête.

Une longue file d'autos témoignait de la foule qui se pressait aux différents comptoirs.  

Beaucoup de commerce, de la gaieté, de l'entrain, une vraie fête de famille, tel a été le résultat de cette bonne après-midi du 9 août 1937, à Fontenay-le-Pesnel.   (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1938  -  Une singulière affaire.   -   M. Richard Renout, 82 ans, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, s'est présenté aux gendarmes et a déclaré qu'au cours de  la nuit, un malfaiteur s'était introduit au rez-de-chaussée de son habitation. Le malandrin, s'éclairant à l'aide de torches en papier, avait endommagé une armoire en essayant de l'ouvrir et avait exploré le tiroir d'une table de toilette. Il s'était enfui sans rien emporter.

D'après le neveu de M. Renout, le cambrioleur avait pénétré dans la maison en passant par une fenêtre dont l'une des vitres avait été brisée il y a quelques semaines.

Or, en examinant la dite fenêtre, les gendarmes ont observé qu'une longue et épaisse toile d'araignée la barrait, ce qui prouvait, de toute évidence, qu'elle n'avait pas été ouverte depuis longtemps. D'autre part, ils ont relevé sur les supports du tiroir de la table de toilette une poussière assez abondante témoignant que le dit tiroir n'avait pas été déplacé.

M. Renout accuse un journalier de la commune, déjà condamné pour vol à son préjudice. Le suspect protesta véhémentement de son innocence. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   On identifie dans un insoumis, l’auteur de plusieurs cambriolages commis dans la Manche.  -  Alors qu'ils se trouvaient dans un car, deux gendarmes de la brigade de Tilly-sur-Seulles apercevaient sur la route, près de Fontenay-le-Pesnel, un individu dans lequel ils reconnaissaient un certain Gustave Vibert, 23 ans, journalier, sans domicile fixe, originaire de Caen, qui leur avait été signalé comme insoumis par la gendarmerie de cette ville et qu'ils avaient récemment identifié.

Descendant immédiatement de voiture, ils appréhendaient l'individu et le conduisaient à leur caserne.

Fouillé, Vibert fut trouvé en possession d'une médaille religieuse en argent et d'un stylographe de marque. Sachant que leur « client » avait séjourné peu de temps auparavant dans la région de Bameville et de Saint-Jorre (Manche), ils téléphonèrent aux brigades de ces localités et apprirent que de semblables objets avaient été dérobés au cours de cambriolages.

Interrogé, Vibert passa des aveux.

Il déclara que, le 20 mars, passant à Vindetoutaine devant l'habitation d'un propriétaire, M. Simon, chez lequel il avait travaillé et sachant ce dernier absent, il s'était introduit dans la maison en brisant une vitre d'une fenêtre et en faisant ensuite jouer l'espagnolette. Puis il avait visité les différentes pièces et s'était emparé d'un complet  — qu'il avait essayé au préalable —  d'un pantalon, d'un gilet, d'un rasoir et d'une paire de bottes en crêpe. Il avait également essayé plusieurs paires de chaussures, mais aucune d'elles ne lui allait. Dans l'un des vêtements se trouvait le stylo.

Le 3 avril, il avait cambriolé, à Cretteville, l'habitation de l'un de ses anciens patrons, M. Cousin, durant l'absence de celui-ci. Trouvant deux côtelettes de veau dans une assiette, il avait préparé du feu pour les faire cuire et les avait mangées sur place en arrosant son repas d'une bouteille de cidre bouché et d'une tasse de café additionnée d'eau-de-vie. Il avait ensuite fait main basse sur un pistolet automatique, une boite d'une cinquantaine de cartouches, un foulard, un mouchoir, au blaireau, une boîte à cigarettes, une casquette et une bougie.

Le 20 avril, à Portbail, il avait pénétré, au hameau de « La Vaudrerie », dans une maison dont l'une, des fenêtres était ouverte et avait, volé, dans une armoire, une somme de 130 francs et la médaille découverte sur lui.

Questionné sur ce qu'il avait fait du pistolet, Vibert assura qu'après avoir tiré une vingtaine de cartouches, il avait jeté l'arme dans un champ voisin de la route de Courseulles, à Caen.

Vibert, qui est titulaire de trois condamnations pour vol et délit de chasse, a été écroué à la Maison d'Arrêt de Caen.  (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Avril 1939   -   Les exploits d’un voleur de vélos.   -   Lundi matin, Mlle Arlette Juste, se rendant à la messe, avait déposé sa bicyclette neuve dans le cimetière de Fontenay-le-Pesnel.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, à la sortie de l'office, de ne plus retrouver sa machine à l'endroit où elle l'avait laissée. Mlle Juste s'en alla déposer une plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles. Les recherches effectuées permirent de retrouver, dans l'après-midi, la bicyclette à Sermentot.

Mais l'individu, auteur du vol, après avoir abandonné la bicyclette de Mlle Juste, s'en fut en prendre une d'homme — sans doute plus à sa convenance — également neuve, appartenant au jeune Martin, de Sermentot.

La gendarmerie continue son enquête en vue de retrouver l'auteur de ces vols.  (Source  : Le Moniteur du Calvados) 

 

Mars 1940  -  Arrestation.  -  En vertu de l'extrait du jugement du tribunal de Commerce de Caen, en date du 19 octobre dernier, l'ayant condamné à un mois d'emprisonnement pour vol de récoltes, la femme Alphonsine Victoire, 38 ans, journalière agricole à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêtée par les gendarmes de Tilly-sur-Seulles et mise à la chambre de sûreté de la brigade. avant d'être transférée à la maison d'arrêt de Caen.

 

Mai 1942  -  Deux voleurs sont arrêtés.  -  De nombreux vols de volailles, pommes de terre, engrais, etc.. étaient commis depuis l'hiver dernier dans la commune. Le 9 courant, M. Gaston Noury, cultivateur, porta plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles pour vol de 80 kgs de pommes de terre et de plusieurs litres d'eau-de-vie commis la nuit précédente et par effraction. 

L'enquête, qui débuta chez une dame Pierre, née Charlotte Aublet, 56 ans, ouvrière agricole, révéla la présence d'objets compromettants et permit vite de retrouver les coupables. Cette dame avoua que son ami, Joseph Lepelletier, 43 ans, couvreur, rapportait des produits de la ferme qu'elle recelait à la maison et qu’ils consommaient en famille. Elle accusa également le  nommé Jules Marie, dit « Le Rouquin », 38 ans, ouvrier agricole, de se ravitailler à bon compte. Celui-ci, interrogé, a reconnu avoir dérobé une poule chez Mme Renouf, des pommes de terre au préjudice de  M. Noury, des engrais chez M. Guillaume et de l'argent chez M. Legrand. 

Appelé à son tour à fournir des explications au cours de la perquisition effectuée chez lui, « Le Rouquin » avoua également avoir recelé un passe-partout qui serait la propriété de M. Raymond Drouin, charron à Tilly.

Lepelletier et Marie furent aussitôt appréhendés non sans que ce dernier ait opposé une vive résistance aux gendarmes en les outrageant copieusement. 

Au moment de leur arrestation, les deux voleurs étaient en possession d'un trousseau de clés important qu'ils prétendaient avoir trouvé et qui leur servait à cambrioler la nuit.  

Les deux malfaiteurs ont été conduits devant M Jacobson, juge d'instruction, qui a délivré un mandat d'arrêt contre, eux. Quant à la femme Pierre, laissée en liberté, elle sera poursuivie pour complicité.   (Source : Ouest-Eclair)

 

Septembre 1942   -   Pour les prisonniers.    -   A Fontenay-le-Pesnel, fête de village organisée par les jeunes gens au profit des prisonniers des communes de Fontenay et de Tessel, le dimanche 27 septembre. A 11 h. 30, messe des paysans ; à 16 h., vêpres et ouverture des jeux, attractions variées, courses aux ânes. En vente : moutons, volailles diverses, etc... Le fakir  El Amahabab a promis son concours. Entrée, 2 francs.

 

Septembre 1945  -  La série tragique.    En labourant un champ, le tracteur que conduisait M. Jean Rouillot, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, a sauté sur une mine, tuant le conducteur  et  blessant grièvement M. Courtois qui l’accompagnait. Ce dernier est décédé à son arrivée à l’hôpital de Caen. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1946  -  Un  beau tableau de chasse.   -  Si vous avez perdu la ligne de mire, adressez-vous aux chasseurs de Fontenay-le-Pesnel, au cours de deux battues effectuées sur le territoire de la commune, ceux-ci ont tué 20 renards, 1 sanglier, et un blaireau.  (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1946  -  Pour améliorer leur ordinaire.  -  Deux prisonniers allemands, cantonnés à Fontenay-le-Pesnel, ont volé un veau appartenant à Mme Groult, cultivatrice à Coulombs. Lorsque les gendarmes mirent la main au collet des boches, l’animal était déjà abattu, les morceaux mis en sacs et cachés dans un bois. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1946  -  L’aide aux sinistrés de Fontenay-le-Pesnel.  -  Après l’Île-de-France, le Maine est venu au secours de cette localité si éprouvé. Une délégation composée de représentants du canton de Beaumont-sur-Sarthe a remis à la municipalité une somme importante collectée en faveur des habitants de la commune. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  Crise municipale à Fontenay-le-Pesnel.  -   Pour protester contre les obstacles apportés à l’installation  d’un boulanger dans la commune, le Conseil municipal de  Fontenay-le-Pesnel a envoyé sa démission à M. le préfet. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  Une auto heurte un attelage.  -   Prés de Fontenay-le-Pesnel, sur la route de Caen à Caumont, une auto conduite par un commerçant d’Epinay-sur-Seine, a heurté un attelage de trois chevaux conduits par M. Georges Lebourgeois fils. L’un des animaux a dù être abattu. L’automobiliste aurait été ébloui par l’éclairage d’une voiture venue à sa rencontre. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1947  -  Toutes les terres exploitables doivent être utilisées.     Toutes terres incultes ou abandonnées peuvent faire l’objet d’une demande de concession pour être remises en  exploitation. Bien qu’en dehors des terrains pas encore déminés ou non remis en état, les terres incultes soient rares dans le Calvados, il est possible que certaines parcelles ne soient pas utilisées. Les demandes de concessions doivent être adressées à la Préfecture du Calvados, 4e division. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1947  -  L’entretien des tombes des militaires alliés.     La commission Impériale des sépultures militaires britanniques procède à l’aménagement définitif des nécropoles ci-après : Cimetières militaires britanniques de Fontenay-le-Pesnel, Secqueville-en-Bessin, Ryes, Cambes, Douvres-La-Délivrande, Tilly-sur-Seulles, Hottot-les-Bagues, Hermanville, Brouay, Saint-Manvieu, Ranville-Jeruzalem, tombes britanniques du cimetière communal de Ranville, cimetières militaires canadiens de Brettevile-sur-Laize et Bény-sur-Mer, Cimetière militaire polonais de Langannerie.

Des arbustes et des fleurs vont y être plantés. Les personnes ayant adopté des tombes de soldats sont priées de n’y déposer que des fleurs coupées et de s’abstenir de déposer des  couronnes artificielles ou des récipients quelconques (vases, douilles d’obus, etc…).  (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1947  -  Les visiteurs indésirables.     En l’absence des propriétaires partis en voyage, des inconnus ont pénétré par effraction au domicile de Mme et M. Pageot, à Fontenay-le-Pesnel. Tous les meubles ont été bouleversés. La gendarmerie de Tilly a été prévenue par un voisin, M. Vauvrecy, qui avait été chargé de la surveillance de la maison. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1947  -  La crise municipale de Fontenay-le-Pesnel.     M. Jacquet, secrétaire général de la Préfecture, a procédé à l’installation de la délégation chargée d’administrer la commune. Celle-ci n’est plus composée que de MM. Vissault, secrétaire de mairie à Tilly-sur-seulles, et Manissier, de Caen, un conseiller municipal de Tilly, M. Le Coudray, s’étant récusé en dernier moment. La délégation restera en fonctions jusqu’aux prochaines élections communales, à moins, comme l’a laissé entendre M. Jacquet, que les chose ne s’arrangent d’ici là. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1947  -  Une commune dans le pétrin.     Le deuxième tour de scrutin des élections municipales à Fontenay-le-Pesnel n’a pas eu plus de succès que le premier.  Dimanche dernier, l’urne est encore restée vide. Et la journée s’est terminée par une démonstration des habitants devant le domicile de M. Le Coudray, conseiller municipal de Tilly-sur-Seulles, membre de la délégation spéciale nommée par le Préfet pour administrer la commune réfractaire. (Source : Le Bonhomme Libre)

FONTENAY-le-PESNEL   -   L'Église Saint-Aubin

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