FORMIGNY

Canton de Trevières

Les habitants de la commune de Formigny sont des


1823  -  L'Union.  -  Formigny (487 habitants) absorbe Véret (70 habitants), au nord-ouest du territoire. En 1858, Engranville (228 habitants) est partagée entre Formigny — l'essentiel du territoire — et Trévières.

 

Septembre 1855  -  Réunion des communes d’Engranville et de Formigny.  -  Le Conseil général, vu une lettre de M. le Sous-Préfet de Bayeux par laquelle il sollicite la réunion d'une partie de la commune d'Engranville à celle de Trévières et de l'autre partie à celle de Formigny.

Les délibérations des Conseils municipaux d'Engranville, Trévières et Formigny, et le rapport de M. le Préfet, considérant que la commune d'Engranville ne possède que 217 habitants, 587 hectares de territoire, et n'a que 1 013 fr. 44 c. de revenus ordinaires, qu'elle est réunie pour le culte et l'instruction primaire à Formigny, qu'elle ne possède aucun établissement public et que sa suppression doit être considérée comme un acte de bonne administration, que partie de ses habitants, en s'opposant au projet de réunion, demandent que dans le cas où cette réunion aurait lieu, elle s'opère en entier avec la commune de Formigny.

La seule question sérieuse est donc de savoir si Engranville doit être divisé entre Trévières et Formigny, ou réuni à cette dernière commune seulement. 

Les communes d'Engranville et de Formigny sont déjà réunies depuis plus de 50 ans pour l'instruction primaire et pour le culte, que conséquemment les habitants des deux communes ont eu de fréquents rapports, qu'ils paraissent vivre dans une intelligence parfaite, que les affections et les habitudes de la population d'Engranville doivent être nécessairement là où se trouvent leur église, leur cimetière et l'école que leurs enfants fréquentent, que le partage des communes engendre presque toujours des rivalités et des complications administratives.

Il est d'ailleurs à désirer que Formigny, dont le nom rappelle un souvenir glorieux, acquière toute l'importance qu'il est équitablement possible de lui donner.

Trévières possède déjà 1 070 habitants, que les communes réunies d'Engranville et de Formigny n'en posséderaient que 769. Trévières , qui est dans les meilleures conditions d'existence, n'a pas besoin d'adjonctions pour faire face à des nécessités administratives, puisque ses revenus ordinaires sont de 10 048 fr. 65 c, que Formigny réuni à Engranville ne sera encore qu'une commune fort ordinaire, qu'elle n'aura que 5 435 fr. 04 c. de revenus ordinaires, et pourra à peine supporter les charges de sa position, notamment celles que lui impose la création d'un vicariat établi dans le but de conserver la chapelle Saint-Louis, et de perpétuer ainsi le souvenir d'une gloire nationale.

La rivière d'Aure forme une limite naturelle entre Engranville et Trévières, qu'aucun obstacle territorial ne s'oppose donc à la réunion de la première de ces communes à Formigny, et est d'avis que la commune entière d'Engranville, soit réunie à celle de Formigny, et que les deux communes réunies portent le nom de Formigny.

 

Février 1868   -   Un accident.   -   Le 2 de ce mois, vers 10 heures du soir, la nommée Dutout Marienne, âgée de 42 ans, demeurant à Formigny, a été trouvée noyée dans un ruisseau qui longe le chemin vicinal conduisant à son domicile.

La levée du cadavre a fait connaître que cette mort était accidentelle et qu'elle avait été occasionnée par une attaque d'épilepsie, maladie à laquelle cette femme était sujette.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  A votre bon cœur.   -  On se rappelle que le village de Bazeilles a été complètement incendié par les Prussiens dans les journées des 1, 2 et 3 septembre 1870. Sur les 2.200 habitants de Bazeilles, 89 ont été fusillés, noyés ou brûlés, et plus de 200 ont succombé aux mauvais traitements qu'ils avaient reçus. 450 habitations ont été incendiées. De l'église, du presbytère, de la maison commune, des écoles et de la salle d'asile, il ne reste plus rien.

M. Misset, curé de Bazeilles, autorisé par l'archevêque de Reims, fait appel à la charité publique pour pouvoir reconstruire l'église et l‘école. Nous engageons tous ceux de nos lecteurs qu'une si grande infortune a touchés, à adresser leurs offrandes à Bazeilles, soit à M, le maire soit à M. l'abbé Misset. 

 

Juillet 1872   -  Accident de voiture.   -  Un accident de voiture est arrivé à Formigny, canton de Trévières, le 12 de ce mois. Le nommé Pierre-Louis Lepley, âgé de 58 ans, charpentier à Formigny a été renversé par la voiture du sieur François Leroux, jardinier à Englesqueville, la roue lui a passé sur le corps. Relevé aussitôt et transporté à son domicile, on a constaté des lésions graves qui l'obligeront à garder le lit pendant quelques jours.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   La lune rousse.   -  La lune rousse a été précédée de gelées blanches qui ont particulièrement atteint les pays vignobles, aussi une hausse sensible est-elle signalée sur les vins de toute espèce. Dans nos contrées, les abricotiers, les pêchers et les pruniers ont fort souffert, les poiriers ont également été atteints, les pommiers, ne paraissent pas avoir; trop souffert. Les touffes de pommes de terre sont noircies et se flétrissent, la{récolte sera, donc retardée et diminuée, les petits pois, sont détruits en bien des endroits. Dans la grande culture sauf les colzas, rien n'a été sérieusement atteint.

 

Avril 1873   -   Incendie.   -  Un incendie a éclaté en la commune de Formigny, près Bayeux, dans la ferme exploitée par M. Pierre Le Rossignol, appartenant à M. Georges Villers. Le feu avait été communiqué par la cheminée à la toiture de paille. 40 mètres de toitures ont été détruits. On a pu préserver les chambrés. La perte est de 7 000 fr.

 

Juillet 1874   -   Accident.  -  Mercredi, près le calvaire de Formigny, canton de Trévières, le domestique du sieur Coeuret, messager de Caen à Trevières, enlevait un paquet dans sa voiture, quand il s'est pris les pieds dans les guides et est tombé sous la roue. Ce malheureux a eu les deux jambes broyées. L'amputation d'une jambe parait indispensable.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Effet de la chaleur.  -  Les suicides augmentent par le temps qui court : le cerveau s'exalte sous l'influence des rayons solaires, et bien des gens, à l'imagination ardente, qui se désoleraient simplement en temps ordinaire, se jettent à l'eau ou se pendent. Les insolations frappent les travailleurs en pleine campagne, malheur à qui s'endort sous les rayons du soleil.

  On ne saurait aussi prendre trop de précautions contre les mouches charbonneuses qui font, chaque année, au moment des grandes chaleurs, de si nombreuses victimes. Un habitant de Bois-Jérôme (Eure) vient d'être piqué par une de ces mouches. L'état de ce malheureux homme est désespéré.

 

Juin 1877   -  Information.  -  Le Maire de la commune a l'honneur d'informer le public qu'à partir de cette année, il sera établi, à Formigny, le jour de la foire Saint-Martin, 4 juillet, une louerie de domestiques.  

 

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Secours aux communes.  -  500 fr. à Saint-Germain-le-Vasson, pour la restauration de son église ; 1 500 fr. au Gast, pour l'achèvement de son presbytère ; 500 fr. à Clinchamps-sur-Orne, pour la reconstruction partielle de l'église ; 6 000 fr. à Ouistreham, pour la restauration de son église.

Aux communes de Montchamp, 4 500 fr. pour la construction d'une maison d'école ; de Formigny, 5 000 fr. ; de Cauville 4 500 fr. ; d'Epinay-sur-Odon, 500 fr. 

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux.  Formigny, restauration de l'église d'Engranville. 100 fr.

 

Avril 1882  -  Armée.  -  En ce moment, dans certaines garnisons de notre région, on tire au sort 75 hommes par bataillon, qui sont dirigés sur l'Afrique.

 

Avril 1882  -  Les secours.  -  Le ministre de l'instruction publique a accordé à la commune de Neuilly, un secours de 200 fr., et à celle de Formigny un secours de 300 fr. pour les caisses des écoles.  

 

Mai 1887  -  437e anniversaire de la bataille de Formigny (14 avril 1450).  -  Hier avait lieu, au Val de Formigny, sous l'inspiration du dévoué M. Georges Villers, une petite fête commémorative de la célèbre bataille qui, en 1450, arracha la Normandie au joug anglais.

Nous devons à l'obligeance de l'un de nos amis qui y assistait un petit compte-rendu de cette solennité : le défaut de place nous empêche de le reproduire aujourd'hui.

Nous le donnerons au prochain numéro.

 

Mai 1887  -  Les monuments historiques de l'arrondissement de Bayeux. -  Jeudi dernier, a paru au Journal Officiel, la loi nouvelle sur la conservation des monuments et objets d'art ayant un intérêt historique et artistique.

A la suite, figurait le tableau de ces monuments et objets. Nous en extrayons le relevé en ce qui concerne l'arrondissement de Bayeux :

Monuments du Moyen-age, de la Renaissance et des temps modernes :

Asnières. — Église. -  Bayeux. — Cathédrale Notre-Dame ; Chapelle du séminaire ; Tapisserie de la reine Mathilde dans la bibliothèque ; Maison dite du Gouverneur, rue Bourbesneur ; Maison rue Saint-Malo, n° 4 ; Maison rue des Cuisiniers, n° 1 ; Maison place de la cathédrale. -  Saint-Loup de Bayeux. — Église. -  Bricqueville. — Église. -  Campigny. — Tour de l'Église et tombeaux dans la chapelle sud.  -  Colleville-sur-Mer. —  Église.  -  Colombiers-sur-Seulles. — Tour de l'église. -  Etréham. —  Église. -  

Formigny.  Église.

Louvières. —  Église. Marigny. —  Église.Ryes. —  Église. -  Tour. —  Église. -  Ver-sur-Mer. — Tour de l'église.

Dans la partie de la loi concernant les monuments mégalithiques de la Basse-Normandie, on cite le Menhir de Colombiers-sur-Seulles.

 

Mai 1887  -  437e anniversaire de la bataille de Formigny.  -  Jeudi dernier, 14 avril, à l'heure indiquée, les habitants de Formigny se rendaient endimanchés à la chapelle Saint-Louis.

Bâti en 1486, par Jean de Bourbon, comte de Clermont, pour éterniser le souvenir de sa victoire, ce sanctuaire élevé au Dieu des armées est érigé sur le lieu même du grand combat dont l'issue fut décisive. Ce fut, en effet, l'heure de la délivrance de la Normandie qui sonna le 15 avril 1450, en même temps commençait pour la France une nouvelle période de conquêtes, et pour l'Angleterre, l'abaissement de son orgueil, la perle de sa confiance et de son espoir, « Azincourt, dit l'historien Michelet, ne fut plus dans la mémoire des deux nations, la dernière bataille ».

La France n'est ni ingrate, ni oublieuse de son passé. Elle garde un long et profond souvenir des exploits qui ont briller l'honneur de son drapeau et l'ont surtout rendue libre. C'est sous l'influence d'une telle pensée que cette année, une messe commémorative a été célébrée dans la chapelle Saint-Louis de Formigny, pour le repos de l'âme des soldats tombés sur le champ de bataille. L'expression vive aussi de tout sentiment patriotique ne trouve aucune âme qui lui reste fermée. Aussi M. G. ViIlers, promoteur de cette cérémonie, s'est-il acquis promptement le concours de tous.

A 10 heures 1/2, une foule nombreuse, évaluée à 400 personnes et dont la moitié seule pouvait pénétrer dans la chapelle, était venue de tous les points de Formigny et des communes environnantes. Plusieurs armures, armes et étendards du temps, décoraient l'intérieur de l'édifice. Le clergé s'est rendu processionnellement de l'église paroissiale au lieu de la cérémonie. Aussitôt l'office religieux a commencé.

Une messe a été célébrée par M. le curé de Formigny, assisté de M. le curé d'Aiguerville. Par intervalle, des chants harmonisés de la Messe des Morts ont été exécutés par quelques amateurs de Bayeux, sous la direction de M. Edm. Réquier.

Après la messe, M. le célébrant à adressé aux fidèles une allocution où les plus purs sentiments patriotiques s'alliaient complètement aux pensées religieuses. Enfin, la cérémonie s'est terminée par le Te Deum, chant toujours consacré à célébrer nos victoires nationales.

A midi, un banquet réunissait les membres du conseil municipal, du conseil de fabrique, plusieurs notables de la paroisse et les amateurs venus de Bayeux pour prêter leur concours à la fête.

Dans un discours tout vibrant de patriotisme, le promoteur de cette fêle a fait revivre dans les esprits, avec le talent qu'on lui connaît et une grande élévation de pensées, l'action mémorable dont on célébrait le souvenir.

On ne pouvait mieux  terminer la journée que par une excursion au tombeau des Anglais. Au sommet du coteau où s'élève la colonne commémorative de la bataille, tous désiraient et voulaient venir se rappeler que 437 ans plus tôt, à pareil jour, là, « furent Françoys et Angloys les uns devant les autres par l'espace de trois heures tousjours en escarmouchant, et pendant ce les Angloys feirenl grands troux et fossez en terre avec dagues et espées devant eulx, afin que ceux qui les assaudroient peussenl tomber eulx et leurs chevaulx sur les dictes dagues et espêes », que sur ces terres, les plus beaux noms de France y combattirent pour la défense de la patrie, qu'ils y rivalisèrent tous de vaillance et d'ardeur, et qu'enfin, après une lutte acharnée, la victoire, chèrement disputée, passa sous nos drapeaux.

C'était là, au même endroit, à la même heure, environ le soleil couchant, où le jeune vainqueur qui avait noblement gagné ses éperons, fut reçu chevalier par le connétable de Richemont, où, là encore, dans ces prairies aujourd'hui si fertiles, quatorze fosses furent ouvertes, les cadavres de 4 774 Anglais, pêle-mêle avec ceux des Français, y furent déposés, vainqueurs et vaincus de la grande journée de Formigny, attendant dans la même tombe l'éternel réveil.  

 

Février 1888  -  Conseillers quêteurs.  -   Il y a quelques mois, deux conseillers municipaux de Formigny se mettaient en campagne pour recueillir des fonds destinés à couvrir les frais d'une installation télégraphique. Ils disaient « C'est pas pour des prunes, c'est pour des.… pêches que nous quêtons ». Le mot était drôle, le but était louable, aussi réussirent-ils. La première dépêche a été lancée par le citoyen qui avait donné le branle en s'inscrivant pour 50 fr. Puis, on s'offrit réciproquement le vin d'honneur.  

Aujourd'hui, les souscripteurs demandent si la souscription a produit trop ou pas assez. Dans ce dernier cas, qui a comblé la différence ?  Dans le premier, où les fonds restants ont-ils été déposés ?

 

Mars 1888  -  Mauvais mouvement.  -  Samedi dernier, vers trois heures et demie, M. Pierre, vétérinaire à Formigny, se promenait sur la route de Bayeux, lorsqu'il fut rejoint par le cabriolet de M. Le Loutre, huissier, dans lequel celui-ci se trouvait en compagnie d'un clerc et de son crieur habituel. Le crieur, sans doute poussé par une vieille rancune qu'il avait contre M. Pierre, lui asséna un vigoureux coup de fouet-cravache sur le visage, en lui disant : « Tiens, Prussien ! » Pendant deux jours M. Pierre a dû garder le lit. Plainte a été portée.  

 

Avril 1888  -  Avis intéressant.  -  Les voituriers dont les attelages s'embourberont sur le pont Badinguet, dans la traversée de Formigny, sont prévenus qu'ils trouveront gratuitement chevaux et ânes de renfort chez le sieur X..., qui, dans un intérêt électoral, essaiera ainsi de faire oublier ce qui s'est passé d'illégal avant et pendant la construction dudit pont.

 

Juillet 1891 -  Souvenir de la bataille de Formigny. -   Bien en volontiers nous nous associons à l'Écho Bayeusain pour demander que la chapelle élevée sur le champ de bataille de Formigny, soit restaurée et entretenue dans un état plus digne de notre patriotisme et de notre région.

La Normandie joua un grand rôle dans la terrible guerre de Cent Ans, et ce n'est sans doute pas sans un dessein présidentielle que Jeanne d'Arc vint consommer son sacrifice dans notre province. Au moins sa mort n'y resta pas infructueuse et la victoire remportée le 15 avril 1450 mit fin  pour toujours à la domination étrangère : nous étions biens français et nous étions préservés du protestantisme qui, un siècle plus tard nous aurait sans doute été imposé par l'Angleterre. Pourquoi ce jour ne serait-il pas fêté, comme il l'était autrefois : cette date n'est-elle pas plus glorieuse et plus patriotique que celle du 14 juillet. 

 

Mars 1901  -  Découverte d'un cadavre.  -  Le 19 mars au matin, on a trouvé dans le fossé de la route nationale le cadavre d'une femme qui d'après quelques papiers trouvés dans sa poche a été reconnue pour une nommée Pélagie Mauger, femme Lepetit, né à Carentan en 1849. Elle était sortie de la veille de la prison de Bayeux et avait sur elle 9 sous : d'après les constatations du docteur Brée de Trevières, elle a succombé à une congestion produite sans doute par le froid.  

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de  l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église ; Lion-sur-mer : Clocher de l'église ; Lisieux : Église Saint-Pierre, Église Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Féves, Maison dite " le manoir de salamandre ", rue aux Féves. Maison dite " le manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-Boucherie,  etc 

 

Mars 1915  -  Certificat d’études.  -  Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a décidé, par une mesure exceptionnelle, d'ouvrir l'examen dans sa session normale à tous les enfants qui atteindront l'âge de 12 ans, le 31 décembre prochain.

 

Mars 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  On ne dira pas que le Bonhomme Normand n'est pas un bon prophète, puisque son Almanach annonçait de la pluie et du vent pour les fêtes de Pâques.  Malheureusement, ses pronostics pour la suite du mois ne sont pas non plus très bons. Heureusement que, suivant le vieux dicton : Jamais pluie de printemps n'a passé pour du mauvais temps.

 

Avril 1915  -  Une mère qui étrangle son enfant.  -  En février dernier, on découvrait, dans le puits d'une maison inhabitée, à Formigny, le cadavre d'un nouveau-né, du sexe masculin. On soupçonna aussitôt une domestique de la localité, Maximilienne Onfroy, veuve Simon, 40 ans, déjà mère de sept enfants. Elle avoua, mais prétendit que l'enfant était venu mort. L'enquête démontra, au contraire, qu'il avait été étranglé. Jusqu'à la mort de son mari, la veuve Simon eut une conduite irréprochable et éleva bien ses enfants. C'est ce qui lui a sans doute valu l'indulgence du jury, qui l'a acquittée.

 

Mai 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  Un maître orage s'est déchaîné mardi sur notre région. Les détonations électriques se succédaient avec une violence extraordinaire et la pluie tombait « d'abat ». En beaucoup d'endroits, la grêle a endommagé les fleurs des poiriers et autres arbres fruitiers. Cette perturbation un peu subite et inattendue est-elle causée par les commotions anormales que propagent, dans l'air, les canonnades et les explosions ?  

 

Mai 1917  -  Pour deux ‘Bettes ».  -  La jeune Eugénie Lancre, 12 ans, de Formigny, ayant reçu deux gifles, qu'elle n’avait peut-être pas volées, sa mère, la femme Lancre, 52 ans, télégraphia aussitôt au Parquet de Bayeux que sa fille venait d'être « assassinée ». Les gendarmes furent aussitôt dépêchés à Formigny, ou, après avoir constaté que les faits avaient été sensiblement exagérés, ils dressèrent procès verbal contre la femme Lancre, pour déplacement injustifié. La bonne femme n'en est pas encore revenue.

 

Août 1924  -  Inauguration d’un monument.  -  Un monument aux soldats morts pour la France va être placé par les soins de la Municipalité au carrefour des routes, en face la mairie, sur un terrain offert par M. Rauline, maire. Il se composera d'une belle pyramide en granit de Vire avec attributs, surmontée du coq gaulois. L'inauguration est fixée au dimanche 28 septembre 1924. La souscription pour cette dépense importante reste ouverte et les personnes qui s'intéressent à cette œuvre patriotique et qui n'ont pas encore souscrit, sont priées d'adresser leur offrande à la mairie de Formigny.

 

Septembre 1924  -  Inauguration de monument.  -  Le dimanche 28 septembre aura lieu à Formigny l'inauguration du monument élevé à la mémoire des Enfants de la Commune tombés au champ d’honneur.

Cette cérémonie sera sous la présidence de MM. Aubert, sous-préfet de Bayeux représentant le Gouvernement de la République, Henry Chéron, Boivin, Champeaux, sénateurs du Calvados ; Engerand, Blaisot, Fr. Gérant, députés ; Baron Gérard, vice-président du Conseil général.
A 11 heures (légale), Réception à la Mairie des Autorités et des Anciens Combattants.

A 11 h. 1/4. Défilé à l'Église.

A 11 h. 1/2.  Messe de Requiem.
A 12 h. 1/2. Banquet par souscription offert aux anciens combattants.

A 15 heures, Vêpres, Allocution de M. le Chanoine Basley, doyen de Saint-Jean de Caen, aumônier du 3e Corps d'Armée. Croix de guerre. Salut solennel.
A 16 heures, Bénédiction du monument par M. le chanoine Guérin, doyen de Trévières.
La Chorale de Trévières et la « Cécilienne du Breuil prêteront leur concours.

 

Mars 1925  -  Le maire est élu conseiller général du canton. -  M. Rauline, maire de Formigny, conseiller d'arrondissement, candidat d'Union Nationale républicaine, a été élu dimanche conseiller général de Trevières par 881 voix.  

M. Rauline avait comme concurrent M. Meslier, candidat indépendant. Le nouveau conseiller général du canton de Trevières, qui succède au baron Gérard, est maire de Formigny depuis 32 ans. Il s'est spécialement occupé des questions agricoles et est notamment vice-président du Comice bovin Bayeux-Trevières, l'une des plus importantes manifestations d'élevage de Normandie. Il est également président du Syndicat d'électrification de Trevières,

 

Mai 1925  - Coups.  -  M. Pierre Barbey, 56 ans, propriétaire à Isigny-sur-Mer, se trouvant le 1er mai, à Trévières, s'est plaint à la gendarmerie d'avoir été frappe à la figure par la dame Heulin, née Lecomte Marie 27 ans, cultivatrice à Formigny. Celle-ci nie.  

Décembre 1939  -  Arrestation.  -  Émile Tanquerel, 59 ans, journalier à Formigny, qui s'était vu condamner, le 8 août, par le tribunal correctionnel de Bayeux, à 8 jours de prison. pour ivresse en récidive, a été arrêté par les gendarmes de Trévières et conduit à la prison de Caen.

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Evrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de Gonneville-sur-Mer ; Arthur Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été ordonnés prêtres le 29 juin 1892.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00.

 

Décembre 1942   -   Fait divers.   -   Un violent incendie, dont les causes paraissent accidentelles, s'est déclaré un soir dans les locaux de la ferme de M. Alphonse Bihel, cultivateur à Formigny, près du calvaire. Contigus à la maison d'habitation, ces deux vastes hangars de 6 x 20 mètres étaient recouverts de 2 greniers contenant une forte réserve de foin et de sarrasin. C'est dans ces récoltes que le feu a pris naissance. Tout a été détruit. Les dégâts s'élèvent à 185 000 francs.

50.  Environs de Bayeux

FORMIGNY  -  Monument élevé en souvenir de la victoire

remportée sur les Anglais en 1540

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