UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FORMIGNY

Canton de Trevières

Les habitants de la commune de Formigny sont des  ....


1823  -  L'Union.  -  Formigny (487 habitants) absorbe Véret (70 habitants), au nord-ouest du territoire. En 1858, Engranville (228 habitants) est partagée entre Formigny — l'essentiel du territoire — et Trévières.

 

Août 1840   -   Conseil d’arrondissement.  -  Mû par ces principes, le conseil d'arrondissement de Bayeux s'est réuni le 25 juillet dernier, en conséquence de l'ordonnance du roi en date du 6 du même mois.

Après s'être constitué, il a immédiatement commencé ses travaux ainsi qu'il suit :

La route royale de Paris à Cherbourg, N° 13, a donné lieu à l'expression des vœux suivants :

1° Que le pont de Formigny soit reconstruite neuf.

2° Une celui de la Cambe soit remplacé par un autre, dont les dimensions offriraient toutes les conditions de sûreté, et que les rampes qui conduisent à ce pont soient rectifiées de manière à prévenir les accidents auxquels les voyageurs sont journellement exposés.

3° Que le prolongement de la traverse d'Isigny, vers Carantan, soit ou convenablement pavé, avec établissement de cassis, pour faciliter l'écoulement des eaux, ou macadamisé.

En demandant, en outre, les réparations du pavé dans la traverse de Bretteville, le conseil a insisté pour que le système d'établissement de banquettes le long des chaussées élevées soit complété.

Le Conseil ne pouvait pas perdre de vue une réclamation vivement appuyée par les départements du Calvados et de la Manche, relative à la suppression de tout péage au passage du pont du Vey.

En effet, l'élévation du tarif porte un grand préjudice aux intérêts de l'agriculture. Le commerce, de son côté, éprouve aussi un préjudice incontestable par suite des mesures qu'ont prises les administrations des messageries et des diligences qui, pour se soustraire à un péage ruineux, ont adopté pour l'aller et le retour de Paris à Cherbourg, la ligne de Bayeux à Saint-Lô. ( Source : L’Indicateur de Bayeux.)  

 

Mai 1841   -   Assises du Calvados.  -  La session qui s'est ouverte le lundi 10 mai, est plus remarquable par le nombre que par la gravité des affaires soumises au jury. Voici l'analyse des premières accusations et condamnations prononcées :

— Guillaume Le Coustellier, à Aignerville, et Mouillard, jardinier, ont été condamnés à 7 ans de réclusion sans exposition, pour avoir commis deux vols d'argent et d'effets, l'un à Englesqueville, l'autre à Formigny, en avril et octobre 1840. (Source  : L'Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1841   -   Rétablissement de la chapelle de Formigny.   -    Nous apprenons avec un vif intérêt que l'ancienne chapelle de Formigny va être enfin restaurée et livrée au culte. Le roi, d'après les démarches actives et sur la demande spéciale du M. Albert, député, vient d'envoyer un architecte pour s'occuper des travaux nécessaire à la réparation de ce monument, d'un souvenir si précieux pour l'histoire.

La fondation de cette chapelle date de l'époque de la fameuse bataille de Formigny , livrée le 15 avril 1450. Le jeune duc JEAN DE BOURBON, COMTE DE CLERMONT, qui était venu y faire ses premières armes, se conduisit vaillamment et fut fait chevalier. C'est alors que ce jeune prince fit le vœu de fonder une chapelle sur le lieu qui avait été témoin de son courage et de sa gloire, mais il ne put mettre son projet à exécution que 35 ans après la bataille et ce fut par un acte publié au mois d'avril 1486, qu’il déclara fonder une chapelle en l'honneur de MONSIEUR SAINT-LOYS, CHEF ET PROTECTEUR DU ROYAUME DE FRANCE, en reconnaissance de la victoire qu'il avait remportée.

La chapelle fut en effet construite sur le ruisseau auprès duquel avait eu lieu l'action décisive de la bataille, et deux chapelains devaient y célébrer alternativement une messe pour les victimes de cette journée.

Cette fondation fut sanctionnée par lettres patentes de Charles VIII. A l'époque de la révolution la chapelle de Formigny fut vendue comme bien national et depuis elle fut rachetée par un riche propriétaire des environs, M. Duny qui vient d'en faire l'offre bénévole au gouvernement. On ne saurait trop prodiguer d'éloges à une conduite aussi désintéressée, et qui du reste a été appréciée dignement par tous les amis de la science et de l'histoire.

Il était fâcheux que dans un siècle où l'on cherche à éterniser par tous les moyens possibles la gloire nationale, personne n'eût encore songé à perpétuer par un monument le souvenir de la victoire qui chassa à tout jamais l'Anglais de notre patrie…

Deux hommes avaient essayé déjà de réparer cet oubli, le premier est M. Lambert qui dans un excellent mémoire a su rappeler convenablement les faits d'armes de nos pères, le second est M. de Caumont qui fit graver il y a quelques années une inscription pour perpétuer la mémoire du même fait, que le rétablissement de la chapelle de Formigny va consacrer encore d'une manière plus digne et plus durable. (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -    Quoiqu'on n'ait pas ou encore à s'apercevoir dans notre pays des grandes chaleurs de l'été, on nous signale de divers points de notre arrondissement, plusieurs cas d'hydrophobie qui doivent appeler la sérieuse attention des autorités locales et de la police sur les chiens vagabonds. 

Nous ajouterons que de leur côté, les propriétaires de ces chiens doivent veiller avec soin à ce que ces animaux soient constamment contenus et muselés de la bonne exécution des règlements, de la part des agents de la police comme des habitants, naîtra pour tous une utile garantie contre de déplorables accidents.  (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -     Lundi, à la foire Formigny, un grand nombre de bestiaux se sont bien vendus : les petits chevaux ont été seuls recherchés, ceux de la grande espèce n'ont guère trouvé d'acheteurs. Par contre, il s'est fait une grande consommation de homards par les nombreux amateurs que la chair de ce crustacé, si commun à cette foire, avait affriandés des divers points de notre arrondissement. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Août 1841   -   Conseil général.   -   Le conseil général appuie auprès du gouvernement les justes réclamations du conseil d'arrondissement de Bayeux, tendant à obtenir, sur la route royale n° 13 de Paris à Cherbourg :

1° l'achèvement des travaux de consolidation du pont de Surrain.

2° la construction d'un pont neuf à Formigny.

3° la réparation de la chaussée pavée dans la traversé d'Isigny.

4° la réparation de la traverse des bourgs et villages, quelque soit le système qu'on y adopte.  (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Juin 1842  -   Nouvelles locales.   -   La cour de cassation vient de résoudre une question qui intéresse vivement les populations maritimes de notre pays.

Elle a décidé que l'arrêt du conseil du roi dit 24 mars 1787, qui défend, sous des peines fort graves aux pêcheurs de la côte de Normandie d'apporter dans nos ports des harengs pêchés par des navires étrangers, était aboli et qu'il n'y avait lieu, dans l'état actuel de la législation, de prononcer aucune peine pour contravention à cette ancienne prohibition. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Juillet 1842  -   Nouvelles locales.   -   La foire St-Martin à Formigny a été favorisée hier par un temps superbe. L'affluence des promeneurs et des acheteurs était moins nombreuse que  les autres années, soit que l'excessive chaleur de la température aient effrayé les amateurs, ou, ce qui est commun à toutes les foires, que l'importance de celle-là ait sensiblement diminué.

Les chevaux et les laines ont tenu un prix élevé, il n'est pas jusqu'aux homards, qui sont à cette foire en grande abondance, qu'on n'ait pu obtenir qu'à prix d'argent, aussi grand nombre sont-ils restés sans être vendus. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Octobre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Melle Herbeline, entreposeuse des lettres à la résidence de Formigny, vient d'être nommée, par création d'emploi,  distributrice de l'administration des postes au même lien. (source : L’Indicateur de Bayeux) 

 

Mars 1843   -  Police correctionnelle.   -   Audience du 14 mars.   -   Trois mendiantes de la commune de Canchy, la femme Jacques Lamarre, dit Le Comte, la femme Jean Le Comte et la femme Jean Siméon, ont été condamnées chacune en 2 mois d'emprisonnement pour vol d'une dinde au préjudice de M. Jacques Le Petit, propriétaire à Formigny, hameau de Véret. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Mai 1843   -  Nouvelles locales.   -   Le mauvais temps qui dure depuis un mois est préjudiciable aux céréales ; déjà sur notre marché le blé a un peu renchéri et le pain a subi une augmentation de 5 centimes par kilog. Il est vrai que les blés des fortes terres ont gagné plus en herbe qu'en épi, en plusieurs endroits ils sont déjà même couchés. Toutefois, il suffirait de quelques jours de beau temps pour réparer le mal.

Les foins auraient aussi besoin d'un temps sec ; dans beaucoup de prairies ils jaunissent par le pied.

Les colzas se présentent bien cependant, et tout annonce que cette denrée aura une bonne année.

On nous écrit du pays d'Auge que les pommiers offrent les plus belles espérances ; il y a longtemps même qu'on n'avait cru à une récolte aussi abondante ; déjà le cidre a subi une certaine baisse, et dans nos faubourgs hors-barrière on le donne à 20 centimes le double-litre. (Haro ) (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1843   -  Chronique des Assises.   -   La 2e session des assises du Calvados s'est ouverte, lundi 15 mai, sous la présidence de M. Regnault. Les quatre premières audiences, dont nous donnons l'analyse succincte, ont déjà offert un certain nombre d'affaires concernant notre arrondissement. Après les préliminaires d'usage, les débats ont commencé.

— Une accusation grave pèse sur la tête de Lafosse. Lafosse n'a pas encore atteint l'âge de 50 ans, et il a déjà été deux fois repris de justice.

Le 24 janvier dernier, il rentra vers minuit au domicile de son père, commença par briser l'assiette qui avait servi à son souper, puis prenant un essieu de brouette et une pelle à feu, il brisa ces deux ferrements à frapper sur les meubles, Armé d'un couteau, il s'approche enfin du lit où le vieillard était couché, saisit son père par les cheveux, le jette à bas du lit et le menace en le frappant de lui couper le cou et de le jeter par la fenêtre.

Des voisins accourus au bruit parvinrent à mettre ce forcené à la porte, qui, malgré tous ses efforts, ne put rentrer dans la maison. Il a été condamné à quatre années d'emprisonnement.

— Un fagot distrait du hangar de son maître, de la farine renfermée dans une toile d'oreiller placée dans une paillasse, tels sont les griefs formant l'accusation portée contre Évrard, domestique chez M. Paysant, propriétaire à Formigny. Évrard s'est fait justice tout d'abord en reconnaissant sa culpabilité. Une année d'emprisonnement a été prononcée contre lui.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1843   -  Nouvelles locales.   -   Dans la nuit du 13 au 14, un vol d'argent a été commis au préjudice du sieur Antoine Cornavin, de la commune de Formigny. L'auteur de ce vol n'est point encore connu. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Octobre 1843   -  Police correctionnelles.   -   audiences des 23 et 25 septembre.    Le temps des vacances n'enlève pas aux débats correctionnels de notre tribunal, leur aliment accoutumé ; les délits de chasse, de pêche, de violences et les vols suivent leur cours ; on doit croire même d'après le nombre des arrestations opérées dernièrement sur mandats d'arrêt, que MM. les magistrats de notre parquet sont plus occupés que jamais. Voici le résumé des deux dernières audiences correctionnelles, qui n'avait pu trouver place dans notre dernier numéro :

Le nommé Jean Vallée, domestique à Reviers, avait acheté chez le sieur Langlois, mercier à Colombiers-sur-Seulles, diverses marchandises, et il semblait peu d'humeur à vouloir les payer. A ce premier tort, il en joignit bientôt un autre, en exerçant le 18 juillet dernier, sur son créancier, qui lui réclamait le prix de sa fourniture, des violences et mauvais traitements. Vallée subira pour ces faits six semaines d'emprisonnement.

   Un genre d'escroquerie qui s'exerce fréquemment dans nos campagnes amenait au banc correctionnel, la veuve Dupart, de Formigny, laquelle a été convaincue d'avoir volé une  certaine quantité de lait, au préjudice de M. Lavalley, en trayant les vaches à lui appartenant.

Cette coupable industrie, dont il est souvent difficile de surprendre les auteurs, a valu à la femme Dupart la juste sévérité du tribunal qui l'a condamnée en six mois de prison.

(source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Décembre 1843   -  Nouvelles locales.   -    Le 3 de ce mois, le nommé Lair, journalier, avait trouvé le cadavre d'un enfant, dans le jardin du nommé Pierre Talvast, journalier à Engranville.  (Engranville a été supprimé en 1858. Elle a été partagé entre Formigny et Trevières).

La justice s'est transportée sur les lieux, mardi dernier, accompagnée de M. le docteur Le Paulmier qui a constaté que la mort de l'enfant avait été le résultat d'un meurtre. Talvast, sur lequel planait des soupçons, et qui à l'approche des gendarmes avait tenté de s'évader, a été arrêté. Il a du reste avoué être l'auteur du crime.

  Le 20 de ce mois, un jeune homme âgé de 25 ans, nommé Hamelin, a été trouvé sans vie sur la route, près de Lison. Ce jeune homme a succombé par suite d'une maladie de poitrine, dont il était atteint depuis quelque temps. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Avril 1844   -  Police correctionnelle.  -   Audience du 20 mars.

   Le nommé Victor Aze, de Formigny, comparaissait sous l'accusation d'un vol commis au préjudice de M. Lepégoix, propriétaire et adjoint de la même commune. Reconnu coupable, Aze a été condamné en trois mois d'emprisonnement.

   Une condamnation en 15 jours de la même peine a été prononcée contre Marie-Anne Martin, journalière, demeurant à Isigny, hameau de la Madelaine, convaincue de vol de bois commis sur la propriété de Mme de Mathan.

   Pour s'être portée à des voies de fait envers Joséphine Colleville, Madelaine Cottard s'est vue infliger une amende de 1 franc et les dépens.

  Le tribunal a prononcé l'acquittement de Révérend Cosne, propriétaire au Vernay, qu'une prévention de vol amenait sur le banc correctionnel.

   Pierre-Frédéric Gratteplanche, fileur de laine, sans domicile fixe, avait à répondre à une accusation de délit de mendicité avec menaces et de vagabondage. Le tribunal usant d'une juste sévérité envers ce coupable d'une dangereuse espèce, l'a condamné en un an et un jour d'emprisonnement. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Décembre 1846   -  Cour d'assises du Calvados.  -   Fouques, Lucien, âgé de 34 ans, né à Formigny, ex-agent d'affaires â Bayeux, était accusé d'avoir fabriqué une fausse lettre de crédit signée du nom de Chrétien le jeune, son beau-père, cette lettre était destinée à lui faire obtenir des fonds de M. Jeanne, banquier à Saint-Lô, et plus tard deux fausses lettres de change tirées l'une par le sieur David, desservant à la Cambe sur Jacques David, propriétaire à Bayeux, l'autre par le sieur Flaust, maréchal à Formigny, sur Petit, cultivateur à Vierville, Sur ces deux pièces étaient ajoutées les acceptions souscrites Jean David et Lepetit.

Ces traites ayant été négociées chez M. Léon Brunon, furent niées par les souscripteurs prétendus, mais Fouques indemnisa le porteur, M. Brunon, avec lequel il était en compte courant.

L'accusé s'est avoué coupable de la fabrication des traites, mais il a nié être l'auteur de la lettre de crédit, quoique son écriture fût parfaitement reconnue.

L'habile plaidoirie de Me Devalroger, n'a pu faire éviter à son client 5 ans de prison auxquels il a été condamné. ( source : Journal de Honfleur)

 

Septembre 1855  -  Réunion des communes d’Engranville et de Formigny.  -  Le Conseil général, vu une lettre de M. le Sous-Préfet de Bayeux par laquelle il sollicite la réunion d'une partie de la commune d'Engranville à celle de Trévières et de l'autre partie à celle de Formigny.

Les délibérations des Conseils municipaux d'Engranville, Trévières et Formigny, et le rapport de M. le Préfet, considérant que la commune d'Engranville ne possède que 217 habitants, 587 hectares de territoire, et n'a que 1 013 fr. 44 c. de revenus ordinaires, qu'elle est réunie pour le culte et l'instruction primaire à Formigny, qu'elle ne possède aucun établissement public et  que sa suppression doit être considérée comme un acte de bonne administration, que partie de ses habitants, en s'opposant au projet de réunion, demandent que dans le cas où cette réunion aurait lieu, elle s'opère en entier avec la commune de Formigny.

La seule question sérieuse est donc de savoir si Engranville doit être divisé entre Trévières et Formigny, ou réuni à cette dernière commune seulement. 

Les communes d'Engranville et de Formigny sont déjà réunies depuis plus de 50 ans pour l'instruction primaire et pour le culte, que conséquemment les habitants des deux communes ont eu de fréquents rapports, qu'ils paraissent vivre dans une intelligence parfaite, que les affections et les habitudes de la population d'Engranville doivent être nécessairement là où se trouvent leur église, leur cimetière et l'école que leurs enfants fréquentent, que le partage des communes engendre presque toujours des rivalités et des complications administratives.

Il est d'ailleurs à désirer que Formigny, dont le nom rappelle un souvenir glorieux, acquière toute l'importance qu'il est équitablement possible de lui donner.

Trévières possède déjà 1 070 habitants, que les communes réunies d'Engranville et de Formigny n'en posséderaient que 769. Trévières , qui est dans les meilleures conditions d'existence, n'a pas besoin d'adjonctions pour faire face à des nécessités administratives, puisque ses revenus ordinaires sont de 10 048 fr. 65 c, que Formigny réuni à Engranville ne sera encore qu'une commune fort ordinaire, qu'elle n'aura que 5 435 fr. 04 c. de revenus ordinaires, et pourra à peine supporter les charges de sa position, notamment celles que lui impose la création d'un vicariat établi dans le but de conserver la chapelle Saint-Louis, et de perpétuer ainsi le souvenir d'une gloire nationale.

La rivière d'Aure forme une limite naturelle entre Engranville et Trévières, qu'aucun obstacle territorial ne s'oppose donc à la réunion de la première de ces communes à Formigny, et est d'avis que la commune entière d'Engranville, soit réunie à celle de Formigny, et que les deux communes réunies portent le nom de Formigny.

 

Février 1868   -   Un accident.   -   Le 2 de ce mois, vers 10 heures du soir, la nommée Dutout Marienne, âgée de 42 ans, demeurant à Formigny, a été trouvée noyée dans un ruisseau qui longe le chemin vicinal conduisant à son domicile.

La levée du cadavre a fait connaître que cette mort était accidentelle et qu'elle avait été occasionnée par une attaque d'épilepsie, maladie à laquelle cette femme était sujette.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  A votre bon cœur.   -  On se rappelle que le village de Bazeilles a été complètement incendié par les Prussiens dans les journées des 1, 2 et 3 septembre 1870. Sur les 2.200 habitants de Bazeilles, 89 ont été fusillés, noyés ou brûlés, et plus de 200 ont succombé aux mauvais traitements qu'ils avaient reçus. 450 habitations ont été incendiées. De l'église, du presbytère, de la maison commune, des écoles et de la salle d'asile, il ne reste plus rien.

M. Misset, curé de Bazeilles, autorisé par l'archevêque de Reims, fait appel à la charité publique pour pouvoir reconstruire l'église et l‘école. Nous engageons tous ceux de nos lecteurs qu'une si grande infortune a touchés, à adresser leurs offrandes à Bazeilles, soit à M, le maire soit à M. l'abbé Misset. 

 

Juillet 1872   -  Accident de voiture.   -  Un accident de voiture est arrivé à Formigny, canton de Trévières, le 12 de ce mois. Le nommé Pierre-Louis Lepley, âgé de 58 ans, charpentier à Formigny a été renversé par la voiture du sieur François Leroux, jardinier à Englesqueville, la roue lui a passé sur le corps. Relevé aussitôt et transporté à son domicile, on a constaté des lésions graves qui l'obligeront à garder le lit pendant quelques jours.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires  assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   La lune rousse.   -  La lune rousse a été précédée de gelées blanches qui ont particulièrement atteint les pays vignobles, aussi une hausse sensible est-elle signalée sur les  vins de toute espèce. Dans nos contrées, les abricotiers, les pêchers et les pruniers ont fort souffert, les poiriers ont également été atteints, les pommiers, ne paraissent pas avoir; trop souffert. Les touffes de pommes de terre sont noircies et se flétrissent, la{récolte sera, donc retardée et diminuée, les petits pois, sont détruits en bien des endroits. Dans la grande culture sauf les colzas, rien n'a été sérieusement  atteint.

 

Avril 1873   -   Incendie.   -  Un incendie a éclaté en la commune de Formigny, près Bayeux, dans la ferme exploitée par M. Pierre Le Rossignol, appartenant à M. Georges Villers. Le feu avait été communiqué par la cheminée à la toiture de paille. 40 mètres de toitures ont été détruits. On a pu préserver les chambrés. La perte est de 7 000 fr.

 

Juillet 1874   -   Accident.  -  Mercredi, près le calvaire de Formigny, canton de Trévières, le domestique du sieur Coeuret, messager de Caen à Trevières, enlevait un paquet dans sa voiture, quand il s'est pris les pieds dans les guides et est tombé sous la roue. Ce malheureux a eu les deux jambes broyées. L'amputation d'une jambe parait indispensable.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Effet de la chaleur.  -  Les suicides augmentent par le temps qui court : le cerveau s'exalte sous l'influence des rayons solaires, et bien des gens, à l'imagination ardente, qui se désoleraient simplement en temps ordinaire, se jettent à l'eau ou se pendent. Les insolations frappent les travailleurs en pleine campagne, malheur à qui s'endort sous les rayons du soleil.

  On ne saurait aussi prendre trop de précautions contre les mouches charbonneuses qui font, chaque année, au moment des grandes chaleurs, de si nombreuses victimes. Un habitant  de Bois-Jérôme (Eure) vient d'être piqué par une de ces mouches. L'état de ce malheureux homme est désespéré.

 

Juin 1877   -  Information.  -  Le Maire de la commune a l'honneur d'informer le public qu'à partir de cette année, il sera établi, à Formigny, le jour de la foire Saint-Martin, 4 juillet, une louerie de domestiques.  

 

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Secours aux communes.  -  500 fr. à Saint-Germain-le-Vasson, pour la restauration de son église ; 1 500 fr. au Gast, pour l'achèvement de son presbytère ; 500 fr. à Clinchamps-sur-Orne, pour la reconstruction partielle de l'église ; 6 000 fr. à Ouistreham, pour la restauration de son église.

Aux communes de Montchamp, 4 500 fr. pour la construction d'une maison d'école ; de Formigny, 5 000 fr. ; de Cauville 4 500 fr. ; d'Epinay-sur-Odon, 500 fr. 

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux.  Formigny, restauration de l'église d'Engranville. 100 fr.

 

Avril 1882  -  Armée.  -  En ce moment, dans certaines garnisons de notre région, on tire au sort 75 hommes par bataillon, qui sont dirigés sur l'Afrique.

 

Avril 1882  -  Les secours.  -  Le ministre de l'instruction publique a accordé à la commune de Neuilly, un secours de 200 fr., et à celle de Formigny un secours de 300 fr. pour les caisses des écoles.  

 

Mai 1887  -  437e anniversaire de la bataille de Formigny (14 avril 1450).  -  Hier avait lieu, au Val de Formigny, sous l'inspiration du dévoué M. Georges Villers, une petite fête commémorative de la célèbre bataille qui, en 1450, arracha la Normandie au joug anglais.

Nous devons à l'obligeance de l'un de nos amis qui y assistait un petit compte-rendu de cette solennité : le défaut de place nous empêche de le reproduire aujourd'hui.

Nous le donnerons au prochain numéro.

 

Mai 1887  -  Les monuments historiques de l'arrondissement de Bayeux. -  Jeudi dernier, a paru au Journal Officiel, la loi nouvelle sur la conservation des monuments et objets d'art  ayant un intérêt historique et artistique.

A la suite, figurait le tableau de ces monuments et objets. Nous en extrayons le relevé en ce qui concerne l'arrondissement de Bayeux :

Monuments du Moyen-age, de la Renaissance et des temps modernes :

Asnières. — Église. -  Bayeux. — Cathédrale Notre-Dame ; Chapelle du séminaire ; Tapisserie de la reine Mathilde dans la bibliothèque ; Maison dite du Gouverneur, rue Bourbesneur ; Maison rue Saint-Malo, n° 4 ; Maison rue des Cuisiniers, n° 1 ; Maison place de la cathédrale. -  Saint-Loup de Bayeux. — Église. -  Bricqueville. — Église. -  Campigny. — Tour de l'Église  et tombeaux dans la chapelle sud.  -  Colleville-sur-Mer. —  Église.  -  Colombiers-sur-Seulles. — Tour de l'église. -  Etréham. —  Église. -  

Formigny.   Église.

Louvières. —  Église. Marigny. —  Église.Ryes. —  Église. -  Tour. —  Église. -  Ver-sur-Mer. — Tour de l'église.

Dans la partie de la loi concernant les monuments mégalithiques de la Basse-Normandie, on cite le Menhir de Colombiers-sur-Seulles.

 

Mai 1887  -  437e anniversaire de la bataille de Formigny.  -  Jeudi dernier, 14 avril, à l'heure indiquée, les habitants de Formigny se rendaient endimanchés à la chapelle Saint-Louis.

Bâti en 1486, par Jean de Bourbon, comte de Clermont, pour éterniser le souvenir de sa victoire, ce sanctuaire élevé au Dieu des armées est érigé sur le lieu même du grand combat dont l'issue fut décisive. Ce fut, en effet, l'heure de la délivrance de la Normandie qui sonna le 15 avril 1450, en même temps commençait pour la France une nouvelle période de conquêtes, et pour l'Angleterre, l'abaissement de son orgueil, la perle de sa confiance et de son espoir, « Azincourt, dit l'historien Michelet, ne fut plus dans la mémoire des deux nations, la dernière bataille ».

La France n'est ni ingrate, ni oublieuse de son passé. Elle garde un long et profond souvenir des exploits qui ont briller l'honneur de son drapeau et l'ont surtout rendue libre. C'est sous l'influence d'une telle pensée que cette année, une messe commémorative a été célébrée dans la chapelle Saint-Louis de Formigny, pour le repos de l'âme des soldats tombés sur le  champ de bataille. L'expression vive aussi de tout sentiment patriotique ne trouve aucune âme qui lui reste fermée. Aussi M. G. ViIlers, promoteur de cette cérémonie, s'est-il acquis promptement le concours de tous.

A 10 heures 1/2, une foule nombreuse, évaluée à 400 personnes et dont la moitié seule pouvait pénétrer dans la chapelle, était venue de tous les points de Formigny et des communes environnantes. Plusieurs armures, armes et étendards du temps, décoraient l'intérieur de l'édifice. Le clergé s'est rendu processionnellement de l'église paroissiale au lieu de la cérémonie. Aussitôt l'office religieux a commencé.

Une messe a été célébrée par M. le curé de Formigny, assisté de M. le curé d'Aiguerville. Par intervalle, des chants harmonisés de la Messe des Morts ont été exécutés par quelques amateurs de Bayeux, sous la direction de M. Edm. Réquier.

Après la messe, M. le célébrant à adressé aux fidèles une allocution où les plus purs sentiments patriotiques s'alliaient complètement aux pensées religieuses. Enfin, la cérémonie s'est terminée par le Te Deum, chant toujours consacré à célébrer nos victoires nationales.

A midi, un banquet réunissait les membres du conseil municipal, du conseil de fabrique, plusieurs notables de la paroisse et les amateurs venus de Bayeux pour prêter leur concours à la fête.

Dans un discours tout vibrant de patriotisme, le promoteur de cette fêle a fait revivre dans les esprits, avec le talent qu'on lui connaît et une grande élévation de pensées, l'action mémorable dont on célébrait le souvenir.

On ne pouvait mieux  terminer la journée que par une excursion au tombeau des Anglais. Au sommet du coteau où s'élève la colonne commémorative de la bataille, tous désiraient et voulaient venir se rappeler que 437 ans plus tôt, à pareil jour, là, « furent Françoys et Angloys les uns devant les autres par l'espace de trois heures tousjours en escarmouchant, et pendant ce les Angloys feirenl grands troux et fossez en terre avec dagues et espées devant eulx, afin que ceux qui les assaudroient peussenl tomber eulx et leurs chevaulx sur les dictes dagues et espêes », que sur ces terres, les plus beaux noms de France y combattirent pour la défense de la patrie, qu'ils y rivalisèrent tous de vaillance et d'ardeur, et qu'enfin, après une lutte acharnée, la victoire, chèrement disputée, passa sous nos drapeaux.

C'était là, au même endroit, à la même heure, environ le soleil couchant, où le jeune vainqueur qui avait noblement gagné ses éperons, fut reçu chevalier par le connétable de Richemont, où, là encore, dans ces prairies aujourd'hui si fertiles, quatorze fosses furent ouvertes, les cadavres de 4 774 Anglais, pêle-mêle avec ceux des Français, y furent déposés, vainqueurs et vaincus de la grande journée de Formigny, attendant dans la même tombe l'éternel réveil.  

 

Février 1888  -  Conseillers quêteurs.  -   Il y a quelques mois, deux conseillers municipaux de Formigny se mettaient en campagne pour recueillir des fonds destinés à couvrir les frais d'une installation télégraphique. Ils disaient « C'est pas pour des prunes, c'est pour des.… pêches que nous quêtons ». Le mot était drôle, le but était louable, aussi réussirent-ils. La première dépêche a été lancée par le citoyen qui avait donné le branle en s'inscrivant pour 50 fr. Puis, on s'offrit réciproquement le vin d'honneur.  

Aujourd'hui, les souscripteurs demandent si la souscription a produit trop ou pas assez. Dans ce dernier cas, qui a comblé la différence ?  Dans le premier, où les fonds restants ont-ils été  déposés ?

 

Mars 1888  -  Mauvais mouvement.  -  Samedi dernier, vers trois heures et demie, M. Pierre, vétérinaire à Formigny, se promenait sur la route de Bayeux, lorsqu'il fut rejoint par le cabriolet de M. Le Loutre, huissier, dans lequel celui-ci se trouvait en compagnie d'un clerc et de son crieur habituel. Le crieur, sans doute poussé par une vieille rancune qu'il avait contre M. Pierre, lui asséna un vigoureux coup de fouet-cravache sur le visage, en lui disant : « Tiens, Prussien ! » Pendant deux jours M. Pierre a dû garder le lit. Plainte a été portée.  

 

Avril 1888  -  Avis intéressant.  -  Les voituriers dont les attelages s'embourberont sur le pont Badinguet, dans la traversée de Formigny, sont prévenus qu'ils trouveront gratuitement chevaux et ânes de renfort chez le sieur X..., qui, dans un intérêt électoral, essaiera ainsi de faire oublier ce qui s'est passé d'illégal avant et pendant la construction dudit pont.

 

Juillet 1891 -  Souvenir de la bataille de Formigny. -   Bien en volontiers nous nous associons à l'Écho Bayeusain pour demander que la chapelle élevée sur le champ de bataille de Formigny, soit restaurée et entretenue dans un état plus digne de notre patriotisme et de notre région.

La Normandie joua un grand rôle dans la terrible guerre de Cent Ans, et ce n'est sans doute pas sans un dessein présidentielle que Jeanne d'Arc vint consommer son sacrifice dans notre province. Au moins sa mort n'y resta pas infructueuse et la victoire remportée le 15 avril 1450 mit fin  pour toujours à la domination étrangère : nous étions biens français et nous étions préservés du protestantisme qui, un siècle plus tard nous aurait sans doute été imposé par l'Angleterre. Pourquoi ce jour ne serait-il pas fêté, comme il l'était autrefois : cette date n'est-elle pas plus glorieuse et plus patriotique que celle du 14 juillet. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  Tentative de viol.  -   Jeudi dernier, une tentative de viol a été commise sur la nommée Olivia Allix, servante à Formigny, par un individu de Sainte-Honorine-des-Pertes.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Vol de deux brebis.  -  Les époux Jeanne, journaliers, se rendant chez leurs parents, dans la voiture de leur patronne, aperçurent, à Formigny, un troupeau de brebis, appartenant à M. Larquemin. Ils en prirent deux, sans être aperçus, mais l'une de ces pauvres bêtes, voyant devant elle ses petits agneaux, voulut sauter de la voiture pour courir après, dans sa chute, elle se cassa la cuisse. Les époux Jeanne l'ont vendue au sieur Onfroy, boucher à Ecrammeville, pour la somme de 12 fr. Les époux Jeanne ont été arrêtés. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1893  -  Bombes incendiaires.  -  Un de nos confrères annonce qu'un sieur P…..., de Formigny, octogénaire, aurait été arrêté pour détention da bombes incendiaires. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Gare la bombe.  -  Nous avens annoncé l'arrestation d'un vieillard de Formigny, pour détention de bombe incendiaire. C'est un sieur Prempain, 83 ans. Désirant se venger d'un de ses voisins, auquel il en voulait depuis une dizaine d'années, il avait offert à un individu de la commune, moyennant cent sous, de déposer, dans les bâtiments qu'il désignait, un peut sac plein de poudre de mine, auquel il avait adapté une mèche. L'individu remit l'engin entre, les mains du garde champêtre, et  celui-ci, malgré l'offre de Prempain de payer 50 fr. son silence, informa la gendarmerie de Trévières qui a arrêté le vieux bombardier. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  Dans un puits.   -  Vendredi, le sieur Arthur Vallée, de Mandeville, en réparant le puits de la ferme Racoupot, à Engranville-Formigny, a été enseveli sous un éboulement de trois mètres cubes de pierres. Heureusement que la tonne servant à remonter les matériaux l'a empêché d'être écrasé. On accourut et on organisa rapidement le sauvetage. On allait réussir, quand un nouvel éboulement se produisit et manqua d'engloutir un des travailleurs. Personne n'osait plus descendre, lorsque survint le sieur Théophile Feuillet, de Mandeville, qui  examina la situation et se mit rapidement à l’œuvre. Après six heures de travail, il put dégager Vallée, qui fut remonté sain et sauf.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1894  -  Le vélo.   -  L'Académie a parlé. Tout compte fait, sauf de très rares exceptions, hommes et femmes peuvent, sans danger pour leur santé, monter en vélocipède, cet exercice n'est interdit qu'aux personnes atteintes d'une maladie de cœur. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1894  -  Pommes et poires.   -  La récolte varie dans le Calvados. Dans certains endroits, les pommes abondent et les poires sont en moyenne, dans d'autres parties, les poires  sont en abondance et les pommes donnent une demi-année. Quoi qu'il en soit, les pommes ne seront pas chères cette année et il ne faut pas les payer au-dessus de un franc la barattée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1894  -  Vilaine farce.   -  Le sieur Félix Letourneur, entrepreneur à Port-en-Bessin, était allé à Formigny, avec sa femme, pour assister a un dîner offert à l'occasion d'une noce qui avait eu lieu auparavant. Le soir on causait devant la maison, lorsqu’un voisin, voulant faire une bonne farce, chargea son fusil à poudre, et le bourra avec du papier. Il s'avança ensuite, sans bruit derrière les causeurs, et déchargea tout à coup son arme dans la direction du groupe. Aussitôt, M. Letourneur cria qu'il était blessé, et l'on vit le sang couler abondamment d'une plaie à la cuisse. 

La charge, faisant balle, avait traversé la cuisse de part en part. Transporté dans la maison, M. Letourneur y reçut les premiers soins, en attendant l'arrivée du médecin qui a trouvé la blessure très sérieuse. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Accident mortel.  -   Le domestique du sieur Longuet se rendait de Formigny à Lingèvres, conduisant une voiture attelée de deux chevaux de front. Ce jeune homme était accompagné de la demoiselle Adrienne Lemoucheux, 18 ans, sa promise. Tous les deux étaient assis sur deux tonneaux vides. Entre Caen et Bayeux, les chevaux s'emballèrent. La jeune fille perdit l'équilibre et tomba, entraînant son compagnon qu'elle avait saisi par la blouse. Cette malheureuse est  tombée la tête la première sur une des roues, se faisant à la tempe une blessure qui a déterminé la mort immédiate. Le jeune homme, trouvé sans connaissance, en a été quitte, heureusement, pour de légères contusions.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  La neige.  -  Lundi la neige a tombé partout dans le département et le froid a été très vif. Les arbres à fruits ont souffert. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1899  -  Chiens qui n’aiment pas les gendarmes à bicyclettes.  -  Deux gendarmes de Trévières, qui étaient en tournée à bicyclettes à Formigny, ont été attaqués par deux chiens sans colliers. L'un d'eux dut descendre de machine pour éviter un accident. Le propriétaire des ces animaux, qui s'était contenté de les siffler à distance, s'est vu dresser contravention. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1899  -  Déserteur arrêté.   -   La gendarmerie de Trévières a arrêté, à Formigny, Jacques Digne, 23 ans, soldat au 1er régiment d'infanterie de marine à Cherbourg, porté déserteur depuis le 22 juillet. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1900   -   Entre dames.  -  La femme Simon, journalière à Formigny, et la femme Basley, cultivatrice à Surrain, sont deux adversaires acharnées.

L'autre jour, cette dernière a tiré trois coups de revolver sur la femme Simon, qui lui aurait ri au nez, mais elle ne l'atteignit pas. Les deux ennemies se bousculèrent, puis le jeune Goupil, petit-fils de la femme Basley, intervint et, armé d'une faucille, blessa, au genou, la femme Simon qui perdit beaucoup de sang. Une enquête est ouverte sur cette affaire embrouillée. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1900 - Un désespéré. - On a trouvé dans un abreuvoir, près de son habitation, le cadavre du sieur Pierre Mahiet, 70 ans, journalier à Formigny. près Trévières.

La mort de sa femme et l'abandon de ses enfants avaient plongé le malheureux dans la misère. Mahiet, en outre, était atteint d'une maladie de cœur, il avait manifesté souvent l'intention d'en finir avec la vie. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1900   -   Désespoir d’enfant.  -  Le jeune Auguste Folliot, 13 ans, domestique à Formigny, près Trévières s'est pendu à un pommier dans le jardin de ses maîtres, les époux Julien. 

Le nœud coulant se trouvait à environ 80 centimètres du sol et les genoux du malheureux enfant touchaient presque la terre. On ignore les motifs qui ont poussé le jeune Folliot à cet acte de désespoir. Mais, l'idée de se donner la mort, devait être chez lui bien arrêtée, car, il y a cinq semaines environ, il avait tenté de s'étrangler, depuis, il avait déclaré qu'il se porterait un coup de couteau. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Octobre 1900   -   Viandes insalubres.  -  Le sieur Couillard, cultivateur a Ste-Marie-du-Mont, avait vendu un veau au sieur Émile Coueffin, boucher-expéditeur à Formigny, près Trévières. Au moment de l'abatage, le sieur Coueffin s'aperçut que le veau était malsain. 

Un Vétérinaire constata le fait et fit enfouir l'animal, cependant le vendeur n'a pas voulu désintéresser son acheteur. 

— Le tribunal correctionnel de Caen a condamné à 25 fr. d'amende le sieur Eugène Jumel, boucher à Saint-Aubin-sur-Mer, pour avoir conservé de la viande insalubre qu'il devait livrer,  dit-il, à un marchand de suif. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Vols qualifiés.  -  Marie Besnard, 34 ans, demeurant à Formigny, près Trévières, vol de 60 fr. de bijoux à la dame Jame, demeurant à Saint-Laurent-sur-Mer. Condamnation, 2 ans de prison. Défenseur, Me Feltaine.

— Gratien Cornu, 46 ans, journalier à Orbec, vol de 300 fr. d'objets dans la maison de campagne de M. Hue, maire d'Orbec. Cornu est un repris de justice. Il est condamné à 6 ans de réclusion. Défenseur, Me Desmaisons.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Réduction de la durée du service militaire.  -   Il est sérieusement question de réduire la durée du service militaire à deux ans. Cette loi serait précédée d'une autre sur les engagements et les réengagements des sous-officiers et soldats, afin de former des cadres avec des soldats ayant cinq ans de service. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Morte de froid.  -   Le cadavre de la femme Lepetit, née Pélagie Manger, 52 ans, née à Carentan, a été trouvé le matin, à Formigny, près le calvaire, dans un fossé bordant la route nationale. La malheureuse avait succombé à une congestion occasionnée par le froid. Elle sortait de la prison de Bayeux. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1903   -   Vient de paraître.   -   La Normandie délivrée ; Formigny (1417-1450), par le capitaine Paimblant de Rouil, lauréat de l'Institut (académie des sciences morales et politique

s), mémoire récompensé par la Société des sciences, arts et belles-lettres de Bayeux. — En vente à Bayeux, librairie Valette. — Prix, 2 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1903  -   Cheval volé.   -   Un poulain de 18 mois, à M. Chéron, de Formigny, près Trévières, est disparu de l'herbage où il avait été mis. On croit à un vol. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1904  -   Enfant martyr.   -   La gendarmerie de Bayeux s'est rendue à Formigny pour faire une enquête au sujet de sévices graves dont aurait été victime une petite fille de cette commune. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31  décembre 1913, pour le département du Calvados :

Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de  l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune :  Église ; Lion-sur-mer : Clocher de l'église ; Lisieux : Église Saint-Pierre, Église Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Féves, Maison dite " le manoir de  salamandre ", rue aux Féves. Maison dite " le manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-Boucherie,  etc 

 

Mars 1915  -  Certificat d’études.  -  Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a décidé, par une mesure exceptionnelle, d'ouvrir l'examen dans sa session normale à tous les enfants qui atteindront l'âge de 12 ans, le 31 décembre prochain.

 

Mars 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  On ne dira pas que le Bonhomme Normand n'est pas un bon prophète, puisque son Almanach annonçait de la pluie et du vent pour les fêtes de Pâques.  Malheureusement, ses pronostics pour la suite du mois ne sont pas non plus très bons. Heureusement que, suivant le vieux dicton : Jamais pluie de printemps n'a passé pour du mauvais temps.

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Avril 1915  -  Une mère qui étrangle son enfant.  -  En février dernier, on découvrait, dans le puits d'une maison inhabitée, à Formigny, le cadavre d'un nouveau-né, du sexe masculin. On  soupçonna aussitôt une domestique de la localité, Maximilienne Onfroy, veuve Simon, 40 ans, déjà mère de sept enfants. Elle avoua, mais prétendit que l'enfant était venu mort.  L'enquête démontra, au contraire, qu'il avait été étranglé. Jusqu'à la mort de son mari, la veuve Simon eut une conduite irréprochable et éleva bien ses enfants. C'est ce qui lui a sans  doute valu l'indulgence du jury, qui l'a acquittée.

 

Mai 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  Un maître orage s'est déchaîné mardi sur notre région. Les détonations électriques se succédaient avec une violence extraordinaire et la pluie tombait « d'abat ». En beaucoup d'endroits, la grêle a endommagé les fleurs des poiriers et autres arbres fruitiers. Cette perturbation un peu subite et inattendue est-elle causée par les  commotions anormales que propagent, dans l'air, les canonnades et les explosions ?  

 

Mai 1917  -  Pour deux Bettes.  -  La jeune Eugénie Lancre, 12 ans, de Formigny, ayant reçu deux gifles, qu'elle n’avait peut-être pas volées, sa mère, la femme Lancre, 52 ans, télégraphia aussitôt au Parquet de Bayeux que sa fille venait d'être « assassinée ». Les gendarmes furent aussitôt dépêchés à Formigny, ou, après avoir constaté que les faits avaient été sensiblement exagérés, ils dressèrent procès verbal contre la femme Lancre, pour déplacement injustifié. La bonne femme n'en est pas encore revenue.

 

Août 1924  -  Inauguration d’un monument.  -  Un monument aux soldats morts pour la France va être placé par les soins de la Municipalité au carrefour des routes, en face la mairie, sur un terrain offert par M. Rauline, maire. Il se composera d'une belle pyramide en granit de Vire avec attributs, surmontée du coq gaulois. L'inauguration est fixée au dimanche 28 septembre 1924. La souscription pour cette dépense importante reste ouverte et les personnes qui s'intéressent à cette œuvre patriotique et qui n'ont pas encore souscrit, sont priées d'adresser leur offrande à la mairie de Formigny.

 

Septembre 1924  -  Inauguration de monument.  -  Le dimanche 28 septembre aura lieu à Formigny l'inauguration du monument élevé à la mémoire des Enfants de la Commune tombés au champ d’honneur.

Cette cérémonie sera sous la présidence de MM. Aubert, sous-préfet de Bayeux représentant le Gouvernement de la République, Henry Chéron, Boivin, Champeaux, sénateurs du Calvados  ; Engerand, Blaisot, Fr. Gérant, députés ; Baron Gérard, vice-président du Conseil général.
A 11 heures (légale), Réception à la Mairie des Autorités et des Anciens Combattants.

A 11 h. 1/4. Défilé à l'Église.

A 11 h. 1/2.  Messe de Requiem.
A 12 h. 1/2. Banquet par souscription offert aux anciens combattants.

A 15 heures, Vêpres, Allocution de M. le Chanoine Basley, doyen de Saint-Jean de Caen, aumônier du 3e Corps d'Armée. Croix de guerre. Salut solennel.
A 16 heures, Bénédiction du monument par M. le chanoine Guérin, doyen de Trévières.
La Chorale de Trévières et la « Cécilienne du Breuil prêteront leur concours.

 

Mars 1925  -  Le maire est élu conseiller général du canton. -  M. Rauline, maire de Formigny, conseiller d'arrondissement, candidat d'Union Nationale républicaine, a été élu dimanche conseiller général de Trevières par 881 voix.  

M. Rauline avait comme concurrent M. Meslier, candidat indépendant. Le nouveau conseiller général du canton de Trevières, qui succède au baron Gérard, est maire de Formigny depuis 32 ans. Il s'est spécialement occupé des questions agricoles et est notamment vice-président du Comice bovin Bayeux-Trevières, l'une des plus importantes manifestations d'élevage de Normandie. Il est également président du Syndicat d'électrification de Trevières,

 

Mai 1925  -  Coups.  -  M. Pierre Barbey, 56 ans, propriétaire à Isigny-sur-Mer, se trouvant le 1er mai, à Trévières, s'est plaint à la gendarmerie d'avoir été frappe à la figure par la dame Heulin, née Lecomte Marie 27 ans, cultivatrice à Formigny. Celle-ci nie.  

 

Juillet 1936  -  Une auto renverse une femme.  -  Mardi soir, Mme Gayot, coiffeuse à Trévières, suivait à pied, tenant sa droite, la route de Vierville à Formigny. 

Survinrent deux automobiles, l'une se dirigeant dans la même direction que Mme Gayot et conduite par M. Platureau, électricien à Trévières, l'autre allant en sens inverse et conduite par M. Cousin, de Trévières également.

M. Platureau, qui dit n'avoir pu éviter l'accident du fait que M. Cousin tenait insuffisamment sa droite, renversa Mme Gayot qui fut transportée chez elle avec des blessures de la région lombaire et du visage. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1936  -   Un incendie dévaste une ferme.  -  Un grave incendie s'est déclaré près de l'église de Formigny, dans la ferme exploitée par M. Catherine et dont le propriétaire est  M. Longuet, de Saint-Vigor-le-Grand. 

Le feu a détruit complètement toute une aile de bâtiment, longue de près de 80 mètres, dans laquelle étaient entreposés des fourrages et pailles de la dernière récolte. 

Les gendarmes de Trévières organisèrent les premières mesures de préservation en attendant l'arrivée des pompiers de Bayeux, mais l'intervention de ceux-ci, pour rapide qu'elle ait été, ne put permettre que de protéger les autres corps de bâtiment et la maison d'habitation. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1936  -   Un bâtiment est la proie des flammes.  -  Les pompiers de Bayeux étaient alertés sur réquisition de M. Pauline, maire de Formigny : un violent incendie s'était déclaré à une ferme, située près l'église, exploitée par M. Henri Catherine et appartenant à M. Longuet, propriétaire à St-Vigor-le-Grand, route de Caen.

Les gendarmes de Trévières avaient organisé les premiers secours en attendant l'arrivée de la moto-pompe et de vingt sapeurs de Bayeux, sous la conduite du capitaine René et du lieutenants Codanor et Legeay.

Déjà, toute la façade du bâtiment était la proie des flammes, le rôle des pompiers fut donc de couper les deux ailes, préservant ainsi d'un côté la maison d'habitation et de l'autre un  bâtiment d'exploitation.

Le bâtiment incendié, à usage de grange, écurie, pressoir, etc., long de 60 à 70 mètres, contenait de 6 000 à 7 000 gerbes prêtes à battre et environ 15 000 bottes de foin, le fermier  estime son préjudice pour le grain, le fourrage et le matériel à près de 100 000 francs, il serait assuré en partie. Il y a également assurance pour le propriétaire.

La moto-pompe a fonctionné durant 15 heures sans arrêt et c'est seulement à 3 heures ce matin que nos vaillants pompiers ont pu regagner Bayeux.  L'enquête se poursuit pour établir  les causes du sinistre. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Le cheptel calvadosien.   -  L'inventaire des animaux de ferme présents dans le Calvados vient de fournir d'intéressants renseignements.

Il y a dans le département 310 590 bêtes à cornes, dont 3 780 taureaux, 18 190 bœufs, 156 030 vaches, etc...

Pour l'espèce chevaline, on compte 40 650 chevaux, dont 31 700 de trois ans et au-dessus. Il existe 62 810 porcs et 24 460 moutons et agneaux. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Un cadavre dans un fossé.   -   Le cadavre de Mme Maximilienne Oufroy, veuve Levillain, 63 ans, demeurant à Formigny, a été découvert dans le fossé longeant le chemin  dit « Chemin du Mouchet ».

M. Pierre Rauline, maire de Formigny, se rendit sur les lieux, ainsi que les gendarmes de Trévières, chargés de l'enquête. Le docteur Brée, de Trévières, qui a examiné le cadavre, a conclu à une mort accidentelle consécutive à une congestion.

Il est d'ailleurs établi que Mme veuve Levillain avait quelquefois de fâcheuses habitudes d'intempérance et que la veille de sa mort, notamment, elle se trouvait en état d'ivresse.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938   -   Tragique ouverture.   -  L'ouverture de la chasse a été attristée par un accident, d'autant plus pénible que c'est par son propre fils que la victime a été grièvement blessée.

Voici les faits : le matin, vers 11 heures, M. Gidon, cultivateur à Formigny, chassait dans un herbage avec son fils. Ils avaient adopté une pratique sans doute bonne pour atteindre le gibier, mais souvent funeste, comme en voici une fois de plus un exemple.

Ils s'étaient placés chacun d'un côté d'une haie, marchant de conserve sans se voir. Tout à coup, le jeune homme vit quelque chose remuer. Il tira. Hélas ! un cri retentit. C'est son père qui avait reçu les projectiles dans les cuisses, principalement dans la cuisse gauche et dans l'abdomen. Il reçut les premiers secours du docteur Lehoux, de Trévières, qui ordonna son transfert à la clinique de Bayeux.

Là, le docteur Jeanne qui a examiné le blessé, n'a pu, pour l'instant, intervenir en raison de l'état du blessé et il a réservé son diagnostic. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Octobre 1938   -   Deux morts dans un accident de la route.   -   Dans la soirée de dimanche, un terrible accident s'est produit à Formigny, où déjà, vendredi, une cycliste, Mme Hue, de Vierville s'était gravement blessée. 

M. Hondayer, directeur de laiterie à Trévières, venant de Saint-Laurent-sur-Mer, se dirigeait en auto vers Trévières, lorsque sa voiture entra en collision au carrefour de Formigny, près du monument, avec une motocyclette montée par deux hommes, qui suivait la route de Paris à Cherbourg. 

Un des motocyclistes, M. Marie, 24 ans, journalier à Aignerville, fut tué sur le coup. Son camarade, M. Mouillard, 25 ans, atteint d'une fracture du crâne, a été transporté à la clinique de Bayeux, où il est décédé lundi. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Novembre 1938   -  En voulant dépasser un camion, une voiture l’accroche.   -   M. Henri Lerust, 33 ans, entrepreneur de transport à Mouveaux (Nord) circulait en camionnette sur la  route Cherbourg-Paris, se rendant à Caen. Derrière lui venait son employé, au volant d'un camion,  M. Georges Dubreu, 33 ans, chauffeur, demeurant à Mouveaux. Ce dernier se trouvait à environ 50 mètres du véhicule conduit par son patron.

Arrivé à quelques mètres de la chapelle de Formigny, une automobile, pilotée par M. Edmond Richard, demeurant à Longueville, se dirigeant vers Bayeux, doubla le premier camion. Voulant en faire autant du second, M. Richard s'engagea dans la courbe que forme la route à cet endroit. Mais un accrochage se produisit entre les deux voitures, qui eut pour effet de déporter la conduite intérieure, qui alla se jeter dans le fossé.

Ses deux occupants, M. Richard et son gendre, M. Marcel Houguet, 28 ans, cultivateur, demeurant à Deux-Jumeaux, furent légèrement blessés. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Une génisse se jette sur une auto.   -   M. Alphonse Delafontennelle, négociant, demeurant 58, rue Saint-Malo à Bayeux, a porté plainte à la gendarmerie de Trévières contre le propriétaire l'une génisse, venue se jeter sur son automobile, à environ 500 mètres du carrefour de Formigny.

M. Delafontennelle a fait dresser un constat par Me Seutry, huissier à Trévières. Il subit un préjudice de 500 fr. par suite des dégâts causé à son véhicule. Une enquête est ouverte par la  gendarmerie de Trévières. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939   -   Un cycliste heurte la portière d'une auto.  -   Vendredi, vers la fin de l'après-midi, M. Robert Lefebvre, voyageur de commerce d'une maison de Vesoul, se rendait en auto à Isigny. Peu après le monument, au lieu dit « Le Val », il remarqua un groupe de trois cyclistes, MM. Georges Antot, 50 ans, habitant Le Havre, en villégiature à Sainte-Honorine-des-Pertes, son fils Georges, et Louis Tourquetil, soldat au 129e R. I. au Havre, qui se dirigeaient vers Bayeux.

Brusquement, M Antot, père, quitta ses compagnons et obliqua à gauche. Au cours de cette manœuvre, il heurta la portière gauche de l'auto de M. Lefebvre.

Le cycliste, grièvement blessé, a été transporté à l'hôpital de Bayeux où il est décédé.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1939  -  Arrestation.  -  Émile Tanquerel, 59 ans, journalier à Formigny, qui s'était vu condamner, le 8 août, par le tribunal correctionnel de Bayeux, à 8 jours de prison. pour ivresse en récidive, a été arrêté par les gendarmes de Trévières et conduit à la prison de Caen.

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour  les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront  utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de  Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Évrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de  Gonneville-sur-Mer ; Arthur Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été  ordonnés prêtres le 29 juin 1892.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à 'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00.

 

Décembre 1942   -   Fait divers.   -   Un violent incendie, dont les causes paraissent accidentelles, s'est déclaré un soir dans les locaux de la ferme de M. Alphonse Bihel, cultivateur à Formigny, près du calvaire. Contigus à la maison d'habitation, ces deux vastes hangars de 6 x 20 mètres étaient recouverts de 2 greniers contenant une forte réserve de foin et de sarrasin. C'est dans ces récoltes que le feu a pris naissance. Tout a été détruit. Les dégâts s'élèvent à 185 000 francs.

FORMIGNY (Calvados) L'Église - ensemble sud

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