UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FUMICHON

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Fumichonnais, Fumichonnaises

1825  -  Saint-Pierre-de-Canteloup, absorbée en 1825 par Saint-Hippolyte-de-Canteloup.

 

1841  -  L'ancienne commune de Saint-Hippolyte-de-Canteloup a été rattachée partiellement à Fumichon et à Marolles en 1841. Le restant a été supprimé en 1850 au profit de L'Hôtellerie.

 

Avril 1843   -  Nouvelles locales.   -   Nous n'avons que trop souvent l'occasion de nous élever dans notre journal contre la brutalité des charretiers à l'égard de voyageurs paisibles et inoffensifs.

Un nouvel exemple nous est signalé et nous porte à renouveler l'espoir que des mesures administratives plus efficaces viendront mettre un frein à ces attaques trop fréquentes et presque toujours impunies. Samedi dernier, deux médecins de notre ville, les docteurs Labbey et Jourdain, se rendant en cabriolet à Marigny, rencontrèrent entre le château de Vaux et le village de Fumichon , une voiture chargée de pierres dont le conducteur refusa de leur faciliter l'étroit passage dans lequel ils se trouvaient engagés. Justement indignés de la mauvaise volonté du charretier, qui occupait alors le milieu du chemin, ces messieurs lui adressèrent quelques représentations énergiques et n'obtinrent en échange que des injures et des menaces. Ils se décidèrent alors à franchir à grande peine les profondes ornières qui bordaient la route, ce qu'ils ne purent exécuter sans voir appliquer sur la tête de leur cheval et sur la capote du cabriolet de nombreux coups de manche de fouet, auxquels ils ne parvinrent à se soustraire eux-mêmes que grâce à la vitesse de leur jument. Malheureusement MM. Labbey et Jourdain n'ont pu connaître le nom de leur agresseur dont la force athlétique égale à ce qu'il paraît la furieuse et la stupide brutalité. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1867   -   Découvert d'un cadavre.    -   Le 18 de ce mois, on a trouvé sur le territoire de la commune de Fumichon, le corps du nommé Varin, cultivateur à Marolles.

Cet homme avait succombé à une congestion cérébrale causée par l'abus des boissons alcooliques.  

 

Février 1868   -   Un incendie.   -   Le 24 de ce mois, un incendie, attribué à l'imprudence, a éclaté dans un corps de bâtiment servant d'habitation, appartenant à M.Lecène Jules, propriétaire et maire de la commune de Fumichon.

 

Décembre 1868   -   Un incendie.   -   Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie accidentel a éclaté à Fumichon dans un bâtiment à usage de maison d'habitation, grange, étable, appartenant aux sieurs Lamy et Lecont, occupée par une gardienne d'herbages.

Le feu s'est communiqué au bâtiment par les fissures d'une cheminée en mauvais état. Le bâtiment, d'une longueur de 24 mètres, a été brûlé ; 1000 gerbes de blé, une quantité de foin, le mobilier de la gardienne, ont été consumés. La perte est d'environ 7000 francs. Tout était assuré.  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Un fort orage a éclate samedi dernier dans  le canton de Balleroy, la foudre est tombée en plusieurs endroits. A Litteau, un veau a été tué dans une étable où il y en avait plusieurs, celui-là seul a été atteint. A Littry, le tonnerre est tombé sur le clocher de l'église, au moment où l'un de MM. les vicaires allait terminer sa messe, à laquelle assistaient les nombreux enfants qui, le lendemain, devaient faire leur 1er  communion.

Après avoir brisé des ardoises de la couverture, dans laquelle elle a troué un large sillon, la foudre a pénétré dans l'intérieur de l'église. Quelques enfants ont ressenti une violente commotion, pendant que le sacristain, plus rudement secoué, était jeté contre un mur, et que M. le vicaire percevait lui-même une assez vive sensation au côté. Les autres assistants n'ont rien éprouvé, et M. le curé, qui était dans son confessionnal, ne s'est point aperçu du passage du fluide.

Nous apprenons aussi que la foudre, après avoir tombé au seuil de la porte de l'habitation du fermier des héritiers Vernet, à Vaux-sur-Aure, est allée frapper à peu de distance, un noyer  sous lequel se trouvait une vache qu'elle a tuée. Huit personnes qui étaient dans l'habitation au moment où la foudre tombait, ont reçu une commotion telle, que quatre sont restées en place, et les quatre autres ont été lancées contre le mur.

Le même jour, vers 3 heures du soir, un orage a éclaté sur les communes de Moyaux, de Fumichon, d'Ouilly-du-Houlley et du Pin. Il est tombé une grande quantité de grêle, qui a causé un énorme préjudice aux récoltes. La perte est évaluée à 72.000 fr. pour Moyaux ; à 2.000 fr. pour Fumichon ; à 1.500 fr. pour Ouilly, et à 35.000 fr. pour le Pin.

 

Mai 1874   -   Feu de grisou.  -  Au commencement de la semaine dernière, une explosion de feu grisou s’est produite dans le puits de Funrichon, dépendant de l'exploitation houillère de Littry, deux personnes ont été blessées.  

 

Juillet 1874   -   Orages et tonnerres   -  Les orages annoncés par le prophète Nick pour le mois de juillet ont éclaté à leur heure. Paris et ses environs, la Seine-Inférieure et l'Eure en ont ressenti les effets. — Notre pays n'a pas non plus été épargné, il y a même eu morts de hommes. Le sieur Lefort, boulanger à Bernières, a été tué par la foudre au moment où il sortait de son jardin avec une brouette, et le sieur Ferdinand Séron, propriétaire à Tournay-sur-Dives, arrondissement d'Argentan, a été frappé par la foudre, vendredi dernier,;dans un pré où il était à faucher.

— L'arrondissement de Lisieux a eu beaucoup à souffrir, le vent, l'eau, et la grêle, dont certains, grêlons atteignaient la grosseur d'un marron, ont fauché les colzas, les blés et les pommiers. Une grande consternation règne dans les communes de Moyaux, Fumichon, etc…...où en quelques heures, les cultivateurs ont vu anéantir l'espoir de toute une année. 

— La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.  

 

Juillet 1875   -   Inondations du Calvados.  -  A l'annonce du désastre qui vient de frapper Lisieux, nous nous sommes rendu sur les lieux.

Pendant, une  partie de la journée de mercredi, la pluie était tombée abondamment et la foudre n'avait cessé de gronder.

Vers sept heures du soir, une trombe épouvantable s'est déchaînée sur Courtonne, Glos et Lisieux.

L'avalanche d'eau a été si rapide que devant elle il était impossible de se sauver. En essayant de fermer ses volets, le sieur Prisse a été emporté et noyé. En quelques instants l'eau a atteint dans certains endroits jusqu'à trois mètres de profondeur.

Jusqu'à présent, on ne compte que six morts : Deux à Lisieux. Quatre à Glos.

Trois des personnes noyées ont été entraînées par le courant au moment où elles essayaient de quitter leur maison qui s'écroulait en même temps que le pont de Glos.

Une femme a été emportée par la trombe et noyée au moment où elle appelait ses enfants qu'elle croyait en danger.

Des maisons et des hangars sont effondrés, des murs et des ponts sont renversés, plusieurs fabriques sont endommagées.

Les pertes sont considérables. On parle d'un million pour les fabriques. Il y aura chômage. Encore des misères à soulager.

Jeudi matin, Pont-l'Evêque a été envahi par les eaux, qui ont atteint, dans certaines rues, une hauteur de 1 m. 50.

Partout les eaux sont en décroissance, et tout fait espérer que là s'arrêtera le mal.  

 

Juillet 1875   -   Orages et tonnerre.  -  Les orages annoncés par le prophète Nick pour le mois de juillet ont éclaté à leur heure. Paris et ses environs la Seine-lnferieure et l’Eure en ont ressenti les effets.

Notre pays n'a pas non plus été épargné, il y a même eu morts d'hommes. Le sieur Lefort, boulanger à Bernières, a été tué par la foudre au moment où il sortait de son jardin avec une brouette, et le sieur Ferdinand Séron, propriétaire à Tournay-sur-Dives, arrondissement d'Argentan, a été frappé par la foudre, vendredi dernier, dans un pré où il était à faucher. L'arrondissement da Lisieux a eu beaucoup à souffrir : le vent, l'eau et la grêle, dont certains grêlons atteignaient la grosseur d'un marron, ont fauché les colzas, les blés et les pommiers.

Une grande consternation règne dans les communes de Moyaux, Fumichon, etc….., où en quelques heures, les cultivateurs ont vu anéantir l'espoir de toute une année.

— La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40  degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Février 1878   -  Instruction.  -  Le Ministre de l'Instruction Publique vient d’accorder 800 fr., pour travaux à l’école des filles de Basly.   1 200 fr., pour l'école des garçons de Beuzeval. 4 000 f., pour la construction d'une école, à Fumichon.  

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes, dans l’arrondissement de Lisieux : Courtonne-la-Meurdrac, école des garçons ; Fumichon, école mixte ; Tortisambert, école mixte ; Grandmesnil, école mixte.

 

Mars 1881  -  Les décrets à Fumichon.  -  M. le curé de Fumichon a voulu, lui aussi, avoir ses décrets. Ne pouvant dissoudre les frères de charité, il a prononcé leur expulsion de l'église, et chargé de l'exécution de cette mesure Sabaoth, un de ses employés. Sabaoth a opère d'ailleurs avec beaucoup de tact. Placé derrière la porte, il l'ouvrait quand une femme se présentait, mais la fermait au nez des frères de charité. Cette affaire, jointe à d'autres, a excité les esprits, et on parle d'un procès en justice de paix.  

 

Avril 1881  -  Un curé un défaut.  -  Nous avons déjà entretenu nos lecteurs les démêlés du curé de Fumichon avec les frères de charité de sa paroisse. A la suite de ces démêlés qui avaient failli le conduire en justice de paix, le curé de Fumichon prononça la dissolution de la confrérie et en organisa une autre. Mais les membres de l'ancienne conservèrent leurs insignes et refusèrent de les remettre à leurs remplaçants. De là, colère du curé. Rencontrant le sieur Desamaisons, l'un des anciens caritons, il l'apostropha en termes trop vifs. Ces injures avaient été proférées en présence de témoins, et le sieur Desamaisons assigna le curé en justice. Il y eut enquête et contre-enquête, et l'affaire est venue à l'audience de jeudi dernier. Le curé de Fumichon a été condamné à 5 fr. d'amende et 100 fr. de dommages-intérêts. Il ne s'est pas présenté à l'audience et a fait défaut. Espérons qu'à l'avenir ou n'aura pas de….. défauts plus graves à lui reprocher.

 

Avril 1881  -  Fumichon dans l’autre monde.  -  Nous avons annoncé la condamnation de M. le curé de Fumichon à 5 fr. d'amende et 100 fr. de dommages-intérêts pour injures à un cariton. Un homme pieux de ses amis fait, paraît-il, une quête dans la commune pour payer tout cela et éviter ainsi au condamné d'être mis dans la gène, de sorte que le curé ayant commis un délit, ce sont les paroissiens qui paieront l'amende. Espérons qu'il n'en sera pas de même dans l'autre monde, et que les paroissiens de Fumichon n'auront pas à faire dans le  purgatoire les années de pénitence encourues par les fautes de leur curé, car à ce compte-là, ils pourraient y rester toute l'éternité.  

 

Septembre 1883  -  Conducteurs allumez vos lanternes.    Dimanche soir, sur un chemin de Fumichon, les gendarmes de l'Hôtellerie, en tournée de service, rencontrèrent une voiture non pourvue d'une lanterne allumée. Sur leur interpellation au conducteur, il leur fut répondu par des injures et en contestant leur droit. Les injures devinrent bientôt des outrages et finalement le conducteur engagea une lutte qui se continua jusqu'à l'Hôtellerie. Cet individu, peu parlementaire, est le sieur Désiré Morand, clerc de notaire à Blangy.  

 

Août 1886  -  Vengeance et cruauté.  -  Le sieur Nicolas Toussaint, propriétaire à Fumichon, a constaté qu'un malfaiteur avait fait, au cou de l'une de ses vaches, une blessure grave, d'où le sang s'échappait avec abondance. La plaie n'a pas moins de 14 centimètres de longueur sur 10 de largeur. La vengeance serait la mobile de cette mauvaise action.  

 

Mai 1888  -  Le dernier coup.  -  La femme Gustave Piquet, 48 ans, propriétaire à Fumichon, a été trouvée noyée dans une mare située dans la cour de son habitation. Cette femme, qui se livrait à la boisson, ayant perdu l'équilibre, était tombée dans sa mare et y avait avalé son dernier coup.  

 

Novembre 1888  -  Les voleurs de bestiaux.  -  Une vache estimée 260 fr. a été prise au sieur Antoine Dubost, demeurant à Lisieux, dans la propriété, qu'il possède à Saint-Pierre-des-Ifs. 

On a aussi volé une brebis faisant partie du troupeau du sieur Lefranc, berger à Fumichon.  

 

Octobre 1891  -  Vache furieuse.  -  Une vache échappée, appartenant au sieur Dehoulle, de Beuvillers, parcourait la commune de Fumichon. L'animal se précipita sur un vieillard de 80 ans, le sieur Désir Viot, qui eut plusieurs côtes cassées. Les blessures présentent surtout de la gravité à cause de l'âge de la victime.  (Source B-N)  

 

Novembre 1897  -  Coup de fusil.  -  Eugène Canu, 57 ans, journalier à Fumichon, près Moyaux, en voulait au sieur Eugène Trolay, 32 ans, domestique. A la suite d'une discussion, Canu a tiré sur lui deux coups de fusil qui l'ont blessé gravement aux jambes. L'idée de son crime était bien arrêtée, car le sieur Lejuif, témoin de la querelle, ayant retiré adroitement les deux cartouches dont l'arme de Canu était chargée, ce dernier aurait couru prendre chez lui deux nouvelles cartouches et a tiré sur Trolay. (Source B.-N.)  

 

Mars 1899  -  Enfants noyés.   -   Le jeune Charles Anglement, 3 ans, en s'approchant de la mare qui existe près de l'habitation de ses parents, à Fumichon, près Lisieux, y est tombé et s'est noyé.

— La jeune Victoria Boileau, 4 ans, jouait devant l'habitation de sa mère à Mézidon, avec le petit Moissan, 5 ans. Surprise de voir le silence se faire tout à coup, la dame Boileau demanda au petit garçon où était sa fillette qu'elle ne voyait plus. « Elle est tombée à l'eau » répondit simplement l'enfant.

En effet, la pauvre-mère aperçut dans un lavoir, qui était à quelques pas, sa petite fille flottant sur l'eau et ne donnant plus signe de vie.  (source le B. N.)

 

Mars 1915  -  Une tentative de meurtre.  -  Les époux Boissey exploitent à Fumichon, canton de Lisieux, une propriété au lieu dit Lampérière. Le mari est actuellement mobilisé. Mme  Boissey, devant s'absenter plusieurs jours, confia la garde de sa maison à Mme Paul, journalière à Moyaux, remplaçant momentanément la domestique, également absente. Pendant qu'elle nettoyait la cuisine, Mme Paul fut assaillie par le jeune domestique, Fernand Allain, 18 ans, qui tenta de l'étrangler. Ce dernier, profitant de l'évanouissement de la gardienne, explora la maison, y prit 400 francs et un fusil, puis fila sur la bicyclette d'un journalier. Aussitôt revenue à elle, Mme Paul fit avertir la gendarmerie, qui arrêta Allain à Lisieux, L'état de Mme Paul n'inspire aucune inquiétude.  

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que, partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  Triste fin d’une fermière.  -  La veuve Anglement, 66 ans, cultivatrice à Fumichon, avait été très éprouvée par plusieurs deuils de famille et la mort récente de son mari l'avait particulièrement affectée. En outre, restée seule à la tête de sa ferme, elle craignait, par suite de la pénurie de la main d’œuvre, de ne plus pouvoir l'exploiter. Prise de désespoir,  elle s'est pendue, dans son grenier.

 

Novembre 1916  -  La Toussaint.  -  Jamais on ne vit un plus beau temps que celui qui a favorisé la Toussaint, cette année. On se serait cru au mois d'août. Aussi le pieux pèlerinage des cimetières a-t-il été plus suivi encore que de coutume. Les tombes de nos chers morts ont été visitées et fleurie. Mais, en ces tristes jours, que de familles ont pleuré sur des tombes absentes et qui demeureront toujours ignorées ! Du moins, les martyrs qui y reposent n'ont pas besoin de prières.

 

Novembre 1916  -  Tué par son taureau.  -  M. Ferdinand André, 67 ans, conseiller municipal et cultivateur à Fumichon, canton de Lisieux, voulait faire rentrer son taureau dans un herbage d'où il s'était échappé. Mais l'animal, devenu subitement furieux, se jeta sur son maître, le piétina et lui porta de violents coups de corne. Malgré ses souffrances, M. André put, avec l'aide de sa fille, regagner sa maison, mais il succomba peu après. Le taureau, dont personne ne pouvait approcher, fut abattu, le lendemain, par les gendarmes de L'Hôtellerie. Cette mort tragique a causé une vive émotion dans le pays. En bon patriote, M. André avait fait, quelques jours avant, un versement de 18 000 fr. d'or à la Banque de France.

 

Juillet 1920  -  Noyée. —, En puisant de l'eau, Mme Hourley, 34 ans. femme d'un ouvrier de la scierie de M. Bétourné, est tombée la tète en avant et s'est noyée. Elle a été retrouvée par son mari, mais elle avait cessé de vivre.

 

Septembre 1922  -  Inauguration du monument aux morts.  -  Le dimanche 10 septembre grande cérémonie religieuse et patriotique en l'honneur des soldats tombés au champ d'honneur.

 - A 10 heures, service funèbre.

 - A 4 heures, réunion à la Mairie des membres du Conseil Municipal, des anciens combattants et démobilisés.

 - A 4 h. 30, vêpres solennelles, avec le concours de la fanfare de Marolles. Salut en musique.

 - A 5 heures, inauguration du monument sous la présidence de M. Pierre Taittinger, député. Bénédiction par M. le curé de Noyaux, morceau de musique, récitation de poésies  patriotiques. Discours. La « Marseillaise». Vin d'honneur aux anciens combattants.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.    -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Une centenaire.   -   Calvadosienne d'adoption, Mme Françoise, Céleste Royer, installée chez une amie, Mme Boissey, à Fumichon, est entrée dans sa cent-unième année, le 21 juin 1941.

Originaire de Fontenay-sous-Bois (Seine-et-Oise), l'aimable doyenne est restée fort alerte malgré son âge, elle n'a besoin, pour marcher, ni d'aide ni de canne, sa vue est excellente, elle entend fort bien et son appétit est bon. Ne souffrant, d'aucune infirmité et ayant toute sa lucidité, Mme Royer fait l'admiration de tous ceux qui l'approchent. En son honneur, dimanche dernier une petite fête religieuse et laïque a eu lieu à Fumichon, en présence d'une nombreuse assistance.

Environs de MOYAUX (Calvados)  -  Château de Fumichon  (15e et 16e Siècles)

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