UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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GENNEVILLE

Canton de Honfleur 

Les habitants de la commune sont des Gennevillais, Gennevillaises


1813  -  L'Union.  -  Genneville (663 habitants en 1806) absorbe Saint-Martin-le-Vieux (194habitants).

 

Novembre 1841   -   Cour d'assises du Calvados.   -  La session du 4e trimestre de 1841 a commencé le 8 sous la présidence de M. Daigremont-St-Manvieux. Voici le résumé des premières affaires qui ont été jugées.

— Dans le mois de juin dernier, à la suite d'une escalade et d'effraction extérieure, on vola, dans le domicile du sieur Poisson, demeurant à Gonneville, près Honfleur, une somme de mille francs, une épingle en or, une montre en argent et des mouchoirs. La montre fut, quelques jours après, vendue par le nommé Arnaud Gaujard, charpentier à Honfleur.

La justice informée fit chez cet homme une visite domiciliaire qui amen à la découverte des objets volés au sieur Poisson.

Gaujard, déjà deux fois, repris de justice, et signalé comme un homme dangereux, n'a pas méconnu les charges de l'accusation. Il a été condamné à 20 ans de travaux et à l'exposition. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Août 1845   -   Nouvelle locale.  -  Dans la nuit de mercredi à jeudi, la scierie mécanique pour la fabrication des tonneaux, située à Troussebourg, commune de Genneville et appartenant à M. de Manneville de la Marche, a été la proie des flammes.

Lorsque le gérant, M. Tardif, réveillé en sursaut par une grande lueur, se leva, l'incendie avait fait des progrès effrayants, et qui laissaient peu d'espoir de rien sauver, en l'absence de toute espèce de secours.

Cependant les habitants du hameau s'empressèrent de se rendre sur le lieu du sinistre, et parvinrent à préserver d'une destruction imminente un moulin à blé situé à 7 ou 8 métres de l'usine et auquel le feu se communiqua deux fois.

Vers 2 heures et demie, un exprès arriva en toute hâte pour demander des secours en ville, M. Dumont-Pallier s'empressa d'en informer M. le Maire, qui donna des ordres pour qu'une pompe, avec les ustensiles nécessaires, fût transportée promptement à Troussebourg. Il se rendit lui-même sur les lieux à la tête d'un détachement de pompiers qui furent prévenus à domicile, M. le Maire n'ayant pas jugé à propos de jeter l'alarme dans toute la ville en faisant battre le rappel.

La distance qui sépare Troussebourg de Honfleur, fut parcourue en trois-quarts d'heure, avec l'aide des deux chevaux que M. Collibert, maître de poste, voulut bien mettre à la disposition de l'administration, et grâce à l'empressement des pompiers qui partirent au pas de course.

Malheureusement le feu trouva des aliments si nombreux et si propices à sa propagation, que lorsqu'les secours arrivèrent, tout l’établissement de Troussebourg, à l'exception de la maison du gérant et de deux magasins était détruit, et ne présentait plus qu'une immense fournaise.

Cependant on s'empressa d'organiser une chaîne et de faire jouer la pompe sur un brasier ardent, qui pouvait compromettre la sûreté d'un des magasins restés debout, on parvint ainsi à éteindre tous les foyers qui pouvaient présenter quelques dangers.

Les pompiers ont montré dans cette circonstance, comme toujours, un dévouement et un zèle digne des plus grands éloges. Ils ont été puissamment secondés par les habitants qu'ils ont trouvés réunis sur les lieux de l'incendie, hommes, femmes, enfants, tous ont travaillé sans relâche. M.. Thury, lieutenant de la compagnie d'artillerie, quoique prévenu tardivement, s'est empressé de se rendre à Troussebourg, où il est arrivé peu de temps après le détachement de pompiers, et a puissamment contribué à maintenir l'ordre et la régularité dans le service des chaînes.

La pompe était rentrée en ville à huit heures. L'établissement et le mobilier étaient assurés pour une somme de 30 000 fr. mais il parait que cette somme est bien inférieure à la valeur réelle, à cause des nombreuses et importantes machines que le propriétaire y avait ajoutées

On pense que le feu se sera produit par la machine à vapeur dans le foyer duquel on avait l'habitude d'entretenir du feu pendant la nuit, afin de conserver l'eau de la chaudière à une certaine température. (Source  : Journal de honfleur)  

 

Septembre 1847  -  Nouvelles locales.   -   Vendredi dernier, dans la nuit, la femme Bosselle de Pont-l’Évêque, avait commis un vol de douze poules, au préjudice du sieur Le Grix, cultivateur à Genneville, et était venue les vendre hier au marché de Honfleur, arrêtée par les soins de la gendarmerie, cette femme a été mise à la disposition du procureur du roi. (source : Journal de Honfleur)  

 

Septembre 1847  -  Conseil Général du Calvados.   -   Le Conseil d'arrondissement de Pont-l’Évêque avait demandé le classement de trois chemins de moyenne communication.

1° De Saint-Gatien à Bernay, par Formeville, le Theil et Saint-Benoit-d'Héberlot.

2° De Léaupartie à Laroque-Baiguard.

3° De Pont-l’Évêque à la grande communication de Dives à Lisieux par Saint-Hymer et Saint Eugène.

Le conseil a dit que, n'ayant pas à s'occuper de pareilles demandes, il n'y avait lieu à délibérer.

Non plus que sur l'opportunité du classement, comme chemin de grande communication, de celui de Blangy à Bernay.

Il a renvoyé à M. le préfet la demande du conseil d'arrondissement de Pont-l'Évêque, tendant à obtenir un secours pour la construction d'un pont, au lieu dit le « Moulin de Quesnay », et la réparation d'un chemin vicinal sur la commune de Genneville, à l'endroit appelé la « Broche à Rôtir ». (source : Journal de Honfleur)

 

Juillet 1866   -   Un attentat.   -   Un attentat à la pudeur avec violence a été commis samedi dernier dans la commune de Genneville, sur deux jeunes filles, âgées de huit ans chacune, sortant de l'école et s'en allant chez elle en passant par un chemin à travers champs.

L'auteur de cet acte honteux, qui est un nommé Lasery, domestique, âgé d'une vingtaine d'années, a été arrêté par le maréchal des logis et un gendarme qui ont eu connaissance de  ce fait.

Les habitants de la commune de Genneville paraissent indignés et n'osent plus laisser sortir leurs enfants seuls.

Le coupable a été conduit mercredi, sous bonne escorte, devant M. le procureur impérial, a Pont-l'Evêque, où il aura à rendre compte de sa mauvaise action.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. 

Ce crédit, qui existe depuis longtemps, a toujours été employé en indemnités personnelles aux institutrices qui dirigent les écoles facultatives de filles, de manière à rapprocher le plus possible leurs émoluments de ceux déterminés par la loi pour les écoles obligatoires.  

Genneville, 644 habitants, Mme Lequeux, sœur Sainte-Cécile, 25 élèves payantes, 40 gratuites ; indemnité personnelle accordée, 20 fr.  

 

Mai 1891  -  Incendie.  -  Incendie et vol Le 29 septembre dernier, les époux Houet, de Genneville, étaient réveillés en sursaut. Le feu était à leur ferme. Ils n'eurent que le temps de se sauver avec leurs enfants. 

Cet incendie était évidemment dû à la malveillance, les pertes s'élevaient à 5 000 fr. L'auteur n'en fut connu qu'en décembre. Le nommé Lucien Falaise, 20 ans, ancien domestique  des époux Houet, et alors en service à Quetteville, avoua à un camarade que c'était lui qui avait mis le feu par vengeance. 

Falaise est inculpé, en outre,  de deux vols de vin et d'eau-de-vie au préjudice, d'un de ses anciens maîtres, le sieur Bourdon, à Manneville-la-Raoult. Il a été condamné à 8 ans de travaux forcés.  

 

Février 1893  -  L’affaire de Genneville.  -  Le bruit court à Genneville que Ferdinand Sénécal, en ce moment à la prison de Ponl-l'Evêque, sous la prévention d'inceste sur ses deux filles, pourrait bien avoir commis un autre crime. Sa fille aînée, qui aurait actuellement 19 ans, serait morte dans un état de grossesse assez avancé. (source, le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  Incestes.  -   Ferdinand Sénécal, journalier à Genneville, près Honfleur, arrêté sous la prévention d'inceste sur ses deux filles, est soupçonné d'avoir occasionné la mort de sa fille aînée, qui aurait aujourd'hui 19 ans, décédée dans un état de grossesse avancé. Sénécal a avoué une partie des faits. (source, le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1893  -  Attentat à la pudeur.  -  Le nommé Sénécal, 50 ans, journalier à Genneville, est accusé d'attentats à la pudeur sur ses trois filles, âgées aujourd'hui de 25,  22 et 20 ans. Elles avaient été victimes pour la première fois des actes abominables de leur père alors qu'elles étaient âgées de 10 ans seulement. Condamnation : 20 ans de travaux forcés.

(source, le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (source, le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Accidents de vélocipèdes.  -  Dernièrement, M. Benoist, ingénieur à l'Usine de dynamite d'Ablon, descendait la côte de Genneville, monté sur une bicyclette, lorsqu'un choc le culbuta sur la route. On a dû reporter chez lui l'infortuné bicycliste, blessé assez sérieusement à la jambe. 

Un accident semblable est arrivé, dimanche soir, à M. Pegoix fils comme il rentrait à Caen. Son vélocipède ayant buté contre des cailloux, notre compatriote a été brusquement précipité à terre. Il s'est fracturé une jambe, et, par malheur, était seul, il a dû attendre pendant près de deux heures un passant charitable qui est enfin venu à son secours. 

Mme Paysant,  69 ans, rentière à St-Désir de Lisieux, a été renversée et assez sérieusement contusionnée par un vélocipède, monté par un sieur Henri Bled, ajusteur à Lisieux. (source, le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  En lavant la salade.  -  Dimanche l'après-midi, le sieur Jacques Sénécal, 80 ans, était allé laver de la salade dans la mare de la cour où est située sa maison d'habitation à Genneville, près Honfleur. Quelques instants après, une fillette, Marguerite Meunier, étant venue pour, se laver les mains, aperçut le sieur Sénécal sans mouvement dans le fond de la mare. 

Elle appela sa mère et le corps du vieillard fut retiré. Bien, qu'il n'y eut dans la mare qu'une profondeur d'eau d'environ 15 centimètres, l'asphyxie était déjà complète. Le sieur  Sénécal était sujet à des vertiges. On suppose que c'est à un accident de cette nature qu'il faut attribuer sa chute dans la mare. (source, le Bonhomme Normand) 

Décembre 1893  -  Un écrasé.  -  Le sieur Giraut, 37 ans, domestique chez le sieur Fiollet, farinier à Bonneville-la-Louvet, conduisait une voiture pesant environ 9 000 kilogrammes. En passant par Genneville, vers minuit, il voulut monter sur le siège placé sur le devant de la voiture. Malheureusement, il manqua son coup et tomba sur la chaussée. Une roue de  la voiture lui passa alors sur un genou et sur une cuisse qui furent broyés. (source, le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Les suites d’un accident.  -  Nous avons dit que le sieur Ferdinand Girault, 38 ans, domestique chez le sieur Fiollet, farinier à Bonneville-la-Louvet, conduisait, dernièrement, une voiture pesant environ 9 000 kilogrammes. En passant par Genneville, vers minuit, il voulut monter sur le siège placé sur le devant de la voiture. Malheureusement, il manqua son coup et tomba sur la chaussée. Une roue de la voiture lui passa alors sur le genou et la cuisse qui furent broyés. Il fut transporté à l'hospice de Pont-l'Evêque. Il y est mort des suites de ses blessures. (source, le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1894  -  Les suite de l’ivresse.   -  Lundi l'après-midi, le sieur Ferdinand Marais, 55 ans, bûcheron à Saint-Benoist-d’Hébertot, quittait les bois d'Ablon où il travaillait pour retourner à son domicile. Marais était en état d'ivresse. Arrivé près de la mairie de Genneville, il tomba dans un ruisseau profond de 15 à 20 centimètres. N'ayant pu se relever, l'asphyxie ne tarda pas à venir. Dans les poches des vêtements, on a retrouvé 472 fr. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Mort subite.  -  Le sieur Champagne, cultivateur à Genneville, a été trouvé mort dans sa grange. Il a succombé à une congestion. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  La rage.  -  La chienne du sieur Raux, cafetier, et le chien du sieur Martin journalier à Lisieux, ont été abattus et reconnus enragés. 

— Le chien du sieur Désiré Vicquelin, cultivateur à Genneville, ayant été aperçu mordant les barres de fer d'une barrière, a été abattu et reconnu atteint de la rage. 

— Un chat hydrophobe a été abattu à la maison d'école de Fourches. Heureusement, aucun élève n'avait été mordu par l'animal. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Mesures contre la rage.  -  Un nouvel arrêté préfectoral prescrit que, jusqu'au 1e février 1897, tous les chiens circulant sur la voie publique seront muselés solidement ou tenus en laisse, à l'exception seulement des chiens de berger ou de bouvier et des chiens de chasse. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Le tirage au sort.  -  L'examen des tableaux de recensement de la classe 1896 et le tirage au sort commenceront le 18 janvier 1897. (source, le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Citoyen pas commode.  -  Le sieur Théodore Hardy, 23 ans, journalier à Genneville, voyant passer devant son habitation le sieur Auguste Andrieux, 36 ans, propriétaire, lui cria : « Viens donc voir chez moi si j'ai du bois qui t'appartient ». Et aussitôt Hardy se précipitait sur Andrieux et lui bourrait le visage de coups de poing qui firent sortir un oeil de L'orbite. La figure d'Andrieux est, en outre, couverte d'ecchymoses. (source, le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Coup de couteau.   -   Albert Moulin, 11 ans 1/2, dont les parents habitent Quetteville, canton de Honfleur, rencontrant, le soir, le jeune Honoré. Latimier, 9 ans, demeurant chez son père à Genneville, près Honfleur, s'est jeté sur lui et lui a porté par vengeance un violent coup de couteau à la main. La blessure est assez grave. (source, le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1900   -   L’ami des femmes.  -  C'est M. Tillaye, qui vient de faire voter par le Sénat qu'à l'avenir les femmes, munies des sacrements nécessaires, pourront se faire inscrire comme avocats et plaider. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1900   -   La poste fermée le dimanche.  -  A partir du 1er novembre, les guichets des postes, télégraphes et téléphones seront fermés à midi les dimanches et jours fériés. La remise des lettres poste restante et le paiement des mandats télégraphiques seront assurés l'après-midi par les agents des guichets télégraphiques.

— Quant aux malheureux facteurs, ils continueront à trimer toute l'après-midi, les dimanches comme les autres jours. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Enfant brûlé.  -  La femme Louise Laurent, 38 ans, journalière à Genneville, près Honfleur, avait laissé son fils Albert, 7 ans, seul à la maison avec sa petite sœur de 18 mois. En voulant monter sur une chaise, le petit Albert est tombé dans la cheminée où il a été trouvé carbonisé. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1900   -   Un homme brûlé.  -  Le sieur Pottier, 70 ans, cantonnier à Genneville, près Honfleur, n'avait pas été vu depuis quelque temps. Lundi, le garde champêtre pénétra chez Pottier, qui était célibataire et vivait seul. Il trouva dans la cuisine son cadavre complètement carbonisé et dont les chats avaient même mangé une partie de la figure.

On suppose que, placé sur une chaise, près du foyer, Pottier se sera endormi et le feu aura pris à ses habits. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1901   -   Un polisson qui promet.  -   Albertine Cruchon, 16 ans, servante chez la dame Quidel, fermière à Genneville, près Honfleur, revenant du bourg, rencontra, près du Calvaire, Emile Destin, 15 ans et demi, qui lui tint des propos inconvenants. La jeune fille s'enfuit, mais le garnement la poursuivit et réussit à la rejoindre au bord d'un champ de seigle. Après l'avoir bousculée et terrassée, malgré ses cris et sa résistance, Destin se porta sur elle à des actes coupables. Mais, entendant des passants venir, il prit la fuite.

Poursuivi pour ces faits, le tribunal de Pont-l’Évêque, décidant que ce petit polisson avait agi sans discernement, l'a acquitté et l'a rendu à son frère ainé qui le réclamait. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -   Morts subites.  -  M. Fromage, maire du Mesnil-Durand, près Livarot, revenait de procéder à une adjudication pour le compte de la commune lorsqu'il s'est trouvé subitement malade. Quelques instants après, il rendait le dernier soupir.

— La veuve Alexandrine Champagne se trouvait seule à son domicile, à Genneville, près Honfleur, lorsqu'elle se trouva prise d'un malaise subit. Quelques instants après, sa petite-fille rentrant à la maison et la voyant souffrante alla chercher du secours, mais à son retour elle la trouva morte. La défunte était agée de 70 ans.  

— La gendarmerie de Pont-l’Évêque a constaté la mort subite du sieur joseph Follebarbe, berger à Saint-Benoist, trouvé dans un champ, auprès de la cabane où il couchait.

— La demoiselle Roinsart, 40 ans, servante chez le sieur Héron, fermier à Livarot, taillait le pain pour la soupe quand elle se sentit indisposée. Quelques minutes plus tard, elle expirait.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Ce qu’un vol fait découvrir de choses.  -  Pendant l'absence du sieur Gimer, cultivateur à Genneville, près Honfleur, on lui a volé un billet de 50 fr. caché dans  un sac déposé dans un caveau. Le voleur, qui n'a pas vu un billet de 100 fr. placé à côté, devait connaître la cachette.

Le domestique du sieur Gimer a d'abord été questionné, puis, en faisant des perquisitions, les gendarmes ont trouvé un reste d'eau-de-vie vendu en fraude aux domestiques par une veuve Lemonnier, enfin, comme les gendarmes s'étaient rendus à Quetteville pour interroger un nommé Lemonnier, ils l'ont trouvé couché près de la veuve Moulin, et, à côté d'eux, le petit garçon de 8 ans de cette femme.

Conclusion : procès-verbal pour vol, contravention pour vente d'eau-de-vie en fraude et poursuites pour excitation de mineur à la débauche. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1903   -   Enfant brûlée.  -  Pendant une courte absence de la femme Dieuzy, à Genneville, près Honfleur, sa fillette de 17 mois, qu'elle avait laissée assise au coin du feu, a été brûlée vive. ( Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1903    -  Noyée accidentellement.   -   La dame veuve Manchon, née Rose Blot, 74 ans, cultivatrice à Genneville, près Honfleur, a été trouvée noyée dans une mare. La pauvre femme était souvent prise d'étourdissements. On suppose qu'elle est tombée à l'eau en voulant retirer un sac qu'elle y avait mis tremper quelques jours auparavant. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1915  -  Une victime de la guerre.  -  Blessé au combat de Neuville-Saint-Vaast, le soldat Louis Maquaire, 39 ans, soldat au 319e, était venu en convalescence dans sa  famille, à Genneville, canton de Honfleur. Ces jours derniers, alors que son congé était sur le point d'expirer, Maquaire s'est pendu dans la grange de ses parents. On attribue cet acte de désespoir à une maladie nerveuse que Maquaire avait contractée sur le front.

 

Septembre 1915  -  Ce que nous mangerons l’an prochain.  -  C'est en ce moment que va se décider, en grande partie, le sort de la prochaine récolte. La question des semailles est une question vitale, et si, à la rigueur, le premier venu, ou le second, peut ramasser une gerbe et la battre, lorsqu'il s'agit de préparer la terre et de l'ensemencer, c'est une autre  affaire. A ce sujet, M. Blaisot, député, a écrit au ministre de l'agriculture, qui lui a répondu. Il résulte de leur correspondance qu'on va essayer d'accorder des permissions de labours et de semailles, de préférence à des cultivateurs. Espérons qu'on y parviendra. Il parait que, pour la moisson, on envoyait des notaires, des rémouleurs et des professeurs  d'académie. Si ça recommençait pour les semailles, nous serions exposés, l'an prochain, à récolter des choux rouges au lieu de blé chicot et à faire de la galette de Sarrazin avec des  navets d'hiver.

 

Mars 1917  -  La fin des maux.  -  A Genneville, près Honfleur, un vieillard de 81 ans, M. Louis Legrix, s'est pendu dans un cabinet attenant à sa chambre. Ce pauvre vieux était  souffrant depuis quelques mois mais, il n'avait jamais manifesté l'intention de se donner la mort.

 

 Juin 1923  -  Violent incendie.  -  Un violent incendie s'est déclaré à Genneville dans un bâtiment à usage de porcherie, poulailler et grenier à fourrages appartenant à M. Georges Romy. Quinze porcs n'ont pu être sauvés. Les dégâts d'élèvent à plus de 20.000 francs.  

 

Mars 1927  -  De fil en aiguille.  -  Rentrant à la nuit de son travail, M. Albert Eudeline, 53 ans, taupier à Genneville, canton de Honfleur, heurta près du château de Prêtreville, un banneau qui  marchait devant lui, sans lumière. Trois hommes assez éméchés, cheminant à côté de la voiture, interpellérent M. Eudeline qui passa outre.

Rejoint par l'un deux, il essaya de le calmer et continua son chemin. Mais les hasards de la route le remis un peu plus loin en présence des trois individus qui se ruèrent sur lui, le  renversèrent et le frappèrent brutalement à la tête à coups de pied et de poing. Perdant son sang en abondance, le malheureux fut recueilli par M. Berson qui le ramena à son domicile ; ses blessures ont déterminé une congestion cérébrale et son état est grave. Les agresseurs Gustave Mézérais, 28 ans, couvreur à Genneville, et son beau-frère, Gaston Lefranc, 30 ans, ouvrier agricole, seront poursuivis pour ivresse, coups et blessures.

 

Novembre 1938   -  Une cultivatrice se suicide.   -   Mme veuve Alphonse Moulin, 58 ans, cultivatrice à Genneville, près de Honfleur, s'est pendue dans l'escalier de sa maison. C'est le domestique de la désespérée qui a découvert le corps en rentrant de son travail, et qui a donné l'alarme. 

On pense que Mme Moulin s'est donnée la mort dans une crise de neurasthénie. Les gendarmes de Honfleur ont ouvert une enquête. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939   -   Un cantonnier meurt sur la route.  -   On a découvert inanimé sur le chemin communal où il effectuait son labeur quotidien, M. Célestin Hardy, 67 ans, cantonnier à Genneville.

Malgré les soins qui lui ont été prodigués, le brave homme n'a pas repris connaissance, et M. le docteur Debeyre, d'Ablon, appelé, n'a pu que constater le décès qu'il a attribué à une congestion.

M. Hardy était né à Genneville, le 24 août 1871. II était veuf depuis plusieurs années. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1939  -  Un ouvrier agricole grièvement blessé par une ruade.     M Albert Heutte, 41 ans, journalier agricole au service de M. André Noël, fils, propriétaire à Beuzeville, était monté sur le siège d'un rateau-fane. Au moment où il descendait son travail terminé, le cheval qu'il conduisait lança une ruade qui atteignit le journalier à la jambe droite. Portant une fracture ouverte de la jambe, M. Heutte a été transporté à l'hôpital de Honfleur. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1941    -   Au feu !   -   Dans la nuit un incendie éclatait dans un bâtiment de la ferme Mérieult, a Genneville. Quand l'alarme fut donnée, bâtiment ne formait déjà plus qu'un immense brasier. Il ne fut même pas possible d'en évacuer les animaux qui s'y trouvaient : 4 vaches, une génisse, un veau, 22 poules et 4 canards. Toutes ces bêtes ainsi que la paille et le foin également détruit, constituent une perte de 25 000 francs pour M. Mérieult.

Le bâtiment incendié appartient à Mme Veuve Le Det, propriétaire à Fiquefleur. On ignore les causes du sinistre, peut-être la malveillance.....

GENNEVILLE  -  L'Église

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