GENNEVILLE

Canton de Honfleur 

Les habitants de la commune sont des Gennevillais, Gennevillaises


1813  -  L'Union.  -  Genneville (663 habitants en 1806) absorbe Saint-Martin-le-Vieux (194habitants).

 

Juillet 1866   -   Un attentat.   -   Un attentat à la pudeur avec violence a été commis samedi dernier dans la commune de Genneville, sur deux jeunes filles, âgées de huit ans chacune, sortant de l'école et s'en allant chez elle en passant par un chemin à travers champs.

L'auteur de cet acte honteux, qui est un nommé Lasery, domestique, âgé d'une vingtaine d'années, a été arrêté par le maréchal des logis et un gendarme qui ont eu connaissance de ce fait.

Les habitants de la commune de Genneville paraissent indignés et n'osent plus laisser sortir leurs enfants seuls.

Le coupable a été conduit mercredi, sous bonne escorte, devant M. le procureur impérial, a Pont-l'Evêque, où il aura à rendre compte de sa mauvaise action.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. 

Ce crédit, qui existe depuis longtemps, a toujours été employé en indemnités personnelles aux institutrices qui dirigent les écoles facultatives de filles, de manière à rapprocher le plus possible leurs émoluments de ceux déterminés par la loi pour les écoles obligatoires.  

Genneville, 644 habitants, Mme Lequeux, sœur Sainte-Cécile, 25 élèves payantes, 40 gratuites ; indemnité personnelle accordée, 20 fr.  

 

Mai 1891  -  Incendie.  -  Incendie et vol Le 29 septembre dernier, les époux Houet, de Genneville, étaient réveillés en sursaut. Le feu était à leur ferme. Ils n'eurent que le temps de se sauver avec leurs enfants. 

Cet incendie était évidemment dû à la malveillance, les pertes s'élevaient à 5 000 fr. L'auteur n'en fut connu qu'en décembre. Le nommé Lucien Falaise, 20 ans, ancien domestique  des époux Houet, et alors en service à Quetteville, avoua à un camarade que c'était lui qui avait mis le feu par vengeance. 

Falaise est inculpé, en outre, de deux vols de vin et d'eau-de-vie au préjudice, d'un de ses anciens maîtres, le sieur Bourdon, à Manneville-la-Raoult. Il a été condamné à 8 ans de travaux forcés.  

 

Février 1893  -  L’affaire de Genneville.  -  Le bruit court à Genneville que Ferdinand Sénécal, en ce moment à la prison de Ponl-l'Evêque, sous la prévention d'inceste sur ses deux filles, pourrait bien avoir commis un autre crime. Sa fille aînée, qui aurait actuellement 19 ans, serait morte dans un état de grossesse assez avancé. (Source B.N.)

 

Mars 1893  -  Incestes.  -   Ferdinand Sénécal, journalier à Genneville, près Honfleur, arrêté sous la prévention d'inceste sur ses deux filles, est soupçonné d'avoir occasionné la mort de sa fille aînée, qui aurait aujourd'hui 19 ans, décédée dans un état de grossesse avancé. Sénécal a avoué une partie des faits. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  Attentat à la pudeur.  -  Le nommé Sénécal, 50 ans, journalier à Genneville, est accusé d'attentats à la pudeur sur ses trois filles, âgées aujourd'hui de 25,  22 et 20 ans. Elles avaient été victimes pour la première fois des actes abominables de leur père alors qu'elles étaient âgées de 10 ans seulement. Condamnation : 20 ans de travaux forcés.

(Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Accidents de vélocipèdes.  -  Dernièrement, M. Benoist, ingénieur à l'Usine de dynamite d'Ablon, descendait la côte de Genneville, monté sur une bicyclette, lorsqu'un choc le culbuta sur la route. On a dû reporter chez lui l'infortuné bicycliste, blessé assez sérieusement à la jambe. 

Un accident semblable est arrivé, dimanche soir, à M. Pegoix fils comme il rentrait à Caen. Son vélocipède ayant buté contre des cailloux, notre compatriote a été brusquement précipité à terre. Il s'est fracturé une jambe, et, par malheur, était seul, il a dû attendre pendant près de deux heures un passant charitable qui est enfin venu à son secours. 

Mme Paysant, 69 ans, rentière à St-Désir de Lisieux, a été renversée et assez sérieusement contusionnée par un vélocipède, monté par un sieur Henri Bled, ajusteur à Lisieux. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  En lavant la salade.  -  Dimanche l'après-midi, le sieur Jacques Sénécal, 80 ans, était allé laver de la salade dans la mare de la cour où est située sa maison d'habitation à Genneville, près Honfleur. Quelques instants après, une fillette, Marguerite Meunier, étant venue pour, se laver les mains, aperçut le sieur Sénécal sans mouvement dans le fond de la mare. 

Elle appela sa mère et le corps du vieillard fut retiré. Bien, qu'il n'y eut dans la mare qu'une profondeur d'eau d'environ 15 centimètres, l'asphyxie était déjà complète. Le sieur Sénécal était sujet à des vertiges. On suppose que c'est à un accident de cette nature qu'il faut attribuer sa chute dans la mare. (Source B.N.)  

Décembre 1893  -  Un écrasé.  -  Le sieur Giraut, 37 ans, domestique chez le sieur Fiollet, farinier à Bonneville-la-Louvet, conduisait une voiture pesant environ 9 000 kilogrammes. En passant par Genneville, vers minuit, il voulut monter sur le siège placé sur le devant de la voiture. Malheureusement, il manqua son coup et tomba sur la chaussée. Une roue de la voiture lui passa alors sur un genou et sur une cuisse qui furent broyés. (Source B.N.)

 

Décembre 1893  -  Les suites d’un accident.  -  Nous avons dit que le sieur Ferdinand Girault, 38 ans, domestique chez le sieur Fiollet, farinier à Bonneville-la-Louvet, conduisait, dernièrement, une voiture pesant environ 9 000 kilogrammes. En passant par Genneville, vers minuit, il voulut monter sur le siège placé sur le devant de la voiture. Malheureusement, il manqua son coup et tomba sur la chaussée. Une roue de la voiture lui passa alors sur le genou et la cuisse qui furent broyés. Il fut transporté à l'hospice de Pont-l'Evêque. Il y est mort des suites de ses blessures. (Source B.N.)

 

Octobre 1894  -  Les suite de l’ivresse.   -  Lundi l'après-midi, le sieur Ferdinand Marais, 55 ans, bûcheron à Saint-Benoist-d’Hébertot, quittait les bois d'Ablon où il travaillait pour retourner à son domicile. Marais était en état d'ivresse. Arrivé près de la mairie de Genneville, il tomba dans un ruisseau profond de 15 à 20 centimètres. N'ayant pu se relever, l'asphyxie ne tarda pas à venir. Dans les poches des vêtements, on a retrouvé 472 fr. (source B. N.)

 

Janvier 1897  -  Mort subite.  -  Le sieur Champagne, cultivateur à Genneville, a été trouvé mort dans sa grange. Il a succombé à une congestion. (source B. N.)  

 

Janvier 1897  -  La rage.  -  La chienne du sieur Raux, cafetier, et le chien du sieur Martin journalier à Lisieux, ont été abattus et reconnus enragés. 

— Le chien du sieur Désiré Vicquelin, cultivateur à Genneville, ayant été aperçu mordant les barres de fer d'une barrière, a été abattu et reconnu atteint de la rage. 

— Un chat hydrophobe a été abattu à la maison d'école de Fourches. Heureusement, aucun élève n'avait été mordu par l'animal. (source B. N.)

 

Janvier 1897  -  Mesures contre la rage.  -  Un nouvel arrêté préfectoral prescrit que, jusqu'au 1e février 1897, tous les chiens circulant sur la voie publique seront muselés solidement ou tenus en laisse, à l'exception seulement des chiens de berger ou de bouvier et des chiens de chasse. (source B. N.)

 

Janvier 1897  -  Le tirage au sort.  -  L'examen des tableaux de recensement de la classe 1896 et le tirage au sort commenceront le 18 janvier 1897. (source B. N.)

 

Avril 1897  -  Citoyen pas commode.  -  Le sieur Théodore Hardy, 23 ans, journalier à Genneville, voyant passer devant son habitation le sieur Auguste Andrieux, 36 ans, propriétaire, lui cria : « Viens donc voir chez moi si j'ai du bois qui t'appartient ». Et aussitôt Hardy se précipitait sur Andrieux et lui bourrait le visage de coups de poing qui firent sortir un oeil de L'orbite. La figure d'Andrieux est, en outre, couverte d'ecchymoses. (source B. N.)

 

Septembre 1915  -  Une victime de la guerre.  -  Blessé au combat de Neuville-Saint-Vaast, le soldat Louis Maquaire, 39 ans, soldat au 319e, était venu en convalescence dans sa famille, à Genneville, canton de Honfleur. Ces jours derniers, alors que son congé était sur le point d'expirer, Maquaire s'est pendu dans la grange de ses parents. On attribue cet acte de désespoir à une maladie nerveuse que Maquaire avait contractée sur le front.

 

Septembre 1915  -  Ce que nous mangerons l’an prochain.  -  C'est en ce moment que va se décider, en grande partie, le sort de la prochaine récolte. La question des semailles est une question vitale, et si, à la rigueur, le premier venu, ou le second, peut ramasser une gerbe et la battre, lorsqu'il s'agit de préparer la terre et de l'ensemencer, c'est une autre  affaire. A ce sujet, M. Blaisot, député, a écrit au ministre de l'agriculture, qui lui a répondu. Il résulte de leur correspondance qu'on va essayer d'accorder des permissions de labours et de semailles, de préférence à des cultivateurs. Espérons qu'on y parviendra. Il parait que, pour la moisson, on envoyait des notaires, des rémouleurs et des professeurs  d'académie. Si ça recommençait pour les semailles, nous serions exposés, l'an prochain, à récolter des choux rouges au lieu de blé chicot et à faire de la galette de Sarrazin avec des  navets d'hiver.

 

Mars 1917  -  La fin des maux.  -  A Genneville, près Honfleur, un vieillard de 81 ans, M. Louis Legrix, s'est pendu dans un cabinet attenant à sa chambre. Ce pauvre vieux était  souffrant depuis quelques mois mais, il n'avait jamais manifesté l'intention de se donner la mort.

 

Juin 1923  -  Violent incendie.  -  Un violent incendie s'est déclaré à Genneville dans un bâtiment à usage de porcherie, poulailler et grenier à fourrages appartenant à M. Georges Romy. Quinze porcs n'ont pu être sauvés. Les dégâts d'élèvent à plus de 20.000 francs.  

 

Mars 1927  -  De fil en aiguille.  -  Rentrant à la nuit de son travail, M. Albert Eudeline, 53 ans, taupier à Genneville, canton de Honfleur, heurta près du château de Prêtreville, un banneau qui  marchait devant lui, sans lumière. Trois hommes assez éméchés, cheminant à côté de la voiture, interpellérent M. Eudeline qui passa outre.

Rejoint par l'un deux, il essaya de le calmer et continua son chemin. Mais les hasards de la route le remis un peu plus loin en présence des trois individus qui se ruèrent sur lui, le renversèrent et le frappèrent brutalement à la tête à coups de pied et de poing. Perdant son sang en abondance, le malheureux fut recueilli par M. Berson qui le ramena à son domicile ; ses blessures ont déterminé une congestion cérébrale et son état est grave. Les agresseurs Gustave Mézérais, 28 ans, couvreur à Genneville, et son beau-frère, Gaston Lefranc, 30 ans, ouvrier agricole, seront poursuivis pour ivresse, coups et blessures.

 

Mars 1941    -   Au feu !   -   Dans la nuit un incendie éclatait dans un bâtiment de la ferme Mérieult, a Genneville. Quand l'alarme fut donnée, bâtiment ne formait déjà plus qu'un immense brasier. Il ne fut même pas possible d'en évacuer les animaux qui s'y trouvaient : 4 vaches, une génisse, un veau, 22 poules et 4 canards. Toutes ces bêtes ainsi que la paille et le foin également détruit, constituent une perte de 25 000 francs pour M. Mérieult.

Le bâtiment incendié appartient à Mme Veuve Le Det, propriétaire à Fiquefleur. On ignore les causes du sinistre, peut-être la malveillance.....

GENNEVILLE  -  L'Église

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