GONNEVILLE  s/ HONFLEUR

Canton de Honfleur

Les habitants sont les Gonnevillais et Gonnevillaise

Avril 1866   -   Le bureau télégraphique.   -   La commune de Gonneville-sur-Honfleur, sur la demande qu'elle en a faite à l'administration, possède maintenant un bureau télégraphique municipal, installé dans les bâtiments de la mairie.  

Le matériel de ce bureau a été posé samedi dernier, et dimanche 22 courant, à trois heures du soir, après plusieurs expériences satisfaisantes entre Honfleur et Gonneville, il a été mis à la disposition du public.  

 

Février 1867   -   Un incendie.   -  Jeudi, vers dix heures du matin, un feu de cheminée s'est déclaré au domicile de M. Lecoq, boulanger Gonneville-sur-Honfleur, village du Nouveau-Monde.  -  Jeudi, vers dix heures du matin, un feu de cheminée s'est déclaré au domicile de M. Lecoq, boulanger Gonneville-sur-Honfleur, village du Nouveau-Monde.

Grâce à l'activité du propriétaire et des personnes attachées à son établissement, ainsi qu'au dévouement du sieur Coutey, le feu a été immédiatement arrêté, et n'a causé aucun dommage.

On attribue la cause de cet incident à la présence d'une poutre en bois, aboutissant dans l'intérieur de la cheminée.  

Octobre 1867   -   Un accident.   -   Un bien déplorable accident vient de plonger dans la douleur et dans le deuil une très honorable famille des environs de Honfleur.

L'enfant de M. Paul Bédel, cultivateur à Gonneville, se trouvait, mercredi dernier, aux champs avec le laboureur attaché à la ferme. Cet enfant, paraît-il, se plaignit du besoin qu'il éprouvait de se désaltérer. Renvoyé à la maison d'habitation, l'enfant ne trouva pas ses parents. Il lui vint à l'idée d'atteindre une bouteille de liqueur au cassis, il en absorba trois verres. Cette liqueur détermina promptement chez l'enfant une ivresse complète.

Un médecin fut appelé presque immédiatement, et malgré les soins qui lui furent donnés, le pauvre petit imprudent n'a pu supporter une telle dose, et il est mort le lendemain matin. Cet enfant était âgé d'environ cinq ans.

 

Mai 1872   -  Incendie.   -  La 7 mai, vers une heure du matin, un incendie a éclaté dans la ferme de M. Clément Lebret, cultivateur à Gonneville-sur-Honfleur, et a réduit en cendres un corps de bâtiment à usage de granges, écuries et étables. Une grande quantité de foin et de paille, ainsi que les instruments aratoires renfermés dans le bâtiment et appartenant au fermier ont été la proie des flammes, on évalue la perte pour ce dernier à 3.000 francs. La cause de cet incendie est due à l'imprudence du sieur Lebret, qui veillait une vache dans son étable avec une lanterne qui a communiqué le feu à la paille.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Pont-l'Evêque : Rumesnil, école mixte ; Gonneville-sur-Honfleur, école mixte ; La Rivière-Saint-Sauveur, école de garçons ; Blonville, école mixte ; Clarbec, école de garçons.

 

Février 1880  -  Un philanthrope malheureux.  - Nous avons, avec tous nos confrères, annoncé la surprenante condamnation d'un sieur Bottentuit, de Gonneville-sur-Honfleur, convaincu d'avoir, sans tenir le livre de présence prescrit par les règlements, couché  sous son hangar des malheureux sans asile. Bottentuit le faisait par charité et ne se croyait pas tenu de se conformer aux formalités exigées des aubergistes. 

Pour le même fait, il vient d'être de nouveau puni d'une amende de 10 fr.,  prononcée par le juge de paix de Honfleur. Cette condamnation a été accueillie par les murmures de l'auditoire.

A propos du juge de paix de Honfleur, il paraît qu'il va être changé, et on ajoute qu'il ne sera pas regretté.  

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.  

 

Septembre 1880  -  Les orages.  -  Lundi un orage, accompagné d'éclairs et de coups de tonnerre, a éclaté sur la ville et les environs, vers neuf heures du soir. Les éclairs étaient surtout d'une clarté effrayante, et sillonnaient l'espace à courts intervalles. La foudre est tombée sur une meule de blé voisine du camp de Cormelles, et l'a consumée.

Les orages se succèdent dans les environs de Bayeux. Jeudi dernier, pendant la nuit, la foudre est tombée sur le presbytère de Bucéels, elle a causé des dégâts assez considérables à la cheminée de la cuisine, aux rampes du gable et au gable lui-même.

Un orage épouvantable a encore éclaté lundi soir sur notre littoral et s'est particulièrement fait sentir entre Courseulles et Ouistreham. L'un des gardes-barrière de la ligne de la mer, émotionné par les coups de tonnerre et sans doute par autre chose aussi, frappait vers minuit à toutes les portes de Saint-Aubin pour demander un asile. Une âme charitable lui a accordé l'hospitalité, et notre homme, au petit jour, a regagné son logis sans demander excuse aux nombreuses personnes qu'il avait réveillées.

Lundi, à Honfleur, l'orage a été très violent. La foudre est tombée dans divers endroits, on cite entre autres une ferme située à Gonneville, appartenant à M. Lance-Briant et occupée par M. Thomas Moulin, le fluide électrique y a causé d'assez grands dégâts, une cheminée a été lézardée et une partie du toit a été détruite. Ces pertes sont couvertes par les assurances.

 

Mai 1888  -  Brutalité.  -  L'autre dimanche, les jeunes Lhérondel et Oriot, de Honfleur, s'étaient rendus dans un des bois de M. de Honnaville, à Gonneville-sur-Honfleur, sous le prétexte de dénicher des nids. D'après une autre version il se serait agi d'un maraudage de bois. Surpris par le garde du sieur Giret. Ils tentèrent de s'esquiver. Lhérondel avait déjà pris une certaine avancé sur le garde, lorsque celui-ci, au risque de le tuer, déchargea sur lui son fusil chargé de chevrotines qui l'atteignirent sur diverses parties du corps : Lhérondel, revenu à Honfleur, ne songea pas a porter plainte, mais, jeudi, son état étant devenu plus grave, on dût demander son admission d’urgence à l'hospice et la justice fut ainsi prévenue. Une enquête est ouverte.  

 

Février 1890  -  Un sauvage.  -  Dernièrement, à la chute du jour, Je nommé Victor Ruffin, 24 ans, journalier à Gonneville-sur-Honfleur, étant ivre, passant devant la porte du sieur Herblin, vit l'âne de ce dernier qui y était attaché, il détacha l'animal et monta dessus. Mais, trouvant qu'il ne marchait pas assez vite, il le larda de coups de couteau, puis l'abandonna. L'âne est mort de ses blessures. Procès-verbal a été dressé contre Ruffin.  

 

Novembre 1892  -  Empoisonnement avec de la bouillie.  -  Comme on allait enterrer, à Gonneville-sur-Honfleur, le sieur Léonard Lefèvre, 61 ans, mort presque subitement, la gendarmerie arriva et ordonna de surseoir à l'inhumation. 

Les époux Lefèvre avaient adopté Alphonsine Rouval, aujourd'hui âgée de 23 ans. Elle épousa un nommé Ruffin. Tous les deux vivaient chez les Lefèvre avec leurs trois enfants. Un  testament avait été fait dit-on, en leur faveur. Mercredi, la femme Ruffin prépara de la bouillie. Lefèvre en mangea abondamment, sa femme un peu moins, les Ruffin firent semblant d'en manger. Le surlendemain, Lefèvre était mort et sa femme bien malade. Quant aux Ruffin, ils n'éprouvèrent aucune indisposition. On parla tout bas d'empoisonnement. Le parquet en fut informé, s'est rendu à Gonneville et a fait avouer à la femme Ruffin qu'elle avait mis du poison dans la bouillie parce que Lefèvre battait sa femme. 

Les époux Ruffin ont une mauvaise réputation, le mari, un batailleur, est très redouté. Lefèvre n'était pas non plus bien considéré. Il martyrisait sa femme, aveugle depuis huit ans. Un jour, il l'aurait attachée à un arbre et rouée de coups de fouet. Il y a quelques années, au 15 d'août, Lefèvre monta dans un guignier et cria à tue-tête : « Vive l'empereur ! » Il fut condamné. (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Les empoisonneurs de Gonneville. - L'enquête sur les empoisonnements de Gonneville-sur-Honfleur se continue. Les époux Ruffin, arrêtés pour empoisonnement du sieur Lefèvre, ont avoué avoir, il y a sept mois, empoisonné aussi  la mère de Lefèvre. Le parquet a fait exhumer le cadavre. (Source B.N.)

 

Décembre 1892  -  L’empoisonnement de Gonneville.  -  La justice a fait procéder à l'autopsie de Lefebvre, la victime des époux Ruffin, de Gonneville-sur-Honfleur. L'examen des viscères a établi que les inculpés s'étaient servis d'avoine empoisonnée et broyée, destinée à détruire les animaux nuisibles, ils avaient fait infuser cette avoine dans l'eau et s'étaient ensuite servis de cette eau pour faire la bouillie qu'ils avaient fait absorber à Lefebvre. Le bruit court que les époux Ruffin auraient empoisonné, dans les même conditions, la mère de Lefebvre, il y a deux ans. Il est probable que l'exhumation du cadavre de cette femme va être ordonnée. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Deux empoisonneurs.  -  Les époux Lefebvre, cultivateurs à Gonneville-sur-Honfleur, avaient recueilli. à l'âge de 7 ans, Alphonsine-Celestine dite Rouval, cousine du sieur Lefebvre. Ils prirent soin d'elle jusqu'à son mariage avec Victor Ruffin, au mois d'avril 1887. Ruffin avait alors 22 ans. Depuis cette époque, les époux Ruffin habitèrent une dépendance de la ferme occupée par les époux Lefebvre. Ils ne leur payaient pas de loyer et prenaient leurs repas avec eux.

L'accusée tenait le ménage des époux Lefebvre, la femme est du reste aveugle. Les Ruffin parvinrent insensiblement à commander dans la maison. Ils abusèrent de la situation pour commettre de nombreux actes d'indélicatesse.

En novembre 1889, la mère Lefebvre vint demeurer avec son fils et sa bru, elle n'avait pas tardé à s'apercevoir des agissements des accusés. Ils résolurent de s'en débarrasser.

Le 18 février 1892, la femme Ruffin prépara du café dans lequel son mari versa une certaine quantité de vitriol et elle porta ce breuvage à la veuve Lefebvre. Après l'avoir absorbé, la veuve Lefebvre fut prise de violents vomissements et mourut dans la nuit du 23 au 24 février. Elle avait dit à diverses reprises qu'elle était empoisonnée, à cause de son grand âge, on ne fit pas attention à ses paroles. Les époux Ruffin, débarrassés de la veuve Lefebvre, n'hésitèrent pas à commettre un deuxième crime.

Les époux Lefebvre devaient cesser leur exploitation à Noël et quitter Gonneville-sur-Honfleur. Les accusés allaient donc être réduits à leurs propres ressources. Lefebvre possédait une petite fortune montant à 4 ou 500 francs de rente, ils avaient fait le calcul que, s'il venait à disparaître, sa femme, qui ne pouvait se suffire à elle-même, continuerait à habiter avec eux, et leur ferait un testament. Aussi, résolurent-ils de faire disparaître Lefebvre.

Le 16 novembre, Ruffin acheta chez un pharmacien de Trouville une préparation d'avoine à base d'arsenic, dite la « Foudroyante » pour la destruction des rats. A Saint-Gatien-des-Bois, il acheta une certaine quantité de farine de blé. Rentré chez lui, vers le soir, il fit préparer par sa femme de la bouillie avec la farine qu'il avait rapportée. Pendant ce temps, il mit les deux paquets d'avoine empoisonnée dans un vase rempli d'eau quel exposa au feu, puis écrasa l'avoine, versa dans la bouillie plusieurs cuillerées d'eau saturée d'arsenic. La femme Ruffm porta la bouillie à la femme Lefebvre, qui la servit à son mari alors couché. Il fut pris de violentes douleurs à l'estomac et de vomissements continuels. Ces symptômes ne cessèrent qu'au 19 novembre, jour de sa mort. Bientôt la rumeur publique accusa les époux Ruffin. Ils furent arrêtés et firent des aveux complets.

Ruffin est sournoisement méchant. Il y a dix-huit mois environ, venant de Honfleur, il apercevait sur la route une petite voiture attelée d'un âne. Il détela l'animal, l'emmena à quelques pas plus loin et le laboura, c'est le mot, de coups de couteau. Quelques semaines plus tard, dans un pré, il faisait subir le même sort à un mouton. Pendant l'agonie de Lefebvre, qui a duré cinq jours, Ruffin, qui était près du lit du malade, lui dit : « J'ai vu un cas comme le vôtre, le bonhomme est mort ».

— « Comment, reprit le malheureux Lefebvre, est-ce que je vais mourir aussi ? »

— « Oui, dit Ruffin, vous y passerez aussi ».

Ruffin, dont l'attitude pendant les débats a été cynique, est condamné à la peine de mort et sa femme aux travaux forcés à perpétuité. (Source B.N.)

 

Février 1893  -  Prix de vertu.  -  Le prix de vertu fondé par M. Pimont de Honnaville, ancien maire de Gonneville-sur-Honfleur, dont la valeur est de 225 francs, vient d'être décerné à Mlle Laisné, 65 ans, habitant la Rivière-St-Sauveur. Mlle Laisné, qui est sans fortune, est toujours restée seule avec ses parents infirmes et pour les soutenir dans leur vieillesse a refusé tout mariage. Elle a encore aujourd'hui à sa charge son vieux père, âgé de 85 ans, et a néanmoins recueilli chez elle sa sœur, la veuve Lemercier, qui est aveugle, et ses trois enfants. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Rejet de pourvoi.  -  La cour de cassation a rejeté le pourvoi de Victor Ruffin, condamné à mort aux assises du Calvados, pour avoir, de complicité avec sa femme, empoisonné les époux Lefebvre, fermiers à Gonneville-sur-Honfleur. Le condamné n'a plus à espérer qu'en la clémence présidentielle. Tout porte à croire qu'il ne l'obtiendra pas. (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Exécution à Caen.  -  Les époux Lefèvre habitaient Gonneville-sur-Honfleur. Ils avaient recueilli, à 7 ans, une cousine du mari qui épousa en 1887 un nommé Victor Ruffin, d'un naturel sournois et méchant. Les époux Ruffin abusèrent de leur situation. La mère de Lefèvre, âgée cependant de 80 ans, s'en aperçut et les surveilla. Ils résolurent de supprimer ce témoin clairvoyant. Le 18 février 1892, la femme Ruffin prépara du café, dans lequel son mari versa du vitriol, et elle le porta à la pauvre vieille. Cinq jours après, elle expirait dans d'horribles souffrances, disant qu'elle avait été empoisonnée. 

Malheureusement, elle était vieille et on ne fit pas attention à ses pressentiments. Lefèvre avait 500 fr. de rentes, sa femme, qui avait eu bien à souffrir avec son mari, qui la rouait de coups, était aveugle. Les époux Ruffin calculèrent que, Lefèvre mort, ils seraient les maîtres. C'est alors que Ruffin acheta à Trouville une préparation arsenicale employée contre las rats. Il la travailla pendant plusieurs heures et la mêla à de la bouillie que sa femme présenta à Lefèvre, qui en mangea quoiqu'il la trouvât un peu acre. Deux jours après, il expirait en présence de Ruffin qui lui disait : « J'ai connu un bonhomme qu'a été prins comm'té et il en est mort ». Ruffin était cruel : sans motif, pour le plaisir du mal, on l'avait vu éventrer à coups de couteau un âne rencontré sur la route et un mouton. 

Les coupables essayèrent de nier, mais la femme fît bientôt, des aveux complets en mettant tout l'odieux du crime sur son mari. Ruffin fut condamné à mort, sa femme à perpétuité. 

Ruffin savait que c'était à six voix contre six qu'il n'avait pas obtenu des circonstances atténuantes, il savait aussi que les membres du jury avaient signé un recours en grâce, et s'il ne l'a pas obtenue, c'est, parait-il, parce que le recours portait la date du 28 février au lieu du 8, la commission des grâces a cru à une manœuvre. IL ne croyait pas qu'il serait exécuté et passait son temps très calme, jouant aux cartes, mangeant bien et dormant de même. 

Aussi, dur a été son réveil. Il a poussé un cri et s'est mis à sangloter. Il a fallu le soutenir pour lui faire gravir les 75 marches conduisant à la chapelle et de là descendre à la geôle, où a eu lieu la toilette. Il a pris quelques gouttes de rhum, puis s'est livré. C'est une masse inerte qu'on a jetée sous le couperet, il a fallu même que le bourreau s'y reprit à deux fois pour lui placer la tête dans la lunette, ce fait a fait croire à un instant de résistance. 

La femme Ruffin, qui a 24 ans, est à Rennes, elle croyait à la grâce de son mari et lui écrivait en bâtissant des châteaux en Calédonie. Ruffin était âgé de 21 ans. Il y avait relativement peu de monde à l'exécution. La nouvelle nous était arrivée au milieu de notre tirage et nous n'avons pu l'annoncer que dans nos quinze mille derniers exemplaires. Il y avait 6 mois que la fatale sentence était prononcé. Ruffin avait demandé à son défenseur de ne pas livrer son corps aux médecins. Selon son vœu, il a été inhumé à Saint-Gabriel. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  L’immoralité à la campagne.  -  La jeune Le Bars, 12 ans, demeurant chez ses parents à Gonneville-sur-Honfleur, raconta à sa mère que son oncle entretenait des relations avec elle depuis quelque temps. 

Un médecin fut appelé, il constata que l'enfant n'était plus pure. L'oncle a été arrêté. Il nie énergiquement avoir eu des relations avec sa nièce. Celle-ci persiste dans ses dires et a de plus, indiqué un autre individu avec lequel elle aurait eu aussi des relations. Comme on le voit cette vilaine affaire n'est pas claire. (Source B.N.)  

 

Juillet 1894  -  Coups et blessures.   -  Une discussion s'étant élevée entre le nommé Renè Couathalem, terrassier, employé aux travaux du chemin en construction de Tréprel à Pont-d'Ouilly, et le nommé Mabire, chef de chantier, Couathalem a reçu de Mabire un coup de pelle qui lui a fendu la tète sur une longueur de 10 à 12 cm. On voit la cervelle à travers la blessure. On craint pour la vie du blessé. Mabire a été écroué à Falaise. 

— On a arrêté Georges Lormier, 21 ans, qui avait frappé il y a quelques jours, sans motifs, M. Léon Lihard, cultivateur à Gonneville-sur-Honfleur. Les blessures reçues au front et à la poitrine semblent avoir été faites avec un bâton. (Source B.N.)  

 

Février 1895  -  Attentats à la pudeur.   -  En septembre et en octobre 1892, Yves Guillossou, né à Plougouver (Côtes-du-Nord), alors domestique chez les époux Lebard, à Gonneville-sur-Honfleur, profita de ce qu'il était seul avec la jeune fille Marguerite Lebard pour se livrer sur elle à des attentats à la pudeur. Il a, par contumace, vingt ans de travaux forcés. (source B. N.)

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (source B. N.)  

 

Mars 1898  -  Bouton de gilet accusateur. -  La semaine dernière, à Gonneville-sur-Honfleur, la propriété du sieur Carré avait été mise à sac : on avait dérobé des victuailles, vin, cognac, rhum, tabac, etc…. Le voleur vient d'être découvert, grâce à un bouton de gilet qu'il avait perdu sur les lieux du vol. La piste a conduit les gendarmes Chez un journalier de Genneville, Hardy, au gilet duquel manquait un bouton semblable à celui trouvé. Hardy ne nia pas, il avoua même avoir volé, en janvier dernier, du linge à la dame Contentin. 

Détail typique : la femme Hardy portait ce jour-là une des chemises volées chez la dame Contentin, elle a dû en opérer la restitution. (source B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Morte en allant chercher de la sicasse.   -    A trois kilomètres de Honfleur, sur la route de Gonneville, la femme Zénaïde Desportes, 51 ans, habitait une chaumière dans laquelle des amis de bouteille se donnaient quelquefois rendez-vous pour boire et s'amuser. Dimanche, cette femme s'était relevée pour aller chercher de la sicasse chez son fournisseur ordinaire. Mais, saisie par le froid, elle tomba frappée d'une congestion.  (source le B. N.)

 

Avril 1907  -  Suicide.  -  Le nommé Ganivut, domestique chez M. Marion, cultivateur à Gonneville a été trouvé pendu samedi matin. On ignore les causes de cette détermination. (source M. du C.)

 

Mai 1918  -  Un détaché agricole qui fait des bêtises.  -  Sous l'influence de l'ivresse, Le Bihan Jean, 49 ans, né à Louargat, arrondissement de Guingamp, a menacé M. Jules Varin, cultivateur à Gonneville, de lui « faire son affaire et d'avoir sa peau». Puis, quand celui-ci fut parti aux champs, il alla à la ferme injurier Mme Varin et s'élança vers elle pour la Happer. La cultivatrice saisit un ton pour se défendre et en porta un coup sur la tète de son agresseur. Elle se réfugia ensuite dans sa laiterie ou telle dut s’enfermer. Le Bihan bouscula également la dame Marguerie, née Brunet, qui se trouvait la. Les gendarmes de Honfleur ont retrouvé l'auteur de cette scène regrettable chez M. Joseph Yger, au Mont-Saint-Jean. Ils lui ont dressé procès-verbal et, comme il était détaché à l'agriculture, il a été signalé à l’autorité militaire.

 

Décembre 1922  -  Service postal.  -  Un établissement de facteur-receveur sera ouvert à Gonneville-sur-Honfleur, à partir du lw décembre. La circonscription, postale de ce bureau comprendra les communes de Gonneville-sur-Honfleur et de Fourneville.

 

Juillet 1923  -  Victime de la chaleur.  -  Mme Vve Fanu, journalière à Honfleur, rue charrière-Saint-Léonard, qui fanait dans un pré sis à Gonneville-sur-Honfleur, pour le compte de M. Redet, propriétaire, a été frappée d'insolation. Transportée à son domicile elle y est décédée quelques instants après.

 

 Avril 1925  -  Élection du maire.  -  Dimanche, M. Arsène Legrix, adjoint au maire de Gonneville, a été élu mairie de cette commune, en remplacement de M. Esnault, décédé.  

 

Mars 1926  -  L'arrestation mouvementée d'un dangereux bandit.  -  Nous avons signalé les nombreux cambriolages commis depuis 3 mois dans la région de Pont-1'Evêque, notamment à Bonneville-sur-Touques, St-Gatien-des-Bois, Vieux-Bourg et Gonneville-sur-Honfleur.

Depuis quelques jours, la police mobile connaissait le signalement précis et l'identité des deux auteurs de ces cambriolages.

Samedi matin, la gendarmerie d'Honfleur prévenu qu'un cambriolage venait encore d'être commis à Gonneville, l'adjudant Guillemette et l'inspecteur de la brigade mobile Beaulieu se rendirent en automobile à la poursuite des criminels dont ils avaient le signalement.
La piste  -  Les deux limiers apprirent en cours de route que les bicyclettes des cambrioleurs avaient été vues, rangées le long d'une haie. En arrivant sur les lieux, ils se rendirent compte
que les malfaiteurs, délaissant la route, avaient pris un chemin creux qui conduit à La Rivière-Saint-Sauveur.

Ils firent volte face et engagèrent la voiture sur le chemin d'Ingres, et ils aperçurent à un tournant, pédalant à toute vitesse, les deux fugitifs.
A coups de revolver  -  L'inspecteur Beaulieu était en civil, mais l'uniforme de l'adjudant Guillemette ne pouvait manquer d'attirer l'attention des deux individus. Aussi le gendarme se cacha-t-il au fond de la voiture, et l'automobile dépassa les cyclistes qui répondaient bien au signalement et que les poursuivants n'eurent pas de peine à identifier.

L'auto ralentit. L'adjudant et l'inspecteur sautèrent de la voiture en marche, revolver au point. Les bandits se sentirent pris. Ils sortirent leurs revolvers.

L'adjudant, sans se laisser intimider, sauta sur l'un d'eux, le désarma malgré une résistance forcenée. Pendant ce temps, l'inspecteur tenta d'appréhender le deuxième. Celui-ci s'enfuyait à toute allure. Poursuivi, il se retourna et tira, mais sans atteindre le policier qui, à son tour, déchargea par deux fois son arme.

Chasse à l'homme  -  Il y a tout lieu de croire que le misérable fut atteint, mais il ne s'arrêta pas. Après avoir franchi quelques haies et une rivière, il arriva même gagner les bois, ayant toujours sur ses talons le courageux inspecteur.

M. Beaulieu, malheureusement, trébucha en franchissait une clôture et tomba.

Au moment il se relevait, il ne voyait plus le dangereux fugitif. Celui-ci s'était caché. Prenant en traître l'inspecteur, il se démasqua soudain, assénant sur la tète de son antagoniste un formidable coup de bûche.

Le policier tomba de nouveau, complètement étourdi, et quand il reprit ses esprits, le bandit était déjà à bonne distance. M. Beaulieu voulut tirer encore. Son pistolet était enrayé. Celui du fuyard ne l'était pas. Le misérable eut l'audace de revenir sur ses pas et, à quatre mètres, il déchargea son revolver. Sa maladresse lui fit manquer son but, heureusement ; mais il prit ses jambes à son cou et disparut, sans que cette fois son adversaire puisse le rejoindre.

De dangereux bandits  -  Le malfaiteur arrêté est un nommé Louis-Gilles Rannou, 21 ans, ouvrier maçon, à Elliant (canton de Rosporden, Finistère).

Amené à Honfleur, il a passé des aveux et a été trouvé porteur d'un revolver, d'un couteau serpette et de différents objets volés. Ces deux individus, auteurs de nombreux larcins et cambriolages et qui auraient même opéré dans la Seine-Inférieure, semblent capables de tout.

On recherche active mont le fugitif, un nommé Lemoine, qui doit être blessé et ne tardera pas à être sous les verrous.

On-t-ils aussi assassiné ?   -  Les deux malfaiteurs sont également soupçonnés d'avoir assassiné un homme non encore identifié, dont le cadavre fut récemment trouvé sur la route à Equemauville. Ils seraient en outre les auteurs de nombreux incendies commis dans la région.
Lemoine est arrêté à son tour  -  Lemoine a été retrouvé ce matin à Quillebœuf  (Eure), blessé au bras et exténué alors qu'il s'apprêtait à changer de résidence. Il s'est laissé arrêter sans opposer de résistance. Il a avoué, comme son complice Rannou, avoir participé à plusieurs cambriolages et assassinats.

 

Juin 1926  -  Élection du maire-  M. Lucien Leproux a été élu maire de Gonneville, en remplacement de M. Houssaye, démissionnaire pour raison de santé. M. Lépreux a déjà été depuis de longues années, maire de la commune. Il y a environ trois années qu'il avait annulé ce mandat.

 

Septembre 1926  -  Un voleur qui ne manque pas de sang-froid.  -  Au début de la semaine M. J. Steiner, demeurant rue de l'Ouest, à Rouen, terminait de jeuné, au restaurant de M. Dejonckhere.

En réglant sa dépense, trois billets de mille francs qui étaient dans son portefeuille tombèrent à terre, sous la table. Aussitôt après leur départ, un inconnu s'installa à la même place. La servante de l'hôtel apercevant les billets sous les pieds du nouveau venu le prévint qu'il perdait son argent. Le plus tranquillement du monde il se baissa pour ramasser les billets.

Quelques instants plus tard M. Steiner se présentait à l'hôtel de la Place et faisait part de sa perte à M. Dejonckhere qui le mit au courant de l'incident arrivé avec sa bonne et le client
qui l'avait remplacé. Il n'a eu d'autre ressource que de déposer une plainte à la gendarmerie.

Avec le signalement que l'on a pu recueillir sur l'individu et sur sa moto, il est à présumer qu'il ne tardera pas à être coffré.

 

Novembre 1926  -  Fête patronale.  -  La commune célébrera sa fête patronale Saint-Martin, dimanche prochain, 14 novembre.

Au programme Grand'Messe à 10 heures, célébrée par M. le chanoine Lelièvre, grand chantre de la cathédrale de Bayeux, et suivie de la bénédiction solennelle d'une statue de Saint-Louis, roi de France.

Vêpres à 2 heures 30, sous la présidence de M. le chanoine Lautour, curé doyen de Sainte-Catherine de Honfleur. Au cours de la cérémonie seront bénis un autel et une statue dédiés à la Très Sainte Vierge. Le sermon d'usage sera prononcé par M. le chanoine Godard, curé doyen de Sainte-Trinité de Falaise. Salut en musique avec le concours de M. Louis Fourré de Honfleur.

 

Mars 1927  -  Au feu !  -  Comme Mme Casrouge, cultivatrice à Gonneville-sur-Mer, allumait du feu dans sa buanderie, un incendie, sans doute provoqué par des fissures de la cheminée, s'est déclaré dans l'étable voisine.

Aussitôt prévenus, les pompiers de Houlgate ont maîtrisé rapidement le sinistre. Il y a plusieurs milliers de francs de pertes pour le propriétaire, M. Miocque, maire de Genneville.

 

Mai 1927  -  Le feu !  -  Pendant que M. Berson fils, cultivateur à Gonneville-sur-Honfleur, était dans un herbage avec sa famille, un incendie s'est déclaré dans un vaste bâtiment de sa  ferme.

Aussitôt averti, M. Berson a donné d'alarme, et, grâce à l'intervention des pompiers de la Rivière-Saint-Sauveur et de Honfleur, la maison d'habitation a pu être protégé. L'immeuble sinistré, presque neuf, a été complètement détruit. Les dégâts, qui s'élèvent à 60 000 francs sont assurés.

 

Juillet 1931   -   Un Gonnevillais devient Évêque.   -   Le B. P Pierre Fallaize des Oblats de Marie, vient d'être promu à l'épiscopat comme coadjuteur de Mgr Breynat, vicaire apostolique de Mackenzie. Mgr Fallaize est originaire de Gonneville-sur-Honfleur il fit ses études au Petit Séminaire de Lisieux, puis à Sommervieu, d'où il dut exiler en Belgique avec sa congrégation.
Apres sept années de solides études, il fut envoyé au Haut-Canada, puis dans les régions arctiques du Nord-Est américain, il fondra à l’embouchure de la Coppermine-River une nouvelle mission.  

 

Janvier 1936  -  Un enfant est victime d’une lâche agression.  -  Un enfant de neuf ans a été victime d'agissements coupables au lieu dit la Croix-Hauron, à Gonneville-sur-Honfleur. Alors qu'il revenait à la tombée de la nuit de la fromagerie Raux, où ses parents l'avaient envoyé faire une course, le jeune Pierre X…..... fut abordé par un individu qui tenta de lui faire subir d'odieuses violences. 

Le jeune Pierre se débattit tant et si bien qu'il parvint à se dégager et à s'enfuir. Le triste personnage se lança à sa poursuite, mais dut bientôt renoncer à poursuivre la victime, celle-ci arrivant à proximité de lieux habités.

Voici le signalement de l'agresseur qui est activement recherché ; Age, 17 à 18 ans ; taille petite, 1,50 m. environ ; teint pâle, nez long, la face complètement rasée ; vêtements corrects, veston gris foncé à rayures gris-blanc ; Béret basque. (Source M. du C.)  

 

Novembre 1936  -   Un enfant est victime d’une lâche agression.  -  Un enfant de neuf ans a été victime d'agissements coupables au lieu dit la Croix-Hauron, à Gonneville-sur-Honfleur. Alors qu'il revenait à la tombée de la nuit de la fromagerie Raux, où ses parents l'avaient envoyé faire une course, le jeune Pierre X.…… fut abordé par un individu qui tenta de lui faire subir d'odieuses violences. 

Le jeune Pierre se débattit tant et si bien qu'il parvint à se dégager et à s'enfuir. Le triste personnage se lança à sa poursuite, mais dut bientôt renoncer a poursuivre la victime, celle-ci arrivant a proximité de lieux habités. 

Voici le signalement de l’agresseur qui est activement recherché. 

Age, 17 à 18 ans, taille petite, 1 m. 50 environ, teint pâle, nez long, la face complètement rasée, vêtement corrects, veston gris foncé à rayures gris-blanc, béret basque. (source le M. du C.)

 

Juillet 1937  -  La fièvre aphteuse dans l’ouest.  -  La Préfecture nous communique :

Le directeur des Services Vétérinaires porte à la connaissance de MM. les cultivateurs, éleveurs, bouchers et commerçants en bestiaux, que la fièvre aphteuse sévit actuellement sur le territoire français et plus particulièrement dans certains départements de l'Ouest.

Les véhicules servant au transport des animaux comptant parmi les facteurs de propagation de la maladie, les personnes se livrant au transport des animaux sont instamment priées de respecter les prescriptions contenues dans l'arrêté préfectoral du 18 août 1932 et dans tous les arrêtés municipaux concernant la désinfection des véhicules, cages, etc…….

Il leur est en outre rappelé que chaque voiture doit être munie de la quantité du produit nécessaire à sa désinfection, cette opération devant être régulièrement pratiquée après chaque voyage. (source M. du C.)

 

Juillet 1937  -  Le dernier voyage.  -  Lundi matin, vers 6 h. 30, trois personnes de Gonneville-sur-Honfleur, qui revenaient de Lisieux en voiture hippomobile, Mlle Bandeville, cultivatrice, et MM. Albert Grieu et Joseph Giref, ouvriers agricoles, traversaient Honfleur.

Au bas de la rue Bourdet, les deux hommes descendaient de voiture afin de soulager le cheval pendant la montée et poursuivaient leur route à pied. Cent mètres plus loin, à l'angle de la rue aux Chats, M. Joseph Giret, s'affaissait subitement. Ses deux compagnons essayèrent, en vain de le ranimer, la mort avait fait, son oeuvre. Il est à présumer que M. Giret qui souffrait d'une maladie de cœur a succombé à une crise cardiaque. Prévenu aussitôt, M. le Commissaire de police vint immédiatement faire les constatations d’usage. (source M. du C.)

 

Août 1941   -   Plus d'estivants sur la côte.  -  Conformément aux instructions du chef de l'Armée d'Occupation en France et des Feldkommandanten locaux, l'interdiction des séjours d'estivants dans les régions côtières vient d'entrer effectivement en vigueur dans toute la zone du littoral dans la France occupée.

Des dispositions locales  prises, il convient de retenir qu'est interdite pour toutes les agglomérations situées sur la côte ou à proximité de la cote, l'installation : des estivants ou baigneurs ; des propriétaires de  villas ou maisons qui n'ont pas leur domicile dans la commune où est située cette dite villa ou maison. En conséquence, les personnes qui se seraient déjà  installées ont dû avoir quitté la zone côtière pour le 31 juillet 1941.

Dans chaque département, l'autorité fixe, par des dispositions précises, les cantons qui doivent être considérés comme zone côtière. Il est précisé que les contrevenants aux prescriptions édictées sont punissables en vertu de l'ordonnance allemande relative aux déclarations obligatoires et aux séjours interdits en date du 9 novembre 1940 (« Journal Officiel des Ordonnances », p. 143.)

En outre, sont interdits dans la zone côtière indiquée ci-dessus, les camps de tous genres, tels que camps de jeunesse, foyers pour enfants, colonies de vacances, etc., étrangers à la commune, ainsi que les camps de travailleurs agricoles. Tous les camps existants doivent être fermés poulie 20 août prochain.

 

Juin 1942   -   Un trafic.    -   Se livrant à des transports et trafics illicites de viande, d'œufs, de blé et d'effets, Hippolyte L........., ouvrier agricole chez M. Rémy D............, cultivateur Gonneville-sur-Honfleur, sera poursuivi, ainsi que son patron, lequel aura à répondre d'abattage clandestin, transport de viande, en vente de viande sans estampille sanitaire, sans ticket et au-dessus de la taxe, chasse en temps prohibé et non déclaration de stock de blé.

9   EN NORMANDIE.   -   Le Cidre.   -   La Mise en Tonneau.   -   ND

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