UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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GONNEVILLE  s/ MER

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune sont des Gonnevillais, Gonnevillaises


Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Ilya à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.

 

Avril 1879   -  Pêche des moules.  -  L'exploitation des moulières ci-après désignées est autorisée, savoir : Quartier de Caen : Moulières de Gonneville, d'Auberville, de Villers, d'Hermanville, de Lion, de l'Aiguillon, de Tracy, de Port, de Longues, de Huppain, de Ste-Honorine. Sous-quartier de Courseulles : Moulières de Figar, de Lombay, de Creuhot, de Lihan, de la Folie, de la Home, de l'Escorbat, de l'Anguille, de Langrune, de Saint-Martin, de Valet, de Haut-Rocher, des Grouins, de la Vieille-Pouque, de la Roquette, des Essarts, de Bernières, de Maragnan, de Germain, de la Roquette, de la Tunelle: de Saint-Gerbaut, de l'Epecque. 

Les moules pêchées en contravention seront reportées par les délinquants sur les bancs d'où elles proviendront. Il est défendu d'arracher les moules à poignée et de les cueillir avec d'autres instruments qu'un couteau, et de circuler sur les moulières avec des voitures ou des bêtes de somme. Il est défendu de pêcher et d'employer à un usage quelconque, notamment à l'engrais, les moules n'ayant pas la dimension minimum de trois centimètres.  

 

Août 1888  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Edmond Retout, maçon, 38 ans, revenait de Gonneville, il était monté dans le banneau de son patron, le sieur Victor Monnier, entrepreneur à Villers-sur-Mer. Sur la route, la pouliche s'est emportée et, par suite d'un choc violent, l'espagnolette du banneau s'est rompue et le véhicule a fait bascule. Dans la secousse, Edmond Retout, qui tenait une bouteille à la main, a été renversé, la bouteille a été brisée et la tête du malheureux a porté sur le verre et lui a pénétré fort avant dans le crâne. La mort a été instantanée.  

 

Avril 1891  -  Les voleurs de volailles.  -  Il se commettait depuis quelque temps, à Bréville et dans les communes voisines, une telle razzia de volailles et de lapins qu'une brigade entière de gendarmerie n'aurait pas suffi à les constater. Les voleurs viennent d'être arrêtés. Ce sont trois jeunes gens de la commune, dont l'un a été déjà condamné à plusieurs reprises. Ils sortaient chaque nuit pour dépouiller les basses-cours de Bréville, Merville, Petitville et Gonneville. Le nombre des vols commis par eux ne sera jamais connu.  

 

Novembre 1899   -   Attentat à la pudeur.   -   Sur la dénonciation d'un domestique de Gonneville-sur-Dives, la gendarmerie a ouvert une enquête relative à un attentat à la pudeur qui aurait été commis par un individu de 20 ans, de la même commune, sur une fillette de 11 ans. (source le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1899   -   Attentat à la pudeur.   -   Nous avons annoncé que, sur la dénonciation d'un domestique de Gonneville-sur-Dives, la gendarmerie procédait à une enquête au sujet d'un attentat à la pudeur commis sur une fillette de 11 ans. Le coupable est arrêté. C'est le nommé Antoine Lemonnier, âgé de 20 ans, journalier aussi à Gonneville.  (source : le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Le bulletin des parlers normands.   -   Langue et littérature populaire normande est entré dans sa troisième année.

Grâce à l'impulsion que lui a donnée son directeur, M. Ch.Guerlin de Guer, les collaborateurs y affluent de tous les points du département.

Abonnement : 3 fr. par an. Le numéro, 6 fr. 50. Conditions spéciales pour MM. les instituteurs. On s'abonne, à Caen, 111, rue Saint-Pierre. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Août 1900   -   A qui le veaux ?  -  Deux veaux écarts, dont un rouge brange et l'autre blond brange, ont été remis, il y a huit jours, en fourrière chez Mme Dubois, débitante à Gonneville-sur-Merville. Les y réclamer. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1903   -   Suicides.  -  On a trouvé pendu à un arbre, à Banville, près Courseulles-sur-Mer, le sieur Daburon, jardinier à Caen, rue Caponière, 82.

Les causes, de sa funeste détermination ne sont pas connues.

 Le cadavre d'un individu, dont on a pu établir l'identité, âgé d'environ 45 ans, a été découvert sur la plage de Trouville.

Cet inconnu s'était tiré un coup de feu dans la bouche.

 Le sieur Charles Rocque, 72 ans, propriétaire à Gonneville-sur-Dives, s'est pendu dans sa cave. Le malheureux souffrait d'un mal incurable, il avait dit, à plusieurs reprises, qu'il se pendrait et avait même désigné l'arbre auquel il accrocherait la corde.

 Le sieur Victor Lecerf, 67 ans, propriétaire à Saint-Pair-du-Mont, canton de Mézidon, s'est pendu à une poutre de son grenier. Il était paralysé d'une main et se plaignait de ne plus pouvoir travailler. (Source : Le Bonhomme Normand

 

Août 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques journées d'une chaleur excessive, des orages ont éclaté un peu partout, dans notre région, retardant la récolte du foin qui, jusqu'ici, s'opérait sans encombre. Pour quelques jours le temps est redevenu maussade, pluvieux et froid. Espérons que ça n'est qu'une mauvaise passe.

 

Août 1917  -  Macabre découverte. -  On a trouvé, ces jours-ci, sur la plage, à Gonneville, le cadavre d'un homme paraissant avoir séjourné longtemps dans l'eau. La tête manquait et les membres étaient en partie désarticulés. On n'a pu l'identifier.  

 

Août 1926  -  Changement de dénomination.  -  Le Conseil général adopte les conclusions d'un rapport relatif au changement de dénomination de la commune de Gonneville-sur-Dives en Gonneville-sur-Mer.

La Commission des Affaires diverses propose au Conseil général de donner un avis favorable à la demande du Conseil municipal de Gonneville-sur-Dives, qui est justifiée par la situation géographique de la commune et approuvée par M. le Directeur des Postes et M. l'Archiviste.

 

Octobre 1937  -   Dans la nuit , un repris de justice assomme un cultivateur.  -  Vers 23 heures, M. René Fouchaux, 34 ans, cultivateur, sortant du café Lalevé, où il avait passé la soirée, effectuait une légère réparation à sa bicyclette, lorsqu'il fut assailli par un individu qui le frappa à la tête d'un violent coup de matraque. 

Relevé inanimé, M. Fouchaux fut transporté à Caen, où le docteur Guibé reconnut qu'il était atteint d'une fracture de la mâchoire inférieure et de diverses contusions. 

L'enquête de la gendarmerie a permis l'arrestation de l'agresseur : il s'agit d'un repris de justice, redouté dans la région, le nommé Gaston Lepaulmier, 26 ans, journalier à Bréville. 

Lepaulmier prétend qu'il avait été provoqué par sa victime. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Pour éviter une collision une automobile se jette dans le fossé.   -   M. Léon Duchemin, demeurant à Paris, actuellement en villégiature à Gonnevillc-sur-Mer, suivait en automobile le chemin de mer, se rendant à Port-en-Bessin, lorsque, arrivé à 35 mètres environ du chemin de grande communication, au lieu dit « la Fontaine », au moment d'aborder le dernier virage, il se trouva en présence d'un autre véhicule attelé d'une remorque qui venait en sens inverse.

Pour éviter une collision, M. Duchemin se jeta sur sa droite dans le fossé, mais sa voiture, ayant heurté le talus, se renversa sur le côté gauche.

Seul, le conducteur fut blessé, d'ailleurs assez légèrement. Mme Duchemin et sa fille, qui l'accompagnaient, sortirent indemnes de l'accident.

L'automobile, par contre, a subi d'assez sérieux dommages. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Novembre 1938   -  Les vols de bestiaux continuent.   -   M. Guillaume Jean, 67 ans, propriétaire à Gonneville-sur-Mer, a constaté la disparition d'une génisse. Cette bête se trouvait dans un herbage près du sémaphore d'Houlgate, avec d'autres animaux. Le préjudice est d'environ 2 500 francs. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -  Une émouvante cérémonie à Gonneville-sur-Merville.  -   Suivant une pieuse tradition, la section de Gonneville-Merville-VaraviIle du « Souvenir Français » a rendu hommage aux morts pour la Patrie. La cérémonie, que présida M. Albert Joly, Conseiller d'arrondissement, débuta par une messe célébrée à la mémoire des soldats et marins, tombés au Champ d'honneur, au cours de l'office, un sermon de circonstance fut donné par M. l'abbé Laigle, curé de Merville.

A la sortie de l'église, un cortège se forma et se rendit au monument aux Morts. A la section de Gonneville-Merville-Varaville, s'étaient jointes, avec les drapeaux de leurs sociétés, des délégations des Invalides de la Grande Guerre de Dives-Cabourg-Houlgate, des Anciens Combattants de Cabourg, et du Souvenir Français de cette dernière ville. La délégation des Invalides de la Grande Guerre était composée de MM. Denize, président du groupement, et Colin, vice-président, celle des A. C. Cabourgeais, de MM. Arnoulin, Derouault, Lecanu, Billot et Valet, et celle du S. F. de Cabourg, de MM. Legoistre, Delaveau, Josse, Féray et Morel.

Une absoute fut donnée devant le monument au pied duquel le S. F. de Gonneville-Merville-Varaville déposa une couronne, puis, après un éloquent discours de M. Gondamin, maire de Gonneville. et l'appel des morts, les enfants des écoles récitèrent le beau poème de Victor Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie ». Un vin d'honneur termina cette émouvant manifestation. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   Mort dans une crise d’épilepsie.   -   M. Rivière, propriétaire à Gonneville-sur-Mer, avait à son service M. Constant Chuque. Le 17 janvier, vers 11 h. 45, M. Rivière s'étant rendu sur les lieux du travail, eut la surprise de trouver son employé couché la face contre terre, semblant inanimé. Il fit aussitôt appeler le docteur Heurtaut, de Dives-sur-Mer, qui constata la mort des suites dune crise d'épilepsie. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1941   -   Plus d'estivants sur la côte.  -  Conformément aux instructions du chef de l'Armée d'Occupation en France et des Feldkommandanten locaux, l'interdiction des séjours d'estivants dans les régions côtières vient d'entrer effectivement en vigueur dans toute la zone du littoral dans la France occupée.

Des dispositions locales prises, il convient de retenir qu'est interdite pour toutes les agglomérations situées sur la côte ou à proximité de la cote, l'installation : des estivants ou baigneurs ; des propriétaires de villas ou maisons qui n'ont pas leur domicile dans la commune où est située cette dite villa ou maison. En conséquence, les personnes qui se  seraient déjà installées ont dû avoir quitté la zone côtière pour le 31 juillet 1941.

Dans chaque département, l'autorité fixe, par des dispositions précises, les cantons qui doivent être considérés comme zone côtière. Il est précisé que les contrevenants aux prescriptions édictées sont punissables en vertu de l'ordonnance allemande relative aux déclarations obligatoires et aux séjours interdits en date du 9 novembre 1940 (« Journal Officiel des Ordonnances », p. 143.)

En outre, sont interdits dans la zone côtière indiquée ci-dessus, les camps de tous genres, tels que camps de jeunesse, foyers pour enfants, colonies de vacances, etc., étrangers à la  commune, ainsi que les camps de travailleurs agricoles. Tous les camps existants doivent être fermés poulie 20 août prochain.

 

Mai 1942 - Aux habitants de la zone côtière. - Le Préfet du Calvados a fait connaître que toutes les personnes résidant en zone côtière interdite, doivent être pourvues d'une attestation de résidence. La vérification de ces permis de circuler est souvent effectuée.

De plus, une nouvelle mesure est appliquée depuis le 20 mai : Apposition d'une affiche sur le côté intérieur de la porte d'entrée de chaque maison indiquant : Le nombre total de ses habitants ; Leurs noms et prénoms ; leur profession ; La date et le lieu de leur naissance ; Leur domicile antérieur. Ces affiches doivent être tenues au fur et à mesure des  changements de domicile.

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Mai 1942  -  Récolte avancée.  -  M. Loslier Victor, 51 ans, cultivateur chemin de la Montagne, ne voyant pas lever les 588 pieds de pommes de terre qu'il avait plantés trois semaines  auparavant, eut la curiosité de regarder en terre, il s'aperçut alors que 500 pieds avaient disparu. Enquête. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de  Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Évrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de Gonneville-sur-Mer ; Arthur Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été ordonnés prêtres le 29 juin 1892.

 

Mai 1944  -  La pêche aux moules.  -  La pêche des moules est autorisée du lever au coucher du soleil sur les moulières ci-après désignées du 30 avril au 31 octobre, L'Aiguillon, Lion-sur-Mer (partie salubre), Hermanville, la Ronde, Colleville du 1er mai au 30 septembre, la Fosse, Guinehaut-Est, Guinehaut West ; 1er mai au 30 novembre, Longues-sur Mer, Marigny, Commes, Huppain ; 15 mai au 15 septembre, Le Ratier; 15 mai au 30 septembre, Gonneville, Auberville, Villers (dite du Plateau).

L'exploitation est rigoureusement interdite sur les moulières ci-après Vierville, les Essarts, la Caillotuière, le Rocher, la Roque, le Pontiers, Port-en-Bessin Est et West, Sainte-Honorine-des-Pertes, le Figard, le Capet, le Vilain, la Folie, Villerville, le Quilhoc, L'Anguille, les Iles, le Gruin, l'Epée, Lion-sur-Mer (partie insalubre).

 

Mai 1945  -  Des patriotes à l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès-verbal :

Pour leur belle conduite durant l’occupation, et pendant le débarquement : MM. Antoine Tessier ; Vacher, libraire à Dives-sur-Mer ; Clouard Lucien, à Cabourg ; Lecuyer Yves, père et fils ; Lemesle ; Lefèvre Paul ; Bruneteau André ; Drouin, à Dives-sur-Mer ; Naver Julien, Lemoine Roger à Houlgate ; Frappier René, à Gonneville-St-Vaast. 

Tué à la tête de la première compagnie : Gardie Raymond, Bouin André à Cabourg.  

Nous pouvons être fiers des ces vaillants compatriotes.  (Source : Le Bonhomme Libre)  

 

Juin 1947  -    L’aide aux aviateurs alliés    M. Hyacinthe Lecorf, cultivateur à Gonneville-sur-Mer, a reçu un diplôme d’honneur du gouvernement britannique pour avoir apporté son aide à un officier de la R.A.F. dont l’avion s’était abattu sur le territoire de la commune. (Source : Le Bonhomme Libre)

GONNEVILLE-en-Auge (Calvados)  -  Camping du Clos du Tranquille

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