UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

1

DANESTAL

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune de Danestal sont des Danestaliens, Danestaliennes.


Février 1848  -  Cour d'assise s du Calvados.    -   Les nommés Michel Levillain, né à Saint-Philbert-des-Champs, domestique chez le sieur Legras, cultivateur au Faulq, et Rosalie Maury , femme Levillain, sa mère, accusés le premier, de vols de nombreux objets mobiliers, et le second, d'avoir sciemment, recelé ces mêmes objets, ont été condamnés, savoir : la femme Levillain, à trois ans d'emprisonnement, et son fils, à deux ans de la même peine.

— La femme Macquefer, de Danestal, accusée d'avoir mis le feu à une maison sise en cette commune, et appartenant à son mari et au père de celui-ci, a été acquittée. (source : Journal de Honfleur)

 

Novembre 1880  -  Tué par un cheval.  -  Le sieur Jean-Joseph Leron, âgé de 70 ans, propriétaire à Danestal, a reçu en soignant son cheval, un coup de pied dans le bas-ventre et a eu les intestins perforés. Transporté à son domicile, il est mort le samedi 20 courant des suites de cette blessure.

 

Août 1894  -  La peine du talion méconnue.   -   Les femmes Tillaye et Fortier ont essayé de persuader aux juges de Pont-l'Evêque que, puisque leurs maris les trompaient, elles avaient bien le droit d'en faire autant. Ça n'a pas pris. 

— Commençons par Zoé Duquesne, femme Tillaye, 42 ans, trouvée en compagnie de Ferdinand Bosquet, 36 ans, journalier à Honfleur. Son mari vivait de son côté, elle croyait pouvoir en faire autant. Quant à Bosquet, c'est par humanité qu'il a reçu la femme Tillaye en son logis. Cette philanthrope action n'est pas appréciée du tribunal, car il condamne les deux coupables à chacun huit jours de prison. 

— Même cas pour la femme Léontine Fortier, 23 ans, trouvée dans le lit de Léopold Lesnis, 35 ans, journalier à Danestal. La femme à Lesnis est partie avec un autre, Marie Fortier a trouvé son mari couché avec une fille, dans le lit conJugal. Malgré ces détails très atténuants, les deux amants ont été aussi condamnés, chacun à huit jours de prison. 

— L'adultère commis à Bayeux, par la femme AiméeTailpied, 35 ans, n'a pas les mêmes motifs pour excuse. Son mari est un brave homme. C'est pendant qu'il était en traitement à l'hôpital que la femme Tailpied a eu des relations avec Etienne Manoury, 26 ans, ouvrier couvreur. Mais ce qui aggrave leur cas d'adultère, c'est qu'il a eu lieu en présence des enfants Tailpied. Aussi sont-ils condamnés chacun à quatre mois de prison, et Manoury à 100 fr. d'amende en plus. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1895  -  Du danger de s’approcher des dames complaisantes.  -  Marie Emelie, femme Lecanteur, est âgée de 32 ans. Elle se dit journalière à Danestal, mais elle reconnaît à l'audience que, dans ses moments perdus, elle est d'une tendre complaisance pour les hommes qui lui font de l’œil. 

C'est le cas, parait-il, de M. Fournier qui aurait voulu, malgré ses 70 ans, goûter des complaisances de dame Mèlie, à ce qu'elle dit. M. Fournier prétend au contraire qu'il n'y a jamais touché. 

C'est possible. Mais il faut croire qu'il s'en est approché bien près, car il a accusé Mélie de lui avoir soulevé 20 francs dans sa poche, ce qui a fait condamner la donzelle à 10 jours de prison par la tribunal de Lisieux. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1895  -  Enfant brûlé.  -  Le docteur Richer a été appelé à constater, à Danestal, canton de Dozulé, le décès d'un enfant nommé Blondin, mort des suites de brûlures. Le pauvre petit s'était approché de la cheminée et, le feu ayant pris à sa blouse, il s'était sauvé sur la route en poussant des cris. 

Un marchand de poisson se jeta sur lui et réussit à étouffer le feu, mais les brûlures qui couvraient tout le corps étaient profondes et le malheureux enfant est mort mardi. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Enfant tué par son frère.  -  Pendant une courts absence de Mme Leprieur, fermière à Danestal, l'aîné de ses enfants, âgé de onze ans et demi, monta sur une chaise et parvint à décrocher le fusil de son père, attaché à une poutre au plafond de la cuisine, et jouant avec cette arme, il fit partir le coup, qui atteignit son jeune frère en plein ventre. Le pauvre enfant mourut une heure après. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  L’accident de Danestal.  -  Nous avons, dans notre dernier numéro, signalé le malheur arrivé le dimanche gras à Danestal. Voici de nouveaux détails à ce sujet : Les époux Leprieur, fermiers, étaient absents de la maison. Mme Leprieur, cependant, n'était guère éloignée, elle vaquait dans la cour, aux divers soins de la ferme, et les trois enfants étaient seuls : l'aîné, Jules Leprieur, 10 ans, l'un de ses frères, 7 ans, et le plus jeune, Albert, 6 ans. Jules, avisant le fusil de son père accroché sur la cheminée, le décrocha, puis l'arma et dit à ses frères : « C'est comme cela qu'on fait partir un fusil ». Malheureusement, l'arme était chargée. Toute la charge alla se loger dans le ventre du petit Albert. La mère accourut et comme elle prenait son pauvre petit dans ses bras, il expira. Le petit Jules avait beaucoup d'affection pour son frère.  

« Je l'aimais bien pourtant, » répète-t-il souvent. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Respect au règlement .  -  Plusieurs personnes ont été bousculées cette semaine dans les rues de Caen, par des bicyclistes qui n'avaient pas la sonnette réglementaire. Espérons qu'on fera désormais observer le règlement qui les oblige à l'avoir. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1896  -  Voleurs de vaches.  -  Le petit Avisse, âgé de 11 ans, habitant chez ses parents à Danestal, qui volait il y a quelques jours une vache de 450 fr. à M. Batbala, propriétaire à Branville, s'est; fait pincer et passera en correctionnelle. 

  Dans la nuit du 10 au 11 avril, une vache de 550 fr., appartenant au sieur Jean Dillaye, demeurant à Vaux-sur-Aure, a été volée dans un herbage situé sur la route de Maisons à Esquay-sur-Seulles. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1896  -  Conseil Général.  -   Comme il était facile de le prévoir, l'impôt sur le revenu n'a pas été bien accueilli par la presque totalité des conseils généraux. Celui du Calvados, à l'unanimité moins deux abstentions, celles de MM. Knell et Bunel, a émis le vœu que le projet du gouvernement soit repoussé. (Source  : Le Bonhomme Normand)

Février 1898  -  Abandonnée.  -  Il y a deux mois, la jeune Marie Avice, 13 ans, domiciliée à Danestal, était livrée par sa mère à des bohémiens, qui employèrent la pauvre enfant à la mendicité. Quand elle n'avait pas recueilli assez, elle était rouée de coups. L'autre jour, étant à la Carneille, ils l'envoyèrent mendier sur une route en disant qu'ils allaient la rattraper. Mais ils ne vinrent pas et elle s'aperçut qu'ils l'avaient abandonnée. Elle fut recueillie par le sieur Guérin, courrier de la Carneille à Athis, et le parquet de Domfront s'occupe de statuer sur sa situation. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Enfant abandonnée.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons dit qu'il y a deux mois Marie Avice, 13 ans, domiciliée à Danestal, avait été livrée par sa mère à des bohémiens, qui employèrent d'abord la pauvre enfant à la mendicité, puis l'abandonnèrent sur la route de la Carneille (Orne), où elle fut recueillie par le courrier de la poste. Nous avons appris que la petite Avice avait été mise par sa mère dans l'établissement de Mlle Ythier, à Caen, pour faire sa première communion, puis elle la retira pour la mettre au service des saltimbanques qui durent lui verser un peu d'argent. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1899  -  Maisons dévalisées.   -   Nous avons signalé dans notre dernier numéro que le jour de la première communion à Danestal, près Dozulé, des malfaiteurs ont mis en coupe réglée plusieurs maisons dont les habitants étaient partis aux offices. Ils ont donc pu opérer sans être inquiétés.

C'est ainsi qu'ils ont enlevé chez le sieur Arsène Lemaître une seule chemise ; chez le sieur Lemaître fils un morceau de viande, et deux petits pots d'eau-devie ; chez le sieur Doublet, un parapluie, un litre de crème et deux petits pots d'eau-de-vie.

A défaut de mieux, les voleurs ont du se contenter de leur maigre butin, mais ils se sont largement rattrapés au presbytère où ils se doutaient avec raison qu'à l'occasion de la première communion les victuailles devaient être assez copieuses. Ils ont emporté, en effet, 20 à 25 fr. en billon, une épaule de mouton, trois livres de viande et autant de pain et deux bouteilles de liqueur. Les maraudeurs ont ensuite fracturé le tronc d'une chapelle située à quelque distance du bourg et ont dérobé les quelques sous qu'il pouvait contenir.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1900  -  Commune dévalisée.  -  Un certain nombre d'habitants de la paisible commune de Danestal ont été dévalisés dimanche dernier, pendant la messe de la première communion.

Les opérateurs, qui sans aucun doute connaissaient les bons endroits, ont travaillé en parfaits spécialistes. 

A M. Arsène Lemaitre, on a soustrait une chemise ; chez M. Lemaitre fils, 250 grammes de viande et deux décilitres d'eau-de-vie ; chez M. Florentin Doublet, un parapluie, un litre de  crème, deux décilitres d'eau-de-vie. Au presbytère, M. L'abbé Irénée Lecarpentier a été victime d'un vol d'une somme de 20 à 25 francs en monnaie de billon, d'une épaule de mouton, d'un kilo de viande, d'un panier dit panier à beurre, d'un kilo 500 grammes de pain, d'une bouteille de cassis, d'une bouteille de liqueur.

Sur leur route, les malfaiteurs fracturèrent un tronc placé près d'une statue de la vierge, et récoltèrent encore une somme en menue monnaie, évaluée à une vingtaine de sous environ.

 

Janvier 1903    -   Une femme brûlée vive.  -  La femme Pauline Portebosq, veuve Blachet, 64 ans, journalière à Cresseveuille, s'était rendue la veille de Noël, au soir, chez la dame Exmelin, épicière à Danestal, pour y faire un plantureux réveillon.

Les deux femmes burent tant et si bien, que la veuve Blachet ne put retourner chez elle. Elle resta à passer la nuit dans la cuisine de sa compagne et s'approcha de la cheminée où il y avait du feu. Le lendemain matin, elle fut retrouvée à demi carbonisée, ayant encore à côté d'elle deux bouteilles, cassées, qui avaient contenu de l'eau-de-vie et du vin.

La gendarmerie de Dozulé, informée du fait, arriva aussitôt sur les lieux, mais ne put procéder à l'interrogatoire de la femme Exmelin, celle-ci, en effet, n'était pas encore dégrisée. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1903   -   Noyé.  -  On a trouvé noyé dans la rivière l'Ancre, où il était tombé en voulant se laver, le sieur Alphonse Guérin, 55 ans, ouvrier maréchal à Danestal, près Dozulé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1907  -  L'impôt sur les Bicyclettes.  -  L'article 3 de la loi du 17 avril 1906 a transformé la taxe sur les vélocipèdes en impôt indirect. Complétant ces dispositions, l'article 23 de la loi de finances du 30 janvier 1907, a décidé que la perception de cet impôt serait assurée par l'apposition sur les machines de plaques renouvelables annuellement et dont le prix est fixé à 3 fr. par plaque pour les vélocipèdes ordinaires et à 12 francs par place pour les motocycles. 

L'administration des contributions indirectes, chargée de l'exécution de ces prescriptions et de la vente des plaques au public, informe les détenteurs de vélocipèdes qu'ils sont tenus de munir immédiatement (au plus tard pour le 1er mars 1907) leurs appareils de nouvelles plaques de contrôle modèle 1907, et qu'ils pourront s'en procurer en faisant connaître leur nom et leur adresse dans l'un des bureaux désignés. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1907  -  Incendie.  -  Un bâtiment à usage de pressoir, cave et grenier appartenant à M. Jean Létorey, propriétaire, a été la proie des flammes dans la nuit du 1er février courant. Lorsque Mme Lemoine et sa fille, gardiennes de l'herbage sont arrivées sur le lieu du sinistre attirées par le bruit des flammes, la toiture était effondrée et il ne restait plus que les quatre murs. 

Les pertes évaluées à 3 600 francs sont couvertes par une assurance. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1927  -  Audacieuse agression.  -  Le receveur-buraliste de Danestal, canton de Dozulé, M. Evremond Féral, n'a vraiment pas de chance, en un an, il a été plusieurs fois volé par une femme de ménage, cambriolé par un individu récemment condamné par le tribunal de Lisieux, et, ces jours derniers, attaqué par un malfaiteurs dans les circonstances suivantes : il rentrait de soigner ses volailles, vers 14 heures, lorsque, dans sa chambre, il a surpris un individu qui a tiré sur lui deux coups de revolver. La première balle lui a déchiré son veston  et la seconde lui a éraflé le ventre. À ses appels, le malfaiteur est descendu, a enfourché la bicyclette qu'il avait posée contre un bâtiment voisin et a disparu et vers Pont-l'évêque non sans menacer de son pistolet un cantonnier, M. Dozeville, aussitôt alertés les gendarmes n'ont pas tardé d'arrêter chez lui, à Deauville, dans une chambre qu'il occupait au  dessus de la charcuterie Faraut.

Pierre Dufay, 22 ans, ouvrier cimentier.  Il a fini par avouer : il était allé la veille à Danestal pour reconnaître les lieux, et avant de monter dans la chambre de M. Féral, avait pris 40  francs dans le tiroir-caisse. On l'a écroué à Lisieux. Dufay n'a pas d'antécédents judiciaires, mais, mauvais sujet, il avait dû être enfermé par son père dans une maison de correction, après s'être évadé du patronage Rollet.  

 

Janvier 1932   -   Bétail empoisonné.    -   M. Adolphe Boullard, cultivateur à Danestal, canton de Dozulé, avait mis quatre génisses dans un herbage, près du lieu-dit « La Vierge ».

Soudain, l'une d'elle tomba malade et mourut. On crut à une congestion cérébrale. M. Boullard changea d'herbage les autres génisses mais, trois jours après, une autre, devenu aveugle et ankylosée, mourait à son tour suivie, le lendemain, par les deux dernières. Une autopsie permis de conclure à un empoisonnement, des traces de plomb étant retrouvées dans l'estomac. On chercha et, à une extrémité de l'herbage on découvrit dans un vieux seau, une certaine quantité de céruse suspecte. Avait-elle été déposée la intentionnellement ou fût-elle jetée par des enfants ? Quoi qu’il en soit le préjudice de M. Boullard s'élève à 8000 francs.    

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1936  -  Un accident d’automobile.  -  M. Frédéric Vasse, demeurant à Sanvic (S.-Inf.), était en compagnie de sa sœur dans la voiture conduite par Mme Matan Yvonne, habitant également Sanvic. Les automobilistes se rendaient à Caen, lorsque, sur la route, près de Danestal, une voiture venant en sens inverse, sur sa droite, obligea Mme Matan, elle-même sur sa droite, à donner un léger coup de volant.

Malheureusement, la route était bombée et, à la suite de cette manœuvre, la voiture fit un tête à queue et se renversa sur le côté droit. Dans le choc, très violent, les trois occupants   furent projetés sur la berme. M. Vasse et sa sœur se relevèrent indemnes, mais Mme Matan, le bras droit pris dans la portière, resta inanimée. Elle devait succomber, quelques minutes après, des d'une double fracture du crâne. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1936  -  Un domestique frappe son patron à coups de couteau.  -  Une scène de violences particulièrement grave et qui aurait pu avoir des conséquences tragiques, s'est  déroulée à Danestal.

M. Édouard Richard, âge de 50 ans, cultivateur à Danestal, avait à son service comme domestique, un nommé Pierre Lepage, âgé de 22 ans.

L'autre jour, M. Richard, qui était énervé, eut une discussion avec sa femme. Lepage, qui assistait à la scène, était, lui, aussi surexcité. Il prit fait et cause pour Mme Richard et porta un violent coup de couteau à son patron qui fut grièvement blessé à l'abdomen. Perdant son sang en abondance, M. Richard se sauva chez un voisin, M. Plante, qui manda le docteur Bougault, de Dozulé.

Le maréchal-des-logis-chef Courty, chef de la brigade de gendarmerie de Dozulé, qui avait été alerté, se rendit aussitôt à Danestal, accompagné d'un gendarme, et après avoir entendu M. Richard, se mirent à la recherche de Lepage, qu'ils découvrirent dans un champ près de la demeure de ses parents.

Immédiatement arrêté, Lepage ne fit aucune difficulté pour reconnaître les faits, mais il précisa au cours de son interrogatoire, qu'il avait agi sur les ordres de Mme Richard, elle-même, qui lui aurait dit à diverses reprises : « Si vous pouviez m'en débarrasser, je ne servirais pas de témoin ».

Or, le jour de la scène entre M. Richard et sa femme, toujours selon Lepage, Mme Richard lui aurait dit à l'oreille « Ne vous laissez pas faire, et surtout ne le loupez pas ! »

Lepage a été écroué et l'enquête se poursuit sur cette troublante affaire. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1939   -   Un chauffeur de camion est grièvement blessé.   -     Un camion chargé de pommes, appartenant à une entreprise de transports de Courseulles, conduit par le chauffeur Louis Palagi, — à la suite vraisemblablement d'un dérapage, — s'est engagé dans la berne et s'est renversé complètement, les deux roues arrières en l'air et la cabine du conducteur sur le côté. 

Lorsque le chauffeur fut retiré, il était sans connaissance. Transporté à l'hôpital, il a reçu les soins nécessaires. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Six blessés dans une collision d’autos.   -  M. Daudet Henri, : âgé de 46 ans, propriétaire-directeur de la briqueterie de Dozulé, roulait en auto vers Dozulé. Sur le territoire de la commune de Danestal il fut surpris par l'irruption, à sa gauche, d'une voiture pilotée par M. le docteur Godard, de Beaumont-en-Auge. Le malheur voulut que M. Daudet  vit en même temps la voiture de M. Le Cam André, cultivateur à Clarbec, en stationnement sur le côté droit. Pour doubler cette voiture, M. Daudet fut obligé d'infléchir sa direction sur  la gauche, et se trouva en présence de la voiture de M. le docteur Godard.

M. Daudet accrocha légèrement l'aile, ce qui fut suffisant pour déséquilibrer sa propre voiture. Pour tenter le redressement, M. Daudet accéléra mais ne put éviter alors la collision avec la voiture à l'arrêt. C'est donc à vive allure qu'il heurta celle-ci, la projetant à 22 mètres du point de choc. Or M. Le Cam fils était à son volant, prêt à démarrer. A son côté était assis M. Le Cam père et, derrière, Mme Lepetit et les trois enfants Le Cam. Dans le choc, qui fut très violent, le conducteur et son père furent atteints aux reins. Mme Lepetit a reçu des plaies au visage, tandis que les trois enfants Le Cam étaient commotionnés et légèrement contusionnés.

En ce qui concerne M. Daudet, il a été relevé avec deux côtes enfoncées.

M. le docteur Godart, de Beaumont, qui était indemne, s'est rendu sur place pour donner les premiers soins aux blessés, il fut bientôt rejoint par MM. Les docteurs : Bougault et Lecoq de Dozulé. D'autre part, les gendarmes de Dozulé vinrent sur les lieux pour procéder à l'enquête et établir les responsabilités. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1945  -  Un cheminot meurt tragiquement.  -  M. André Michel, 18 ans, employé à la SNCF, demeurant à Danestal, a été écrasé par une locomotive. Il est décèdé peu après son admission à l’hôpital de Bayeux.  

 

Octobre 1946  -  Nécrologie.  -  M. Léon Bloch, maire de Danestal, est décédé à l’age de 68 ans. Ses obsèques ont eu lieu en présence d’une très nombreuse assistance qui avait tenu à accompagner à sa dernière demeure un homme dévoué en bienveillant. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Ets PLANTE Frères   Danestal Cdos

Commentaires et informations Facebook @