UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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DANVOU - La - FERRIÈRE

Canton de Aunay-sur-Odon

Les habitants de la commune sont des Danvousiens, Danvousiennes

Août 1847  -  Cour d'assises du Calvados.   -   Plusieurs affaires de vol ont été expédiées dans cette première journée.

Marie Auger et sa mère, l'une coupable, l'autre complice de vol de 43 kil. de farine, ont été condamnées l'une à 6 ans de travaux forcés et 6 ans de surveillance, l'autre à deux ans de prison.

Marie Victoire Dufay, coupable de vol domestique chez le sieur Varnier, propriétaire à Lassy, et chez les époux Faucon cultivateurs à Danvou, n'a été condamnée qu'à 2 ans d'emprisonnement.  (source : Journal de Honfleur) 

 

Mars 1873   -   Incendie.   -   Un incendie a éclaté le, 11 de ce mois dans la commune de Danvou, canton d'Aunay, et a consumé un corps de bâtiment, appartenant à Mme veuve Larsonneur, propriétaire, et occupé par le sieur Renault (Jules), fermier, lequel a perdu, dans ce sinistre, 6 bêtes à cornes, 3 voitures d'agriculture et autres instruments aratoires, une certaine quantité de fourrages, le tout estimé 3.500 fr., assuré à la Caisse générale. La cause de pat accident est purement accidentelle.

 

Octobre 1876   -  Tentative de meurtre.  -  Jeudi soir, vers 10 heures, un gardien d'herbages, nommé Alfred Beuzeval, de Danvou, soupait chez lui avec quelques personnes, lorsque l'une d'elles, qui était sortis avec son enfant, l'avertit en rentrant qu'elle avait aperçu un individu posté le long d’une haie voisine et paraissant guetter quelqu’un. Beuzeval sortit alors en se faisant précéder de son  chien. A peine avait il fait quelques pas, qu'il entendait la détonation d'un coup de fusil tiré sur lui à une très courte distance,  son chien, qui courait en avant, recevait plusieurs plombs. 

Beuzaval se mit courageusement à la poursuite da malfaiteur, qu'il ne put atteindre, mais qu'il reconnut parfaitement et qui entra dans une maison mal famée du voisinage. 

Dans la journée, l'auteur présumé de cette criminelle tentative avait été vu en compagnie de deux repris de justice. 

Depuis quelque temps, des vols et de nombreux maraudages se commettent dans la contrée. Les recherches auxquelles se livre la gendarmerie amèneront peut-être la découverte d'une association de malfaiteurs.  

 

Décembre 1880  -  Les voleurs de grand chemin.  -  L'émotion continue à régner dans les environs d'Aunay. On parle toujours de la bande de malfaiteurs qui y est réfugiée dans les bois. On attribue à cette bande un incendie qui a détruit une grange à Danvou. Depuis quelque temps le fermier auquel elle est louée trouvait la porte ouverte tous les matins, malgré le soin qu'il prenait de la fermer chaque soir. Personne dans le pays ne sort sans armes. Les armuriers font des affaires d'or et ont écoulé tout ce qu'ils avaient de revolvers. La gendarmerie demande les papiers de tous ceux qu'elle rencontre.  

 

Juillet 1885  -  Incendies.  -  A Isigny, le feu a détruit, deux maisons au hameau de Neuilly, appartenant aux veuves  Desmaisons et Girard. Perte, 10 000 francs.

— Le feu a pris à la sacristie de l'église du Tronquay. Ce qu'elle contenait a été en partie détruit.

— A Danvou, un incendie a consumé la toiture d'une maison occupée par le sieur Frédéric Farcy. Perte, 5 600 francs.

— Equemauville, un incendie a consumé un corps de bâtiments appartenant au sieur Alfred Renouf, propriétaire à Honfleur, ainsi que le mobilier appartenant au sieur Alfred Henry.

 

Octobre 1892  -  Beau coup de fusil.  -  A Danvou, un oiseau d'une rareté exceptionnelle a été tué dans les chasses de M. Gaillard. C'est une cigogne noire qui a 1 mètre 20 de hauteur et 2 mètres d'envergure. Son plumage noir sur le dos, blanc sous le ventre, était bronzé avec reflets mordorés sur le cou et la tête. Le bec avait 23 cent, de long.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  Est-ce un crime ?  -  On parla beaucoup, dans la commune de Danvou, de la découverte d'un cadavre d'enfant. On fait une enquête. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  Découverte d’un cadavre.  -  Nous avons annoncé au mois de décembre la disparition de son domicile de la dame Restout, 29 ans, cultivatrice à Danvou. Cette dame était partie sans prévenir qui que ce soit de son intention, et les recherches les plus minutieuses faites étaient restés infructueuses. 

Pendant que l’on s'obstinait à la rechercher au loin, elle avait choisi pour mourir le petit village d'Escures, à Saint-Jean-le-Blanc. C'est dans l'eau que son cadavre a été trouvé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps,  assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Tentative de suicide.  -  Un charron de Danvou, le sieur Alphonse Lemarchand, 32 ans, pris d'un accès de fièvre, a quitté le lit dans lequel il dormait avec sa femme et s'est rendu chez son frère, à Saint-Jean-le-Blanc. Ne le trouvant pas, il s'est emparé d'un fusil avec lequel il a tenté de se tuer, mais il n'a pas réussi. Il a pris alors un rasoir et a échoué. On attribua le désespoir de Lemarchand à des ennuis de famille.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1893  -  Tentative de suicide.  -  Un nommé Faucon, du bourg de Danvou, s'est jeté dans l'étang du marquis de Grouchy, à la Ferrière-Duval, par suite de la peine qu'il avait eue de voir sa femme condamnée, le jour même, par le tribunal de Vire, à 30 fr. d'amende pour avoir caché une certaine quantité de fonte dans une motte de beurre présentée au marché d'Aunay. On a pu arriver à temps pour le retirer et le sauver. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Ignoble personnage.  -  Le nommé Jean Berger, 61 ans, au service des époux Ferey, de Danvou, canton d'Aunay, a été arrêté pour tentative de viol sur la jeune Elise Ferey, 5 ans et demi. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  L’immoralité.  -  Le nommé Jean Berger, 60 ans, originaire de la Haute-Loire, travaillait chez les époux Armand Férey, cultivateurs à Danvou, lorsqu'on s'aperçut qu'il avait voulu abuser de leur jeune enfant, âgée de 5 ans 1/2. Berger, dont la réputation paraissait avoir été jusqu'à ce jour à l'abri de tout soupçon, nie le crime qui lui est reproché. Il a été cependant condamné à un mois de prison. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1897  -  Brebis étranglées.  -  Un chien a étranglé, la nuit, onze brebis à M. Henri Gaillard, propriétaire à Danvou. Préjudice: 1,000fr. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1900   -   Mérite agricole.  -   Sont nommés : Officier : M. Couillard, maire de Mandeville. 

— Chevaliers : MM. Bardel, maire de Mesnil-Mauger ; Godefroy, industriel à Orbec ; Costard, fermier à St-Martin-de-la-Lieue ; Duval, herbager à Noyers ; Folliot, maire de Chouain ; Gaillard, maire de Danvou ; Martin, ingénieur agronome à Caen ; Lemarignier, maire de Ouistreham. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1901   -   Disparus.  -   La jeune Marceline Deshayes, 14 ans, dont les parents sont tisserands à Lisieux, était placés chez un marchand de fromages de Saint-Désir. Elle est partie de chez lui depuis mardi, sans qu'on l'ait revue.

— Georges Condè, âgé de 17 ans, aide jardinier au château de Danvou, a quitté furtivement sa place.

— Le jeune Charles Robine, 18 ans, journalier à l'usine Vérel, à Caen n'a pas reparu chez sa mère, rue Guilbert, 13, depuis le 14 avril. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -   Cinq pendus.   -  Le sieur Désiré Amiot, 40 ans, gardien d'herbages à Courtonne-la-Meurdrac, près Lisieux, s'est donné la mort, le matin, en se pendant à la branche d'un pommier dans la cour de sa maison d'habitation. Sa femme, ouvrant la fenêtre de sa chambre, aperçut le corps de son mari qui se balançait dans le vide. Elle courut pour couper la corde, mais il était trop tard, le malheureux avait rendu le dernier soupir.

On ignore le motif qui a poussé Amiot au suicide. Il laisse une veuve sans ressources et neuf enfants dont l'aîné n'a pas 16 ans.

—  Le sieur Léon Romain, 55 ans, journalier, sans domicile fixe, s'est pendu, à Beaumont-en-Auge, avec un fil de fer. On a trouvé dans la poche de Romain, qui est né à Manerbe, un porte-monnaie contenant quatre sous et un billet sur lequel il avait écrit vouloir en finir avec la vie.

—  Le sieur Etienne Gilles, 74 ans, facteur rural en retraite, demeurant à Danvou, près Aunay-sur-Odon, a mis fin à ses jours en se pendant dans sa grange. Des embarras pécuniaires seraient la cause de sa funeste détermination. Gilles, qui avait été à da tête d'une petite fortune, avait cautionné le sieur Deslandes, négociant en liquides à Vassy, qui n'avait pu la rembourser. Gilles avait, ces temps derniers, fait d'autres pertes d'argent et n'avait plus pour vivre que sa pension annuelle de 400 fr. Il était veuf depuis plusieurs années.

—  Michel Vatel, 67 ans, gardien d'herbages à Bénerville, près Trouville, était rentré, complètement ivre, chez son gendre, et s'était couché. Dans la nuit, il se pendit.

—  On a trouvé, pendu dans le grenier de son habitation, le sieur Louis Lenoury, 44 ans, journalier à Longueville, canton d'Isigny. On ne sait à quelle cause attribuer cet acte de désespoir. Le sieur Lénoury laisse une femme et quatre enfants. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1907  -  Un projet de loi contre les corbeaux.  -  M. de Villebois-Mareuil, député de la Mayenne, vient d'élaborer avec le comte Clary, président du Saint-Hubert-Club de France, un projet de loi destiné à donner satisfaction aux chasseurs et aux agriculteurs. Il s'agit de la création de postes de Tierceliers dans toute la France, en vue de la destruction des oiseaux de proie, des petits fauves et principalement des corbeaux. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1907  -  Important vol de volailles.  -  Dans la nuit de vendredi à samedi, des malfaiteurs se sont introduits dans le poulailler de M Cosnard, propriétaire à Danvou, au village  de l'Inondel. Ce poulailler est situé à 400 mètres de la maison d'habitation. Pour y pénétrer, les malfaiteurs ont brisé deux carreaux à la fenêtre, en passant le bras, ils l'ont ouverte, ont pénétré à l'inférieur et se sont emparés de seize volailles, causant ainsi un préjudice de 50 francs à M. Cosnard. Une enquête est ouverte. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1918  -  Incendie.  -  Le feu a détruit une grange qui appartient à Mme Baloud, au hameau de la Pecteire, à Danvou, et toutes les récoltes qu'elle contenait trois mille francs de dégâts.  

 

Mars 1927  -  La fin des maux.  -  Malade depuis de nombreuses années, M. Elmire Retout, 66 ans, charpentier à Danvou, s'est suicidé en se tirant un coup de fusil au cœur.

 

Janvier 1940  -  Il nie contre toute évidence.  -  Poirette Joseph, 55 ans, rentier à Danvou, se livra le 15 décembre aux plaisirs de la chasse. Aperçu et reconnu, il fit l'objet, quelques jours plus tard, d'un procès-verbal pour chasse en temps prohibé. Cependant, malgré les témoignages formels qui l'accusent, Poirette nie les faits qui lui sont reprochés. Un moin, M. Sornin, charpentier à Danvou, dit même avoir reçu chez lui Poirette, un matin, de bonne heure et de l'avoir quitté tardivement que le soir, mais, ajoute consciencieusement M. Sornin, « Je ne puis affirmer que ce jour fut le 15 décembre ». Les preuves du délit étant indéniables, le tribunal condamne, Poirette à 100 fr. d'amende et ordonne la confiscation du fusil sous une astreinte de 360 francs.  

 

Août 1945  -  Histoire d’y goûter un brin.  -  Dans un alambic clandestin appartenant à M. René Beslon, maraîcher à Danvou, un cultivateur de Saint-Jean-le-Blanc, M. Gilbert Lecoq, a bouilli 7 litres d’alcool au compte de M. Buot ; 50 litres pour M. Camille Beslon et 15 litres pour M. Bréville, à Roucamps. Tous ces amateurs se vus dresser procès-verbal. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

1972  -   Danvou (137 habitants) fusionne avec La Ferrière-Duval (49 habitants) qui conserve dans un premier temps le statut de commune associée.

Environs d'Aunay-sur-Odon   -   Le Château de Danvou
DANVOU.   -   L'École et la Mairie
DANVOU  -  L'église  

DANVOU  -  Le Carrefour

DANVOU  -  Vue générale

DANVOU (Calvados)  -  Ferme du XVIme siècle

DANVOU  -  La Mairie et l'École Communale

DANVOU  -  La Picherie

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