Édition de Deauville                                                                                     UN SYIELLE D'HISTOUÈRE D'CALVADOS                                                        Édition du 23 Avril 2022

DEAUVILLE  s/ MER

Canton de Trouville-sur-mer

Les habitants de la commune sont des Deauvillais, Deauvillaises

Janvier 1841   -   Nouvelles du Département.  -  Un arrêté de M. le recteur de l'académie en date du 28 janvier porte les dispositions suivantes :

Les commissions d'instruction primaire des départements du Calvados, de la Manche et de l'Orne, ouvriront leur première session ordinaire de 1841, à Caen , à St-Lo et à Alençon, le mardi 2 mars prochain.

Instituteurs.     Les individus , âgés de 18 ans accomplis, et domiciliés dans le département, qui désirent obtenir le brevet de capacité nécessaire pour exercer les fonctions d'instituteur primaire, devront s'inscrire, avant le mardi 2 mars prochain, chez M. l'inspecteur de l'instruction primaire, secrétaire de la commission. Il n'ont à produire que leur extrait de naissance en forme, et un certificat du maire de leur commune qui constate la résidence.

Les candidats seront appelés à subir l'examen dans leur ordre d'inscription. Ils devront, à cet effet, se trouver à la séance d'ouverture, dont le lieu et l'heure leur seront indiqués par le secrétaire.

D'après le résultat de l'examen, les candidats, qui en auront été jugés dignes , obtiendront le brevet de capacité correspondant à leur degré d'instruction. 

Institutrices.    Les aspirantes au brevet de capacité d'institutrices, âgées de vingt ans accomplis, et domiciliées dans le département, devront s'inscrire, avant le vendredi 5 mars prochain, chez M. l'inspecteur primaire.

Chaque aspirante sera tenue de présenter,    son acte de naissance ; si elle est mariée, l'acte de la célébration de son mariage ; si elle est veuve, l'acte de décès de son mari ; un certificat de bonne vie et mœurs délivré, sur l'attestation de trois conseillers municipaux, par le maire de la commune ou de chacune des communes où elle aura résidé depuis trois ans.

A partir du 5 mars prochain inclusivement, les aspirantes seront appelées à subir l'examen dans leur, ordre d'inscription. A cet effet, elles devront se trouver à la séance d'ouverture, dont le lieu et l'heure leur seront indiqués par le secrétaire.

D'après le résultat de l'examen, les aspirantes, qui en auront été jugées dignes , obtiendront un certificat d'aptitude correspondant à leur degré d'instruction, et en échange duquel, sur leur demande, il leur sera délivré un brevet par le recteur de l'académie.   (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Mai 1844   -  Nouvelles maritimes.  -     Voici, d'après des renseignements authentiques, quelle est l'étendue des sinistres maritimes arrivés sur notre littoral depuis le commencement de la tempête de ces jours derniers :

Le brick la « Providence », capitaine Bouchon, venant de Libourne, avec un chargement de vin et eau-de-vie, à destination du Havre et de Caen, a été jeté à la côte, le 17, à neuf heures du soir, à l'entrée de la rivière d'Orne. L'équipage a été sauvé.

Le houry la « Prudence », venant de Bordeaux, avec un chargement de vin et d'eau-de-vie, à destination de Rouen, a été également jeté à la côte près de Deauville.

La goélette norvégienne « Annette-Dorothée » , capitaine Holer, venant de Mandal, chargée de bois, est aussi échouée sous Cabourg, à peu de distance de la rivière de Trouville. On ignore si les équipages de ces deux navires ont été sauvés.

Le sloop anglais « Actif », capitaine Morgon, venant de Swansea, avec un chargement de cuivre, à destination de Rouen, a fait côte à Saint-Aubin-de-Langrune. L'équipage a été sauvé, on espère renflouer le navire après déchargement.

Deux houris, la « Victoire » et le « Jeune-Conquérant », ont été également jetés sur la côte près de Luc-sur-Mer.

Le navire la « Jeune-Adèle », capitaine Laborde, allant d'Abbeville à bordeaux, sur lest, a relâché à Courseulles. Ce navire a éprouvé quelques avaries. Le capitaine Laborde a rapporté qu'il a trouvé en mer, entre deux eaux et toute désemparée, une goélette norvégienne , la « Caroline-Mathilde », capitaine Bioness, venant de Moss avec un chargement de planches à destination de Caen, et à la consignation de Mme veuve Verel.

Ce navire est venu à la côte sous Asnelles, on a trouvé dans le roufle un chat et un chien encore vivants, il y a malheureusement lieu de penser que le capitaine qui a dû s'embarquer dans son canot avec son équipage composé de 7 hommes, aura péri en même temps que lui en voulant se rendre à terre.

Ce qui tendrait à accréditer cette opinion, c'est qu'on a retrouvé depuis l'échouement du navire qui est totalement brisé, les débris d'un canot épars sur la côte ainsi qu'une grande quantité de planches.

Depuis ce sinistre, il est entré à Courseulles une autre goélette norvégienne, à destination aussi du port de Moss, qui a touché en entrant et qui a fait de graves avaries. Elle est battue à chaque marée par la violence des lames qui viennent du large et qui déferlent sur elle avec une grande impétuosité.

Toute la côte, depuis Courseulles jusqu'à Lion-sur-Mer, est couverte de planches et de débris. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

1866  -  Port Maritime.  -   Le mouvement de la navigation dans le port de Trouville représente 29,600 t., sans compter 80 barques de pêche.

Un crédit serait nécessaire pour continuer le renouvellement du tillac de la jetée de l'Ouest.

Le bassin à flot de Deauville a été dernièrement inauguré, et le pont tournant sur l'écluse de ce bassin est fort avancé.

Bientôt, on pourra soumettre au Gouvernement le projet de construction des murs de quai à Trouville, sur une longueur de 250 mètres, et celui du prolongement de la jetée de l'Est sur une étendue de 100 mètres.

Il y a lieu d'espérer que prochainement aussi M. le Ministre des travaux publics statuera sur la demande de la ville de Trouville, tendant à l'élargissement des quais actuels.

 

Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours.

Mars 1867   -   Une statut.   -   Nous avons dit qu'une statue de M. de Morny allait être érigée sur la place de Deauville. Nous apprenons aujourd'hui que le modèle vient d'être envoyé à la fonderie.

 

Mai 1867   -   Une statue.   -   On a dressé devant le guichet du Louvre qui fait face à l'Institut la statue en bronze du duc de Morny.

M. de Morny est représenté en grand costume officiel de président du Corps législatif.

Cette statue, qui a été amenée des ateliers de M. Thiébault pendant l'après-midi, doit rester élevée en phase du pont des Arts durant deux mois, après ce délai, elle sera transportée à Deauville.

 

Juillet 1868   -   Un accident.   -   Mardi, vers quatre heures de l'après-midi, au moment de la marée, un accident des plus tristes est venu jeter la consternation parmi les baigneurs et les promeneurs qui se trouvaient sur la plage de Deauville. Voici dans quelles circonstances :

A l'extrémité, du côté de  Bénerville, en aperçut à environ 500 mètres de l'établissement de bains, des habits d'hommes, et on ne voyait personne à l'eau dans ce quartier, en ce moment.

En très peu de temps, on fut sur le lieu, et on reconnut que les vêtements abandonnés appartenaient à deux cuisiniers de l'hôtel du Casino. On se mit en recherches, et dix minutes après, on en retrouvait un.

Dès les premiers instants, M. Legonidec, qui se trouvait alors sur la plage, avec son cheval et sa voiture, est parti pour Trouville cherchait le docteur Roccas et M. Étienne, pharmacien, afin de donner tous les soins nécessaires aux noyés, mais tout a été inutile, la submersion était complète.

L'autre individu, pour lequel étaient continuées les recherches, n'a été trouvé que le soir, à 7 heures, à marée basse, presque au même endroit.

Voici les noms des deux malheureux : Désiré Bois, 18 ans 9 mois, né à la Croix-en-Brie (Seine-et-Marne), Louis Joseph Levasseur, 31 ans, né à Saint-Siméon (Orne)

Dans cette triste circonstance, il faut encore accuser l'imprudence des deux victimes, qui ont eu la fâcheuse idée d'aller se baigner 20 minutes au plus après leur repas.  

 

Juillet 1868   -   Un incendie.   -   Vendredi dernier, vers onze heures du matin, alors que la mer était des plus orageuses, et que cependant plusieurs personnes imprudentes prenaient leur bain, le sieur Vasnier, maître baigneur, s'aperçut qu'un des plus habiles nageurs de la plage, M. le vicomte de la Panouze, chef du mouvement du chemin de fer d'Orléans, était entraîné au large par un courant violent.

Le maître baigneur appela immédiatement du secours, et en un clin d'œil un canot fut mis à la mer. Cette embarcation, montée par le matelot Michel Bréhon et ses deux neveux Théodore et Célestin Bréhon, faillit être engloutie. Ce n'est qu'après de courageux efforts au péril de leur vie que ces braves marins parvinrent enfin à ramener M. de la Panouze.

Des soins empressés lui furent prodigués sur le champ et quelques heures après, il était complètement hors de danger.  

 

Août 1868   -   Les bains de mer.   -   Du 14 au 18 août, en l'espace de cinq jours, il a débarqué à la gare de Trouville-Deauville, 8000 voyageurs, et le roulement a été de 14 000.

Le dimanche 16 courant, de 9 heures à 10 heures 1/2, il a été livré 2270 billets de départ.

Le lendemain, les trains ramenaient un millier de personnes.

Comptez maintenant ce qu'amènent les diligences de Caen, de Dives, Cabourg, Beuzeval, Houlgate, Villers, Villerville, les voitures particulières débouchant de tout le littoral, des villes et des campagnes du département, faites la part immense des paquebots de Honfleur et du Havre apportant, deux fois par jour, des flots de population, et vous aurez une idée à peu près complète du roulement.  

 

Mars 1869   -   Une dotation.   -   Sur la demande de MM. les maires de Trouville et de Deauville, le port de Trouville vient d'être doté d'un bateau de sauvetage.  

 

Juin 1869   -  La saison des bains de mer.   -  Le temps exceptionnellement froid et pluvieux dont nous sommes affligés depuis plus d'un mois rend très mauvais le commencement de la saison pour nos villes  de bains. à Trouville, il y a très peu de location consenties ; à Deauville, les transactions sont plus paralysées que jamais ; à Villers, quelques familles seulement, parmi lesquelles on nous cite celle de l'amiral Jurien de La Gravière, ont retenu leur logement.  

 

Janvier 1870   -   Le Canton.   -  Voici les noms des communes qui doivent faire partie du nouveau canton de Trouville, si l’enquête n'y apporte aucun changement. Il se composerait des communes de Trouville, Deauville, Villerville, Touques, Saint-Arnoult, Bénerville, Tourgéville, prises aux dépens du canton de Pont-l’Evêque, et des communes de Blonville et Vauville, détachées du canton de Dozulé. Sa population serait de 10.115 habitants.

Pour compenser la perte que subirait, le canton de Pont-1'Evêque, on lui attribuerait trois communes du canton de Blangy, Saint-Julien-sur-Calonne, Pierrefitte et le Vieux-Bourg, plus la commune de Glanville qu'on détacherait du canton de Dozulé.

Les cantons de Honfleur et de Cambremer resteraient tels qu'ils sont actuellement.

 

Juin 1870   -  Un incendie.   -   Jeudi dernier, vers trois heures de l'après-midi, un incendie s'est déclaré à Deauville, dans un bâtiment servant de hangar et d'écurie, appartenant à la femme Routier, boulangère. Malgré le grand vent qui existait ce jour-là, l'incendie qui pouvait prendre de grandes proportions a été promptement éteint par la compagnie de pompiers de Deauville, la douane et les habitants. On ne sait encore à quoi attribuer ce sinistre qui paraît être purement accidentel.  

 

Septembre 1870   -  Avis.   -   Le comité de défense du département du Calvados, devant lequel des inquiétudes ont été manifestées, au sujet d'une circulaire énonçant les mesures à prendre pour faire le vide devant l'invasion, a reçu de autorité Militaire et donne aux populations l’assurance formelle qu'il ne s'agit, quant à présent, que de conseils et d'avertissements pour les préparatifs à faire en vue de l'arrivée de l'ennemi, mais non d'exécution des mesures elles-mêmes.

 

Octobre 1870   -  Fait divers.   -   Les travaux s'ont commencés à Deauville (Calvados), pour procéder â l'enlèvement de la statue du due de Morny.  

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   L'ex-reine d'Espagne Isabelle et ses enfants sont, en ce moment, les hôtes de la duchesse de Sesto (ex-duchesse de Morny), à Deauville. De Deauville, l'ex-reine se rendra, dit-on, à Saine-Adresse, où doit se conclure le 15 de ce mois le pacte de famille entre tous les Bourbons d'Europe, pacte dont Christine a pris l'initiative, et où le comte de Chambord doit apposer sa signature.

 

Août 1871   -  Sans rire.   -   Isabelle, l'ex-reine d'Espagne, assistait jeudi à un sermon d'Adoration dans l'église de Deauville.

Deux petits faits ont été relevés pendant ce sermon : le premier a été sa réception un peu trop tardive, le second, l'exiguïté du siège qui lui avait été destiné.

A ce sujet, nous pouvons dire que ce serait une ingratitude ou une erreur d'accuser l'ordonnateur de la cérémonie, s'il n'a pas offert à l'ex-reine un fauteuil plus en rapport avec son auguste personne, la faute seule en est à la commune, qui n’en possédait pas de plus vaste.

Il n'y a qu'en France, en République, et à Deauville, où de semblables incidents puissent se produire.

Quoi ! cette grandeur déchue, cette majesté découronnée, n'a pas pu trouver sur le sol deauvillais un siège assez vaste d'envergure pour reposer son... port de reine !

Quelle décadence !  

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  C'est sous le titre de comtesse de Tolède que la reine Isabelle est installée, à Deauville. L'ancien ambassadeur d'Espagne en France, M. Mon, s'est rendu à Deauville, pour présenter ses hommages à la reine Isabelle.  

 

Décembre 1872   -  Boues et boulevards.  -  Nous entendons parfois des citoyens caennais se plaindre que les dames ne peuvent traverser le boulevard Saint-Pierre, sans se fourrer de la boue jusqu'à la cheville. Que serait ce donc si nos élégantes payaient à arpenter les rue de Deauville, il paraît que dans cette infortunée cité, les habitants ne peuvent plus sortir que montés sur de longues échasses.  

 

Mai 1875   -   Mort accidentelle.  -  Lundi dernier, vers 11 heures du matin, un bien triste accident est arrivé à Deauville, chez M, Pilon, cultivateur au Coteau. Son domestique, âgé de 22 ans, sortait de l’une des cours de la ferme en tenant un cheval par la bride, attelé à un grand banneau. Au moment de franchir la porte, le cheval se précipita, l'homme fut pris entre le brancard et le pilier de la porte, et littéralement écrasé. Il put néanmoins encore faire quelques pas, mais il n'a pas tardé a succomber dans de cruelles souffrances.  

 

Novembre 1875   -  Tempête.  -  Depuis quelques jours, le vent souffle en tempête dans nos contrées, il en est de même sur toutes les côtes de la Manche et du golfe de Gascogne. Les steamers transatlantiques du Havre n'ont pu sortir. La mer est énorme, nous aurons sans doute d'autres sinistres à ajouter à la longue liste.

La pluie ne cesse de tomber, les cultivateurs sont dans la consternation, car tout de blés restent encore à faire.

Les cours d'eau du Pays-d'Auge sont débordés, à Paris, la Seine est très forte, la Garonne et la Loire ont débordé. Dans le Midi, de nouveaux malheurs sont signalés : dans l'Ariège, le village de Biert a été submergé, dans l'église il y avait 1 mètre 50 d'eau, l'office n'a pu avoir lieu. Quelques ponts ont été enlevés, plusieurs routes sont coupées. 

 

Novembre 1875   -  Suites de l’ouragan.  -   Horrible temps que celui de novembre. Que de tempêtes ! que de désastres ! que de sinistres. De mémoire d'homme, on n'avait vu plus long et plus effroyable ouragan. Tels étaient la force du vent et la fureur des vagues que sur le littoral les maisons tremblaient sur leur base et faisaient redouter des éboulements.

Les différents cours d'eau de notre région sont rentrés dans leurs lits, de leur côté, la Seine, la Loire, le Rhône et la Garonne ne donnent plus d'inquiétudes.

Sur nos côtes, la mer rejette des débris de toute nature, des agrès, des marchandises, des vêtements, sur les côtes de Bretagne, on a recueilli plusieurs cadavres.

A Villerville, dans les roches moulières, on a retrouvé le cadavre du nommé Arsène-Désîré Duchemin, perdu en mer alors qu'il rentrait à Trouville de la pêche à la crevette, la mer n'a pas encore rendu le corps du jeune Lezin, qui montait, avec Duchemin, l'  « Oiseau bleu ».

Dans les villes et dans les campagnes, des toitures ont été enlevées, des cheminées ont été renversées, des arbres déracinés. Le parapet de la jetée de Trouville a été brisé, à Deauville, la digue a été endommagée. A Lisieux, le vent a renversé un échafaudage établi pour les travaux du séminaire, et deux ouvriers ont été jetés sur le sol, l'un d'eux a eu deux côtes enfoncées. Une ouvrière qui traversait le petit pont provisoire du Moulin-Biot, à Condé, est tombée à l'eau, poussée par le vent, et se serait noyée sans l'aide de plusieurs hommes qui accoururent à ses cris.

Dimanche dernier, le Havre a été inondé. Plusieurs familles ont cru devoir abandonner leurs demeures, qu'elles avaient peur de voir détruites a chaque instant. Rouen, Etretat et  Fécamp ont beaucoup souffert.

Voici le relevé aussi exact que possible des dégâts causés, à Paris, par l'ouragan : 10 000 cheminées ont été abattues, 160 toitures ont été endommagées, 30 000 carreaux ont été brisés, 1 000 palissades renversées, 200 arbres cassés ou déracinés.

 

Décembre 1875   -  L’hiver.  -  Depuis une semaine, du Nord au Midi, il gèle où il neige en France, en Angleterre aussi. Le Calvados, l'Orne et la Manche n'ont pas été épargnés, à Nancy, à Toulouse, à Lyon, il a beaucoup neigé, les trains de Suisse arrivent à Dijon avec des retards importants, la neige couvrant la voie. Il y â eu tempête sur la Méditerranée, de Clermont-Ferrand, on signale ouragan et tonnerre.

Les oiseaux émigrent, cherchant un refuge moins glacé, les marsouins et les dauphins, tâchant de trouver des eaux moins froides que celles de l'Océan, remontent le cours des fleuves : on en a vu jusqu'au pont de Londres. Ces signes indiquent un hiver déjà rigoureux dans notre région, mais ils ne présagent pas que l'hiver sera long et dur comme l'insinuent certains faiseurs de canards.

 

Décembre 1875   -  La neige.  -  Le froid est rigoureux partout, en France c'est la région du Midi qui est la plus éprouvée. Marseille, Agen, Nimes, Montpellier, Limoges sont sous la neige.

Dans le Calvados, du côté de Bayeux, la neige a atteint dimanche, une épaisseur de 55 centimètres, région de Caen, 20 centimètres ; de Lisieux, 8 centimètres. Plus on avance vers Paris, plus la couche diminue, à partir de Serquigny, elle couvre à peine le sol.  

381.   DEAUVILLE   PLAGE FLEURIE.   -   "L'auto-chenille" sur la Plage

281.   DEAUVILLE   PLAGE FLEURIE.   -   "L'auto-chenille" sur la Plage

18.   DEAUVILLE.   -   Caserne des Douanes.

26.   DEAUVILLE-sur-MER.   -   Le Bassin à Flot.  -  C.S.

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