UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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LE DÉTROIT  

Canton de Falaise 

Les habitants de la commune sont des ...........................................................


Mai 1870   -   Fait divers.  -  Le 2 de ce mois, vers 3 heures 1/2 du soir un incendie, présumé accidentel, a détruit en la commune du Détroit, le corps de fermé dit de la Bruyère, composé de cinq bâtiments servant de grange et d'étables, ainsi que les récoltes qui y étaient renfermées et des objets mobiliers. Le feu a commencé dans une meule de paille qui était placée au bout des bâtiments incendiés et du côté opposé aux bâtiments d'habitation. La perte éprouvé par M. de Brébisson, propriétaire de la ferme, est évaluée à 6.000 fr. environ et celle de M. Cornet, fermier, à 1,500 fr. Assuré. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juin 1872   -  Incendie.   -  Un incendie a éclaté le 28 Juin dernier, dans la commune du Détroit, près Falaise, et a consumé un corps de bâtiment appartenant au nommé Jules Delacour, cultivateur. La perte approximative est évaluée à 6.000 fr. assurés. On présume que la malveillance n'y est point étrangère.  

 

Janvier 1879   -  Secours.  -  Une subvention annuelle de 2 000 fr. vient d'être accordée au collège de Lisieux, pour la création d'une chaire d'histoire et de géographie, et 200 fr. ; à la fabrique d'Allemagne pour l’aider à payer une dépense d'acquisition d'objets mobiliers ; Saint-Come-de-Fresné, pour réparation de l'église et du presbytère, 800 fr. ; Crouay, pour l'appropriation et l'assainissement du presbytère, 600 fr. ; Mosles, pour réparation à l'église et au presbytère 1 000 fr. ; Goupillières, pour réparation à l'église et au presbytère, 800 fr. ; Janville, pour l'appropriation du presbytère, 400 fr. ; Cordey, pour la restauration du presbytère, 600 fr. ; Le Détroit, pour le même objet, 500 fr. ; Soumont-Saint-Quentin, pour réparation de l'église et du presbytère, 700 fr. ; Norolles, pour réparation de l'église, 300 fr.  

 

Février 1897  -  Les machines à battre.  -   Le jeune Désiré Mabire, en travaillant à une machine à battre, au Détroit, a eu le dessous d'un pied enlevé dans un engrenage. (source B. N.)

 

Octobre 1926  -  Élection du Maire.  M. de Jacquelot a été élu maire du Détroit, en remplacement de M. Duclos, missionnaire, pour raison de santé.

 

Juin 1928   -   Un jubilé !   -   La fête organisée en l'honneur du cinquantenaire de M. l'abbé Debaize, curé de Détroit, a été superbe. De toutes parts, des prêtres, des fidèles, des maires, représentant leur communes, des amis, vinrent rendre hommage au vénéré pasteur.
La grand'messe fut dite par M. le curé-doyen de Saint-Gervais, qui prononça l'éloge du jubilaire, puis une procession s'est déroulée au milieu des fleurs et des ornements multiples.
A midi. un banquet réunissait de nombreux convives.
L'après-midi, après les vêpres, eut lieu la bénédiction de deux statues, puis un vin d'honneur offert par la municipalité, et auquel assistaient de nombreuses notabilités, et notamment M. le comte d'Harcourt, sénateur, et M. Engerand, député, qui firent un éloge mérité du héros de la fête de la belle paroisse du Détroit.

 

Mars 1936  -  Un cycliste fait une chute mortelle.  -   Il y a quelques jours M. Tremel Paul, 41 ans, cantonnier au Détroit rentrait de son travail à bicyclette. Il portait sur celle-ci une pelle, une fourche et une houe de cantonnier, il avait sur le dos une musette avec une bouteille. 

Arrivant dans la côte du Mesnil-Jacquet à Pierrepont, on suppose que sa musette étant revenue devant lui, il fit un mouvement pour la remettre sur sein dos, ce qui lui fit perdre l'équilibre et il tomba sur la route. C'est là qu'il fui retrouvé quelques instants après avec une blessure à la tempe droite, produite probablement par les débris de sa bouteille qui s'était brisée dans sa chute. Transporté a son domicile où il reçut les soins d'un médecin qui ordonna son transfert à l'hôpital de Falaise, il décéda peu de temps après son admission dans cet établissement. (source M. C.)

 

Janvier 1937  -   Après avoir abattu son âne, il se suicide.  -  L'autre matin, vers 7 heures, alors qu'il quittait son domicile, M. Delacour, cultivateur au Détroit, avait son attention attirée par un coup de feu. Presque au même instant, il apercevait son voisin, M. Alphonse Bouillon, âge de 70 ans, sortant précipitamment de l'écurie attenant à sa maison d'habitation. Le septuagénaire avait un fusil à la main.

Peu après, une seconde détonation retentissait. Surpris et inquiet, M. Delacour pénétrait chez M. Bouillon et découvrait le cadavre de ce dernier baignant dans une mare de sang sur le pavé de la cuisine. Le septuagénaire s'était tiré un coup de fusil dans la tête. Le désespéré avait laissé en évidence plusieurs lettres adressées à ses proches, au maire du Détroit, ainsi qu'au menuisier du bourg auquel il donne les indications les plus précises pour la confection Je son cercueil.

Dans l'une des lettres, il déclarait qu'avant de mourir, il avait tenu à abattre son âne, appelé « Baptiste », afin, disait-il, que l'animal « ne souffre pas après lui ».

Depuis le décès de sa femme, survenu il y a cinq ans, M. Bouillon était atteint de neurasthénie. (source le M. du C.)  

Janvier 1938  -  Le temps qu’il a fait en décembre.  -  Le mois de décembre a été caractérisé par un abaissement normal des températures et par une pluviosité excessive. Les températures, tout en n'étant jamais douces, ne se sont guère abaissées au-dessous de zéro. En général, le minimum absolu a été de 4°5 et n'est descendu à 6° que dans l'Est du département, à Fresné-Ia-Mère, Lisieux et Deauville.

Les moyennes générales sont néanmoins inférieures à la normale 4, 61. On note, en effet 3° 40 à Fresné-Ia-Mère, 3° 47 à Vire, 3° 70 à Lisieux, 4° 42 à Caen.

Par exception, la station occidentale de Littry présente une moyenne de 5° 21. Le fait est normal. Au cours de cet hiver, on a constamment remarqué jusqu'à présent que les températures étaient très douces dans l'Ouest, alors que de forts abaissements de température se produisaient dans les régions du Centre, de l'Est et même du Midi.

En ce qui concerne les pluies, ce mois a battu tous les records à l'Observatoire de Sainte-Honorine-du-Fay. On y a noté, en effet, un total de 153 millimétre supérieure de 156 % à la normale 71. Jamais, depuis 1873, on n'avait relevé un total de pluies aussi considérable au mois de décembre. Les inondations n'ont été évitées que grâce à la répartition des grosses averses sur plusieurs semaines. Conformément à la règle ordinaire, les régions du littoral ont été sensiblement moins arrosées que le Bocage. On note 110 m/m à La Délivrande, 118 à Caen,  137 à Bayeux, 158 à Lisieux, 161 à Vire.

Les orages ont été nombreux, comme ils le sont toujours au cours des tempêtes d'hiver. Le plus violent a été celui du 9, qui a détruit le clocher de Cottun et détérioré les installations électriques de la cathédrale. Cet orage a été caractérisé par un nombre extraordinaire d'éclairs en boule. (source le M. du C)

 

Janvier 1940  -  Les cambrioleurs d’églises.  -  La série des vols dans les églises se poursuit avec des résultats décevante pour les auteurs.

Au cours de la semaine dernière, c'est l'église du Détroit qui a reçu la visite d'un cambrioleur. A l'aide d'un ciseau à froid, celui-ci a forcé quatre troncs, dont il a vidé le contenu, une faible somme certainement. On rapproche ce vol sacrilège du cambriolage de l'église de Saint-Mesnil-Vin commis le 27 décembre dernier et de ceux des églises de Mesnll-Vin et de Loges-Saulces commis en 1934 par un individu qui fut identifié et condamné à l'époque. Cet individu a été vu à Mesnil-Vin et au Détroit le jour furent cambriolées les églises de ces deux localités.  

 

Septembre 1946  -  Un dangereux voisinage.  -  Une bande de romanichels avait établi son campement à proximité d’un champ appartenant à M. Joseph Lemancher, agriculteur au Détroit. Deux chevaux du convoi ayant causé des détériorations sur les terres du cultivateur, celui-ci les attrapa et les enferma dans son écurie.

Ce procédé ne fut pas du goût des nomades qui insultèrent le cultivateur. L’un d’eux, après avoir chargé un fusil, le menaça par deux fois de son arme. A l’arrivée des gendarmes, le forain a pris la fuite et, bien entendu, toute la tribu a déclaré ne pas le connaître. (Source B. L.)

LE DETROIT (Calvados)  -  L'Église

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