DEUX - JUMEAUX

Canton de Isigny-sur-mer

Les habitants de Deux-Jumeaux sont appelés les

Juin 1868   -   Une décision.   -   M. le ministre de la guerre a décidé qu'à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils, des militaires pourraient être mis, cette année, comme cela a eu lieu les années précédentes, à la disposition des cultivateurs qui en auraient besoin pour leurs travaux.

Les cultivateurs qui désireraient recevoir des travailleurs auxiliaires, auraient à adresser à l'Administration des demandes écrites par lesquelles ils s'engageraient à se charger des frais de transport, aller et retour, à loger et à nourrir convenablement les travailleurs, à leur fournir des effets de travail et à payer, pour chaque journée d'homme, une rémunération pécuniaire fixée à deux francs.

 

Juin 1868   -   La sécheresse.    -   Depuis plus de 15 jours, nos cultivateurs demandaient de l'eau, leurs voeux sont exaucés, il a plu. La terre est tellement sèche que cette pluie n'est peut-être pas encore suffisante, mais elle aura toujours rendu de grands services.

L'orage de vendredi et dimanche a été peu violent à Caen, et les nouvelles que nous recevons de divers points du département nous disent qu'il n'y a occasionné que d'insignifiants dégâts. Il n'en a pas été de même dans l'Eure où, outre la pluie, il est tombé de la grêle.

Dans les environs de Bourg-Achard, de l'arrondissement du Havre, les colzas ont légèrement souffert, ainsi que les blés qui se sont couchés en quelques endroits. Somme toute, la grêle n'a pas occasionné trop de graves avaries. La récolte des pommes de terre continue de donner des plus belles espérances.

La moisson est déjà commencée dans le Midi, et partout elle se présente sous le plus belle aspect.

 

Avril 1880  -  Incendie.  -  Jeudi, à Deux-Jumeaux, un incendie a consumé un bâtiment à usage d'habitation, appartenant à M. Gilles Lepileur. Le mobilier appartenant au locataire, M. Presser Marie, a été également brûlé avec 3 000 bottes de foin. La cause de cet incendie est attribuée à un vice de construction de la cheminée.  

 

Mai 1895  -  Assassinat.  -  Pierre Vieillard, 22 ans, domestique chez le sieur Leneveu, cultivateur à Deux-Jumeaux, était violent avec les gens et cruel avec les animaux. Pendant les mois d'octobre et novembre, il blessa deux chevaux très grièvement. 

Un journalier de la ferme, le sieur Gassion, interrogé par le sieur Leneveu, déclara à celui-ci qu'il avait vu Vieillard porter, avec un morceau de bois, des coups sur la tête de l'un des chevaux blessés. Le sieur Leneveu résolut de congédier l'accusé. Au moment de partir, il bouscula son maître et menaça Gassion, qu'il supposait être cause de son renvoi. 

Ayant rencontré Gassion dans la cour, Vieillard s'élança vers lui et le frappa violemment à la tempe gauche. Gassion se couvrit la tête de ses mains et s'enfuit, en s'écriant : « Je suis un homme mort ». Quand il entra dans la cuisine, il était couvert de sang. 

Vieillard s'était mis à la poursuite du blessé. Celui-ci s'enferma avec les époux Leneveu dans un appartement voisin de la cuisine, l'accusé en défonça la porte à coups de pied. L'arrivée du maire et du garde champêtre fit cesser cette scène, qui avait duré une heure environ. Gassion dut s'aliter le jour même. Huit jours après il était mort. L'autopsie a révélé  plaie perforante produite par un instrument pointu et assez étroit, qui, après avoir traversé le crâne, avait lésé le cerveau. L'accusé prétend n'avoir frappé Gassion qu'avec le poing et allègue que la blessure a été occasionnée par la chute que celui-ci aurait faite sur un ferrement. Ces allégations sont démenties par l'information. Vieillard a été condamné à perpétuité. (source B. N.)

 

Janvier 1913  -  Terrible accident.  -  Deux domestiques de. Malassis, cultivateur, l'un âgé de 40 ans, et l'autre de 18 ans, burent un "flip", boisson normande composée d'eau-de-vie et de cidre chaud, se trouvèrent ivres et se couchèrent. On les trouva morts. Une enquête est ouverte. D'autres personnes ayant bu également de se "flip", n'ont pas été incommodées.

 

Juin 1944   -  Le débarquement.   -   Durant l'été 1944, Deux-Jumeaux accueillit un aérodrome militaire, Deux Jumeaux Airfield, utilisé de juin à septembre par l'armée américaine.

 

Avril 1946  -  La mort tragique d’un journalier.  -  A Deux-jumeaux, un ouvrier agricole, M. Maurice Drouin, 25 ans, demeurant à Longueville, marié et père de deux enfants, a été tué par l’explosion prématurée d’un détonateur américain à l’aide duquel il faisait sauter des souches de bois. (Source B. L.)  

 

Mars 1947  -  La récupération.     A la suite du débarquement, les troupes américaines avaient laissé dans un champ appartenant à Mme Havard, cultivatrice à Deux-Jumeaux deux grandes caisses renfermant des moteurs d’avions. On se demande bien ce que nos alliés attendaient pour les enlever. 

Les frères Jacques et Paul Vincent, de La Cambe, ne se sont sans doute pas posé cette question lorsqu’ils décidèrent de démonter l’un des emballages pour confectionner une armoire. Ils seront poursuivis pour vol et bris de clôture. (Source B.-L.) 

 DEUX-JUMEAUX  -  L'Église  
DEUX-JUMEAUX  -  L'Église - L'Abbaye
         DEUX-JUMEAUX  -  Abside Romane de l'Ancien Prieuré
     128.    DEUX-JUMEAUX  -  Le Colombier et l'Anciennes Écuries

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