DOUVILLE - en - AUGE

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune de Douville-en-Auge sont des Douvillais, Douvillaises.


Mai 1866   -   Une bonne nouvelle.   -   De tous côtés, nous recevons de magnifiques renseignements sur l'apparence des pommiers. Quelques cultivateurs du Pays d'Auge affirment que, s'il ne vient pas de contre-temps, cette année, la récolte des pommes à cidre sera tout à fait exceptionnelle.

D'un autre côté, les fourrages, le colza et les céréales promettent déjà les plus beaux résultats.

Inutile d'ajouter que nous formons les vœux les plus sincères pour la réalisation de ces espérances.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Vers la fin du mois dernier, le nommé Colasse, qui, dit-on, sortait de prison, se trouvant en la commune de Douville, canton de Dozulé, poussé par la faim et n'ayant pas d'argent pour satisfaite ce besoin, se voyait fort embarrassé. Découvrant une maison d'assez belle apparence, il rôda tout autour. Présumant que les habitants étaient absents, il pénétra dans l'intérieur, il trouva avec joie tout ce qui était nécessaire pour faire un bon repas. Après qu'il se fut bien repu, il prit son café qu'il arrosa d'un copieux gloria. Ensuite, il se rendit à la cave, où il absorba encore une jattée de cidre. Au moment de sortir de la cave, il aperçut une corde attachée derrière la porte. Une fatale idée lui traversa aussitôt le cerveau, s'emparant de cette corde qu'il assujettit solidement, il se la passa autour du cou et se pendit. 

Quelque temps après, les habitants de la maison étant rentrés chez eux, ils aperçurent avec stupéfaction le corps de leur commensal inconnu, qui pesait de tout son poids sur la porte et qui ne donnait plus signe de vie.

 

Avril 1881  -  Révocation.  -  Un arrêté du ministre de l'intérieur vient de révoquer les membres de la fabrique de l'église de Douville, pour défaut de présentation de comptes et irrégularités graves commises dans le courant de leur gestion. Voilà qui prouve que les comptes des fabriques ne doivent pas être des comptes a dormir de bout.  

 

Juillet 1888  -  Querelle et accouchements.  -  Les nommés Morand, tapissier, à Saint-Pierre-sur-Dives, et Marguerite, journalier à Douville, étaient gris, ils se prirent de querelles. Marguerite s'élança sur Morand pour lui porter un coup de tête, ce dernier fit demi-tours mais si maladroitement qu'il tomba le côté sur le trottoir, et la douleur qu'il ressentit fut assez vive pour l'empêcher de se relever sur le champ. Quant à Marguerite, trompé dans son élan, il fut s'échouer sur les cailloux et d'une si belle manière que l'os frontal était à nu. Pendant que les deux pochards s'assommaient à moitié, avant de s'être touchés, la femme de Morand devenait mère, et, le lendemain matin, la femme de Marguerite donnait, à son tour, le  jour à un bébé.  

 

Janvier 1889  -  Mort de froid.  -  Le cadavre d'un inconnu, paraissant âgé de 70 à 75 ans, a été trouvé dans une grange située à Douville et dépendant de la ferme exploitée par M. Delaplace, cultivateur à Angerville. La mort paraît devoir être attribuée à une congestion occasionnée par le froid.  

 

Mai 1890  -  Une curiosité.  -  Le maire de Douville est de force à dégoter mamzelle Prudence et toutes les somnambules plus ou moins lucides. Le 27 avril, le conseil municipal refusait de laisser mettre en vente les terres des chemins de la commune. Le vote avait eu lieu au scrutin secret, et cependant le lendemain la délibération était affichée avec les noms des conseillers qui avaient voté contre, mais sans indiquer, et pour cause, les motifs du refus. Pour arriver à savoir qui avait voté pour ou contre, il faut bien que M. le maire de Douville possède la double vue, et, à ce titre, il n'aurait pas été déplacé parmi les curiosités de notre foire.

 

Juillet 1890  -  Encore un suspendu.  -  M. Lebreton, maire de Douville, qui a tant fait parler de lui, vient d'être suspendu de ses fonctions.  

 

Novembre 1890  -  Dissolution.  -  Le conseil municipal de Douville (canton de Dozulé), divisé en deux fractions égales, a été dissous.  

 

Octobre 1891  -  Exhumation.  -   La justice a procédé jeudi dans le cimetière de Douville,et en présence de deux médecins, à l’exhumation du cadavre de François-Baptiste Leroux, âgé de 43 ans décèdé le 14 septembre. Leroux, qui était carrier, serait mort d'un coup de pied dans le ventre que lui aurait donné un de ses compagnons pendant une discussion.

 

Mai 1893  -  Parents, veillez.  -  Ces jours derniers, le sieur Duchesne, de Dozulé, était venu voir sa belle-mère, Mme Lebrun, demeurant à Douville, il était accompagné de sa femme et de leurs six enfants. Après le déjeuner, l'un des enfants, une petite fille de 3 ans, disparut. Les parents, inquiets, se mirent immédiatement à sa recherche, et, quelques minutes plus tard, la mère et la grand'mère trouvèrent le corps de cette enfant dans une mare, elle était morte, quand ils la retirèrent de l'eau. (Source B.N.)  

 

Avril 1896  -  A jeune femme, il ne faut pas un vieux mari.  -  Ce pauvre M. Heméry, demeurant à Douville, l'a constaté aux dépens de son front. Il avait épousé une demoiselle Olinda, âgée d'une trentaine d’années. 

A peine unie, l'amoureuse Olinda trompait, à son nez et à sa barbe, son vieux mari avec Jules Lecerf, un animal de 35 ans. Le cas n'était pas pendable, mais, malheureusement, il a été augmenté d'une soustraction de 50 fr. empruntée, à, un ami au nom de son mari, pour aller au Havre faire la noce avec ce coquin de Lecerf. Ils doivent bien le regretter, car tous les deux ont été condamnés par le tribunal de Pont-l'Evêque à 40 jours de prison. (source B. N.)

 

Avril 1903  -  Morts subites.   -  Le sieur Eugène Pignonneau, 85 ans, rentier à la Rivière-Saint-Sauveur, est mort subitement, rue Saint-Léonard, à Honfleur, d'une affection cardiaque. 

— On a trouvé dans un fossé, à Douville, le cadavre du sieur Émile Berthelot, 38 ans, journalier à Dozulé. La morte et due à une congestion cérébrale. (source M. C.)  

 

Janvier 1907  -  Noyée.  -  Le 29 janvier, on a retrouvé, dans une mare, située à 50 mètres de son habitation, le corps d'une dame Pannier, cultivatrice en cette commune. On croit que la pauvre femme, qui n'avait aucun motif d'en finir avec la vie, est tombée accidentellement à l'eau en glissant sur la planche savonnée d'un lavoir. (source M. C.)

 

Avril 1914  -  Les braconniers.  -  Sur l'indication de M. Blot, maire de Douville, les gendarmes de Dives, Brisset et Corlay ont fait, sur le territoire de cette commune, la rencontre d'Édouard Becmont, 27 ans, journalier à Saint-Vaast, et de Victor Roussot, 34 ans, journalier, qui avaient une allure suspecte et étaient porteur de furets et de bourses. Ils sont tous les deux des professionnels du braconnage, et on a eu la preuve qu'ils avaient opéré quelques instants auparavant dans les terriers de Mme Gorge. Roussot, qui est en état de récidive, est condamné à 15 jours de prison et 100 francs d'amende. Becmont sentir avec huit jours de prison et 50 francs d'amende.  

 

Novembre 1917  -  Jeune incendiaire.  -  Il y a quelques jours, le feu prenait dans la toiture en chaume de la maison de Mme Pannier, à Douville, près Dozulé, les domestiques de cette dame réussirent à éteindre ce commencement d'incendie. Le soir du même jour, le feu éclatait de nouveau dans un tas de bourrées adossé à un bâtiment à usage d'étable et de hangar appartenant à M. Jehanne et loué aux époux David. Le bâtiment fut entièrement détruit. Les soupçons se portèrent aussitôt sur le jeune Edouard Samson, 15 ans, qui, interrogé, avoua. On l'a arrêté.

 

Mai 1919  -  Deux citations.  -  M. Louis Bazin, de Douville. soldat au 119e d'infanterie, a été l'objet des deux belles citations suivantes : 1° A l'ordre du régiment : « Au front depuis novembre 1914, s'est toujours bien conduit au feu, s'offrant, volontairement, pour toutes les corvées pénibles et périlleuses. Blessé le 18 décembre 1916, ne s'est rendu au poste de secours qu'après avoir rendu compte de la mission dont il était, chargé »  

2° A l'ordre dé l'armée : « Bien que désigné pour rester dans la tranchée de départ, a tenu absolument, à participer à l'assaut ; au cours de la progression, a abattu d'un coup de fusil un sous-officier allemand qui semblait, être l'âme de la résistance allemande. En fin de soirée, sous le feu des mitrailleuses allemandes, a rapporté sur son dos dans nos lignes un de  ses camarades grièvement blessé. »

 

Octobre 1923  -  La guerre au logis.  -  M. Gustave Cuiller, propriétaire à Douville, ferme de l'Oraille, a porté plainte contre Mlle Bienvenu, née Lechat, 42 ans, ex-commerçante, au Mans, qu'il avait engagée récemment comme servante. Au cours d'une discussion, cette femme. mise à la porte après avoir exécuté un jazz-baud effréné avec les casseroles, aurait brisé une fenêtre avec une grosse pierre et un bâton. Mme Bienvenu prétend. de son côté, que Cuiller l'aurait mise en joue et qu'il l'aurait brutalement frappée avec la crosse de son fusil.  

 

Juillet 1931   -   Un cheval se cabre sur une auto.   -   Une auto conduite par M. Eugène Bockler, 35 ans, comptable à Auberville, revenait vers 13 heures de Gonneville-sur-Mer lorsqu'en arrivant à l'intersection des routes de Touques à Varaville et de Houlgate à Branville, il vit déboucher sur sa gauche un cheval apeuré. Il voulut se ranger sur la berne droite mais déjà le cheval, attelé à une voiture légère conduite par M. Emile Groud, cultivateur à Douville, avait pris le mors aux dents et vint en se cabrant se jeter sur l'automobile. Ses pattes de devant défoncèrent le pare-brise et blessèrent le conducteur qui se plaint de douleurs internes au côté gauche et son compagnon M. Grévost qui fut atteint au visage. M. Groud tenta l'impossible pour retenir son cheval quand il vit l'auto déboucher à 10 mètres devant lui mais il fut blessé également à la jambe droite. Un brancard de la voiture est brisé et le cheval blessé.

DOUVILLE.  -  L'Église

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