DOZULÉ

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune de Dozulé sont des Dozuléens, Dozuléennes.


Mars 1866   -   Un suicide.   -   La semaine dernière, un garçon boulanger de Dozulé s'est jeté dans un puits, situé près de la maison de son patron. Mais sans doute que notre homme aura trouvé le bain un peu froid pour la saison, car à peine a-t-il senti l'eau qu'il a crié au secours.

On s'est empressé de lui jeter une corde, et il en a été quitte pour un rhume et pour quelques contusions. On attribue cette étourderie à des querelles de familles.

 

Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Dumont à Fontenay-le-Pesnel ; Lerat, à Bricqueville ; Vidal, frère Abias-Marie à Bayeux ; Mmes Huet à Dozulé ; Haulard, à Cahagnes ; Youf à Bures (arrondissement de Vire).

 

Juin 1868   -   Un accouchement.   -   Un jour la semaine dernière, trois voyageurs descendirent dans une auberge de Dozulé et y retinrent un logement pour passer la nuit. Quelques instants après leur arrivée, deux d'entre eux sortirent pour aller faire une partie de mer, et laissèrent à l'auberge leur compagnon, qui paraissait indisposé. En effet, cet individu, dont l'indisposition allait en augmentant, demanda de se mettre au lit, et, quelques instants après, la malade, (car c'était une jeune femme, âgée d'environ 18 ans, portant des habits d'homme) accoucha d'un enfant qui n'a vécu que quelques heures.  

 

Janvier 1870   -   Le Canton.   -  Voici les noms des communes qui doivent faire partie du nouveau canton de Trouville, si l’enquête n'y apporte aucun changement. Il se composerait des communes de Trouville, Deauville, Villerville, Touques, Saint-Arnoult, Bénerville, Tourgéville, prises aux dépens du canton de Pont-l’Evêque, et des communes de Blonville et Vauville, détachées du canton de Dozulé. Sa population serait de 10.115 habitants.

Pour compenser la perte que subirait, le canton de Pont-l'Evêque, on lui attribuerait trois communes du canton de Blangy, Saint-Julien-sur-Calonne, Pierrefitte et le Vieux-Bourg, plus la commune de Glanville qu'on détacherait du canton de Dozulé.

Les cantons de Honfleur et de Cambremer resteraient tels qu'ils sont actuellement.

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulé,  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C'est le moment, ou jamais, de s'occuper des cartes qu'il est dans l'usage d'échanger à l'occasion du premier de l'an. C'est seulement à l'époque du 1er  janvier qu'on peut envoyer des cartes par la poste, c'est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l'affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l'adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. 

Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n'envoie jamais de carte.

 

Décembre 1873   -   Chemin de fer de Mézidon à Dives.   -  Par arrêté du 18 courant, M. le préfet a approuvé les projets de stations et haltes présentés parle concessionnaire. Des stations pour voyageurs et marchandises seront établies à Beuvron, Putot, Dozulé et Dives. Des haltes pour voyageurs avec voie de garage et quai aux marchandises, seront établies dans les communes de Mézidon, Magny-le-Freule, Bissières, Croissanville et Méry-Corbon. Enfin, des haltes pour voyageurs seront établies à Hottot-en-Auge, Brucourt, Varaville, et Dives-Cabourg.

 

Octobre 1876   -  Les élections.  -  V’la que ça commence les histoires d'élection….. J'en ai déjà haut comme cela.

Je pêche dans le tas :

A X……., canton de Dozulé, un prétendant municipal a tant fourré de galette et de goutte à ses partisans, que la plupart, pris d'une indigestion subite, n'ont pu aller voter.

Naturellement, c'est l'autre qui a été élu.

Dans une autre commune, à Y…….., canton de Vire, un citoyen a été éliminé parce qu'il est fabricant de tombeaux.

C'est l’adjoint qui a poussé à la roue en disant : « Si no l'nomme, cha portera malheu à la commeuns. » .

Dans l’arrondissement de Bayeux la commune de C……., a rappelé de l'exil un seigneur et maire dégommé.

Il a promis qu'à l'avènement du comte de Chambord il ferait ériger la commune en duché..., afin d'en prendre le titre.

A Saint-……., arrondissement de Pont-l'Evêque, et à B…….., arrondissement de Caen, quelques conseillers municipaux avaient un plumet de première classe.....

Ce qui me fait dire que ces administration-là ont été élevées au petit pot……  

 

Mai 1877   -  La fin du monde.  -  Nous venons de passer un hiver affreusement remarquable par son humidité, et nous aspirons tous au beau temps pour nous sécher. C'est sans doute à tort, car une nouvelle prédiction vient de paraître et elle n'a rien de rassurant pour ceux qui sont crédules. Un membre de l'Académie des sciences annonce que notre planète va probablement être mise en poudre à la suite de tremblements de terre qui auront lieu au cours du mois de juin. Comme vous le voyez, la fin du monde est proche. C'est la millième fois au moins qu'elle est annoncée. En attendant ne vous faites pas de mauvais sang, il est bien probable qu'il en sera de même cette fois comme des autres.

 

Mai 1877   -  Cheval emporté.  -  Un accident de voiture s'est produit jeudi, vers huit heures du matin, à environ deux kilomètres de Dozulé, sur la route de Rouen à Caen. Mme Tardif, dont le mari est architecte à Dozulé, venait à Caen, avec ses deux enfants. Le véhicule était conduit par M. Pierre Soyer, marchand à Dozulé. L'un des brancards s'étant défait, vint frapper dans les jambes du cheval, qui s'emporta. Les deux enfants furent projetés violemment hors de la voiture, mais ne se firent aucun mal. Il n'en fut pas de même pour Mme Tardif qui, en tombant, a eu un bras cassé et s'est fait des blessures à la tête.  

 

Juin 1878   -  Travaux.  -  Le 10, il sera procédé, en la mairie de Dozulé, à l'adjudication de travaux de construction d'une maison d'école pour les filles, de ses dépendances, et des murs de clôture. Le devis s'élève à 31 737 f. 16.  

 

Août 1879  -  La Poste.  -  Les bureaux de poste et les bureaux télégraphiques ont été fusionnés à Vire, Condé, Orbec, Dives, Livarot, Argences, Dozulé et Évrecy. La fusion sera bientôt à Honfleur un fait accompli.

Deux bureaux télégraphiques ont été ouverts à Ryes et à Crèvecœur. Un bureau permanent a été substitué au bureau temporaire de Cabourg. Le bureau de Deauville va être incessamment réouvert et transféré au bureau de poste.

Enfin, des études se poursuivent pour doter d'un bureau télégraphique les communes de Saint-Aubin, Morteaux-Coulibœuf, Clécy, Bonnebosq, Lison et Bonneville-la-Louvet.

 

Janvier 1880  -  Construction de la gare. - Lundi a eu lieu à la préfecture l'adjudication des travaux de construction des bâtiments de la station de Dozulé, sur le chemin de fer de Caen à Dozulé. 

Ces travaux ont été adjugés à M. François Garnier, entrepreneur à Caen, rue de Falaise, avec un rabais de 8 pour cent. Les autres soumissionnaires étaient MM. Baptiste Gagnerand, à Alençon (prix du devis) ; Jean-Baptiste Boisdequin, à Lisieux (rabais de 4 pour 100) ; Jean Juillard, à Villers-sur-Mer (rabais de 6 pour 100). 

Les ouvriers terrassiers, manœuvres et maçons qui auraient besoin de travail, pourront, à partir du 5 janvier, se présenter sur les chantiers pour être embauchés.  

 

Mars 1880  -  Les suites de l’ivresse.  -  Un nouveau drame de l'ivresse s'est accompli dans la soirée de samedi à Dozulé. Un nommé Arsène Vauquelin, âgé de 59 ans, journalier dans la commune, est tombé, étant ivre, dans un fossé à moitié rempli d'eau et s'y est noyé. 

Le vicaire de Dozulé a consenti à accompagner le corps du défunt à sa dernière demeure, mais l'entrée de l'église a été refusée à la bière.  

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage 1épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.  

 

Janvier 1881  -  Charité bien ordonnée……  -  On célébrait un mariage il y a quelque temps dans une paroisse du canton de Dozulé. Suivant un usage local, le bedeau fut autorisé à faire une quête à son profit. Elle produisit une somme qui rendit tout joyeux le pauvre homme. Mais sa joie fut courte, car ayant montré sa belle recette à son curé, celui-ci, s'empressa de la prendre pour les besoins de l'église. Un des invités voyant la consternation du malheureux bedeau, fit une nouvelle quêté, mais cette fois le produit ne fut pas détourné de sa destination. Ceci prouve que, quand on a une bonne... recette, il faut savoir la garder pour soi.  

 

Février 1881  -  La servante du curé.  -  Il parait qu'à X…..., canton de Dozulé, lors des dernières élections municipales, c'est la servante du curé qui a distribué les bulletins. C'est elle aussi sans doute qui avait rédigé, l'avis par lequel le maire disait : « Le scrutin saura ouvert de huite à onze heurs du matin, et de trois à six heurs du soire ».  

 

Mars 1881  -  Respect à la mort.  -  Tout dernièrement, il y avait un enterrement dans une commune du canton de Dozulé. Le maire avait délivré la veille le permis d'inhumation, cependant, quand le convoi s'est présenté à la porte du cimetière, elle était fermée. On envoie chez le maire, qui demeure à deux kilomètres de là, pour avoir les clefs. Le maire répond qu'elles sont chez un conseiller municipal, à l'autre extrémité de la commune. Là, on put les avoir. Mais pendant toutes ces démarches, la bière était restée en plein vent, posée sur deux chaises, à la porte du cimetière. Ces incidents sont inexplicables, s'il est vrai, comme on l'assure, que l'adjoint était au nombre des personnes qui suivaient le convoi. 

— Un incident analogue s'est passé à la Folletière-Abenon. Une femme y est morte sans qu'on ait pu réussir à amener un médecin à son chevet, et lors de l'enterrement, la fosse s'est trouvée trop petite, il a fallu l'élargir pour y descendre la bière. Si ce fait est exact, nous le signalons à qui de droit pour qu'il ne se reproduise pas.

— A Ouilly-le-Vicomte, le cimetière est inondé plusieurs fois chaque année par la Touques. Tout récemment, à une inhumation, la fosse étant pleine d'eau, la bière a surnagé et a tourné plusieurs fois sens dessus dessous. Il a fallu aller chercher des échelles, des perches, etc…., pour parvenir à la faire descendre jusqu'au fond et l'y maintenir, pendant que les Frères de la Charité jetaient à la hâte la terre qui devait la couvrir. Ce triste spectacle a vivement ému tous les assistants.  

 

Avril 1881  -  Le respect des morts.  -  Un saint homme du canton de Dozulé, voulant avoir une croix dans son jardin pour y faire ses dévotions, n'a trouvé, paraît-il, rien de mieux que d'en prendre une dans le cimetière. Sur les observations qui lui ont été faites, il a promis de la rendre, mais comme il en veut à tout prix une semblable chez lui, elle est pour le moment chez un serrurier qui la copie. Voilà un sans-façon qui ne prouve pas un grand respect de la mort.  

 

Janvier 1882  -  Centenaire.  -  La semaine dernière la dame Roque née Catherine-Marie Dubosq, est décédée à Dozulé dans sa 102e année.  

 

Décembre 1882  -  Passage de Vénus. -  Le 6 décembre, dix commissions scientifiques françaises étaient éparpillées sur la surface du globe terrestre, pour lorgner Vénus passant devant le soleil. Nous ne savons si le travail de toutes ces lorgnettes vaudra la surcharge dont elles pèsent au budget, les nuages ayant contrarié les observateurs.

 

Décembre 1882  -  Une municipalité qui commence par la fin. -  La municipalité de Dozulé essaie depuis longtemps d'organiser une compagnie de pompiers, et n'y peut réussir. Les hommes de bonne, volonté ne manquent cependant pas. Ce sont les édiles qui veulent mettre, la charrue avant, les bœufs et avoir des pompiers, alors que malgré leurs  promesses, Dozulé continue à ne pas avoir d'eau.  

 

Mars 1883  -  Le chemin de fer. –  Cambremer et Dozulé vont se prendre aux cheveux. Cambremer demande un chemin de fer de Mesnil-Mauger à Pont-l'Evêque, par Crèvecœur, Cambremer, Bonnebosq et Beaumont. Dozulé en réclame un de Putot à Pont-l'Evêque, par Annebaut et Beaumont. La conseil municipal de Pont-l'Evêque vient de se prononcer pour Cambremer. De part et d'autre, on fait signer des pétitions au Conseil général, où la lutte sera vive.  

 

Août 1884  -  Salubrité.    On nous prie pour la seconde fois d'attirer l'attention de l'autorité supérieure sur un cas d’infection provenant de l'état de malpropreté révoltante de la cour du Marché aux porcs et de ses dépendances, à Dozulé. Attend t-on qu'une épidémie se déclare pour agir ?  

 

Octobre 1884  -  Les séances des conseils municipaux.  -  Les séances des conseils municipaux sont publiques et toute personne, même étrangère à la commune, peut y assister. Le maire de Dozulé, qui avait fait expulser de la salle des séances son collègue, le maire de St-Léger-Dubosq, à reçu à ce sujet un blâme de la préfecture.  

 

Mars 1885  -  Les inondations.  -  De tous côtés on signale des crues produites par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur notre région depuis quelques jours. Le débordement des rivières a d'abord commencé dans la Pays-d'Auge. La Dives a fait irruption dans un assez grand nombre de prairies. Jeudi, par suite de ces inondations, la circulation des trains entre Dozulé et Dives a été arrêtée pendant quelques heures. La vallée de l'Orne est presque entièrement couverte entre Caen et Saint-André, le long de la ligne de Granville. Toutes les prairies d'Allemagne sont sous l'eau.  

Décembre 1887  -  Ca se fait partout.  -  Ce n'est pas seulement à Aunay que l'instituteur est marchand de livres, papiers, etc. Les institutrices de Dozulé font de même. Depuis la rentrée des classes, et malgré la circulaire ministérielle du 22 mars, elles vendent aux enfants des fournitures scolaires et les empêchent d'en acheter chez le libraire de la localité, sous prétexte qu'elles ne valent rien.  

 

Mars 1888  -  Les voleurs des pauvres.  -  La semaine dernière, M. Bertron, propriétaire à Dozulé, faisait annoncer à son de caisse que, vu la continuation du froid, il autorisait les pauvres de Dozulé à prendre 1 800 bourrées à un endroit désigné de son bois, mais, quand les pauvres se sont présentés, des rentiers et fermiers des environs avaient déjà fait main basse sur une certaine quantité de bourrées, se considérant probablement comme dans la misère. Espérons, qu'on fera rendre gorge aux fripons qui ont volé les pauvres.  

 

Mars 1888  -  Mort de froid.  -  Samedi, à Dozulé, on a trouvé dans un herbage un vieillard de 65 ans, le sieur Lerebourg. Saisi par le froid, il était tombé sur le sol et y avait passé la nuit : transporté chez lui, il y est mort.  

 

Mai 1888  -  Élections.  -  A Dozulé et Banneville, dans nos campagnes, nous écrit-on, on se plaint se plaint de la mauvaise gestion de nos conseils municipaux et des dépenses exagérées ou inutiles. On ne devrait pourtant pas se récrier, car c'est souvent de notre fautes. Le jour du vote, donnons nos voix aux plus capables, et non ceux qui paient le plus fort «g|oria ». Tout n'en ira que mieux. 

 

Septembre 1888  -  Incendie et incendiaire.  -  Un incendie s'est déclaré, le soir, dans une cave appartenant à la dame veuve Lecomte, propriétaire à Dozulé, le feu s'est communiqué à la couverture en chaume. On croit à un crime.  

 

Octobre 1888  -  Vol dans l’église.  -  La semaine dernière, d'audacieux malfaiteurs se sont introduits la nuit dans l'église de Dozulé, située en face la caserne de gendarmerie. Ils ont fracturé deux troncs dans lesquels il y avait peu de chose. Les voleurs ne sont allés ni au tabernacle ni à la sacristie. On croit qu'ils s'étaient cachés, dans l'église avant la fermeture des portes et qu'ils se sont enfuis par un vasistas. 

 

Janvier 1891  -  Victime du dévouement.  -  La semaine dernière, à Dozulé, le sieur Martine, de Brucourt n’était entré dans un magasin, laissant sa voiture à la porte. Tout à coup le cheval, partit à fond de train. 

À la sortie du bourg, le sieur Delaplace essaya de l'arrêter, mais il tomba, et les roues du cabriolet lui passèrent sur les jambes. Il n'a eu heureusement, que des contusions sans gravité.

 

Janvier 1891  -  Enfant mort de froid.  -  Jeudi, la femme Lecouteur était venue avec son enfant, âgé de 4 mois, consulter le docteur Richer, à Dozulé. Celui-ci étant auprès d'un malade, elle l'attendit pendant près de deux heures dans une maison de ce bourg. A son arrivée, il ne put que constater le décès du petit enfant, occasionné par une congestion due au froid.  

 

Mai 1891  -  Importante capture.  - La gendarmerie de Dozulé a arrêté les nommés Pierre Descours, 25 ans, employé de commerce, né à Maltot, Édouard Sabine, 21 ans, matelassier, demeurant à Caen. Un autre individu, connu sous le sobriquet de Rouquin, n'a pu être arrêté. Ces individus étaient porteurs d'une provision de pinces et de tenailles contenues dans une valise. 

Ils avaient déjà fracturé le contrevent de la cuisine de M. Doublet, à Danestal, lorsque survint un des voisins qui leur fit prendre la fuite. Les deux malfaiteurs ont été arrêtés dans un café de Dozulé, l'un d'eux était porteur d'un revolver soustrait le mâtin même au courrier faisant le service des dépêches de Caen à Dozulé.  

 

Septembre 1891  - Tentative d’assassinat.  -  Une tentative d'assassinat, d'autres disent une rixe, a eu lieu à Dozulé. Un sieur Mezerey, voiturier chez le sieur Soyer, marchand de bois à Dozulé, rentrait chez lui, lorsqu'à l'entrée du bourg il fut accosté par un Breton du nom de Prigen, qui lui demanda la route de Putot. Mezerey la lui indiqua, Prigen, qui était ivre, lui demanda de le conduire. Mezerey refusa. Prigen le prit alors par sa blouse et lui porta trois coups de couteau de poche : l'un derrière le cou, vers le sommet de l'épaule gauche, le deuxième au bras gauche et le troisième aux doigts de la main gauche. Ces blessures ne présentent pas de gravité.  

 

Août 1893  -  La rougeole.  -  Une épidémie de rougeole règne en ce moment dans notre région sur les enfants, et fait des victimes trop nombreuses. Ceci tient à ce que cette maladie est mal comprise. Les parents regardent la rougeole comme terminée quand l'éruption a disparu, ce qui est une grave erreur, car la convalescence surtout est à surveiller et à soigner. Les petits malades doivent garder scrupuleusement la chambre pendant un temps assez long après l’éruption. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  Probité.  -  Le sieur Leguay, facteur, au bureau de poste de Dozulé, a trouvé une broche en or qu'il se disposait à aller déposer au bureau de poste de Dozulé, lorsqu'il rencontra la dame Bonnement, propriétaire de l'objet perdu. Cet acte de probité est d'autant plus méritoire que Leguay est père d'une nombreuse famille. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Beaucoup de fusil.  -  Henri Desfoux, garde-particulier de M. Bertion-Auger, propriétaire à Dozulé, a tué un chevreuil pesant cinquante kilos. (Source B.N.)  

 

Février 1895  -  Le froid.   -  Le froid a continué cette semaine. Il a été particulièrement intense vendredi et samedi, le thermomètre est descendu à - 20 degrés. A Caen, certaines rues, notamment celles qui donnent accès aux quartiers élevés, ont été véritablement impraticables. On ne dispose pas d'assez de personnel, pour les mesures exceptionnelles qu'il faudrait prendre. Il y a de nombreux accidents un peu partout. 

Le chauffeur Michel, de la Cie de l'Ouest, a glissé près de l'aiguillage du dépôt et a eu une jambe cassée. En gare de Dozulé, le mécanicien Thibert est tombé de sa machine, frappé d'une congestion causée par le froid. Il a été transporté à l'hôtel-Dieu de Caen. Le nommé Boulet, marchand de peaux de lapins à Vire, est tombé sur la route à Vassy et s'est cassé une jambe.

A Bayeux, une femme qui parcourt les rues avec un orgue mécanique a été frappée de congestion sur la voie publique et on l'a transportée à l'hôpital. A St-Martin-de-la-Lieue, une femme Turquetil, 69 ans, est morte de froid. A Lisieux, l'amoncellement des glaçons au pont de la rue du Moulin-à-Tau a causé un commencement d'inondation qui a cessé dès qu'on a pu lever les vannes du canal de décharge. 

DERNIÈRE HEURE. — Cette nuit, à Caen, le thermomètre est descendu à - 25 degrés. (source B. N.)

 

Avril 1895  -  Mariage civil.  -  M. Bertron Auger, propriétaire à Dozulé, s'est marié civilement avec Mlle Eugénie Gribbat. Au moment du « oui » légal, une salve d'artillerie a retenti et les musiciens ont joué « la Marseillaise » que les assistants debout et découverts ont civilement écoutée. A la suite, banquet et bal avec cotillon. 

Dans la corbeille de la mariée, un poète du cru avait déposé un sonnet dont voici les deux derniers vers : 

Heureux époux unis civilement, 

Faites aussi vos enfants mêmement.  

 

Septembre 1895  -  Manœuvres de brigade.  -  Ces manœuvres offriront un intérêt tout nouveau et tout particulier à cause des opérations d'embarquement et de débarquement auxquelles elles donneront lieu pour le passage d'une rive sur l'autre de la Seine. 

L'état-major de la 12e brigade et le 5e régiment de ligne qui y prendront part forment un effectif de 65 officiers et 1 700 hommes. Ils ont quitté Caen dimanche dernier. Mardi, ils se sont embarqués à Honfleur pour le Havre. Le 18, ils reprendront le bateau pour Honfleur. Le 19, ils seront à Pont-l'Evêque ; le 20, à Dozulé, pour rentrer à Caen le 21, vers midi. (source B. N.)

 

 Juillet 1897  -  Vaillant enfant.  -  M. Richer, maire de Dozulé, était monté dans son cabriolet, lorsque son cheval auquel on mettait des guides de rechange, partit à fond de train. Le jeune Desvoies, 12 ans, qui se rendait a l'école, se jeta au-devant du cheval et, lui portant à la tête un coup de bâton, le fit changer de route et s'arrêter devant la propriété du sieur Changeur. (source M. du C.)  

 

Décembre 1897  -  Les femmes témoins.  -  On vient de promulguer la loi accordant aux femmes le droit d'être témoins dans les actes de l'état civil et dans les actes instrumentaires en général. (source B. N.)

 

Décembre 1897  -  Le poids du pain.  -  Les boulangers de l'arrondissement de Pont-l’Evêque sont dans la consternation. Ils ont beau dire qu'ils complètent le poids du pain avec des morceaux, procès-verbal leur a été néanmoins dressé pour avoir mis en vente des pains ne pesant pas le poids indiqué par leur forme. A Honfleur, 15 contraventions ont été faites ; à Trouville, 11 ; à Dozulé, 4 ; à Cambremer, 3. Dans les autres arrondissements, rien. (source B. N.)

 

Août 1900  -  La catastrophe de Dozulé. -  Dimanche dernier, le train  de Mèzidon arrivant à Dozulé à 7 heures 21 du matin fut arrêté avant l'aiguille sur la voie sans entrer en gare. Après un moment d'arrêt, il s'avança très lentement puis s'arrêta de nouveau bloqué. À ce moment, les voyageurs purent voir l'aiguilleur fuire épouvanté, et un choc épouvantable  se produisit presque au même moment. C'était le train arrivant de Caen qui, passant la gare à toute vitesse, venait le tamponné, malgré les signes désespérés du chef de gare. Le chauffeur et le mécanicien paraissaient fort joyeux et n'apporter  aucune attention aux signaux qu'il leur était faits. Disons en passant que, quelques jours auparavant, le même accident avait failli arriver : le train qui menaçait de tamponner s'arrêta à moins d'un mètre de l'autre.

Le choc fut épouvantable, les voyageurs des troisièmes du train de Caen furent projetés sur les cloisons ou par dessus ; en un instant, les portières furent ouvertes et les voyageurs sur la voie. Un wagon  de première classe qui se trouvait auprès d'un de troisième est entré littéralement dans le compartiment de ce dernier et les voyageurs qu'il contenait ont dû  sortir sur les mains en dessous des banquettes.

Les voyageurs plus ou moins atteints dans les deux trains dépassent  certainement quarante, pour la plupart blessés à la tête, un grand nombre assez grièvement, quelques-uns  seulement se plaignant de douleurs internes. Tout ceux que leurs affaires appelaient partirent par les trains de Caen et de Dives sans donner leur nom ; d'autres sortirent pour aller se faire soigner en dehors, les soins n'étant  nullement organisés à la gare, sinon par la femme du chef de gare, qui descendit  immédiatement de l'eau-de-vie et tous les ustensiles dont elle pouvait disposer pour laver les plaies. Ce n'est qu'assez  longtemps après qu'un voyageur demanda si l'on ne possédait pas de boîtes de secours ; alors on en descendit  une d'un fourgon qui ne contenait, lorsqu’on eut coupé les cachets, que des flacons vides  et des choses hors d'usage. Enfin une boîte fut trouvée dans la gare. Lorsque le chef de gare l'eut ouverte, quelques pansements provisoires furent faits par M. Launay, vétérinaire à Caen, qui se trouvait dans le train.

Les trains qui partaient  emportaient la plus  grande partie des contusionnés, qui, sous l'effet de la commotion et de l'émotion du danger couru, ressentaient moins les douleurs, qui se firent certainement sentir plus tard. Maintenant, quelles sont les responsabilités encourues ?

-  Pourquoi le chef de gare retenait il le train de Mèzidon à l'aiguille ? Le mécanicien du train de Mezidon, voyant l'autre arrivée sur lui à toute vapeur, avait bloqué son train et  était, dit-on, sauté avec son chauffeur.  Aussi le train de Mèzidon supporta-t-il le choc sans reculer sensiblement.

-  Le mécanicien et le chauffeur du train de Caen ont été bien coupables, car on ne peut alléguer le défaut de fonctionnement des freins. Le mécanicien n'était pas à son service. S'il avait passé Basseneville et si les freins ne fonctionnaient pas ou mal, il ne devait pas entrer en gare de Dozulé avec cette vitesse ; de l'avis de tous ceux qui étaient sur le quai, et ils étaient nombreux avec le chef de gare, il n'a rien fait pour atténuer sa faute.              Un témoin.

 

Janvier 1901  -  Les plans de l'école. -  Les plans de l'école municipale de Dozulé, dus à MM. Nicolas et Baumier, architecte à Caen, ont figuré à l'Exposition Universelle de 1900 où ils ont été très remarqués.

Sur la demande de M. le Ministre de l'Instruction publique, M. Richer, maire de Dozulé, vient de les envoyer au Musée Pédagogique de Paris, où ils vont prendre place.

 

Juin 1914  -  Inauguration de l’hôpital Marie-Louise Landry.  -  Cette inauguration aura lieu le dimanche 28 juin, sous la présidence de MM. Hendlé, préfet du Calvados, et Henry Chéron. sénateur, président du Conseil général. Elle sera suivie d'un banquet, par souscription (prix : 8 francs), pour lequel on peut s'inscrire avant le 20 juin, au secrétariat de la  mairie. La musique du 36° d'infanterie prêtera son concours à cette fête.

 

Juillet 1914  -   Inauguration.  -   On fêtait il y a quelques jours à quelques mètres de cette plage à Dozulé, l’inauguration de l’orphelinat Marie Landry, fondé par la regretté maire, ancien Président du Conseil Général du Calvados et qui fut le Mécène de la région.

 

Janvier 1920  -  Agression contre un facteur.  -  Octave Blot, facteur à Dozulé, hameau du bois, rentrait de sa tournée lorsque sur le chemin rural de Dozulé à Putôt, il fut menacée par des chiens qui sautaient à ses côtés en aboyant furieusement. Quelques secondes après, dans l'obscurité un individu se jetait sur le facteur et sans autre explication, lui portait  à la tête plusieurs coups de poing. Blot a été sérieusement blessé et devra cesser tout travail pendant 15 jours. Il a reconnu son agresseur.

 

Juillet 1920  -  Une bagarre.  —  Aimé Bourguet, 34 ans, né à Sept-Vents, journalier à Dozulé, hameau du Bois, ayant pris du foin pour ses lapins, sur la propriété dont Isidore Dudemaine. 47 ans, né à Norolles, à la garde, une mêlée générale s'en est suivie. La famille de Bourguet et leur ami, Jules Thurmet, domestique à Arganchy, ont joué du bâton. Dudemaine s'est défendu avec sa fourche et a  blessé a la tête la dame Bourguet. Quelques instants après, Bourguet était revenu à la charge et ayant frappé sa Belle-mère,  Dudemaine a tiré un coup de revolver, mais sans atteindre personne. Il n'y a eu que des blessures légères et tous les belligérants auront les honneurs de la correctionnelle. 

 

Novembre 1922  -  Une femme grièvement brûlée.  -  Samedi soir, vers 17 h. 43, M. Louis Leguay, facteur à Dozulé, s'apercevait que le feu venait de se déclarer dans une chambre de la maison de  M. Louis Herbert, menuisier. L'alarme fut aussitôt donnée et le commencement d'incendie fut promptement éteint.
Mais la locataire de cette chambre, Mlle Marie Jean, 70 ans, complètement impotente, était grièvement brûlée, ses vêtements ayant pris feu. Le docteur Bougault, qui donna les premiers soins, ne put se prononcer sur la gravité de son état et fit transporter Mlle Jean à l'hôpital de Caen. Ce serait une chaufferette qui aurait communiqué le feu aux vêtements.   

 

Novembre 1923  -  Renversée par une voiture.  -  . Mlle Marie Grudé, 61 ans, demeurant, à Dozulé, suivait le trottoir entre l'Hôtel Bazin et la graineterie Bacon, lorsqu'elle fut, renversée par une voiture qui filait a vive allure en longeant le trottoir. Le préparateur de la pharmacie Hagonnet, M. Maurice Lendonni, s'empressa de porter secours à Mlle Grudé, qui avait une fracture du bras droit. On recherche l'auteur de cet accident.

 

Juin 1924  -  Triple mariage.  -  M. Jules Vauvarin, conseiller municipal, propriétaire bien connu et justement estimé, a marié le même jour, trois de ses filles Mlles Edith, Hélène et Renée, à MM. Gouédard, Perrée et Mailet, fils de propriétaires habitant Dozulé et Douville.

 

Avril 1926  -  Bénédiction de cloches.  -  Une belle fête religieuse a eu lieu à Dozulé sous la présidence de Mgr Lemonier, évêque de Bayeux à l’occasion d’un baptême de cloches.

Le bourg avait été magnifiquement décoré à cette occasion et les décors de l’église n’étaient pas moins remarquable.

Dés le matin, Sa Grandeur arriva à Dozulé et après une visite au monument des Morts, se rendit à pied à l’église ou eu lieu une messe royale, célébrée par M. l’abbé Aubey, doyen  de Dives. Pendant la cérémonie l’assistance put entendre avec beaucoup d'intérêt les chants de la Chorale.
 Mgr pris la parole. Il eut un mot aimable pour chacun. M. l'abbé Féray, de la paroisse, à son tour, rendit compte au Prélat de ce qu’il avait accompli a Dozulé.

Enfin arriva l’heure de la bénédiction des cloches.
 Mgr Le Boucher, vicaire général, prit la parole avec son éloquence habituelle traça le rôle des cloches, messagères de nos joies et de nos peines. Durant la cérémonie de la bénédiction, Mme Haslot et M. Didelot, de Paris, accompagnés par la Schola de Dives firent entendre des chants de circonstances. On put ensuite entendre le son des nouvelles baptisées qui avaient pour parrain et marraine, M. Léon Bourgeois et Mme Loisel, M. André Ayat et Mme André Couturier.

Le déjeuner fut offert à Monseigneur à l’Hôtellerie Normande. 
L'après-midi, de nouvelles cérémonies ont eu lieu sous la présidence de l’évêque de Bayeux, au milieu d’une afflue
nce considérable de fidèles venus de toutes les communes du canton de Dozulé.

 

Janvier 1936  -  Un odieux individu.   -   A la suite d'une enquête menée par les brigades de Dozulé et de Caumont-l'Eventé, et sur mandat du Parquet de Caen, les gendarmes de notre ville ont arrêté le nommé Jean Fosset, 29 ans, coiffeur, demeurant rue du Vaugueux, n° 15, accusé d'attentats à la pudeur sur la personne de la fillette de sa maîtresse, Thérèse R……...., âgée de 12 ans. 

Les faits se seraient passés à Dozulé et à Caumont ou Fosset était entièrement établi. 

Fosset oppose de formelles dénégations aux accusations dont il est l'objet de la part de sa victime, et de la mère de celle-ci. Conduit au Parquet, il a été écroué. (Source M. du C.)

 

Septembre 1936  -  Une femme est tuée par une automobile.  -  Alors qu'il arrivait au bourg de Dozulé, venant de Caen et allant à Rouen, M. Jean Bulac, commis des P.T.T. à Vire, aperçut une femme Mlle Marie Josse, de Dozulé, qui, s'apprêtant à traverser la route, s'arrêta au milieu de la route. 

Il crut pouvoir passer, il obliqua à droite très fortement, mais juste à ce moment Mlle Josse voulut continuer sa traversée et elle fut accrochée par l'automobile. 

Elle tomba à la renverse et se fractura le crâne. La mort fut instantanée. (source M. du C.)  

 

Mars 1937  -  La ligne de Mézidon à Dozulé coupée par l’inondation.  -  Au cours de la nuit dernière, par suite de la crue de la Dives, la voie ferrée de Mézidon à Dozulé a été coupée, sur une longueur de 300 mètres, entre Hottot-en-Auge et Méry-Corbon. La circulation des trains a été interrompue. (source M. du C.)  

 

Mars 1937  -  Une importante réunion des sinistrés de la vallée de la Dives.  -  Devant la gravité de la situation actuelle une importante réunion vient d'avoir lieu à Dozulé, groupant les intéressés de toute la région inondée. 

Ce fut là une première prise de contact qui a montré la volonté unanime de voir cette question aboutir enfin avec l’établissement d'un plan général d'assainissement qui mette fin à ces inondations qui se répètent et durent chaque hiver. 

A l'issue de cette réunion qui sera suivie de l'étude approfondie de la question avec la volonté de la faire aboutir rapidement, un ordre du jour a été voté à l'unanimité, soulignant la gravité de la situation actuelle qui résulte de l'inondation de plus de 8 000 hectares, demandant que le nécessaire soit enfin fait pour, qu'un plan d'ensemble de curage de tout le cours de la Dives soit mis en oeuvre par les Pouvoirs Publics dans le plan général des grands travaux de manière a réaliser d'urgence l’assainissement de toute la région, et priant les dirigeants des Syndicats de la Dives et de la Divette de prendre cette question énergiquement en mains, et dès à présent d'obtenir que les travaux de curage exigés des particuliers dans la partie du cours qui leur appartient soient également et immédiatement réalisées par l'État dans la partie du cours de la Dives qui appartient à l'État. (source M. du C.)

 

Septembre 1942   -   Fait divers.   -   Le jeunes Jean Gouédard, 12 ans, dont les parents habitent Dozulé, remplissait un réchaud à alcool près d'une flamme, quand le bidon qu'il tenait explosa. L'alcool enflammé se répandit sur le malheureux enfant qui fut bientôt plus qu'une torche vivante.

Malgré tous les soins empressés, le pauvre petit ne devait pas survivre à ses brûlures et expirait peu après dans d'atroces souffrances.  

 

Juin 1943   -   Les feux de genêts,   -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux, d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés qu'au cours de la matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18 décembre 1942, l'allumage de feu en plein air durant l'obscurité est passible de sanctions. 

 

Août 1943   -   Pour  les prisonniers.   -   Comme l'an dernier, on prépare dans la coquette commune une grande kermesse au profit des prisonniers de 14 communes du canton. Cette fête bienfaisante aura lieu le 22 août et s'annonce comme un grand succès grâce à l'actif dévouement des organisateurs.

On parle déjà de stands nombreux et variés, le tout situé dans le même cadre champêtre qu'en 1942. Et le 29 août, des courses de. chevaux compléteront le programme du Comité d'entr'aide aux prisonniers. On compte sur la participation de nos meilleurs éleveurs qui devront s'inscrire avant le 19 août, chez M. Maurice. 

 

Février 1944    -   Avis à la population.   -   Circulation  :  Le préfet du Calvados informe la population qu’il a reçu de M. le Colonel commandant la Feldkommandantur 723 l'ordre suivant :  Dans la zone située au nord de la route 815 Caen, Troarn, Dozulé, Pont-l'Évêque, jusqu'à la limite de l'arrondissement et au nord de la ligne de chemin de fer Caen-Bayeux-Lison, jusqu'à la limite de l'arrondissement. Il est interdit à la population civile de franchir les haies, murailles et clôtures de tout genre, qui sont élevées par la troupe, pour pénétrer sur le territoire clôturé : Il est interdit de laisser paître à proximité de ces clôtures du bétail risquant de les franchir. Toutes les sentinelles ont l'ordre d'arrêter les personnes qui contreviennent à ces instructions, ou, si ce n’est pas possible, de faire contre elles usage de leurs armes. II sera également fait usage des armes contre le bétail insuffisamment bien gardé : Signé : le Feld Commandant . Colonel von Réydebrand.

 

Avril 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Des projets de reconstruction et d’aménagement seront établis dans les communes dont les noms suivent : Aunay-sur-Odon, Caumont, Condé-sur-Noireau, Dozulé, Falaise, Isigny-sur-Mer, Lisieux, Ouistreham, Tilly-sur-Seulles, Troarn, Villers-Bocage, et Vire.

En ce qui concerne Caen, Les projets d’aménagement précédemment approuvés seront révisés en tant que de besoin.  (source B-N)    

 

Juin 1945  -  Une conversation interrompue.  -  A l’issue de la cérémonie de la confirmation, à Dozulé, la foule stationnait sur la chaussée devant l’église , M. Fovertaix, vétérinaire à Troarn, passait lentement en automobile lorsque Mlle Yvonne Louise, toute à la conversation qu’elle poursuivait, recula d’un pas et fut blessée au pied droit par la voiture.   (source B-N)   

 

Septembre 1946  -  La fièvre aphteuse.  -  En Raison de l’épidémie de fièvre aphteuse, le Préfet a réglementé le marché aux bestiaux de St-Pierre-sur-Dives, qui est temporairement réservé uniquement à la vente des animaux gras destinés à l’abatage. Le Préfet a, d’autre part, suspendu le marché aux bestiaux de Bonnebosq, Dozulé et Livarot.

Enfin, sur tout le territoire du canton de Honfleur, la tenue de toute réunion ou rassemblement public d’animaux est interdite (Marchés, Foires, Concours, etc…..) (Source B. L.)

 

Novembre 1946  -  Le centenaire de l’église de Dozulé.  -   Le dimanche 3 novembre, Dozulé fêtera solennellement le centenaire de son église, bénie et inaugurée le 3 novembre 1846.

A l’issue de la cérémonie, bénédiction de deux nouvelles classes du pensionnat St-Joseph et un vin d’honneur offert par la municipalité aux autorités civiles et religieuses. (source B. L.)  

 

Janvier 1947  -  Un garçon trop débrouillard.     Tandis qu’il se trouvait dans le salon de coiffure de M. Ridel, à Dozulé, M. Marius Regnault, instituteur à Saint-Léger-du-Bosq, apprenait qu’un individu s’était emparé de sa bicyclette. Accompagné de trois camarades, M. Regnault se lança en auto à la poursuite du voleur qui fut rejoint à Hotot-en-Auge. Celui-ci, un nommé Roger Bordeaux, 24 ans, ouvrier agricole à Saint-Pierre-Canivet, fut ramené à la gendarmerie de Pont-l’Evêque. 

Venu livrer un cheval chez M. Duval, à Dozulé, le jeune homme s’excusa de son larcin en prétextant que, faute de car, il n’avait pas trouvé d’autre moyen pour retourner chez son patron. 

Bordeaux a été écroué à la prison de Pont-l’Evêque. (Source B.-L.)  

 

Janvier 1947  -  Le mouvement de la population dans le Pays-d’Auge.     Au cours de l’année 1946, il a été enregistré, à Dozulé : 11 naissances, 16 mariages et 5 décès.

A Dives-sur-Mer, on a noté durant la même période : 118 naissances, 20 reconnaissances, 74 mariages, 8 divorces et 48 décès. (Source B.-L.)

 DOZULÉ (Calvados)   -   Pont des Couperies

 DOZULÉ (Calvados)   -   Route de Putot

 DOZULÉ.  -   L'École des Garçons

 DOZULÉ

La Grande Rue

 DOZULÉ   -   Centre du Bourg

 DOZULÉ  -  La Rue

 DOZULÉ   -   Le Bas du Bourg

 DOZULÉ   -   Le Centre du Bourg

 Gare de DOZULÉ-PUTOT  (Calvados)

 DOZULÉ

Une Rue  -  Au loin l'Église

 DOZULÉ   -   Le Bas du Bourg

 DOZULÉ   -   La Place du Marché

 DOZULÉ   -   Quartier de la Gendarmerie

 DOZULÉ   -   La Rue des Halles

Commentaires et informations :  Facebook @