DRUBEC

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants de la commune sont des Drubecois, Drubecoises

Août 1868   -   Les récoltes.   -   A cause de la chaleur exceptionnelle et persistante de cette année, les moissons sont avancées de quinze jours au moins, les vendanges le seront, dit-on, de trois semaines, la maturité des fruits de toutes espèces est extraordinairement précoce.

Il n'est pas jusqu'aux huîtres qui se ressentent de cette prodigalité de chaleur, ces mollusques qui, d'ordinaire, ne sont mangeables que dans la seconde quinzaine d'août et dont les gourmets s'abstiennent généralement avant cette époque à cause du frai, qui rend les sucs de l'huître visqueux et troubles, sont dès à présent limpides, frais et savoureux comme en automne.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.  

 

Septembre 1884  -  Un drame de l’amour.    Un jeune homme de 22 ans, charron à Drubec, avait demandé en mariage une couturière de 21 ans. Celle-ci l'avait accepté d'abord, puis il y a une quinzaine de jours, elle le renvoya. Mercredi soir, il l'aperçoit dans la rue, l'aborde et lui dit « Tu es bien décidée à ne pas te marier avec moi. » « Oui, dit-elle.» Aussitôt il tira de sa poche un pistolet et se fait sauter la cervelle.  

 

Décembre 1887  -  Mort de froid.  -  Baptiste Chevrel, 60 ans, étranger au Calvados, se présenta au café tenu par le sieur Lecourt, à Drubec, et prit une consommation. Etant souffrant, il resta toute la journée assis, et, le soir, il se coucha dans l’écurie de la maison. Le lendemain matin, on le trouva mort dans le jardin situé devant l'écurie. Il résulte que cet homme a succombé des suites d'une congestion causée par le froid.  

 

Décembre 1888  -  Incendie.  -  Un incendie accidentel a consumé un bâtiment à usage d'étable, ainsi que 1 500 bottes de foin, le tout appartenant au sieur Louis Marguerite, propriétaire à Drubec. Perte, 1 100 fr.  

 

Mai 1892  -  Incendies et vols.  -  Au cours du mois d'août 1891, on avait affiché, dans les communes de Beaumont-en-Auge et de Drubec, des placards menaçant d'incendie les propriétaires et cultivateurs qui employaient aux travaux de la moisson, des ouvriers étrangers au pays. Ces menaces ne tardèrent-pas à être mises à exécution. Mais elles avaient surtout pour but de faire disparaître les traces des vols commis par une véritable bande composée de : Charles Mesnil, 34 ans ; Louis Toutain, 32 ans ; Alexandre Toutain, 28 ans ; Célestin Levieux, 35 ans ; Alexandre Levieux, 27 ans, et Achille Vincent, 28 ans, journaliers à Beaumont-en-Auge. C'est de cette commune qu'ils partaient pour leurs expéditions, incendies et vols. Ils ont été condamnés : Mesnil, à 15 ans de travaux forcés ; Victor Toutain, à 8 ans de réclusion ; Alexandre Toutain, à 15 ans de travaux forcés ; Alexandre Levieux, à 5 ans de réclusion ; Célestin Levieux, à 20 ans de travaux forcés, et Vincent, à 2 ans avec application de la loi Bérenger. (Source B.N.)  

 

Mars 1898  -  Découvertes de cadavres. -  Le cadavre du sieur Alphonse Biret, 36 ans, sans domicile fixe, a été trouvé, au Torquesne, dans une remise à la dame Calanville, propriétaire. 

  On a découvert, dans un fossé, à Drubec, près Pont-l'Evêque, le cadavre de la veuve Amélie Labbé, 60 ans, née à Annebault, sans domicile fixe, vivant de mendicité. La pauvre femme reposait, la tête appuyée sur les mains soutenues par la marge du fossé. (source B. N.)

 

Novembre 1916  -  La Toussaint.  -  Jamais on ne vit un plus beau temps que celui qui a favorisé la Toussaint, cette année. On se serait cru au mois d'août. Aussi le pieux pèlerinage des cimetières a-t-il été plus suivi encore que de coutume. Les tombes de nos chers morts ont été visitées et fleurie. Mais, en ces tristes jours, que de familles ont pleuré sur des tombes absentes et qui demeureront toujours ignorées ! Du moins, les martyrs qui y reposent n'ont pas besoin de prières.

 

Novembre 1916  -  Formalités !   -  Comment se fait-il donc que les familles des braves, morts pour la patrie, aient tant de peine à recouvrer les sommes trouvées dans les vêlements de leurs chers défunts ? Un de nos concitoyens, qui a perdu son fils au front, a toutes les peines du monde à se faire rendre les 329 francs que le pauvre garçon portait sur lui, restes d'une somme que son père lui avait remise en partant ? On a pourtant renvoyé ses autres effets. 

Pourquoi aussi exige-t-on des familles de blessés frappés au champ de bataille, mais morts seulement plus tard, à l'hôpital, des droits de succession, alors qu'avec raison on en dispense celles des tués pendant l'action ? Il y a là des mystères bureaucratiques à éclaircir.

 

Novembre 1916  -  Une chasse mouvementée.   -  M. Gustave Isidore, soldat au 18e territorial, en permission, sa femme, et le jeune Maxime Lautour, 15 ans, domestique à Drubec, canton de Pont-l’évêque, coupaient des genets lorsqu’ils aperçurent un renard. Vite, le jeune Lautour courut chercher un fusil chez sa mère, demeurant non loin de là. Comme il revenait, la détente de son arme s'accrocha dans un genêt, le coup partit et la charge atteignit Isidore aux reins. Le soldat, assez grièvement blessé, fut transporté à l'hôpital de Lisieux. Son état s'est amélioré.

 

Mai 1917  -  Un désespéré.  -  M. Alfred Auzerais, 51 ans, cultivateur à Drubec, arrondissement de Pont-l'Evêque, s'est pendu dans sa chambre. Il avait été très affecté par le départ, sur le front, de son fils René et était obsédé par l'idée qu'il ne le reverrait plus. 

Avril 1919  -  A l’ordre du jour. — M. Émile Brière, de Drubec soldat au 228e d'infanterie, vient d'être cité à l'ordre du régiment.  

 

Août 1926  -  Le clocher classé comme monument historique.  -  Par arrêté de M. le sous-secrétaire d'État de l'enseignement technique des Beaux-arts, en date du 17 juillet 1926, le clocher de l'église de Drubec est inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

 

Janvier 1945  -  En douce.  -  Mme David, de Drubec, sera poursuivie pour avoir déménagé des meubles, des bestiaux et 334 litres d’eau-de-vie appartenant à sa sœur, Mme Halley, cultivatrice en la même commune, dont les biens sont sous séquestre.  

 

Juillet 1947  -    Un cultivateur trop prévoyant.    Au cours d’une perquisition, les agents du Contrôle Économique ont découvert chez un cultivateur de Drubec plusieurs quintaux de blé dissimulés dans un tonneau. (Source B.-L.) 

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