ÉCAJEUL

Canton de Mézidon-Canon

Les habitants de la commune d'Ecajeul sont les


Avril 1890  -  Centenaire.  -  On a célébré dernièrement, à Ecajeul, le centenaire de la dame veuve Bérot.

 

Octobre 1883  -  Danger des armes à feu.    Jeudi, le nommé Augustin Riel, âgé de 23 ans, domestique au service de M. Marie, meunier à Ecajeul, prit son fusil pour tirer un canard. Cette arme, qu'il croyait en bon état, éclata et lui fit à la main gauche une plaie horrible, le pouce et l'index ont été arrachés. 

 

Août 1888  -  Découverte de cadavre.  -  jeudi, on a trouvé sur le chemin d'Ecajeul à Percy le corps d'un homme, dont la mort naturelle remontait à trois ou quatre jours. C'était un sieur Jean- François Liberge, 69 ans, ouvrier maréchal, né à Champaisant (Sarthe). 

 

Août 1888  -  Immoralité.  -  La semaine dernière, à Ecajeul, la gendarmerie a arrêté le nommé Pierre Houpin, Journalier, sans domicile fixe. Ce misérable se livrait à de honteuses actions sur deux petites filles de sept à huit ans.  

 

Février 1890  -  Les destructeurs de chiens.  -  La semaine dernière, trois chiens ont été tués dans le canton de Mézidon : l'un de 250 fr., au sieur Caillot, d'Ecajeul ; un autre de 300 fr., au sieur Renard, de St-Julien-le-Faucon, et enfin un troisième de 690 fr., au sieur Blin, agent d'affaires à Mézidon. Une enquête est ouverte pour découvrir le coupable. 

La semaine dernière, un malfaiteur a fait subir d'horribles mutilations à un chien de chasse appartenant au sieur Grivel, de la Chapelle-Engerbold. L'animal est rentré chez son maître dans un état pitoyable. L'auteur de cet acte de barbarie est inconnu. (Source B.N.)

Juillet 1892  -  Tribunal de Lisieux.  -  Ange Bisson, et Jean Blanchet, pêche à St-Martin-de-la-Lieue, 25 fr., défaut.

— Rose Giot, 26 ans, née â Maizières, escroqueries à Saint-Pierre-sur-Dives, 1 mois de prison.

— Victor Pierre, à Ecajeul, falsification de lait, 8 jours et 50 fr.

— Jude, outrage public à la pudeur et coups au garde champêtre de Saint-Jacques de Lisieux, 6 mois.

— Victor Montanbault, coups au sieur Dominique, couvreur à Meulles, 1 mois.

— Léon Masson, filouterie d'aliments à Orbec, 15 jours.

— Alexandre Dubois, né à Puteaux, mendicité à Livarot, 15 jours. (Loi B.)  (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  Sinistre trouvaille.  -  En curant la rivière, à Ecajeul, canton de St-Pierre-sur-Dives, des ouvriers ont trouvé le cadavre d'un homme dont on n'a pu établir l'identité. (Source B.N.)  

 

Octobre 1895  -  En voulez-vous des belles-mères.   -   Désiré Letournel, propriétaire à Ecajeul, était âgé de 54 ans, quand il épousa une demoiselle Lenoir, âgée de 20 ans à peine. Ce n'était pas pour des prunes que la maman Lenoir, de dix ans plus jeune que son gendre, lui avait donné sa fille. 

Aussitôt le mariage célébré, il dut pourvoir à tous les besoins de la famille, composée du père, de la mère et de plusieurs enfants. Le jour de la Saint-Pierre, toute la famille se rendit à la fête, y compris la jeune madame Letournel, mais le pauvre mari resta à la maison où on lui dit de laver la vaisselle et de tout remettre en place. Au retour, la famille chercha noise au pauvre mari. On dit même que belle-maman lui signifia qu'il coucherait à l'avenir au petit lit.

A bout de patience, Letournel bouscula sa belle-mère, mais, derrière elle, se trouvait un escalier de vingt marches qu'elle dégringola en se faisant, en tombant, des bleus plus noirs que son nom. 

Le tribunal de Lisieux ne pouvait faire autrement que de condamner Letournel. Il lui a donc infligé huit jours de prison, avec les bénéfices de la loi Bérenger. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  Parents, veillez.  -  Jeudi, à Ecajeul, le petit Joseph Bréchet, 2 ans et demi, est tombé dans une fontaine près de l'habitation de ses parents, et a été noyé. (source B. N.)

 

Novembre 1913  - Il arrive trop souvent que des vachères soient agressées et violées dans les champs. Un valet de ferme voulait seulement "faire un brin de causette" à une triolette : elle prend peur et crie. Le fermier surgit avec un fusil et ordonne à l'homme de déguerpir. I! refuse : le fermier tire. Le valet est grièvement.

 

Avril 1913  -  Grave accident d'automobile  -  Un grave accident d'automobile vient de se produire à Ecajeul, route de Saint-Julien-le-Faucon. M. Gaston Busnel, négociant Mesnil-Mauger, conduisait à Mèzidon, dans son automobile, M. Lepeltier fils, boulanger, à Saint-Julien-le-Faucon. Un pneu ayant éclaté, l'auto fit une terrible embardée et alla se renverser quelques mètres plus loin. M. Busnel qui conduisait et M. Lepeltier furent projetés hors de la voiture. Relevés gravement blessés, les deux automobilistes ont été transportés  à la ferme Derette, où le docteur Lemoine, de Mézidon, mandé, vint leur prodiguer des soins. Le docteur a jugé plus prudent de ne pas autoriser le transport à leur domicile des deux blessés en raison de la gravité de leur état. L'automobile est hors d'usage.

 

Juillet 1914  -  Retour du lavoir.  -  Malgré qu'elle ne soit âgée, que de 19 printemps, et qu'elle réponde au doux nom d'Yvonne, la jeune Harang, domiciliée chez ses parents, a Ecajeul, n'est pas la douce créature que l'on serait tenté de croire. Le 5 juin dernier, revenant du lavoir, elle injuria sa tante, Mme Bourdais, et la frappa avec un fouet qu'elle tenait à la main. Frappant consciencieusement, elle ne s'arrêta que lorsque le manche de son fouet fut brisé en trois morceaux,'c'est-à-dire mis hors d'usage. Coût : 50 francs d'amende. Les parents sont déclarés civilement responsables.  

 

Novembre 1922  -  Élection du Maire.  -  Le Conseil municipal,  a procédé dimanche dernier à l'élection d'un maire, en remplacement de M. Re Beaudet, décédé. M. Léon Pistel a été élu par 5 voix sur 8 votants.

 

Août 1923  -  Inauguration du monument.  -  Dimanche prochain 12 Août, à Ecajeul, inauguration du monument aux morts.
A 10 heures messe en musique avec le concours de la fanfare de Saint-Pierre-sur-Dives et de quelques artistes. Les offices seront présidé par M. le chanoine Lucas, curé-doyen de Mézidon. Le quête sera faite par Mmes Leneveu et Robint.

A midi banquet offert par la municipalité aux anciens combattants. A 16 heures vêpres. Défilé au monument, bénédiction et discours.  

 

Juin 1927  -  Horrible fin d'un père de 11 enfants.  -  Près d'Écajeul, canton de Mèzidon, le mécanicien d'un train se dirigeant vers Caen a découvert, sur le pont de la Dives, le cadavre d'un employé de l'Ouest-Etat, M. Gustave James, 48 ans, demeurant au passage à niveau d'Ecajeul. D'après l'enquête, le malheureux en tournée de surveillance, a été happé  par un express venant de Cherbourg et projeté sur le ballast où il s'est défoncé le crâne. Il était marié et père de 11 enfants, dont six ans en bas âge.  

 

Janvier 1931   -   Tragique incendie.   -   Dans la nuit de dimanche à lundi, les pompiers de Saint-Pierre-sur-Dives et ceux de Mézidon étaient avisé que le feu était à la ferme de M. Goussaire, à  Écajeul. Malgré le dévouement des sauveteurs sous les ordres du capitaine Bonnel, l’incendie, qui avait éclaté dans un grenier à fourrage, était trop violent pour pouvoir être vite maîtrisé. Tout le bâtiment ne tardait pas à s’effondrer et  la maison d ‘habitation était en partie détruite. Les dégâts dépassent 120 000 francs. La recherche des causes de cet incendie devait amener la pénible découverte du cadavre carbonisé, de M ; Alphonse Letourneur, 60 ans, ouvrier agricole à la ferme.

On croit que ce malheureux, qui couchait dans le grenier et s’éclairait avec une lanterne « tempête », l’aura laissée tomber sur la paille. Il était d’ailleurs quelque peu éméchés le soir du sinistre.  

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (source M.-C.)

 

Juillet 1936  -  Une jeune fille est victime d’un odieux attentat.  -  L'autre matin, vers 9 heures, Mlle Yvonne B…..., 17 ans, domestique à Hiéville, se rendait à pied chez sa mère, demeurant à Ecajeul, lorsqu'elle fut arrêtée par un automobiliste qui lui proposa de la mener à destination. Mlle B…... accepta. L'automobiliste s'excusa d'être obligé de passer auparavant à Vaudeloges, chez son oncle, M. C……, où ce dernier leur offrit à déjeuner. Après le repas, l'automobiliste transporta la jeune fille à Ecajeul puis lui offrit d'entrer au service de ses parents, habitant Ecouché, dans l'Orne. Mlle B……. y consentit avec l'agrément de sa mère et remonta en voiture pour être conduite dans sa nouvelle place. C'est à Vaudeloges que son trop aimable, compagnon devait la ramener. 

Là, Mlle B…..., que les deux hommes avaient tenté d'enivrer, dit-elle, fût entraînée de force par ceux-ci, dans une chambre où elle subit d'odieuses violences et d'où elle ne put fuir qu'au matin. 

Le nommé C……, interrogé par les gendarmes, a affirmé que la jeune fille (à laquelle il s'était contenté d'offrir, en tout bien tout honneur, l'hospitalité) avait inventé de toutes pièces l'histoire qu'elle leur avait contée, aussi bien n'avait-il pas de neveu. Mais, à Saint-Pierre-sur-Dives et à Lieurey, dans des débits, où ils s'étaient arrêtés, trois personnes ont déclaré  qu'elles avaient vu Mlle B…... en compagnie de C……. et d'un, autre individu.  L'enquête continue. (source M.-C.)  

 

Novembre 1936  -   L’auteur des cambriolages d’églises est arrêté.  -  De Rouen parvient la nouvelle de l'arrestation du sieur Chedot, considéré comme auteur de nombreux cambriolages commis depuis le 20 août, date de sa sortie de la Maison Centrale de Fontevrault, dans les arrondissements de Falaise, Lisieux et Domfront.

Chedot est certainement l’auteur d'un cambriolage à Ernes, chez les époux Gautier, et de celui d'Ecajeul, que nous avons relaté.

Il est considéré comme auteur des vols commis avec effraction dans une douzaine d'églises de Falaise et de la région.

Faisant l'objet d'un mandat d'arrêt du Parquet de Domfront, il était recherché jour et nuit par les gendarmeries de Lisieux et Falaise, dans les circonscriptions desquelles il se tenait habituellement. C'est à Criquetot (Seine-Inférieure) qu'il a été arrêté. (source M. du C.)

 

Janvier 1941   -   Des légumes à bon compte.  -   M. Sauvage Léon, gardien de poste, possède un Jardin à 750 mètres de sa maison et par suite difficile à surveiller. Des personnes malhonnêtes en profitent pour s'emparer de ses légumes. Une fourche à quatre doigts marquée S. L., cachée dans un abri, a également disparu. Il a porté plainte.  

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Octobre 1942   -   Et ça continue.   -   En raison de la situation difficile de notre approvisionnement en beurre pour le mois de novembre, le ravitaillement général réformes que les rations ne pourront être honorées en une seule fois.

En conséquence, les détaillants sont priés de ne livrer à leurs consommateurs inscrits, que 80 gramme de beurre à valoir sur la ration de 125 grammes. Le complément sera satisfait au cours du mois. Espérons-le !

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00.

 

Octobre 1942   -   Fait divers.   -   Le 31 octobre, vers 5 h. du matin, M.Rauline, chef de secteur des gardes de voies et communications, trouvait le garde-voie Henri Mahé, 22 ans, de Notre-Dame-d'Estrées, étendu sur la voie Paris-Cherbourg, commune d'Ecajeul.

Le malheureux avait le crâne défoncé. D'après des constatations, il y a tout lieu de penser que M. Henri Mahé était assis au bout d'une traverse lorsqu'il fut atteint par le marche-pied d'un train qui passait.  

 

Septembre 1947  -    En famille.    Mme Vve Eugénie Fontaine, 80 ans, demeurant chez son fils M. Pigeon, cultivateur à Ecajeul, s’est plainte d’avoir été l’objet de mauvais traitements de la part de ses deux petites-filles : Léone Pigeon, 22 ans, et Désirée Pigeon, épouse Tourneur, 18 ans, qui l’auraient frappée. (source B.-L.)   

 

Novembre 1947  -    Au feu !  -  En l’absence des propriétaire, un violent feu de cheminée s’est déclaré dans la fromagerie exploitée, à Ecajeul, par M. et Mme Aldons Sevestre. Les pompiers de Saint-Pierre-sur-Dives, sous les ordres du sous-lieutenant Dumesnil, accoururent sur les lieux et parvinrent à se rendre maîtres du sinistre. 

M. Sevestre a tenu à récompenser leur dévouement par un don généreux à la caisse de leur amicale.

Les pompiers de Livarot ont été appelés à combattre un sinistre qui a pris naissance, aux Moutiers-Hubert, dans une maison en colombages appartenant à Mme Vazeux et occupée par M. Houssaye. Les locaux habités par celui-ci ainsi qu’une étable et un grenier à foin loués à M. Docquier ont été détruits. (source B. L.)

 

ECAJEUL  -  L'église et le Monument aux Morts

2  -  Environs de SAINT-PIERRE-sur-DIVES  (Calvados)  -  ECAJEUL -  L'Eglise

La Croix à ECAJEUL, près de Mézidon  (Calvados)

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