UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ECRAMMEVILLE

Canton de Trevières

Les habitants de la commune de Écrammeville sont des Ecrammevillois, Ecrammevilloises.


Septembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Le conseil rejette la demande tendant à faire comprendre les communes de Surrain, Colleville et Écrameville, au nombre de celles intéressées à l'entretien du chemin de grande communication de Trévières à Vierville. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1845   -   Cour d'Assises du Calvados.   -   Le 30 mars, Pierre Marion, âgé de 27 ans, journalier, né et domicilié à Écrammeville, s'introduisit chez le sieur Neveu à l'aide d'escalade et d'effraction, et vola 5 à 600 fr., après avoir brisé plusieurs meubles.

Déclaré coupable avec circonstances atténuantes, il a été condamné â 5 ans de réclusion sans exposition. (Source : Le Journal de Honfleur)

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Le 11 juin, à 6 heures du soir, à Ecrammeville, un incendie dont la cause est inconnue a consumé une maison d'habitation, ses dépendances et le mobilier qu'elle contenait, appartenant aux nommés veuve Bezier, propriétaire, et Cornet (François), locataire. Perte, 2,000 fr.

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  On nous signale le départ prématuré des hirondelles, malgré la température élevée à cette époque de la saison. Il en reste cependant encore, mais peu dans nos contrées. On peut voir dans ce phénomène un indice certain d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  Mercredi 6 septembre, vers 6 heures du soir, la foudre est tombée dans un herbage de la commune d’Ecrammeville ou elle a tué un cheval qui se  trouvait sous un arbre et appartenait au sieur Duchâtel, propriétaire. Le cheval était estimé 800 fr.

 

Janvier 1879   -  Récompense méritée.  -  Le conseil municipal d'Ecrammeville, voulant récompenser Mme Mauduit, femme de l'instituteur, des soins qu'elle donne aux enfants du premier âge et favoriser la création d'une école enfantine, vient de lui voter une allocation annuelle de 130 francs.  

 

Octobre 1881  -  Accident mortel.  -   Le lundi 31 octobre, le nommé Lucien Pelcoq, âgé de 36 ans, cultivateur à Ecrammeville, revenait d'Isigny, où il avait livré une voiture de pommes. Son cheval s'étant tout à coup effrayé et emporté, Pelcoq, est tombé sous la voiture et s'est tué sur le coup. Cet homme laisse une veuve et deux enfants en bas âge. Sa bonne conduite le faisait estimer par ses concitoyens.  

 

Novembre 1885  -  Mort accidentelle.  -  Jeudi soir, M Eugène Vallée, cultivateur à Ecrammeville, revenait, en voiture de chez son frère, qui habite Bricqueville, accompagné de sa fille, une enfant de onze ans et demi. Arrivé à deux cents mètres du pont du Lac. le cheval effrayé par un arbre abattu sur le bord du chemin, fit un brusque écart et s'étant mis à reculer, a précipité la voiture dans le fossé rempli d'eau. La jeune fille a pu descendre de la voiture sans accident, mais son infortuné père, se disposant à sauter sur la route, s'est embarrassé les pieds dans les rênes et est tombé dans l'eau, où il s'est noyé.

 

Août 1889   -   Nouvelles du Département.  -  Trois écoles nouvelles ont été ouvertes : Une école mixte à Saint-Pierre-Azif, une école de garçons et une de fille à Beuvillers. De plus en exécution de la loi 2 30 octobre 1886, neuf écoles précédemment dirigé par des maîtres ou de maîtresse congréganiste, ont été confiées à des instituteurs où institutrices laïques.

Une école de garçon à Bayeux ; sept école de filles à Caen (rue de Branville) ; Sept-Vents ; La Cambe ; Banville ; Écrammeville ; Authieux-sur-Calonne ; Honfleur et une école mixte à Loucelles.

La transformation c'est faite sans trop de difficulté les communautés ou congrégation intéressé ne possédant pas de maîtres où maîtresses pourvus du diplôme exigé par la loi pour la direction d'une école.

Comme les années précédentes nous avons à citer six communes de plus de 500 habitants qui n'ont encore aucune école mixte malgré les prescriptions légales du 10 avril 1867 confirmé par la loi du 30 octobre 1886, ce sont celles de : Venoix ; Osmanville ; Saint-Martin-de-Tallevende ; Le Pin ; Saint Germain-de-Livet ; Saint-Martin-de-la-Lieue.

Pour Osmanville un projet de création d'une école de filles et en instance depuis longtemps au ministère de l'instruction publique la décision attendue ne tardera pas sans doute à intervenir. Au de vue matériel l'installation est prête et la dépense supplémentaire presque insignifiante puisqu'il s'agit simplement de la transformation du poste d'institutrice adjoint annexé à l'école mixte. Dans les autres communes nous ne perdons pas de vue la création dont il s'agit et nous ne désespérons pas d'obtenir satisfaction dès que les circonstances le permettront. (Source  : Conseil Général du Calvados)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Une envie de dominos.  -  Une lettre anonyme, adressée dernièrement au parquet de Bayeux, dénonçait le garde champêtre d'Ecrammeville comme ayant escamoté un jeu de dominos chez le sieur Denis, cafetier à Trévières. 

Une enquête faite aussitôt a établi la véracité des faits. En effet, le garde champêtre, un peu pris de boisson, avait eu une envie de dominos et avait enlevé le jeu sans s'en rendre compte : c'est lui qui le dit. Il l'a rendu huit jours après. A-t-il en même temps rendu sa plaque ? (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1894  -  Voleurs de vaches.  -  Dans la nuit du 1er janvier, une vache, estimée 400 fr., a été volée dans la cour de la maison d'habitation du sieur Ridel, 74 ans, cultivateur à Cheffreville, canton de Livarot. 

— Autre vol d'une vache, dans le même canton, estimée aussi 400 fr., appartenant au sieur Désiré Quittier, demeurant à Heurtevent. 

— Le nommé Dormay, 37 ans, journalier à Ecrammeville, qui avait volé une vache au sieur Yver, meunier à Trévières, et l'avait amenée au marché de Saint-Lô, dans l'espoir de la vendre, a été arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  Fête.   -  - Ecrammeville. — Fête St-Jean le 24 juin, messe et vêpres en musique, jeux et divertissements, banquet, illuminations, retraite aux flambeaux et feu d'artifice fourni par le Bonhomme. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1895  -  Les victimes du froid.   -   Samedi de la semaine dernière, à Condè, la dame Marie Harivel, veuve Leboucher, dévideuse, 49 ans, allait chercher du charbon au tissage du Moulin-Biot. Dans la cour, saisie par le froid, elle tomba. Portée à son domicile, elle y est morte le lendemain.

— Le nommé Grosnier, 59 ans, marchand ambulant, a été trouvé sur la route, près de Balleroy, mort d'une congestion causée par le froid. 

— Le sieur Victor Gilles, 62 ans, a été trouvé mort de froid dans la maison qu'il habitait seul à Moyaux. 

— Une malheureuse femme, nommée Marie Delamare, 46 ans, vivant de la charité publique, a été trouvée morte de froid, jeudi dernier, dans une prairie, à Fatouville-Grestain. 

— On a trouvé sur un chemin vicinal, à Ecrammeville, le cadavre du nommé Léonor Pimont, 71 ans, de St-Lo. Il avait succombé à une congestion causée par le froid. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Ressemblance compromettante.     Un habitant du canton de Trévières avait été victime d'une agression de la part d'un individu dont il avait pu donner le signalement à la gendarmerie. Trompé par la ressemblance, on avait arrêté Michel Michelin, demeurant à Ecrammeville. 

Après une trop longue incarcération, ce jeune homme à été remis enfin en liberté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1898  -  Découverte de cadavre.   -   On a trouvé dans un fossé le cadavre de la veuve Jeanne, 80 ans, demeurant à Ecrammeville, disparue de son domicile depuis le 10 juillet dernier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Découvert de cadavre.  -  La gendarmerie de Trevières a été appelé à constater la découverte faite sur le territoire de la commune d'Ecrammeville du cadavre d'un inconnu, son identité n'a pu être établie.

 

Juillet 1908  -  Un drame.  -  Un drame épouvantable s'est déroulé vendredi à Ecrammeville, dans le canton de Trévières.

Un nommé Godard, âgé de 49 ans, journalier, à la suite d'une discussion dont on ignore les motifs s'est jeté sur sa femme et l'a tuée à coups de galoches. Après que cette malheureuse eut rendu le dernier soupir, l'assassin la transporta sur son lit. Se rendant compte sans doute de toute l'horreur de son forfait, Godard monta dans son grenier et se  pendit.

Le parquet de Bayeux s'est rendu à Ecrammeville.

 

Avril 1912 - Double succès. -  M. Guillemette, lieutenant au 1er tirailleurs algériens, qui est originaire d'Ecrammeville, vient de recevoir la décoration d'officiers de l'Étoile Noire du Bénin. Il a été nommé en outre membre de la mission militaire qui doit encadrer les troupes du sultan du Maroc.

 

Mars 1923  -  Médaille militaire.  -  La médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat Jouan Georges-Gustave, du 70e R. L, avec la citation suivante : «  Brave soldat. Tombé glorieusement pour la France, le 14 mars 1916, devant Verdun. Croix de guerre avec étoile de bronze ».  

 

Mars 1943   -   Dans les mairies.   -   L' « Officiel » a publié un arrêté portant dissolution du Conseil municipal de Cottun. La composition de la délégation spéciale instituée dans cette commune est la suivante : président, M. Osmont ; membres : MM. Groult, Lamoureux. Il publié également un arrêté déclarant démissionnaire d'office de leurs fonctions. MM. Viel, maire d'Escoville ; Savary, maire de Planquery et Mézel, adjoint au d’Ecrammeville.  

 

Novembre 1947  -    La langue trop longue.  -  Sous l’empire de l’ivresse, Léon Lamy, 40 ans, manœuvre à Ecrammeville, s’était livré à de dangereuses confidences qui vinrent aux oreilles des gendarmes. C’est en vain qu’il tenta d’abord de nier ses déclarations. Il devra répondre du vol de deux draps et quatre torchons au dépôt du cimetière américain de St-Laurent-sur-Mer, ainsi que Georges Montesquieu, 34 ans, de Surrain, qui en avait pris quatre, René Lefrançois, 32 ans, même commune, deux, et Louis Pillon, 45 ans, de Longueville, un seul. L’enquête se poursuit. (Source : Le Bonhomme Libre)

ECRAMMEVILLE   par TRÉVIÈRES (Calvados)  -  L'Église

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