ÉLLON

Canton de Balleroy 

Les habitants de la commune sont des Ellonais, Ellonaises


Février 1870   -   Fait divers.   -  Un triste accident est arrivé jeudi dernier dans la commune d'Ellon, près Bayeux. Madame veuve Guérard, propriétaire, en tirant sur des corneilles, a eu le bras fracassé par son fusil qui lui a éclaté dans les mains.

MM. les docteurs Demagny, Blutel et Tahère appelés sur les lieux, ont été obligés de procéder à l'amputation du membre blessé. Son état est assez alarmant. 

 

Mai 1871   -  Le typhus.   -  On signale depuis le 17 mai, trois nouveaux cas de typhus chez un propriétaire de la commune d'Ellon, canton de Balleroy.  

 

Novembre 1881  -  Accident mortel.  -   Samedi 29 octobre, vers six heures du soir, un accident, dont les suites ont été fatales, s'est produit sur la route de Tilly-sur-Seulles. Le sieur Gustave Rouland, meunier à Ellon, a accroché un petit camion pour traîneuse, qui revenait vers Bayeux, la roue de la voiture du sieur Rouland a monté par dessus la roue beaucoup plus basse du camion, et la secousse a été tellement rude que Rouland, violemment projeté par dessus les bords, s'est brisé le crâne. Recueilli quelques instants, après par le sieur Merline, et transporté à son domicile, il est mort dans la nuit, sans avoir repris connaissance.  

 

Juin 1884  -  Tué par son cheval.    Vendredi, vers six heures, le sieur Le Cardonnel, cultivateur à Ellon, revenait d'abreuver son cheval, lorsque, ayant laissé tomber la bride, il descendit pour la ramasser, mais à peine était-il remonté que son cheval se cabra et, poussant plusieurs ruades, le renversa sur le sol. 

On s'empressa autour de lui, et, comme la maison de son beau-père était proche, on l'y conduisit directement. Vers dix heures, le blessé se sentit plus souffrant, et, quelques instants après il rendait le dernier soupir. Le Cardonnel était âgé de 35 ans, il laisse une veuve et un enfant.  

 

Août 1884  -  Tentative de meurtre et de vol.    Dans l'après-midi de dimanche, M. Jean-Louis Ménage, 75 ans, propriétaire à Ellon, près Bayeux, se trouvant seul chez lui, a été assailli par un domestique qui était à son service depuis deux ou trois jours seulement, et qui, après lui avoir asséné plusieurs coups d'un énorme gourdin, l'a laissé pour mort. On suppose que le vol a été le mobile du crime, car les meubles de l'habitation avaient tous été ouverts et présentaient des traces du plus grand désordre. A l'heure où nous écrivons, M. Ménage n'a pas encore recouvré l'usage de la parole et n'a pu donner le nom de l'assassin, que les autres domestiques ne connaissent que sous le prénom de Gustave et qui s'est enfui aussitôt après le crime.  

 

Décembre 1885  -  Fatale imprudence.  -  La semaine dernière, à Ellon, le sieur Tostain, fermier, débourrait un fusil chargé depuis quatre mois. Il oublia d'enlever l'amorce, le coup partit, et l'imprudent reçut tout la charge dans une épaule.  

 

Août 1888  -  Mort subite.  -  Une dame Meslé, d'Ellon, qui occupait comme journalier un sieur Guesnon, fut surprise, l'autre soir, de ne pas le voir rentrer à l'heure du souper, elle pensa qu'il était allé directement chez lui. Le lendemain, ne le voyant pas à l'heure du travail, elle envoya s'informer chez lui, on ne l’y avait pas vu depuis la veille. On se mit immédiatement à sa recherche et on le trouva dans une pièce, étendu, presque sans vie, sous un pommier. II avait été frappé d'une attaque d'apoplexie. Il est mort peu après.

 

Décembre 1888  -  Pincé.  -  Il y a dix-huit mois, un cheval fut volé dans la commune d'Ellon. Le voleur se dirigea sur Creully, En passant dans la commune d'Esquay-sur-Seulles, son  allure louche et embarrassée fut remarquée de plusieurs habitants qui voulurent arrêter le malfaiteur. Mal leur en prit, car cet individu leur opposa une vigoureuse résistance et leur porta plusieurs coups de couteau. Depuis, le voleur était parvenu à se soustraire aux recherches de la justice. Il a été arrêté au Havre. C'est un nommé Léveillé, 38 ans, il est originaire de Tourlaville, près Cherbourg (Manche).  

 

Septembre 1891  -  Les voleurs de bestiaux.  -   On a volé dans un herbage, à Hermival-les-Vaux, un bœuf et un génisson de 18 mois, appartenant au sieur Eugène Mainfroy, propriétaire.

  A Blay, on a volé à la dame Lebrethon une génisse de 20 mois, valant 200 fr.

  Une génisse de 350 fr., qui était au piquet dans une pièce de trèfle, a été volée, la nuit, au sieur Rysel, cultivateur à Trungy, arrondissement de Bayeux.

  La nuit suivante, une vache, appartenant au sieur Varin, cultivateur à Ellon, canton de Balleroy, a été volée dans un pré.

  Frédéric Hilaire, journalier à Vire, a été arrêté à Torigni, au moment où il venait de vendre une vache qu'il avait volée. L'acquéreur, M. Lebis, propriétaire à Giéville, n'avait pas encore payé, ayant à faire la monnaie d'un billet de 1 000 fr. C'est grâce à une dépêche arrivée de Vire que le voleur a été arrêté. Il a tout avoué et a été conduit par les gendarmes de Torigni  à la prison de Saint-Lô. La vache volée appartenait à M. Delahaye, propriétaire à Coulonces, à qui elle a été remise.   (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Suicide par folie.  -  Lundi de la semaine dernière, à Ellon, chez le sieur Barrette, cultivateur, une jeune servante de 16 ans, après s'être levée à 6 heures, sortit dans la cour. Peu d'instants après, on retrouvait, dans la chambre et dans la laverie, deux papiers portant ces mots : « La mort m'appelle, je m'en vais. » Les recherches les plus actives, faites le jour même et le lendemain, furent infructueuses. Mercredi matin seulement, les parents de la jeune fille la découvraient dans un amas de foin, derrière des tonneaux où elle s'est laissée mourir de faim. Elle était presque inanimée, et, malgré tous les soins qui lui ont été prodigués, elle a expiré quelques heures après. Cette malheureuse fille avait été prise d'un accès de fièvre chaude.  (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  L’immoralité.  -  La gendarmerie de Bayeux s'est transportée à Ellon pour faire une enquête au sujet d'un attentat aux mœurs qui aurait été commis par un individu de cette commune sur deux jeunes filles. (Source B.N.)  

 

Décembre 1894  -  Voleurs de bestiaux.   -  Une vache de 350 fr. a été volée dans un herbage de Vieux-Pont, sur la route de Bayeux à Caen, à la veuve Etienne. 

— Deux vaches qui avaient été volées à la dame Gosselin, demeurant à Ellon, mais que les voleurs n'ont pas pu emmener, ont été retrouvées dans un champ. (source B. N.)

 

Avril 1913  -  Une marâtre  -  Le tribunal correctionnel de Bayeux vient de condamner à un an de prison la femme Giard, 36 ans, qui martyrisait la fillette de son mari, la petite Edith, âgée de huit ans, lui labourant le visage avec une fourchette, et la brûlant avec des charbons ardents. La foule a couvert de huées l'a condamnée au sortir du tribunal.     

 

Novembre 1913  -  Classement de monuments historiques. -  Sur la proposition de M. Le préfet du Calvados, et après avis favorable des municipalités intéressées, M. Le sous-secrétaire d'état des beaux-arts a inscrit sur la liste des monuments classés    :    Le chœur de l'église de Cagny, le clocher de l'église d'Allemagne-la-Basse, le clocher de l'église de Goustranville, le clocher et le Chœur de l'église de Villiers-le-Sec, le clocher de l'église de Lion-sur-mer, le portail nord de l'église de Mutrécy, le clocher de l'église d'Ernes, le clocher et la façade occidentale de l'église de Thiéville, le clocher de l'église d'Ellon, l'église d'Huppain.

 

Février 1914  -  Un enfant dans les flammes. -  Assise dans une petite chaise, près de la cheminée, la jeune Louise Pelchale, âgée de deux ans, tomba tout à coup dans le foyer. Le pauvre bébé eu le visage entièrement brûlé mais heureusement, les yeux ne furent pas atteints. En tombant l'enfant s'était de plus blessée à une jambe. Malgré, son état grave, on espère la sauver.  

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913,  pour le département du Calvados : Dives : Église ; Douvres : Clocher de l'église ; Ducy-Sainte-Marguerite : Clocher de l'église ; Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église.

 

Novembre 1916  -  A la diète.   -  Il y a deux ans que l'Allemagne se serre le ventre et nous allons commencer seulement à l'imiter. C'est toujours autant de gagné. Malgré que les gens Informés assurent qu'on pourrait, en s'y prenant bien, ou plutôt mieux, ne point manquer de viande, il est question de nous on priver le jeudi et le vendredi. Deux jours de suite, c'est peut-être rigoureux pour commencer ! On va aussi interdire la vente des petits pains et gâteaux frais. Cela équivaudra à fermer les pâtisseries. 

 

Décembre 1916  -  Comme chez les Boches !   -  Les bureaucrates militaires qui ont décrété que les pommes de Normandie ne sont bonnes qu'à faire des compotes vont être bien contents. La fabrication du cidre vient d'être interdite — dit-on — en Allemagne. Les pommes doivent n'y être utilisées que comme aliment : compotes, marmelades, confitures. L'Allemagne du Sud qui, comme on la sait, avait importé de chez nous beaucoup de pommiers et commençait à nous faire concurrence, se trouve arrêtée dans son pressurage par cette mesure que la famille impose. Mais nous avons peut être tort da parler de cela... il pourrait bien sa trouver, quelque part, dans les bureaux, un fonctionnaire du Midi pour nous jouer le même tour et décréter la réquisition de nos pommes à seule fin d'en faire du raisiné à la mode de chez lui. On a vu des choses plus drôles que ça qui ne sont pas encore arrivées.

 

Décembre 1916  -  Les braves.   -  La médaille militaire à été conférés à MM. Auguste Gouhier, de Maisy ; Aimable Lepoitevin, de Tracy-sur-Mer, soldat au 329e ; Louis Briset d'Acquevllle, caporal au 205e ; le caporal Émile Beaucher, d'Ellon.

 

Janvier 1917  -  L’autre son de cloche.  -  Nous disions, l'autre jour, que, dans une commune de l'arrondissement de Bayeux, un enfant assisté, âgé de 17 jours, était mort en nourrice et avait été enterré civilement. Le fait était parfaitement exact et nous sommes aujourd'hui à même de le préciser. C'est à Ellon, canton de Balleroy, que la chose a eu lieu, mais nous sommes heureux de proclamer qu'il n'y a eu, dans cette circonstance, aucune mauvaise volonté de la part du curé de la paroisse. Ce prêtre, M. l'abbé Bourrienne, paléographe distingué, avait été informé du décès par la nourrice et avait prié cette femme de demander aussitôt, à l'Hospice Saint-Louis, le certificat de baptême de l'enfant. La nourrice écrivit, en effet, et le certificat arriva le surlendemain, bien à temps pour l'inhumation. Mais il était devenu inutile, on ne l'avait pas attendu pour faire enterrer le bébé, sans là présence même d'aucun officier ministériel et avec le seul permis d'inhumer. C'est la première fois qu’une cérémonie de ce genre a eu lieu dans la paroisse. 

 

Décembre 1917  -  Les braves.  -  Ont été cités à l'ordre du jour : MM Gaston Leboucher, de Bény-sur-Mer, soldat au 120e d'artillerie (4 citations) ; le 2e bataillon du 23e territorial ; Emile Debasly, de La Folie, près Caen, conducteur d'auto ; Albert Cadorin d'Ellon, soldat au 110e ; Raoul Henry, de Caen, canonnier au 43e d'artillerie ; Louis Dewilde, de Caen, sergent au 163e ; Constant Lemarchand, de Caen, sergent au 235e.

 

Mars 1923  -  Médaille militaire.  -  La médaille militaire a été attribué à lamoire du soldat Fèlix-Alphonse Bertrand, du 30e R. I. avec la citation suivante :  « Soldat courageux et dévoué. A été tué glorieusement à son poste de combat le 14 juin 1915, à Neuville-Saint-Vaast. Croix de guerre avec étoile de bronze ».

 

Juin 1927  -  Un baptiseur.  -  Poursuivie pour mouillage du lait, le même tribunal a condamné Eugénie Anne, femme Robert, 64 ans, cultivatrice à Ellon, pour l'écrémage du lait qu'elle  portait à Bayeux, à 15 jours de prison et 1.000 francs d'amende. De plus le tribunal a ordonné l'insertion de ce jugement.  

 

Septembre 1926  -  Mari brutal.  -  Mme Harel, née Marguerite Vital, 20 ans, ménagère à Ellon, a porté plainte, pour voies de fait sur sa personne, contre son mari, César Harel, 24 ans, journalier au me lieu.  

 

Septembre 1928   -   La mauvaise bonne.   -   Pour acheter une vache, Mme Robert, cultivatrice à Ellon, s'était rendue au marché de Bayeux avec 3 200 francs. Elle était accompagnée de sa femme de journée, Mme Legris, née Marie Fontaine, 43 ans, qui devait ramener la bête. Mais l'achat n'ayant pas eu lieu, Mme Robert, a son retour, déposait son portefeuille sur  le potager de la cuisine. Au soir, l'argent et la servante avaient également disparu.

La voleuse était arrêtée peu après chez Mme Veuve Breton à Ellon. Elle avoua avoir dilapidé en divers achats une partie de la somme et restitua le reste, 1 840 francs. On l'a écroué à Caen.  

 

Décembre 1936  -   La triste aventure d’un héros de la guerre.  -  L'autre soir, en arrivant à la gare de Bayeux, le conducteur de l'autobus venant de Port-en-Bessin, constatait la disparition de l'un des deux sacs postaux qui lui avaient été remis lors de son passage à Maisons. Se souvenant que l'un des rares voyageurs qu'il avait transporté, un certain Léon Costel, d'Ellon, avait quitté la voiture à l'arrêt de la place du Marché, à Bayeux, en emportant sous le bras un paquet assez volumineux, le conducteur avisa des faits la gendarmerie, qui se rendit immédiatement à Ellon.

Costel n'était pas encore de retour lorsque les gendarmes pénétrèrent chez lui. Fouillé à son arrivée, il laissa tomber d'un carnet qu'il portait une lettre adressée à une personne habitant Saint-Étienne. Se voyant pris, Costel passa des aveux.

Se trouvant dans le dénuement à la veille de la naissance de son sixième enfant, il avait volé le sac postal, croyant y trouver des chargements. Son espoir avait été déçu et ce fut en vain qu'il avait ouvert, caché dans un urinoir voisin de la place du marché, une quarantaine de lettres.

Costel avait eu pendant la guerre une très belle conduite qui lui avait valu la Médaille Militaire et la Military Cross Britannique. (source M. du C.)

 

Mars 1940  -  Incendie.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 h. 30 du matin, M. Georges Gibert, agriculteur à Ellon et maire de la commune entendit des crépitements provenant du rez-de-chaussée et qui lui parurent pour le moins suspects. Il descendit en toute hâte, mais ne put pénétrer dans la cuisine d'où s'échappait une épaisse fumée.
L'alarme ayant été donnée à toute la maison, on tenta d'éteindre les flammes avec des extincteurs, mais le feu avait pris de trop grandes proportions. Les poutres du plafond commençaient à brûler et tous les meubles de la pièce étaient en flammes. C'est miracle que M. Gibert se soit aperçu tout de suite du sinistre, car ses deux fillettes étaient couchées au-dessus de la cuisine, le plancher de leur chambre ne pouvait tarder à être attaqué.
M. Gibert appela les pompiers de Bayeux qui arrivèrent sur les lieux avec leur moto-pompe dans un temps record. ils se mirent bien vite à l'ouvrage sous les ordres du capitaine René. L'eau, heureusement, ne manquait pas et se trouvait dans la cour même de l'exploitation, ce qui facilita grandement les choses. Le premier soin des sauveteurs fut de sortir de la cuisine en flammes la bouteille de Butagaz, qui par bonheur se trouvait pincée à l'opposé du foyer. Ils purent localiser le sinistre et protéger les autres pièces de l'habitation. Au bout d'une heure et demie de travail, l'incendie était définitivement maîtrise.
Tous les meubles des pièces sont détruits, ainsi que les portes et fenêtres. Les dégâts ne sont pas exactement chiffrés, mais peuvent être évalués à première vue à une dizaine de mille francs.
Quant aux causes exactes du sinistre, on les ignore et on n'établit que des hypothèses. On peut toutefois supposer que le feu a pris dans un petit tas de bûches placé auprès du fourneau de cuisine et se propagea rapidement aux meubles de la pièce.
 

 

Juin 1947  -    La « Race élue ».    Parce qu’il ne voulait pas faire la vaisselle, un prisonnier boche a quitté son patron M. lesage, cultivateur à Ellon et s’est présenté au commissariat de police de Bayeux, demandant à rejoindre son dépôt. (Source B.-L.)  

 

Juillet 1947  -    Une petite nature.     Le prisonnier allemand Muller Fritz, au service de M. Murguet, cultivateur à Ellon, a quitté son employeur. Il s’est présenté au commissariat où il a expliqué que les travaux des champs ne lui convenaient pas. La gendarmerie l’a ramené au camp de Fleury. (Source B.-L.)

ELLON (Calvados)  -  Monument aux mort.

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