UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

1

ÉMIÉVILLE 

Canton de Troarn

Les habitants de la commune sont des Emiévillais, Emiévillaises


Janvier 1866   -   La tentative de meurtre.   -   Le petit Vallet de M. Lelantier, fermier à Émiéville, contre lequel une tentative de meurtre avait été exercée, le 24 décembre dernier par les nommés Billion et Dumont, est, aujourd'hui, hors de danger, grâce aux bons soins dont il a été continuellement l'objet.-   Le petit Vallet de M. Lelantier, fermier à Émiéville, contre lequel une tentative de meurtre avait été exercée, le 24 décembre dernier par les nommés Billion et Dumont, est, aujourd'hui, hors de danger, grâce aux bons soins dont il a été continuellement l'objet.-   Le petit Vallet de M. Lelantier, fermier à Émiéville, contre lequel une tentative de meurtre avait été exercée, le 24 décembre dernier par les nommés Billion et Dumont, est, aujourd'hui, hors de danger, grâce aux bons soins dont il a été continuellement l'objet.-   Le petit Vallet de M. Lelantier, fermier à Émiéville, contre lequel une tentative de meurtre avait été exercée, le 24 décembre dernier par les nommés Billion et Dumont, est, aujourd'hui, hors de danger, grâce aux bons soins dont il a été continuellement l'objet.-   Le petit Vallet de M. Lelantier, fermier à Émiéville, contre lequel une tentative de meurtre avait été exercée, le 24 décembre dernier par les nommés Billion et Dumont, est, aujourd'hui, hors de danger, grâce aux bons soins dont il a été continuellement l'objet.

 

Juillet 1868   -   Le désordre.   -   Dernièrement, il s'est passé en la commune d'Emiéville, une scène de désordre regrettable.

Le sieur T......, âgé d'environ 30 ans, se trouvant échauffé par la boisson, se présenta chez un débitant, et demanda qu'on lui servit du cidre.

Sur le refus qu'on lui fit, voyant sa position, de lui en servir, il s'emporta en menaçant de mettre tous les meubles dehors, ajoutant qu'il allait trouver un conseiller municipal pour s'en faire donner de force.

Ayant rencontré en chemin un conseiller municipal, il engagea à user de son autorité, sur son refus, T......, lui donna un vigoureux soufflet.

Puis il se rendit de nouveau chez le débitant où il ne trouva que la femme, et mit à exécution son malveillant projet. Il sortit donc les tables, sièges et autre meubles de la maison, au point de la vider complètement.  

 

Février 1874   -   Mort par imprudence.  -  Le nommé Auguste Perrey, âgé de 23 à 24 ans, père de trois enfants, exerçant la profession de jardinier à Emiéville, canton de Troarn, voulant retirer un fusil chargé d'un tas de bourrées où il l'avait déposé, l'a pris d'une façon si malheureuse, que la charge est partie et l'a frappé en pleine poitrine. Le malheureux a fait quelques pas et tournant sur lui-même il est tombé foudroyé. Perrey avait été employé au jardin des plantes de Caen.  

 

Juin 1879   -  Le dénichage des oiseaux.  -  A cette époque de l'année, nous ne saurions trop engager MM. les instituteurs à rappeler aux enfants qu'il y a une loi qui interdit le dénichage des oiseaux. Ils éviteront ainsi à leurs élèves les pénalités qui pourraient les atteindre et rendront un véritable service à l'agriculture. 

 

Juillet 1879   -  Écoles primaires.  -  Les vacances des écoles primaires commenceront le 1er  août pour finir le 1er  septembre.

 

Août 1879   -  Jument étranglée.  -  Dernièrement, M. Constant Thorigny, cultivateur à Emiéville, mit sa jument au piquet dans une pièce d'herbe située dans le marais d'Emiéville. Cette bête, en se couchant, le soir, se prit le talon du pied dans le licol, et la longe fut enroulée autour du cou. En se débattant pour se dégager, l'animal s'étrangla. Quand le propriétaire fit sa visite le lendemain, il trouva la jument morte. Quoique âgée, cette bête valait 200 francs.  

 

Juin 1880  -  Mort accidentelle.  -  Samedi, à Emiéville, la dame Burdwood, veuve Montfleury, âgée de 70 ans, rentière, est tombée, en revenant de la messe, dans un fossé traversant la cour de son habitation, profond de 60 centimètres, et s'y est noyée. Cette dame était aveugle.

 

Mai 1891   -   Destruction des chardons.   -   Le Préfet du Calvados vient de prendre l’arrêté suivant, approuvé par le ministre de l’agriculture.

Art. 1er .  -   Il est enjoint à tous les propriétaires, fermiers ou locataires de détruire les chardons excrus sur les terres qui leur appartiennent ou qu’ils exploitent.

 (Pour éviter la propagation de cette plante adventice, le mieux, si l’on ne peut l’arracher partout ou elle se trouve, est de la couper entre deux terres, ou de l’écimer à plusieurs reprises, de manière à empêcher la floraison et, par suite, la dissémination des graines.)

L’État, les communes et les établissements publics et privés sont astreints aux mêmes obligations sur les propriétés leur appartenant.

Art. 2.  -  Tout chardon en fleurs constituera une contravention à la charge du propriétaire, fermier ou locataire exploitant.  

 

Février 1898  -  Vol avec violences sur un chemin public.  -  Le 14 novembre, à la nuit, le sieur Bouffay, charron à Hérouvillette, revenait d'une vente de bois. Il s'arrêta au café Chapron, à Emiéville, en compagnie d'un sieur Levivier, qui n'allait pas plus loin. Au moment de se mettre en route, Bouffay demanda son chemin. Le nommé Ernest Françoise, 21 ans, journalier à Cagny, lui proposa de l'accompagner, mais il lui fit prendre une autre route. Après trois quarts d'heure de marche, ils étaient sur la route qui va d'Emiéville à Argences, lorsque Françoise demanda à Bouffay qu'il le rémunérât de sa peine. Celui-ci répondit à Françoise qu'il le ferait lorsqu'ils seraient arrivés à Escoville. Mais Françoise ne à entendit pas ainsi, il lança un coup de poing dans la figure du sieur Bouffay, en même temps que, d'un croc-en-jambe, il le fit tomber à terre. Aussitôt il le fouilla et lui enleva son porte-monnaie qui contenait 24 fr., sa montre et sa chaîne en nickel. Françoise menaça même le sieur Bouffay avec le couteau de celui-ci qu'il avait pris dans l'une de ses poches, en lui disant qu'il allait « le saigner, s'il criait ». Le sieur Bouffay put a un moment saisir son agresseur à la gorge, mais Françoise, par un brusque mouvement, se dégagea et prit la fuite, laissant sur le terrain une canne à épée dont il était porteur. 

Me Engerand a été assez habile pour obtenir des circonstances atténuantes et faire écarter deux des circonstances aggravantes relevées par le ministère public. La Cour n'en a pas moins condamné Françoise à huit ans de travaux forcés. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1899  -  L’immoralité.   -     Le nommé Lessillard, 19 ans, journalier à Emiéville, a été arrêté pour actes contre nature.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Affaire à éclaircir.   -   En faisant une perquisition à Emiéville, chez un habitant dont le fils est détenu pour vol, les gendarmes de Troarn ont découvert tout un matériel paraissant propre à la fabrication de fausse monnaie. 

Depuis cette découverte, plusieurs personnes ont déclaré qu'elles avaient reçu des pièces de 5 francs fausses, à l'effigie de la République. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1899  -  Incendie. -  Un incendie, dont les causes sont inconnues, a détruit complètement la voiture du sieur Jérôme Joyeux, marchand de faïence et de porcelaine, demeurant à Sannerville.  

 

Octobre 1913  Nécrologie  -  Les obsèques de M. Vasnier, ancien maire, décédé à 83 ans, après une longue et douloureuse maladie, vient d'avoir lieu à Emiéville, en présence d'une nombreuse assistance.

 

Mars 1915  -  Macabre découverte.  -  On a découvert, ces jours ci, dans le grenier d'une ferme inhabitée, à Emiéville, près Troarn, le cadavre, à moitié desséché et dont une partie avait  été rongée par les rats, d'un nommé Paul Hamelin, 60 ans, bien connu dans la commune, où il venait souvent mendier. La mort remontait à plusieurs mois. On l'avait vu, pour la dernière fois, au moment de Noël. On suppose qu'il a succombé à une congestion causée par le froid.

 

Juillet 1930  -  Une joli cérémonie.  -  La commune d'Emiéville a célébré avec éclat la fin de l'année scolaire, dimanche 27 juillet, par une distribution des prix très artistique et très réussie. M. Camille Blaisot, député, la présidait, assisté du maire, M. Jasmin et de ses conseillers  municipaux.

M. Deberne, le dévoué instituteur, avait fort bien fait les choses. Sa fille, Mme Jeanne Deberne, reçue dernièrement à l'examen de sortie de l'école Normale, avait bien voulu s'occuper de faire répéter les enfants, qui ont exécuté à merveille plusieurs chœurs et saynètes.

C'était un vrai régal de voir jouer ces enfants qui, avec une diction impeccable, une mémoire scrupuleuse et un naturel extraordinaire, ont interprété un programme très habilement composé. Il y avait notamment, une reconstitution de Noces Normande d'autrefois, par les petits, qui était amusante et fort jolie.

M. Camille Blaisot, après quelques mots de M. Jasmin a, dans une agréable causerie, montré aux enfants et aux parents leurs devoirs au regard de l'école. Les enfants ont lu ensuite un compliment par M. l'instituteur et lui ont offert un souvenir.

 

Octobre 1937  -   Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.  Baromètre :  Le 18 octobre à 7 h. du matin : 775.

Thermomètre :  Maximum : 18° 2. -  Minimum : 1° 4.

Temps probable pour le 20 : Vents des régions Est et Sud modérés, temps nuageux, brumeux, avec éclaircies. Température sans grand changement, plutôt en hausse. (source M. du C.)

 

Octobre 1937  -   A qui les génisses ?     Quatre génisses ont été trouvées errant sur le territoire de la commune d'Emiéville. Elles ont été confiées à M. Jasmin, adjoint au Maire de la localité. Les réclamer à la gendarmerie de Troarn. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   Le feu dans la plaine  -   Un incendie a ravagé, sur le territoire des communes de Banneville-la-Campagne et d'Emiéville, au lieu dit « Le Marais-des-Terriers », trois hectares d'herbes et de joncs, appartenant à un industriel de Roubaix, M. Huet. 150 jeunes peupliers de 3 à 8 ans ont été la proie des flammes. L'incendie a été provoqué par un feu d'herbes allumé à proximité des propriétés de M. Huet, par un cultivateur d'Emiéville, M. Des rameaux.  

(Source  : Le Moniteur du Calvados)

Mars 1940  -  Toujours les étrangers.  -  Un procès-verbal a également été dressé aux époux Zanrozik, de nationalité polonaise, pour avoir omis de faire renouveler leur carte de circulation temporaire, qui était périmée.  

 

Décembre 1943    -   Au haras de Manneville.   -   De nombreux enfants de Banneville-la-Campagne, Sannerville, Touffreville et Emiéville ont été réunis au Haras de Manneville par M. et Mme Henri Couon, le 27 décembre, pour une petite fêle à l'occasion de Noël. Il y a eu un goûter et une amusante loterie dont, les lots ont été très appréciés. 

 

Juillet 1944  -  Front de Normandie.  -  Après une accalmie sur le front de Normandie, accalmie due au mauvais temps, les opérations ont repris hier. Emiévilles a été évacué par l'ennemi. Les positions britanniques de Maltot ont été améliorées en dépit de violentes contre-attaques. On a constaté la présence d'éléments de 10 divisions allemandes dans ce secteur où 400 prisonniers sont tombés entre les mains de nos alliés.

 

Avril 1947  -  L’Écharpe tricolore.     M. Henri Jasmin a été élu maire d’Emiéville en remplacement de M. Robert Cassigneul, décèdé. Le poste d’adjoint a été confié à M. Zéphyr Lamy. 

(Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier  1948    -     Les petits cadeaux entretiennent l'amitié.   -   Ayant congédié son employé, Jules Gouet, 60 ans, M. Emile Joyeux, maire d’Emiéville, fit un tour dans sa chambre avant son départ. Il remarqua des grains d'avoine qui étaient éparpillés sur le sol. Sous l’oreiller d'un P. G. allemand, Ernest Heinrich, M. Joyeux découvrit un sac de 10 kilogs d’avoine.

L’indélicat ouvrier agricole reconnut avoir dérobé une dizaine de fois dix kilogs d’avoine qu'il donnait à sa blanchisseuse. De plus, il avait mis le sac sous l’oreiller du P. G. pour faire soupçonner Heinrich. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Panorama des Prairies du Domaine d'ÉMIÉVILLE

(Calvados)

Commentaires et informations  : Facebook  -  E-mail