ENGLESQUEVILLE - en - AUGE

Canton de Pont-l'évêque

Les habitants de la commune de Englesqueville-en-Auge sont des Englesquevillais, Englesquevillaises


Mai 1880  -  Dons et secours.  -  Le ministre du l'instruction publique et des beaux arts a, sur la proposition de M. le préfet du Calvados, accordé : à la commune d'Englesqueville, un secours de 500fr., pour l'achèvement de son école ; à la commune de Tortisambert, un secours de 6 000 fr., pour construction d'une école mixte.

— Un secours de 266 fr., représentant les deux tiers du dommage subi, a été accordé à M. Gibert, de Grandcamp, dont le bateau avait éprouvé des avaries par suite d'abordage, le 4 décembre 1879.  

 

Octobre 1888  -  La foudre.  -  Samedi soir, la foudre est tombée sur| l'église d'Englesqueville (ou la Percée ? pas d'indication). Le fluide a d'abord frappé le haut de la tour, là il s'est divisé en deux : une partie est entrée dans le chœur et a démoli un pan de muraille qui masquait une ancienne porte dont on ignorait complètement l'existence. Du même coup, elle a culbuté et mis en pièces deux stalles adossées à ce mur. L'autre partie du fluide, suivant la toiture de la nef, a pénétré dans cette partie de l'église et s'est attaquée à deux petits autels latéraux, dont elle a enlevé toutes les dorures et brisé les bocaux qui se trouvaient sur ces autels. Le clocher a été fortement éprouvé, de grosses pierres en ont été arrachées, quelques-unes, pesant de 20 à 25 kilos, ont été lancées à une distance d'au moins 40 mètres.  

 

Janvier 1891  -  Le mauvais temps.  -   La semaine dernière, gelée et verglas, suivis d'accidents nombreux, cette semaine, gelée et neige, avec la misère pour beaucoup. Vrai, ce n'est pas gai.

 

Janvier 1891  -  Incendie.  -  Incendie dans la ferme de Valmont, située à Englesqueville, appartenant à M. de Grandeffe, et exploitée par M. Jules Dumont. Pertes, 14 000 fr.  

 

Juin 1892  -  La pluie.  -  La pluie, que les cultivateurs demandaient à grands cris, a fini par tomber. Sur plusieurs points de notre département, notamment sur Caen et les environs, ç'a été, mardi, pendant une heure, un vrai déluge. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juin 1892  -  Nouvelle impôt sur les pommes.  -  Le gouvernement, dans son projet de budget, frappe, les pommes d'un droit qui viendrait se cumuler avec l'impôt sur les cidres. La commission du budget est disposée à accepter l'établissement de cette taxe, ce qui ferait que le cidre paierait, tant sous la forme de matière première que sous celle de produit fabriqué. Singulière façon, vraiment, de procéder au dégrèvement des boissons populaires.  (source, le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Vol qualifié.   -    Thomas Prout, 50 ans, n'a volé que trois lapins au sieur Biron, cultivateur à Englesqueville, arrondissement de Pont-l’Evêque. Mais,  comme il a déjà encouru plusieurs condamnations pour vol, il a été condamné à 5 ans de travaux forcés et la relégation.  (source, le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   Vols qualifiés.   -   Arthur Alfred, 17 ans, sans domicile, à été surpris volant chez l'institutrice d'Englesqueville, près Pont-l'Evêque. Pour sa quatrième fois, il a été condamné à deux ans de prison. Défenseur : Me  Gouget. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1920  -  Pour nos héros.  -  Le jeudi 15 janvier, un monument sera élevé, à Englesqueville, à la mémoire des soldats de la commune morts pour la France. Il y aura également un service solennel et bénédiction de ce monument.

 

Mars 1924  -  Nécrologie.  -  M. Clovis Labbey, maire d'Englesqueville depuis 35 ans, est décédé à l'age de 73 ans, emporta par un mal subit et alors que rien ne pouvait laisser prévoir une fin si rapide. Une assistance nombreuse se pressait a ses obsèques. Deux discours ont été prononcés par M. de la Crouée, adjoint au maire et M. Bussière, sous-préfet de Pont-l'Evêque.

 

Mai 1924 -  La municipalité.  -  M. Roger de la Crouée a été élu maire d'Englesqueville et M. Gustave Martin a été élu adjoint.

 

Janvier 1925  -  Dénomination nouvelle.  -  Désormais cette commune s'appellera Englesqueville-en-Auge, pour éviter toute confusion avec Englesqueville-la-Percée de l'arrondissement de Bayeux.

 

Mai 1940  -  Une maison est détruite par les flammes.  -  Mardi 14 mai, vers 7 heures, un incendie éclatait à Cambremer, hameau d'Englesqueville, dans une propriété appartenant à Mme Vautier, de Rumesnil.

Aidé de plusieurs habitants, le locataire de la maison, M. Georges Grainville, cultivateur, tentait d'enrayer le sinistre. Malgré ses efforts et l'arrivée des pompiers de Cambremer, la majeure  partie de l'immeuble, qui mesure 24 mètres de long sur 9 mois de large, a été anéantie, ainsi qu'une partie du mobilier qu'il contenait.

Les dégâts, qu'il n'a pas encore été possible d'évaluer exactement, se montreraient à environ 8000 francs.

L'enquête ouverte par la gendarmerie de Cambremer semble devoir écarter toute idée de malveillance. Un feu de cheminée qui avait été éteint assez facilement s'était déclaré il y a quelques jours, et tout laisse présumer que le feu couvait sournoisement depuis lors.

 

Janvier 1941   -   Morts de froid.   -   La brusque offensive du froid vient de faire deux victimes dans l'arrondissement de Pont-l'évêque. Le 2 janvier, M. Pouchin, passant route de la Perrée, sur Englesqueville, découvrait le cadavre de M. Jules Agnès, 53 ans, bûcheron.

Un médecin, aussitôt appelé, ne put que constater le décès dû à une congestion occasionnée par le froid.

Par ailleurs, un employé de M. Provost, maire de Saint-Léger-Duboscq, a découvert, inanimée, une pauvre femme gisant près d'un hangar, sur un tas de foin. Celle -ci, Mlle Berthe Legris, 51 ans, journalière, respirait encore faiblement mais, malgré tous les soins donnés elle ne put être ranimée. La malheureuse, qui était misérablement vêtue, était encore trempée des pluies de la veille. C'est en revenant de son travail, sans doute, que, transie de froid, elle s'affaissa sur le bord du chemin. Elle dut rester ainsi toute la nuit sans que ses appels au secours  puissent être entendus.

Novembre 1943   -  Le terrorisme eu Calvados.   -   Deux actes de banditisme ayant pour but de voler des cartes de ravitaillement, viennent d'être commis dans notre département : Un soir de la semaine dernière, M. Marie secrétaire de la mairie de St-Desir-de-Lisieux. qui travaillait à son bureau, entendant frapper, ouvrit la fenêtre. Un jeune homme, revolver au poing, bondit dans la pièce et intima l'ordre de lui remettre tous les tickets d'alimentation. Il s'empara ainsi de 1.230 cartes de viande. 1.257 cartes de pain., 1.349 cartes de matières grasses, qu'il entassa dans un sac puis. sous la protection de complice, également armés disparut en auto, après avoir averti M. Marie qu'il était inutile d'essayer d'alerter la gendarmerie, les fils téléphoniques ayant été préalablement coupés. Pourtant, par un téléphone voisin, on put aussitôt donner l'alarme aux gendarmes qui poursuivent actuellement leur enquête.

Deux jours après, un attentat de même nature avait lieu à Englesqueville, prés Trouville. Vers 20 h., on frappait chez Mlle Madeleine Morey, institutrice et secrétaire de la mairie. « C'est le  commis à Vauquelin », dit une voix dans la nuit persuadée d'avoir à faire à un employé du maire, elle ouvrit mais se trouva en présence de deux inconnus armés au visage dissimulé par un cache-nez. « Nous sommes des patriotes, déclarèrent-ils « donnez-nous les cartes d'alimentation ». A demi terrorisée. Mlle Morey expliqua que la distribution ayant été faite, il ne restait plus que celles des retardataires. Toujours sous 1a menace du revolver, elle dut entrer dans la mairie et remettre une cinquantaine de feuilles. Puis les individus s'emparèrent du cachet officiel de la mairie et avant de s'éclipser, recommandèrent à l'institutrice, sous peine de représailles, de ne pas donner l'alerte avant le lendemain. Du reste quand, le lendemain  matin, le maire, M Vauquelin. enfin averti voulut téléphoner aux gendarmes de Trouville, il constata que, comme à St-Désir, les fils avaient été coupés. Les recherches, continuent.  

 

Novembre 1945  -  Ouverture des charcuteries certains jours par semaine..  -  Le Conseil général émet le vœu que les charcuteries soient ouvertes les mardi, mercredi et jeudi au lieu des jeudi, vendredi et samedi, ces deux derniers jours étant ceux de l'ouverture des boucheries.

Cette modification aurait l'avantage de faciliter le ravitaillement de la population qui s'en trouve dépourvue du samedi au jeudi.

 

Septembre 1945  -  Voies de communication.  -  Les voies de communication rurales comprennent les chemins vicinaux et les chemins ruraux reconnus ou non reconnus (chemins dits d'exploitation).

Aucune de ces voies de communication n'a été normalement entretenue depuis 1939, pour les chemins ruraux le défaut d'entretien remonte en fait beaucoup plus loin.

Il faut restaurer, élargir ces voies de communication, en construire d'autres partout où cela est nécessaire, et dans les régions sinistrées procéder rapidement à leur réfection en application de l'ordonnance du 10 avril 1945.

SCENES DE LA VIE NORMANDE      15.   -   Visite à la Ferme          Servante donnant à boire au tareau

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