UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ÉPANEY

Canton de Falaise

Les habitants de la commune sont des Epanéens, Epanéennes


Mai 1869   -  Les récoltes.   -   les blés croissent avec vigueur surprenante ; les seigles ne sont pas moins magnifiques, et donnent lieu à de grandes espérances.

Les semis de mars, que, dans un moment de terreur l'on avait généralement condamnés, sont bien levés et couvrent la terre d'une végétation qui fait prévoir un rendement.

Les pommiers et les poiriers couverts de fleurs, paraissent d'immenses bouquets, dont la transformation s'opère dans de bonnes conditions. Nos colzas ont beaucoup souffert des intempéries de mars.

Dans l'Eure, ils sont pour la plupart ravagés par les pucerons, et bon nombre de champs ont déjà été retournés.  

 

Avril 1876   -  Les Pommiers.  -  Malgré les gelées, les intempéries et les perturbations atmosphériques de ce printemps, les pommiers, dans notre région, ont jusqu'à présent une superbe apparence et promettent une récolte exceptionnelle telle, au dire des cultivateurs de certains pays, et notamment de la Manche, qu'on n'en a pas va depuis trente ans. 

 

Mai 1876   -  Homme tué d’un coup de poing.  -  Mardi dernier, vers 9 heures du soir, les nommés Philogène Piatier, bonnetier, âgé de 34 ans, et Norbert Olivier, âgé de 60 ans, tous les deux domiciliés à Epaney, se trouvaient chez le sieur Bouquerel, aubergiste en cette commune. 

Une querelle survenue entre eux, pour un motif peu sérieux, engagea le sieur Bouquerel à les faire quitter son établissement. Lorsqu'ils furent dehors, Olivier continua d'injurier le nommé Piatier. Celui-ci, qui jusqu'alors n'avait pas encore perdu patience, ne put maîtriser un moment de violence dans lequel il lança un coup de poing à Olivier qui le fit tomber à terre. La chute de cet homme a été si malheureuse qu'il ne s'est pas relevé, une fracture du crâne lui avait enlevé la vie sur le coup.

Le sieur Piatier, dont les antécédents sont bons, navré de ce qui lui est arrivé, se constituait lui-même prisonnier, mais il a été laissé provisoirement en liberté.

 

Mai 1876   -  Armée.  -  Le fusil Gras ou chassepot modifié vient d'être distribué à toutes les troupes du 3e corps. Contrairement à l'ancien fusil, celui-ci a le canon et les capucines bleu foncé. La batterie est en métal poli. Quant au fonctionnement, il est, à peu de chose près, le même que pour le chassepot, mais le fusil Gras est bien moins sujet à s'encrasser, et on sait que c'était là le défaut principal de l'arme dont se servaient depuis quelques années les troupes français.  

 

Décembre 1876   -  Écoles.  -  Le ministre de l'instruction publique a accordé à la commune de St-Ouen-le-Pin un secours supplémentaire de 3 000 fr. pour expropriation d'une maison d'école ; A la commune de Moutiers-en-Cinglais, 600 fr. pour réparation de la maison d'école ; A la commune d'Epaney, 1 200 fr. pour réparation de la maison d'école ; A la commune d'Esson, 4 000 f. pour construction d'une maison d'école.

 

Décembre 1890  -  L’affaire d’Epaney.  -  Vendredi, le parquet de Falaise s'est rendu à Epaney pour y faire procéder à l'exhumation et ensuite à l'autopsie d'une dame Leclerc, née Chauvel, morte dans des conditions assez singulières et dont le mari était accusé par la rumeur publique de l'avoir étouffée. A la suite de l'autopsie, Leclerc a été arrêté. Il n'est peut-être pas aussi coupable qu'on le dit, mais il aura à répondre, en tous cas, des violences et des mauvais traitements qu'il a fait subir à sa femme, dont le corps portait encore les traces de ses brutalités.  

 

Janvier 1891  -  Un mari bourreau.  -  Le sieur Leclerc, bonnetier à Epaney, avait été accusé d'être l'auteur de la mort de sa femme. L'autopsie, à laquelle il fut procédé, ayant scientifiquement établi que le décès de la femme Leclerc pouvait être attribué à des causes naturelles, le parquet ne put poursuivre Leclerc que pour lui demander compte des violences et des scènes dont il s'était fréquemment rendu coupable envers sa malheureuse femme, dont la vie, avec lui, n'avait été qu'un véritable martyre. 

Cette triste affaire est venue vendredi devant le tribunal correctionnel de Falaise et s'est terminée par la condamnation du sieur Leclerc à six mois de prison.  

 

Mai 1896  -  Accident de voiture.  -  L'autre lundi, vers 10 heures du matin, l'abbé Normand, curé d'Epaney, reconduisait en voiture deux de ses cousines, habitant Saint-Lô, qui devaient prendre le train à Vendoeuvre-Jort, lorsqu'au passage à niveau la voiture se trouva engagée dans les doubles rails, au moment où le train arrivait, les voyageurs firent signe inutilement au mécanicien du train d'arrêter. C'est alors que l'abbé Normand, voyant le danger, sauta vivement à terre et essaya de faire reculer le cheval, il ne put y réussir et la machine tamponna l'arrière de la voiture. Les deux voyageuses furent projetées à terre et l'une d'elles fut assez gravement blessée. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1897  -  Meules de blé incendiée.  -  2 100 gerbes de blé, appartenant au sieur Graffet, cultivateur à Noron, ont été brûlées dans une propriété qu'il fait exploiter à Epaney. L'incendie paraît dû à la malveillance. Pertes, 2 000 fr., non assurés. 

Le blé devant être battu dans la semaine, l'assurance de la meule, terminée depuis quelques jours, n'avait pas été renouvelée par le sieur Graffet. Depuis un an, ce cultivateur perd près de 5 000 francs par maladie de moutons, de chevaux et de bestiaux. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1897  -  Désespéré.  -  Le sieur Duguey, 34 ans, né à Saint-Pierre-Canivet, et travaillant chez un cultivateur d'Aubigny, après être allé à Falaise acheter un revolver, s'est rendu dans les sapinières d'Epaney et s'est logé une balle dans la tête. Le malheureux avait manifesté plusieurs fois l'intention de se suicider. Son état est grave. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1897  -  Assassinat.  -  Le nommé Delépine, 52 ans, journalier à Epaney, canton de Morteaux-Couliboeuf, a donné six coups de couteau dans le ventre de son beau-fils, le sieur Alphonse Malfilâtre, 37 ans, cantonnier, père de trois enfants, qui voulait porter secours aux personnes que Delépine insultait. Les intestins ont été perforés. L'état de Malfilâtre, qui est bien considéré par tout le monde, est désespéré. Delépine, après avoir passé des aveux, a été écroué à Falaise. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1897  -  Mort des suites d’un coup de couteau.  -  L'infortuné Alphonse Malfilâtre, 37 ans, cantonnier à Epaney, père de trois enfants, dont nous avons annoncé l'état désespéré dans notre dernier numéro, a succombé au coup de couteau dans le ventre que lui avait porté son beau-père Delépine, 52 ans, journalier. Il y a 22 ans, Delépine avait épousé la fille Malfilâtre, qui avait un fils, la victime d'aujourd'hui. Ne pouvant supporter les brutalités de son mari, la femme Delépine demanda son divorce et quitta le domicile conjugal. Un soir, elle était couchée au bourg d'Epaney, chez sa sœur, la veuve Blin, avec celle-ci et leur mère. Vers une heure du matin, Delépine vint appeler sa femme. Sur la réponse de la veuve Blin qu'elle n'était pas là, Delépine enfonça la porte et monta dans la chambre où il trouva sa femme qu'il menaça de « saigner ». Puis il la jeta à bas du lit, lui disant de le suivre. On courut chercher Malfilâtre, qui vint, à demi habillé, pour essayer de ramener le calme entre sa mère et son beau-père. C'est alors que Delépine le frappa dans le ventre d'un coup de couteau, dont la lame mesure 10 centimètres. Il a été conduit à Epaney pour être confronté avec le cadavre de sa victime. Il n'a pas sourcillé, n'a pas montré la moindre émotion et, tout le long de la route, a demandé à boire un « coup de cidre ». (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1897  -  Meurtre.  -  Joseph Delépine, 51 ans, journalier à Epaney, a épousé, il y aune vingtaine d'années, une fille Emélie Malfilâtre,, qui avait un fils naturel. Delépine est un ivrogne, querelleur et brutal. Il a été onze fois condamné. Il ne cessait de brutaliser sa femme qui finit par se retirer chez sa sœur. Un soir qu elles étaient couchées, Delépine enfonça la porte et armé d'un couteau menaçait de « saigner sa femme ». 

On fut chercher le fils naturel de la femme Delépine. En le voyant arriver, l'assassin tourna son arme contre le malheureux homme et le frappa d'un coup mortel dans le ventre. Delépine, a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Les femmes témoins.  -  On vient de promulguer la loi accordant aux femmes le droit d'être témoins dans les actes de l'état civil et dans les actes instrumentaires en général. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Concession de Mines.  -   Les demoiselles de Mecflet, domiciliées à Estrées-la-Campagne ; les sieurs de Mecflet, sous-intendant militaire à Reims ; Pierre Tastemain, industriel ; Victor Mullois, pharmacien ; Adolphe Pouettre, courtier de commerce, domiciliés à Caen, sollicitent une concession de mines de fer sur le territoire de Saint-Germain-le-Vasson, Fontaine-le-Pin, Grainville-Langannerie, Estrées-la-Campagne, Soumont-St-Quentin, Ouilly-le-Tesson, Potigny, Bons-Tassilly, Olendon, Epaney, Perrières et Sassy, arrondissement. de Falaise. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1903    -   Domestique rancunier.  -   Pierre Louvet, 38 ans, né au Marais-la-Chapelle, en voulait au sieur Ferdinand Sevestre, 77 ans, cultivateur à Epaney, près Falaise, chez lequel il avait été domestique. Il disait à qui voulait l'entendre qu'il ne mourrait que de sa main.

Louvet, apercevant son ancien maître dans un champ, se jeta sur lui, le couteau à la main et le serrant à la gorge. Aux cris du vieillard, plusieurs personnes accoururent et désarmèrent le forcené.

Louvet a subi plusieurs condamnations : la dernière, du 29 avril, était d'un mois, également pour coups et menaces au sieur Sevestre. Cette fois, le tribunal de Falaise lui a infligé trois mois de prison. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1903  -  Une chute de 14 mètres.   -  Une pauvre fille, Augustine Bain, âgée de 42 ans et originaire d'Epaney, venait de quitter une place où elle était de[1]puis trente ans. Revenue chez ses parents et minée par le chagrin, elle s'est jetée dans le puits de la maison, profond de 14 mètres, où il y avait très peu d'eau. On l'a retirée morte. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1905  -  Un vol.  -  Dimanche dernier, pendant la grand-messe, des malfaiteurs se sont introduits dans le presbytère d'Epaney. Après avoir escaladé le mur de clôture, forcé les contre-vents d'une fenêtre et brisé un carreau, les voleurs ont parcouru toute la maison ; ils ont pris cependant peu de chose, du pain, un lapin qui cuisait sur le feu, et dans la cave, quatre litres environ d'eau-de-vie ou liqueurs. Le montant du vol est environ 20 francs.

 

Janvier 1908  -  Nomination d'un maire.  -  Les conseillers municipaux d'Epanay, réunis à l'effet de nommer un maire, en remplacement de M. Malfilatre, décédé, ont élu M. Georges Odot, par 6 voix contre 4 à M. Leonidas Piétier.

 

Novembre 1915  -  Mort pour la France.  -  M. Piétier Robert, de la classe 1914, fils de M. Piétier, Conseiller municipal à Epaney, est décédé le 19 octobre dans un hôpital à l'arrière du front à la suite de blessures contractées à la guerre.

 

Janvier 1916  -  Sous les roues.  -  Passant, le soir, à Epaney, un employé de la fromagerie de Bernières-d'Ailly, près Morteaux-Couliboeuf, est tombé sous la roue de sa voiture lourdement chargée et a eu la poitrine écrasée. Il a succombé presque aussitôt.  

 

Mars 1917  -  Une enquête.  -  En octobre 1915, une femme d'Epaney, canton de Morteaux-Couliboeuf, accouchait d'un enfant qui mourait au bout de quelques semaines. En janvier dernier, cette femme mettait au monde un second enfant. Celui-ci ne vivait encore que quelques jours. La rumeur publique accuse cette femme d'avoir laissé mourir son enfants faute de soins. Le parquet de Falaise a ouvert une enquête et ordonné l'autopsie des deux petits cadavres.

 

Juillet 1926  -  Les maîtres de la route.  -  M. Léon Pitrou, cultivateur à Epaney était venue chercher une moissonneuse-lieuse. Arrivé en face de la ferme de la Louterie à Epaney, il vit une automobile qui venait dans la direction de Falaise, il rangea et arrêta sa moissonneuse sur le côté de la route, mais l'engin tenait beaucoup de place, l'auto s'arrêta aussi, le conducteur descendit et des injuries furent échangées, puis des coups. 

A ce moment survint une deuxième auto venant également dans la direction de Falaise, deux jeunes gens qui l'occupaient avec des dames ne pouvant passer descendirent à leur tour et se mêlèrent à l'altercation. Le premier automobiliste s'en alla, à ce moment, alors, les deux jeunes gens immobilisèrent M. Pitrou, le firent tomber à terre et lui lièrent les deux bras avec la lanière de son fouet, puis ils s'enfuirent. C'est un motocycliste arrivant à ce moment qui dégagea le cultivateur de sa fâcheuse position. M. Pitrou qui a été obligé de recevoir les soins du docteur Cailloué a porté plainte.

 

Juin 1927  -  Mort sur la route.  -  En allant. porter le repas à des ouvriers travaillant aux Champs, Mme Marie, 40 ans, d'Epaney, canton de Morteaux-Conlibœuf, s'est affaissée soudain  sur la route. Des passants se sont aussitôt empressés autour d'elle mais, déjà, la pauvre femme était morte d'une embolie.

 

Août 1937  -  Incendiaire par haine de l’humanité.  -  L'information ouverte par M. Pohier, juge d'instruction, sur le cas de l'ouvrier agricole Alfred Duclos, 36 ans, sans domicile fixe, est close.

Nos lecteurs se souviennent des circonstances dans lesquelles cet individu mit le feu à une meule de 12 000 kilos de paille située dans la plaine d'Epaney, au lieu dit « ferme du Château d'Olendon » et appartenant à M. Basile Hoste, cultivateur à Bons-Tassilly, le 25 mars.

Et le lendemain, à un hangar appartenant à Mme veuve Duval, hangar dans lequel il avait trouvé un abri depuis plusieurs mois.

Quatre meules : deux de paille et foin, deux de grains non battus furent anéanties ainsi qu'un autre hangar, contenant des machines agricoles.

L'adjudant de gendarmerie Guilhou et le gendarme Depeyre menèrent aussi rapidement qu'intelligemment une enquête qui aboutit à l'arrestation de Alfred Duclos.

Après avoir tenté de faire croire que l'incendie des hangars de Mme Duval était le résultat d'une imprudence, le coupable se décida à avouer.

A l'instruction, Duclos a maintenu ses aveux en expliquant qu'il en veut à l'humanité en général et aux cultivateurs en particulier.

M. le juge d'instruction de Falaise a fait examiner l'accusé par un médecin psychiatre qui a déclaré Duclos parfaitement responsable de ses actes. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1938  -  La Médaille de la famille française.  -  La médaille de la Famille Française est décernée, en témoignage de reconnaissance nationale, aux mères de famille dont les noms suivent :

Médaille d'or.— Mmes Gérard Henri, à Lisieux, 10 enfants ; Le Marois Paul, à Saint-Paul-du-Vemay, 13 enfants ; Vaquet Maurice, à Bavent. 10 enfants.

Médaille d'argent. — Mmes Bertrand André, à Meslay, 8 enfants ; Blais Georges, à Epaney, 9 enfants ; Boillot Albert, à Lisieux, 8 enfants ; Chauvin Albert, à Grentheville, 8 enfants ; Dubosc Louis, à Courvaudon, 8 enfants ; Fabius Léon, à Saint-Himer, 8 enfants ; Grandin Marcel, à Lisieux, 8 enfants, Marie Aimé, à Vaux-sur-Aure, 8 enfants ; Marie Arsène, à Estry, 8 enfants ; Richard Louis, à Putôt-en-Bessin, 8 enfants ; Savary Maurice, à la Folie. 8 enfants.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -   Le thermomètre est descendu hier soir à 17,7 au-dessous de zéro.  -  Beaucoup de nos concitoyens apprendront avec surprise que le minimum de la température dans notre région a été atteint hier, sur le coup de 20 heures, avec 17,7 au-dessous de zéro. La baisse subits annoncée par la météorologie s'était produite.

Elle fut toutefois de courte durée, une heure après elle se relevait sensiblement, pour atteindre moins 3 degrés aux environs de minuit. Ce qui fut d'ailleurs fort apprécié par ceux qui rentraient chez eux à cette heure tardive. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -   Il est dangereux de trop boire lorsqu'il fait froid.   -   Un journalier d'Épaney, Pierre Labarre, ayant bu plus qu'il ne convenait, alla se coucher sur la berne du chemin vicinal dit « Sente Martin », au lieu dit « Le Petit Mont ».

Vers 19 h. 30, plusieurs personnes d'Épaney passant par là le trouvèrent allongé sur le bas-coté du chemin et essayèrent de le décider à les accompagner.

Labarre refusa. A demi-soulevé sur un coude, il leur répondit qu'il avait de quoi manger et qu'il allait gagner le bois où il allait faire un bon feu.

Malheureusement, il ne mit pas le projet à exécution. Au matin, un peu après 7 h., M. Achille Baton, cultivateur à Épaney, qui passait en voiture au « Petit Mont », trouva le pauvre diable  allongé sur la berne, recouvert de givre. Il était mort.

M. Bâton prévint Mme Poilpré, sœur du défunt, et M. Lecerf, maire-adjoint, qui fit transporter le corps et fit venir les gendarmes, et M. le docteur Cailloué, le praticien déclara que Labarre avait succombé à une congestion cérébrale provoquée par l'alcool et le froid.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1941   -   Exercices de tirs de l'armée allemande le 22 janvier 1941.   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée .   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée .   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée .   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée .   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée .   -   Le Préfet du Calvados porte à la connaissance du public que de nouveaux exercices de tirs de l'armée allemande. Auront lieu le 22 janvier, de 9 heures à 18 heures, sur le Champ de tir de Falaise, situé sur les communes de Berniéres-d'AiIly, Epaney, Perriéres, Olendon, Eraines, Damblainville, Versainville.
Les limite du champ de tir sont indiquées par des tableaux de signalisation (la délimitation exacte du champ figure sur un plan déposé à la mairie de chaque commune).
Il est interdit de circuler sur le territoire du champ de tir pendant les tirs sans autorisation spéciale de l'armée allemande.
L'agglomération de Sainte-Anne-d'Entremont et la maison située à l'entrée de la route conduisant à la route nationale de Falaise à Lisieux, devront être entièrement évacuées de 8 heures à 18 heures.
Pendant les tirs, tous les travaux dans les champs et les bois doivent être interrompus à l'intérieur de la zone dangereuse. Les animaux en liberté sont en danger et, dans l'intérêt même de leurs propriétaires, doivent être retirés.
Pendant la durée des tirs, toutes les routes et tous les chemins traversant le champ de tir sont barrés. Des tableaux indiquant les dérivations sont posés et les chemins et les routes barrés sont gardés par des sentinelles.
Le public est avisé que l'inobservation des prescriptions ci-dessus indiquées est susceptible d'entraîner les plus graves inconvénients.  

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -    Un violent incendie s'est déclare l'autre soir dans un grand hangar à M. Joseph Duval, cultivateur à Epanev actuellement prisonnier de guerre, et dans lequel se trouvaient 150 quintaux de blé, 120 d'avoine, 60 d'orget 15.000 kgs de foin, 50.000 kgs de paille et une charrette. En dépit des efforts des sauveteurs, l'incendie à tout détruit,  occasionnant à M. Duval, un préjudice de 280.000 fr. L'enquête a établi que le sinistre était dû à l'imprudence d'enfants ayant joué à proximité du hangar avec des allumettes.  

 

Mars 1945  -  A l’honneur.  -  Sur la proposition du comité local : Mme Brunet, institutrice à Crocy ; M. Jacquemard, instituteur a à St-Pierre-sur-Dives, ont collaboré au sauvetage d’un aviateur anglais.

M. Lhomme, charron à Epaney, a donné assistance à un aviateur français tombé aux monts d’Eraines. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1945  -  A l’honneur.  -  MM. Gallot Roland, cultivateur à Perrières ; LANDRUS Pierre, Carrières de Perrières ; Walve Jean, à Crocy ; Mme MARIE, à Epaney, ont apporté aide et  assistance à des aviateurs français tombés dans les monts d’Eraines.

Honneur à ces excellents français.   (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1946  -  Dangereuse imprudence.  -  MM. Gustave Lelièvre, 19 ans, Pierre Niard, 43 ans, tous deux cultivateur à Coulvain, et René Jeanne, d’Epaney, ayant découvert une bombe d’avion pesant 250 kilos dans un herbage appartenant à M. Pierre Surville de Saint-Georges-d’Aunay, eurent la malencontreuse idée de vouloir faire exploser l’engin. La déflagration déchiqueta cinq arbres, en endommagea un sixième, ainsi qu’une clôture. Un procès-verbal a été dressé à chacun des imprudents. Ils peuvent dire qu’ils s’en tirent à bon compte. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1947  -    Le feu dans les bois.    Des incendies provoqués par l’explosion d’obus se sont déclarés dans des herbes sèches et à une trentaine d’endroits diffèrent dans les bois d’Eraines, Epaney, Damblainville, Perrières.

Les pompiers de Falaise, les gendarmes de cette ville et ceux de Morteaux-Coulibœuf, aidés de nombreux habitants ont dû longtemps lutter avant de parvenir à circonscrire l’incendie. (Source  : Le Bonhomme Libre)

Epaney  -  Le Calvaire après l'érection

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