ÉPRON

Canton de Caen 

Les habitants de la commune sont des Epronnais, Epronnaises


Septembre 1867   -   Une malice.   -   Une malice du maire...... qu'il ne portera pas en paradis. Dans une commune de l'arrondissement de Caen, on s'est fort étonné de ne pas avoir un seul des pompiers de l'endroit assister le 15 août aux vêpres.

La raison en est que ces messieurs, invités à dîner par leur maire, ont vu le repas se prolonger si bien, qu'on ne leur servait le café qu'au moment où les vêpres prenaient fin.

Ce n'est donc pas les fidèles, mais bien leur amphitryon, que M. le curé doit accuser d'une absence insolite. Les champs de la bouilloire ont étouffé ceux du lutrin.  

 

Juillet 1868   -   Un accident.   -   Dimanche, après vêpres, le nommé Rots, âgé de 12 ans, au service de M. le maire d'Epron, a reçu un coup de pied d'un cheval qu'il conduisait à l'abreuvoir. Le coup ayant porté sur la mâchoire, Rots a eu plusieurs dents brisées.  

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -   Des malfaiteurs, restés jusque-là inconnus, ont coupé la queue de plusieurs chevaux en pâturage sur le territoire des communes d'Epron et d'Hérouville-Saint-Clair.

 

Août 1871   -  Incendie.  -  Mardi matin, vers 7 heures, un incendie s'est déclaré au hameau de la Girafe, route de Caen à la Délivrande, chez le sieur Gillette, restaurateur.

Le feu a pris dans une grange contiguë à la cuisine du restaurant. On présume qu'un défaut de construction dans la cheminée a seul donné lieu à ce sinistre. La grange renfermait l.200 gerbes de blé, 660 d'orge et environ 900 d'avoine et de seigle, qui ont offert aux flammes un aliment tout prêt. Le bâtiment a été détruit, ainsi qu'une écurie qui le touchait, laquelle appartient à M. Dubois, propriétaire à Portbail (Manche).

La compagnie de sapeurs-pompiers de Caen, prévenue aussitôt, a envoyé un détachement et deux pompes au hameau en question. Les pompiers ont pu préserver la maison d'habitation dont on avait préalablement délogé tous les meubles par précaution.

Le feu, promptement circonscrit, a été éteint après une heure ou deux de travail. On a sauvé un nombre trop petit de gerbes qui n'avaient pas été atteintes. On estime les pertes à 1.500 fr. pour M. Dubois, et 1.500 f. pour, M. Gillette, qui est assuré.

L'alarme a été donnée par un cocher de fiacre qui, de la route, avertit le domestique de M. Gillette et lui montra le feu qui sortait par la cheminée, pendant que cet individu battait tranquillement du blé dans la grange dont le toit brûlait déjà.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !  

 

Juin 1873   -   Vol dans l’église.   -  Dans la nuit de jeudi, des malfaiteurs restés inconnus se sont introduits, à l'aide d'effraction et d'escalade, dans l'église d'Epron, près Caen, et ont emporté deux flambeaux en métal blanc plaqué argent, estimés neuf francs. La porte de communication avec la sacristie a été fracturée, ainsi qu'un coffre, une armoire et un buffet qui s'y trouvaient, mais ils ne contenaient aucune valeur. 

Dans la même nuit, le tronc de la petite, chapelle d'Epron a été forcé, deux chandeliers en fer ont été enlevés.

 

Novembre 1873   -   Travaux.   -  D’après les renseignements qui nous sont communiqués, les travaux de terrassement du chemin de fer de Caen à Courseulles seront prochainement commencés dans les communes d'Epron, Cambes, Mathieu, Anisy et Anguerny. Les formalités d'expropriation, relatives au chemin de Caen à Aunay, sont en voie d'exécution.  

 

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de  température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Mars 1874   -   Fait divers.  -  Dimanche, sur la route de Lébisey à Epron, un cultivateur a trouvé à hue un homme et à dià une jument. 

L'un et l'autre n'en pouvaient plus : la jument, d'avoir mangé ; l'homme, d'avoir bu. 

Tous les deux ont été reconduits à La Cambe, lieu de leur résidence, par un citoyen dévoué, qui ne demande qu'une chose pour récompense : C'est qu'en semblable circonstance, on lui rende le même service.  

 

Août 1876   -  Moissonneuses.  -   Jeudi matin, six moissonneuses de différents systèmes et une faucheuse expédiées par des dépositaires de Paris et de Rouen, ont été expérimentées dans une pièce de terre située à l'entrée d’Epron. Les expériences faites, jeudi matin, sur un terrain et dans une récolte favorables, ont très bien réussi. Pour être complètement fixés, nous eussions désiré voir renouveler l'expérience sur un terrain accidenté et dans une récolte légèrement versée.  

 

Juillet 1893  -  Une partie de boisson interrompue.  -  Léon Lucas, 27 ans, étant momentanément au service du sieur Valette, cultivateur à Epron, invita, en l'absence de son maître, deux de ses amis à venir goûter au gros cidre de son patron. Tous les trois s'installèrent dans la cave, sans mot dire, mais, le gros bère leur montant au cerveau, ils se mirent à rire et à chanter. Le sieur Valette, surpris de ce vacarme, descendit à sa cave, et, à la vue des trois buveurs, se mit à crier : « Au voleur ». A ce cri, tous les trois essayèrent de se sauver pardessus les murs, un seul y est parvenu. Les deux autres, Lucas et son compagnon Armand Legoux, 29 ans, journalier à Epron, ont été pinces et condamnés à deux mois chacun. (Source B.N.)  

 

Mai 1896  -  Tentative de meurtre.  -  Le nommé Legoux, 35 ans, demeurant à Epron, s'est présenté deux fois, mercredi l'après-midi, chez le nommé Crépillet, avec lequel il est lié cependant, pour lui chercher querelle. Crépillet a pris son fusil et a tiré sur Legoux, qui a été atteint très grièvement dans l'aine. Tous les deux ne jouissent pas d'une bonne réputation. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  L’affaire d’Epron.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons dit qu'Armand Legoux avait reçu un coup de fusil dans l'aine. Le coup avait été tiré par Constant Hébert dit Crepillet, du nom de la femme qui vit avec lui. Il paraît que c'est à la suite de potins de femme que Legoux serait allé trouver Hébert chez lui et que celui-ci, pris de peur, se serait armé de son fusil et aurait tiré. Tout penaud, il est allé immédiatement se constituer prisonnier à Caen. (source B. N.)  

 

Janvier 1897  -  La rage.  -  Le chien du sieur Perrine, propriétaire à Epron, hameau de la Bijude, s'est jeté sur la petite Charlotte Valette, dont les parents habitent hameau de la Grâce-de-Dieu, et lui a fait de cruelles morsures au visage. Un vétérinaire, appelé aussitôt, a constaté que le chien était enragé. L'enfant est partie, avec sa mère, pour l'institut Pasteur. (source B. N.)  

 

Février 1897  -  Les voleurs de presbytères.  -   Dimanche, pendant la messe, des malfaiteurs se sont introduits par escalade et effraction dans le presbytère d'Epron. Ils ont brisé une fenêtre, défoncé une porte, fouillé tous les meubles. Mais, n'ayant pu forcer le coffre-fort, ils n'ont pris qu'une somme de 8 fr. en mauvais sous, une de 6 fr. en argent, une montre et un revolver. (source B. N.)  

 

Septembre 1897  -  Trouvaille dans un puits expliquée.  -  On se rappelle qu'un fusil et deux draps de lit tachés de sang ont été découverts dernièrement, à Eterville, dans un puits au sieur Gouville. Or, ces objets, d'après l'enquête faite, correspondent au signalement de deux draps et d'un fusil volés, il y a trois ans, au sieur Jean Marie, domestique à Epron. Il est donc vraisemblable que le voleur, embarrassé de son larcin, l'aura jeté dans le puits. (source B.N.)

 

Avril 1912  -  Braconniers pincés. - Le 30 mars, a 11 heures du soir, les sieurs Albert Collard, 27 ans, journalier à Caen, rue haute, et Louis Hengé, 34 ans, journalier, 6, rue des teinturiers, même ville, accompagnés d'un troisième individu, braconnaient entre Epron et le hameau de Lebisey. Ils battaient la plaine en ramenant les perdrix vers un grande filet. Les deux premiers dénoncèrent le fuyard comme étant le sieur Alfred Barrière, 61 ans, journalier, 9 bis rue Gaillard, à Caen. Ce dernier, interrogé, nie mordicus; ce qui ne l'empêche pas de récolter un procès verbal comme les autres.

 

Février 1928  -  Découverte d’un cadavre.  -  M. Brionne, cultivateur à Épron, a découvert au lieu dit « la Parnelle », dans un champ situé non loin du chemin de Lebisey à Labijude, le cadavre d'une journalière, du hameau de la Folie, Mme veuve Letavernier, âgée de 68 ans. La sexagénaire a été foudroyée par une congestion.

 

Juillet  1928  -  Pour éviter une auto, près de Caen, an camion se jette sar un arbre.  -   Un grave accident, qui aurait pu causer la mort de plusieurs personnes, s'est produit sur la route qui relie Caen à la mer en passant par la Délivrande.
A l'arrivée du train de Paris à Caen, vers 19 heures, les voyageurs à destination des plages de Luc, de
Lion et Langrune étaient sollicités par M. de Valkenaer, demeurant à Caen, 92, rue de Geôle, chauffeur au service de M. Bartolucci Ernest, loueur de voitures à Paris, avenue de Villiers, et installé pour la saison à Luc-sur-Mer, de prendre place dans un camion aménagé qui, moyennant une certaine somme, devait les conduire à la plage de leur choix. 10 voyageurs acceptèrent les conditions proposées et s'installèrent dans le véhicule qui, après avoir traversé la ville, emprunta la route de la Délivrande. En arrivant au carrefour d'Epron, appelé à la « Grâce de Dieu », M. de Valkenaer aperçut, à 10 mètres devant lui, débouchant sur sa gauche d'un chemin venant de Couvrechef, une automobile conduite par M. Letellier, maraîcher à Luc-sur-Mer, qui, a une allure modérée, voulait prendre la route que lui-même suivait. La manœuvre de M. Letellier s'accomplit normalement. Il était engagé sur la route de la Délivrande et avait pris la droite de la chaussée devant le camion conduit par M. le Valkenaer quand celui-ci, qui roulait à une allure d'environ 40 kilomètres à l'heure, ne put s'arrêter ou ralentir suffisamment pour doubler sur la gauche la voiture de M. Letellier. En essayant, pour éviter la collision, de le faire sur la droite, le chauffeur vint se jeter sur un arbre, son camion s'écrasa.
Sous le choc, la carrosserie bien peu solide en vérité se détacha ,complètement du, châssis et jetée sur la berme. Les 10 voyageurs qui se trouvaient à l'intérieur furent tous plus ou moins blessés.
Pendant ce temps, M. Letellier voyant la manœuvre tentée par le chauffeur du camion, donnait un violent coup de volant à gauche et coinça sa voiture sur la berne opposée, entre un arbre et le fossé.
Les secours s'organiseront rapidement sur cette route très fréquentée et les blessés furent sortis de la carrosserie qui, déjà en mauvais état avant l'accident, faisait à ce moment bien triste impression sur la
benne.
Quatre d'entre eux, peu grièvement touchés, purent quitter furtivement le lieu de l'accident avant l'arrivée des gendarmes de la brigade de Caen prévenue par des témoins. Les autres
ont été conduits à l'Hôpital de Caen ils ont reçu les soins nécessaires. Ce sont M. et Mme Vallée, âges de 40 et 28 ans, employés des P.T.T. à Bernay (Eure) ; Mme Levéque, 89, rue Gambetta a Paris ; MM. Paul et Fernand Gouache et Mlle Germaine Normand, tous les trois domiciliés 27, rue Barrien à Elbeuf.

L'enquête ouverte permettra d'établir nettement les responsabilités. Dès maintenant il semble, d'après les dires de certains des blessés, que celle de M. Letellier soit dégagée.  

 

Février 1936  -  Un mort, un blessé grave.  -  Hier, vers la fin de l'après-midi, une forte automobile, conduite par M. Eugène Kieffer, âgé de 33 ans, représentant de la Maison Trublin, négociant en engrais à Landas (Nord), dans laquelle avaient pris place M. Audée, de Beny-sur-Mer ; M. Camille Deminal, fondé de pouvoirs à la Maison Trublin ; Jean Absibat, de la Maison Desmarais, de Caen, et M. Marcel Druet, domicilié à Oissel, chef de chantier, demeurant momentanément à Caen, où il habite à l'hôtel Terminus, avenue de la Gare, rentrait à Caen par la route de La Délivrande, lorsque arrivé à l'embranchement du chemin d'Epron, au lieu dit « La Vierge d'Epron », le conducteur vit arriver une autre automobile venant de Caen.

Pour laisser le passage libre, M Kieffer obliqua fortement à droite. A cet endroit, le terrain présente une déclivité très accentuée.

M. Kieffer, qui circulait à bonne allure, ne put redresser sa voiture et l'arrière vint heurter un des arbres à droite de la route.

Sous la violence du choc, l'automobile fit une embardée puis revint sur la droite, où elle atteignit un second arbre situé à plus de 30 mètres.

Poursuivant sa course, l'automobile vint heurter un troisième arbre distant de 15 mètres du second. Ce dernier choc fut d'une violence telle que la carrosserie se trouva arrachée de même qu'une roue arrière et la portière.

Ce dernier choc n'arrêta pas la voiture qui, continuant sa course, heurte un quatrième arbre et se mit en travers de la route, projetant M. Druet et M. Absibat sur la chaussée.

Elle avait, dans ses bonds  successifs franchi une distance de 77 mètres, semant sur la berne les débris de la carrosserie.

M. Druet avait été tué sur le coup ; M. Absibat avait un pied arraché et de nombreuses blessures, il a été transporté dans un état très grave à l'hôpital de Caen par une auto de  passage. Il a subi l'amputation d'une jambe Les autres occupants de la voiture souffrent d'une forte commotion.

Le capitaine Freyssinet, commandant les brigades de gendarmerie de Caen s'est transporté sur les lieux de l'accident, où l'ont rejoint le juge d'instruction, le substitut du procureur de la République et un expert.

Les occupants de la voiture accidentée ont assuré que l'autre automobile, conduite par M. René Angot, boulanger à Saint-Rémy-sur-Orne, ne tenait pas sa droite et serait la cause de  cet accident. M. Angot prétend le contraire. (source M.-C.)  

 

Juillet 1936  -  Orphelinat Ste-Thérèse.  -  Favorisée par un très beau temps, la Kermesse d'Epron a eu cette année un plein succès. 

Nombreux étaient en effet les visiteurs et une joyeuse animation régna tout l'après-midi du dimanche 26 juillet surtout dans les cours de l'accueillante Maison, où la musique, les clairons et tambours des joyeux lurons de l'Avant-Garde Caennaise mettaient une note de belle gaieté. 

Au cirque de l'Avant-Garde, le public applaudit tour à tour les hardies acrobaties cyclistes des frères Lecœur, les souples exercices de nos sympathiques gymnastes, les facéties burlesques de clowns amateurs qui valent bien des professionnels. La troupe Manger et Cie présenta de son côté des numéros particulièrement amusants. 

La Roue de la Fortune a eu elle aussi de nombreux amateurs, comme les pochettes surprises. Les divers jeux d'adresse virent aussi beaucoup de clients. Les comptoirs furent assiégés. Enfin, le buffet-buvette champêtre servit à profusion teurgoule, gâteaux et rafraîchissements. 

J'allais oublier de mention la bonne galette de « cheux nous » qu’on y trouvait aussi... et l'on peut dire tout à fait de la galette de la Maison... car l'Orphelinat d'Epron possède  maintenant un moulin et un four qui lui appartiennent, et la farine qui a servi à confectionner les crêpes avait été moulue sur place.

Le bon Père Robert, vraiment, heureux de ces réconfortantes journées, nous a bien recommandé de remercier chaleureusement en son nom tous ceux et toutes celles qui lui ont permis d'obtenir cet excellent résultat en préparant, en organisant et en dirigeant la Kermesse, tous ceux qui se sont dépensés avec tant de dévouement et de savoir-faire avant et pendant la fête, tous les visiteurs, les donateurs et les propagandistes. (source M.-C.)

 

Septembre 1936  -   A L’orphelinat d’Épron.  - On nous annonce que les enfants de l'Orphelinat d'Epron donneront, dimanche prochain, 20 septembre, à 15 heures, une séance récréative, qui sera agrémentée par le maître illusionniste Roberty. 

Cette charmante fête familiale est offerte aux amis et bienfaiteurs de l’œuvre à l'occasion de la fête patronale du bon Père Robert, le directeur-fondateur de la Maison Familiale Ste-Thérèse d'Epron. (source M. du C.)

 

Septembre 1936  -   L’heure d’hiver sera rétablie dans la nuit du 3 au 4 octobre.  -  En vertu des accords passés avec l'Angleterre et la Belgique, l’heure d'hiver sera rétablie dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre prochain. 

A minuit, le changement s'effectuera et l'on retardera les pendules d'une heure. (source M. du C.)

 

Décembre 1936  -   Un grave accident.  -  Dans la soirée de samedi, un grave accident s'est produit sur la route de Caen à La Délivrande, au carrefour particulièrement dangereux formé par cette route et le chemin qui, de l'église d'Epron mène au hameau de Lébisey. 

M. Adolphe Chrétien, entrepreneur de construction à Saint-Aubin-sur-Mer, venait à Caen. 

Il roulait sur la droite de la chaussée, ses phares allumés, lorsque, en arrivant au carrefour où la visibilité est absolument nulle, par suite des murs qui, de chaque côté, bordent la chaussée, il vit déboucher à quelques mètres seulement de son radiateur, un cycliste, sans lumière, affirme-t-il. 

Ce cycliste, qui venait de la direction de l'église d'Epron, fut heurté par l'avant de la voiture et projeté sur la route, où i! resta inanimé, cependant que l'automobile, transportant la bicyclette coincée sous l'avant, parcourait encore une trentaine de mètres avant de s'arrêter. 

Dès la nouvelle de l'accident, les gendarmes de Caen, prévenus, se rendirent sur les lieux. 

A l'arrivée des gendarmes Bouille et Lefranc, le blessé, M. Hébert, artisan à Epron, était déjà transporté à l'hôpital, ou il avait été admis d'urgence devant la gravité de son état. Le malheureux portait en effet, en outre d'une fracture ouverte de la jambe gauche, de très nombreuses contusions et plaies. 

Son état, bien que très sérieux, ne semble pas devoir mettre ses jours en danger, à moins de complications. Le blessé n'a pu être interrogé. (source le M. du C.)  

 

Août 1937  -  La route de Caen à Courseulles va être élargie.  -  Une enquête sera ouverte du 6 au 14 août 1937 inclus, à la préfecture de Caen et dans les mairies de Caen et d'Epron, sur l'utilité publique et sur le plan parcellaire du projet d'élargissement du chemin de grande communication n° 7, de Caen à Courseulles, dans les traversés de Caen et d'Epron. 

Toute personne intéressée pourra prendre connaissance sur place, chaque jour (dimanches et jours fériés exceptés) de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, des pièces déposées, consigner leurs observations et faire élection de domicile, sur des registres ouverts à cet effet, ou adresser leurs déclarations, par écrit, au Président de la Commission d'Enquête, à la Préfecture. (source M. du C.)

 

Juillet 1940  -  Vol de huit lapins.  -  M. Alexandre Ménard, 48 ans, cultivateur, demeurant à Epron, a porté plainte contre inconnu pour vol. Son clapier a été entièrement vidé de son contenu, soit 8 lapins d'une valeur totale de 200 fr.
La gendarmerie de Caen a ouvert une enquête qui a permis d'établir que le vol a été commis par deux individus qui ont laissé des traces de pas.
Les recherches continuent pour retrouver et les lapins et les voleurs.

 

Octobre 1943    -   Après la kermesse d'Épron.   -   Décidée très tard, organisée en un clin d’œil, la Kermesse a connu le plus magnifique succès grâce aux dévouements habituels qui,  une fois de plus, ont donné leur mesure, pleine et abondante. Aux organisateurs, aux auxiliaires bénévoles et aux groupements amis, à toute cette foule sympathique et généreuse qui s'est pressée dans l'établissement au cours de cette belle journée, le R. P. Raoul, ses collaborateurs, les enfants disent leur plus chaleureux : merci !

 

Décembre 1943    -   Travaux sur chantiers allemands.   -   Un contingent de main-d’œuvre est actuellement recruté pour effectuer des travaux de. terrassement dans les régions de St-Contest, Épron et Bayeux, pour le compte des Autorités d'Occupation.

A la suite d'une demande de précisions sur les conditions de travail sur ces chantiers, la Fedlkommandantur 723 a fixe les modalités ci-après : La durée du travail est fixé à 8 heures par jour. Les hommes devant effectuer un déplacement supérieur 4 kms seront, indemnisés pour le nombre de kilomètres parcourus au-delà, au tarif du travail. Le tarif horaire sur ces chantiers est de 7 fr. 20. Toutefois, il est admis que ceux de ces ouvriers ayant perçu jusqu'au moment de leur arrivés sûr ces chantiers un salaire supérieur, recevront la différence  entre le salaire précèdent et le salaire fixé à 7 fr. 20, jusqu'à concurrence du taux horaire maximum de 11 fr. 30 pour Epron et St-Contest et de 10 fr. 20 pour Bayeux. Ils devront à cet, effet produire un certificat de salaire de leur précédent employeur.  

 

Septembre 1945  -  Les orphelins d’Épron regagnent leur nid.  -  Comme nous l’avons annoncé le bon Père Robert, lors de la dernière visite qu’il voulut bien nous faire, les orphelins qui s’étaient réfugiés au Manoir de Monsabert, en Maine-et-Loire, après la destruction de leurs maisons d’Épron et de Cresserons, ont quitté leur asile provisoire pour regagner notre département. Les plus grands vont aider à la reconstruction du nid d’Épron, tandis que les petits prendront leurs quartiers d’hiver au château de Reviers. (source B. L.)  

 

Mai 1946  -  L’Amérique ne nous oublie pas.  -  La Croix-Rouge américaine vient de faire parvenir à l’Entr’Aide Française, 22 000 pièces de vêtements qui ont été réparties entre des pupilles de l’Assistance Publique, les Orphelins d’Épron et de Neuilly-le-Malherbe, les pensionnaires du Préventorium de Graye et les sinistrés des cantons d’Évrecy, de Troarn, et de Villers-Bocage. (Source B. L.)  

 

Novembre 1946  -  Un enfant est écrasé par un tombereau.  -  A la tombée du jour, un banneau de l’Orphelinat Sainte-Thérèse, conduit par le jeune A. Cavigny, a renversé un enfant de trois ans et demi, Gérard Vaubert qui jouait dans un chemin défoncé d’Epron. Le malheureux bambin eut la tête écrasée par une roue du véhicule. La mort fut instantanée. (Source B.-L.)  

 

Octobre 1947  -    Ceux qu’ils n’attendait pas.  -   Des gendarmes en tournée à Epron apercevaient un individu d’allure suspecte qui leur déclara s’appeler Gronau et travailler à Luc. Trahi par son accent, Gronau dut reconnaître qu’il n’était autre qu’un prisonnier boche employé chez M. Garnier, à Cambes-en-Plaine. (source B.-L.)

 

Décembre 1948  -  Le village de la radio.  -  Épron est désigné " Village de la Radio ". Une émission de radio animée par Jean Nohain dit " Jaboune " servira à récolter des fonds pour reconstruire ce village le plus sinistré de France.

NOTRE NORMANDIE     76    Une Cour de Ferme aux environs d'Harcourt

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