UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ESCOVILLE

Canton de Cabourg

Les habitants de Escoville sont nommés les Escovillais et les Escovillaises


Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La crédulité la plus déplorable règne encore en souveraine dans certaines communes rurales, et il faut bien le dire, il en sera ainsi tant que l'ignorance et la superstition régneront dans les campagnes.

Un trop crédule cultivateur de la commune de Ranville, croit depuis plus de trente années être en butte aux persécutions d'un sorcier, qui ne veut pas quitter le pays et les communes voisines. Les bestiaux et les moutons de cet infortuné cultivateur viennent-ils à mourir du tac ou de la clavée, il pense toujours que c'est le sorcier qui continue son oeuvré de destruction.

Obsédé par celle pensée, le cultivateur dont il s'agit ici, se réveilla dernièrement dans un état difficile à décrire, il avait cru entendre le sorcier entrer dans sa chambre. Il se leva vivement, et saisissant un bâton qui se trouvait à sa portée, il se mit à faire une série de voltes-faces, comme un homme qui voudrait écarter de nombreux assaillants. Enfin, de guerre lasse, exténué de fatigue, la sueur au front, il se décida à se remettre au lit. Le lendemain matin, il se réveilla au milieu de plats, de verres, et de vitres brisés, et mit peut être encore tout ce dégât sur le compte du sorcier.

Il y a environ un an, toute la commune d'Escoville était en rumeur. Une belle nuit, on cria dans ce bourg, que le sorcier était dans le pays. Les paysans s'arment de fourches, de bâtons et de fusils. On fait feu, le sorcier n'est pas atteint. Il charme le feu, s'écrie-t-on de toutes parts.

 « Ne tuez pas cette bête », crie tout à coup une voix effrayée. Le sorcier n'était qu'un taureau, appartenant à un honorable cultivateur du pays.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -   Jeudi dernier, une mort bien regrettable est venue affliger une honorable famille d'Escoville en frappant inopinément un de ses membres, M.LouisViel, cultivateur distingué.

M Viel, qui avait des planteurs de colza à son service, se rendit après dîner, suivant son habitude, dans le champ où étaient ses ouvriers, afin de surveiller leur travail. Comme il se trouvait à une certaine distance des travailleurs, ceux-ci s'aperçurent que leur maître était affaissé dans le champ et ne faisait aucun mouvement, ils coururent à lui et le trouvèrent accroupi et sans connaissance. Ils s'empressèrent de le porter à son domicile, où tous les soins possibles lui furent prodigués, mais inutilement, car il expira quelques heures après, sans avoir pu proférer une parole.

M Viel était un des cultivateurs praticiens les plus expérimentés de la plaine de Caen.

 

Mars 1870   -   Fait divers.   -   Le samedi 12 de ce mois, un accident qui, fort heureusement, n'a pas eu de suite graves, est arrivé le soir, en la commune d'Escoville, au lieu dit la Croix. M. Amos Accard, propriétaire-cultivateur à Hérouvillette, s'en allait chez lui en retour du marché de Troarn. Il était monté en voiture et accompagné de plusieurs personnes qu'il avait fait monter. En entrant dans Escoville, l'une des roues du véhicule passa sur une pierre qui le fit verser. Tous les voyageurs furent précipités sur le sol plus ou moins violemment, mais personne ne fut blessé. Le sieur Accard seul ressentit une vive douleur au bras et eut la manche de son paletot déchirée.     -   Le samedi 12 de ce mois, un accident qui, fort heureusement, n'a pas eu de suite graves, est arrivé le soir, en la commune d'Escoville, au lieu dit la Croix. M. Amos Accard, propriétaire-cultivateur à Hérouvillette, s'en allait chez lui en retour du marché de Troarn. Il était monté en voiture et accompagné de plusieurs personnes qu'il avait fait monter. En entrant dans Escoville, l'une des roues du véhicule passa sur une pierre qui le fit verser. Tous les voyageurs furent précipités sur le sol plus ou moins violemment, mais personne ne fut blessé. Le sieur Accard seul ressentit une vive douleur au bras et eut la manche de son paletot déchirée.  

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Juillet 1873   -  Mort de chaleur.   -   Les chaleurs de la semaine dernière ont occasionné de nombreux accidents, surtout parmi les travailleurs des champs en la commune d’Escoville, une femme qui travaillait pour le compte de M. Vornière, fermier, a été tout à coup frappée d'insolation, à laquelle elle a succombé quelques instants après.  

 

Décembre 1873   -   Fâcheuse rencontre.   -  Dimanche, entre cinq et six heures du soir, deux carrioles, dont l'une était montée par quatre personnes, marchant en sens contraire, se sont rencontrées à l'extrémité du chemin vicinal de Touffréville à Escoville. Le choc qui est résulté de cette rencontre a été si violent que les chevaux des deux voitures ont été tués sur le coup.  L'un deux, d'une valeur de 7 à 800 fr., a eu le poitrail défoncé par un limon. L'une des voitures était conduite par le sieur Fontaine, demeurant à Ranville, et l'autre, par le sieur Chapron, au service du sieur Pierre Malbranche, cultivateur à Sannerville. Personne heureusement n'a été blessé.  

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Septembre 1874   -   Effet de foudre.   -  Pendant l'orage du 23, le tonnerre est tombé dans l'avenue du château de M. Calenge, à Escoville, a brisé un peuplier, puis est ensuite descendu le long d'un orme, auquel il a fait une profonde entaille.  

 

Janvier 1875   -   Ouragan.  -  Le temps, depuis quelques jours, est enfin devenu plus calme, il n'était pas trop tôt. La dernière semaine a vu s'abattre sur nos contrées, d'une façon presque

continue, de terribles ouragans. De toutes parts on ne nous signale qu'arbres déracinés, cheminées renversées, toitures enlevées et débris de toutes sortes jonchant le sol.

On parle, entre autres dégâts sérieux, d'une maison qui se serait écroulée à Démouville et une autre à Hérouvillette. Une troisième maison, celle de la dame veuve Gamare, située sur le coteau de St-Hymer, aurait été renversée par une trombe de vent, engloutissant sous les décombres sa malheureuse propriétaire. Sa mort aurait été instantanée par suite de l'écrasement du crâne.

A Escoville, il existe devant le château une magnifique avenue d'ormes séculaires, d'une énorme grosseur et fortement attachés dans le sol, la violence de la tempête en a cassé et déraciné plus de trente. Dans la vallée de la Dives, où les plantations de peupliers abondent, ces arbres sont abattus en grande partie, il est des propriétés où l'on en compte jusqu'à  quarante qui gisent sur le sol.  

 

Janvier 1877   -  Accident.  -  Le sieur Alphonse Bompain, d'Escoville, chargeait son fusil avec du blé pour tuer des moineaux. N'ayant pas eu la précaution de désarmer son fusil avant de le charger, cette arme partit au moment où il bourrait le canon avec sa baguette, et il reçut toute la charge dans le poignet, les nerfs ont été déchirés par le blé. Depuis le jour de l'accident, son état ne c'est pas amélioré, malgré les bons soins dont il est l'objet, on a des craintes sérieuses, on redoute le tétanos et, pour le moins, l'amputation.

 

Septembre 1877   -  Travaux.  -  M. le ministre de l'instruction publique, des cultes et des beaux arts, a accordé aux communes de Missy et d'Escoville, un secours de 1 000 fr. chacune, pour les aider à la dépense de restauration de leur presbytère.  

 

Janvier 1879   -  La neige et les inondations.  -  Une partie de la France a été pendant plusieurs jours enfouie sous les neiges. Sur beaucoup de points, la circulation a été interrompue.

Dans le Calvados, la ligne de la mer a dû suspendre son service. La neige a atteint dans certains endroits plus de trois mètres de hauteur. Dans un grand nombre de localités, on se plaint que les cantonniers n'aient pas été, dès les premiers jours, envoyés sur les routes pour déblayer. Sur la route de Pont-l'Évêque à Bonnebosq, on nous signale des excavations produites par les eaux, ayant pour cause des puits creusés il y a longtemps pour extraire de la marne ou des moellons, à l'administration des ponts et chaussées de veiller.

Au dire des anciens, il faudrait remonter à cinquante ans pour trouver l'exemple d'une semblable avalanche de neige. Pendant l'hiver 1829-1830, on avait été obligé d'employer des soldats de la garnison de Caen pour tracer des voies sur les routes aboutissant à Caen, les neiges relevées sur les côtés du chemin formaient un talus de 4 à 5 mètres de hauteur. De  distance en distance on avait réservé des espaces pour le croisement de deux voitures. C'est le mardi 7 janvier que la neige a commencé à tomber, il y a cent soixante-dix ans, jour pour jour (le 7 janvier 1709), entre 8 et 9 heures du soir, le vent qui était au midi et à la pluie, tourna subitement au nord et à la neige. Le froid fut tellement intense que le pain et l'eau gelaient auprès du feu, les prêtres à l'autel étaient obligés de faire mettre un réchaud plein de feu à côté du calice qui gelait encore, malgré cette précaution.

Le dégel qui s'est produit va amener des inondations, tous nos cours d'eau débordent. Sur les rives de la Loire, la consternation est grande, des villages entiers sont sous l'eau, à Nantes, plusieurs quartiers sont submergés. Les dégâts sont incalculables. L'évêque de Nantes fait un appel à la charité des fidèles en faveur des victimes des inondations. L'une des plus grandes inondations occasionnées en Normandie par les neiges est celle du 2 février 1508. Tous les cours d'eau débordèrent, la Seine s'éleva à trois pieds au-dessus des rives.  

 

Juillet 1879   -  Secours aux communes.  -  Escoville, travaux d'appropriation de l'école, 500 fr.   -   Bernières-sur-Mer, restauration de l'église, 11 000 fr.   -  Pennedepie, réparations à l'église, 350 fr.   -   Creully, restauration de l'église, 2 000 francs.

 

Juillet 1879   -  Les pluies d’aujourd’hui et les pluies d’autrefois.  -  Dimanche dernier, on a lu dans toutes les églises une circulaire de Mgr  l'évêque de Bayeux ordonnant des prières publiques pour la cessation de la pluie. Il faut remonter à plus d'un siècle et demi, à 1725, pour trouver une année aussi pluvieuse que 1879. 

En 1725, la pluie ne cessa de tomber trois mois durant, on fit également des prières publiques et on promena dans Paris la châsse de sainte Geneviève. La pluie cessa deux jours après. Nous, sommes moins heureux en 1879, car depuis que les prières publiques sont commencées, la pluie tombe de plus belle, sans aucun égard pour les circulaires et les prières épiscopales.  

 

Septembre 1884  -  Le concours de Troarn.    Dimanche au milieu des averses, a eu lieu le concours de Troarn. Les efforts et l'activité de la municipalité méritaient un ciel plus clément. La fête du soir, illuminations, retraits aux flambeaux, pièces d'artifice, a été très réussie. Réussi également le banquet, où le trou normand a été remplacé par six discours. Les lauréats, des médailles de bonne culture sont : MM. Ballière, à Colombelles ; Th. Joly, à St Pair ; Viel, d’Escoville ; Beaudouin , de St-Ouen-du-Mesnil-Oger ; Ricard, de Troarn ; de Vergnolles, à Brèville ; Renaud, de St-Ouen-du-Mesnil-Oger.

 

Mai 1890  -  Abeilles.  -  Dans le Calvados, les ruches d'abeilles devront être éloignées d'au moins dix mètres de la voie publique ou des héritages voisins, et en être séparées par une clôture haute de deux mètres au moins. Dans les champs, elles-devront être à cent mètres au moins de tout chemin ou de toute maison. Les ruches ne pourront être transportées dans les landes, bruyères ou bois, qu'avec une autorisation spéciale du préfet, délivrée sur un avis du conseil municipal. 

 

Mai 1890  -  Malades contagieux.  -  Les enfants atteints de la variole, de la scarlatine et de la diphtérie ne devront rentrer à l'école qu'après 40 jours, pour la varicelle, la rougeole, et les oreillons, 20 jours après. Quant aux enfants atteints de coqueluche, maladie dont la durée et variable, ils ne pourront être admis de nouveau dans les écoles qu'en présentant un certificat  du médecin. 

 

Mai 1890  -  Les effets de la foudre.  -  Dans notre dernier numéro, nous disions que le tonnerre avait tué deux hommes à St-Laurent-du-Mont et une vache à Lébizey. Il a fait encore d'autres ravages à la ferme du Désert, près de Condé, et y a tué cinq bestiaux, trois vaches, un veau et un taureau, appartenant au sieur Cyr, qui exploite cette ferme. Un sixième animal, une vache, a été aussi atteinte par la foudre, mais assez peu grièvement, et l'on a l'espoir de la sauver. La perte, 1 645 fr.

Un cheval appartenant au sieur Giffard, cultivateur à Escoville, a été tué par la foudre. Il était assuré. Trois personnes, à l'abri dans un hangar, ont éprouvé une violente secousse. 

Dernièrement, à Louvières (Orne), pendant la grand'messe, la foudre est tombée sur la flèche du clocher et a troué la toiture du chœur de l'église, ayant rencontré un fil de fer auquel est suspendu un lustre placé au-dessus des chantres, la foudre l'a suivi pour aller tomber sur un jeune homme de 25 ans, qui chantait la messe pour la première fois. La foudre l'a frappé sur l'épaule gauche, et, après avoir mis ses habits en lambeaux, est descendue sur lui par la jambe droite, a fendu son pantalon, fait sauter sa bottine, qui a été aussi réduite en lambeaux, brisé le tabouret qui se trouvait sous lui et l'a renversé à terre grièvement blessé. Un second chantre a été culbuté, les deux autres ont été projetés de côté et d'autre, mais sans accident. Un clerc qui était à genoux sur la marche de l'autel était blessé par la commotion, tandis que le cierge pascal qui se trouvait derrière lui était réduit en miettes. Une panique épouvantable s'est déclarée dans l'église, plusieurs personnes ont été contusionnées à la sortie, tant chacun se pressait de filer. Les dégâts sont évalués à 25 000 fr.  

 

Mai 1897  -  Mort d’un désespéré.  -  Il y a trois semaines, le sieur François Giffard, 60 ans, cultivateur à Escoville, près Troarn, avait tenté de se donner la mort, muni d'un crucifix, il s'était jeté à l'eau, mais, pris de peur, il s'en était retiré. Mardi, il s'est noyé dans la même mare. Malade depuis longtemps, ce malheureux avait perdu tout espoir de guérison. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1898  -  Vol dans un presbytère.   -   Dimanche, pendant la grand'messe, un malfaiteur s'est introduit par escalade dans le presbytère d'Escoville, près Troarn, et s'est emparé de 500 fr. qui se trouvaient dans un secrétaire. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1899  -  La neige.  -  Lundi la neige a tombé partout dans le département et le froid a été très vif. Les arbres à fruits ont souffert. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1899  -  Postes et Télégraphes.  -  L'établissement de facteur-receveur créé à Hérouvillette sera ouvert à partir du 1er avril prochain. La circonscription de ce nouveau bureau postal se composera des communes d'Hérouvillette et d'Éscoville. Afin d'éviter tout retard dans l'acheminement des correspondances, il y aura lieu de ne plus adresser par Ranville celles qui seront à destination de ces deux localités.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1903    -   En émondant un arbre.  -   Le sieur Poisson, âgé de 37 ans, journalier à Bavent, émondait un arbre dans la propriété du maire d'Escoville. Pour ce travail, il s'était attaché au moyen de sa ceinture. Mais, cette dernière étant venue à se rompre, le malheureux fut projeté d'une hauteur de six mètres sur le sol et se brisa la colonne vertébrale. 

Il est mort sur le coup. Il laisse une veuve et deux enfants. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1912  -  M. Louis Cliquet, fermier à Escoville, s'apercevait que, depuis quelque temps, le nombre de ses volailles diminuait sans cesse; en quelques semaines une vingtaine de  poules avaient disparue. Après de longues recherches, il finit par découvrir le coupable : c'était son petit valet, le jeune René Levenier, âgé de 17 ans : ce garçon, qui est peu intelligent, était poussé à commettre ces vols par un nommé Charles Desloges, âgé de 28 ans, journalier à Bavent, qui en profitait : Les deux complices ont avoué en partie les faits.

 

Mars 1912  - Les larcins du petit valet.   -   Louis Cliquet, Fermier à Escoville, s'apercevait que, depuis quelque temps, le nombre de ses volailles diminuait sans cesse, en quelques semaines une vingtaine de poules avaient disparu. 

Après de longues recherches, il finit par découvrir le coupable c'était son petit valet, le jeune René Levenier, âgé de 17 ans ce garçon, qui est peu intelligent, était poussé à commettre ces  vols par un nommé Charles Desloges̃ de 28 ans, journalier à Bavent, qui en profitait. Les deux coupables ont avoué en partie les faits. (Source : Ouest-Éclair)  

 

Mars  1919    -     Citation à l'Ordre du Jour.   -    Deux prêtres du diocèse viennent d'être cités à l'ordre du Jour, ce sont : MM. les curés d'Escoville et de Sannerville.

  -  M. Lepaulmier, Curé d’Escoville : « Lepaulmier, Louis, 2e canonnier servant au 264e R. A, 46e batterie. Infirmier d’un dévouement à toute épreuve, à été depuis le début de la guerre sans cesse sur la position de batterie, a soigné tous les blessés, relevé tous les morts. En particulier le 29 octobre 1918, s’est prodigué sous un violent bombardement, rassurant tout le personnel, et donnant l’exemple du plus grand courage ».

  -  M. Quesnot, curé de Sannerville : « Brancardier d'un courage remarquable et d'un dévouement Inlassable, fréquemment désigné, depuis deux ans, pour des missions périlleuses, a été, en maintes reprises, notamment au cours du bombardement de Craonne pendant la nuit du 17 au 18 avril 1917, un bel exemple du mépris du danger.   ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Octobre 1923  -  La cherté du lait.  - Depuis quelque temps, Mlle Vimont, domestique chez M. Schweitzer à Escoville, s'était aperçue qu'une personne du voisinage venait traire les vaches de son patron. S'étant rendue de grand matin à l'herbage, elle surpris la  femme Guilbert en train de traire l'une des vaches. La voleuse refusa de rendre le lait qu'elle avait soustrait.
Au cours de l'audience, elle prétend que la servante e'est trompée, malgré ses protestations, elle est condamnée un mois d'emprisonnement.  

 

Février 1925  -  Un ivrogne asphyxié à Escoville.  -  Un domestique de ferme, Jean Morvan, au service de M. Pierre Bechec, cultivateur à Escoville, vient d'être victime d'un accident. Morvan qui avait quitté la ferme la veille, ne reparut pas le lendemain. Son patron éton de cette absence se rendit dans la maison isolée il couchait. Il appela à plusieurs reprises Morvan et, n'obtenant pas de ponse ouvrit la porte. Une fumée épaisse le fit reculer. A l'intérieur du local, le feu achevait de consumer divers objets. Le lit était en cendres. C'est alors qu'on aperçut le cadavre de Morvan allongé sur le sol, la tête vers la fenêtre.

Le docteur Delalande de Mondeville constata la mort qui était du à l'asphyxie. On croit que le domestique étant rentré en état complet d'ivresse avait allumé sa bougie et mis le feu son lit.

 

Août 1937  -  Enquête vicinale.  -  Une enquête est ouverte, dans la commune d'Escoville, sur le projet de construction de trottoirs et caniveaux pavés sur le chemin de G. C. n° 37. On pourra prendre connaissance du projet à la mairie du 11 au 21 août. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1939  -  Un grave accident.  -   Vers 15 heures, M. Lechauve, agriculteur, à Escoville, descendait la côte avec sa camionnette, lorsque celle-ci eut une panne. Son employé, M. Chantreuil, 28 ans, sauta sur la route pour aller chercher une pierre, afin de caler le véhicule. A ce moment, il fut renversé 'par l'automobile de Mme Simon, mareyeuse, à Ouistreham. Il à été sérieusement blessé à la jambe et à la tête. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1939  -  Un chauffeur écrase et fuit….  -   M. Gallet, 58 ans, ouvrier d'usine, rentrait à bicyclette de son travail, lorsqu'il fut renversé par une' automobile et sérieusement blessé. Il a porté plainte contre le conducteur de la voiture, qui a pris la fuite.

La gendarmerie de Troarn enquête.   (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1942   -   Pour les prisonniers.    -   A Escoville, la grande fête au profit des prisonniers de la commune aura lieu dimanche prochain 27 septembre.

A 10 h. 15, messe en musique, remise d'une gerbe au Monument aux Morts ; à 14 h., Kermesse : jeux divers, carrousel, attractions. Comptoir d'alimentation, frites normandes, gâteaux, cidre nouveau. Vente aux enchères de moutons, porcs, porcelets, volailles etc..., Légumes, tabac, vins fins, et quantité de produits alimentaires. Tirage de nombreux lots au profit des Oeuvres de guerre.

 

Mars 1943   -   Dans les mairies.   -   L' « Officiel » a publié un arrêté portant dissolution du Conseil municipal de Cottun. La composition de la délégation spéciale instituée dans cette commune est la suivante : président, M. Osmont ; membres : MM. Groult, Lamoureux. Il publié également un arrêté déclarant démissionnaire d'office de leurs fonctions. MM. Viel, maire d'Escoville ; Savary, maire de Planquery et Mézel, adjoint au d’Ecrammeville.  

 

Mars 1945  -  Les engins de guerre abandonnés font de nouvelles victimes.  -  A Escoville, MM. Jules Daniel, 33 ans, manœuvre à Venoix, et Pierre de Ernaga, 26 ans, commis boucher, ont sauté sur une mine alors qu’ils travaillaient dans un champ. L’un et l’autre ont été mortellement blessé.  (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Les projets de reconstruction et d’aménagement seront établis dans les communes dont les noms suivent : Saint-Martin-de-Tallevende, Saint-Manvieu, Escoville, Saint-Pierre-la-Vieille.  (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1945  -  Nos fusils de chasse….  -  Des formules d’enquête relatives aux armes et munitions déposées à la mairie par ordre des autorités allemandes, peuvent être retirées, 16 rue Pasteur (bureau des renseignements). (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    6 juin, férié.    Le 6 juin a été officiellement déclaré jour férié pour les administrations publiques et les écoles du Calvados. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    Un violent incendie à Escoville.    Un sinistre dont les causes sont inconnues a pris naissance dans un hangar appartenant à M. Paul Viel, éleveur. En un quart d’heure, le bâtiment qui abritait 100 tonnes de foin et du matériel agricole a été la proie des flammes. 1 200 000 frs de dégâts. (source : Le Bonhomme Libre)

ESCOVILLE   -  L'Église

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