UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ESTRÉES - la - CAMPAGNE

Canton de Bretteville-sur-Laize  

Les habitants de la commune sont les ...


Décembre 1846   -  Cour d'assises du Calvados.  -  Dans les premiers jours du mois de décembre 1845 Jean-Armand Lerebours, né à Montchauvet, âgé de 21 ans, charpentier, demeurant à Laroque, entra comme apprenti chez le sieur Bourrée, charpentier à Estrées.

Un soir, le sieur Bourrée plaça son gilet à la tête de son lit, il y avait dans l'une des poches une somme de cent dix francs. Trois ou quatre jours après il s'aperçut qu'on lui avait volé dix francs, Bourrée soupçonna Lerebours.

Vers la fin du même mois, une nouvelle soustraction fut commise dans la maison Lerebours y était resté seul, ce qui fit que son maître le soupçonna de nouveau, le lendemain, Lerebours partit sans prévenir le sieur Bourrée. Celui-ci fut alors plus convaincu que jamais. Il partit pour St-Vigor-Des-Mézerets où était allé Lerebours, et l'ayant trouvé, il lui reprocha le vol et obtint l'aveu de sa culpabilité. Lerebours a néanmoins été acquitté. ( source : Journal de Honfleur)

 

Novembre 1847  -  Nouvelles locales.   -   On lit dans le Journal de Caen du 12 novembre :

Nous avons encore à signaler aujourd'hui des pratiques infâmes qui peuvent compromettre la santé, la vie même des marins, cette partie de la société d'autant plus digne d'une juste sollicitude qu'elle est impuissante à résister au mal qui la menace. »

Il existe dans la commune d'Estrées un individu qui achète, à bas prix, les animaux atteints de maladies incurables et contagieuses, il reçoit même les animaux morts, quelque soit leur état, les débite et les sale.

La viande ainsi préparée est livrée au commerce et particulièrement vendue à Honfleur, où, sans doute, elle est donnée pour nourriture aux matelots de ce port, qui font la navigation au long-cours.  Nous espérons que les autorités locales s'empresseront de réprimer cette coupable industrie.

Nous recommandons aux administrateurs du port de Honfleur, par lequel ces marchandises s'écoulent, d'en surveiller l'entrée, et aux négociants, que cela intéresse à un si haut degré, à se tenir en garde contre une fraude qui explique le discrédit dans lequel sont tombées les salaisons de notre pays. (source : Journal de Honfleur)

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Jeudi, 1er de ce mois, vers cinq heures du matin, un incendie s'est déclaré dans la commune d'Estrées-la-Campagne, et a détruit un meulon de fourrages et la plus grande partie des bâtiments d'exploitation, remplis de récoltes, de la ferme exploitée par M. Bacon et appartenant à M. Lechevallier, ancien avoué à Falaise. La cause de ce sinistre est inconnue. 

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La poste, ne pouvant égaler la vitesse de la télégraphié, essaie au moins d'accroître la rapidité des correspondances.

Dans ce but, les facteurs ruraux vont être autorisés à prendre le chemin de fer toutes les fois qu'il conduira aux communes qu'ils ont à desservir, Nous applaudissons franchement à cette mesure, qui apportera une grande célérité dans la correspondance et qui améliorera la situation pénible des facteurs qui desservent la campagne.

 

Février 1894  -  Mouvement de la population.  -  D'un rapport inséré au Journal officiel, il résulte qu'il y a eu dans le Calvados en 1892, 8 616 naissances ; 10 672 décès ; 3 054 mariages et 89 divorces, excédent des décès, 2 056. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1894  -  Le froid.  -   L'hiver nous est revenu brusquement cette semaine. Mardi matin le thermomètre marquait 4 degrés au-dessous de zéro et mercredi 6 degrés.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1894  -  Mort accidentelle.  -  Mercredi, à Estrées-la-Campagne, la nommée Aimée Robbe, ancienne domestique, 75 ans, a été trouvée asphyxiée dans sa maison. On présume que cette malheureuse s'est endormie sur sa chaise et que sa chaufferette a communiqué le feu à ses vêtements que l'on a trouvés en partie brûlés. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1894  -  Une leçon.   -  Un incident des plus tristes s'est passé à Estrées-la-Campagne. Le curé était en désaccord avec l'un de ses paroissiens. Le vieillard tomba malade.  Cet homme refusa-t-il les secours de la religion, ou le prêtre ne voulut-il pas les lui administrer ? Nous ne savons. 

Le vieillard meurt et le curé, après en avoir référé à l'évêché, refuse de l'inhumer. C'est donc civilement qu'a eu lieu le convoi, suivi par toute la population. Au cimetière, les assistants se sont agenouillés et, d'une voix émue, ont récité le « Pater » pour ce malheureux rejeté du sein de l'Église. Quelle leçon ! (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Coups mortels.  -  Nous avons annoncé l'arrestation de Victor Hubert , ancien entrepreneur à Estrées-la-Campagne, pour coups ayant occasionné la mort de sa femme. Voici de nouveaux détails : Victor Hubert a 37 ans. Très souvent, lorsqu’il rentrait chez lui, il trouvait sa femme ivre-morte et rien de prêt pour le repas. 

L'autre soir, la femme Hubert ne pouvait plus rentrer lorsque son mari rentra. Après quelques mots de colère, celui-ci donna à sa femme une gifle et un coup de pied, qui l’envoya rouler à terre. 

Après lui avoir demandée à monter à sa chambre, il alla soigner ses chevaux. En rentrant, il trouva sa femme, tombée au pied de l'escalier qu’elle avait voulu descendre. Il la remonta et la coucha sans s’en préoccuper autrement. 

Le lendemain matin, la femme râlait et expierait. Hubert prévenait alors le maire et demandait un médecin. Celui-ci refusait le permis d'inhumer et le parquet était prévenu. 

A la suite de l'autopsie, Hubert fut arrêté. La petite fille des époux Hubert, âgée d'une dizaine d années, a été recueillie par des parents en attendant qu'il soit statué, sur son père qui se défend d'avoir voulu tuer sa femme. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1896  -  L’affaire.  -  Il y a six semaines, le sieur Hubert, ancien entrepreneur à Estrées-la-Carapagne, en rentrant chez lui le soir, trouva sa femme ivre-morte, étendue sur le sol. Il la releva et lui donna un soufflet et un coup de pied au bas des reins. La femme Hubert tomba la tète la première le long de la muraille. 

Montée à sa chambre, elle voulut redescendre et dégringola toutes les marches de l'escalier, au bas duquel elle tomba, se faisant à la base du crâne une lésion des plus graves. Elle se releva néanmoins et sortit dans la cour où elle roula sur le fumier. Son mari la releva, la transporta sur son dos dans sa chambre et la coucha. Le lendemain matin, Hubert s'aperçut que sa femme était morte. Une enquête fut ouverte. Le médecin-légiste constata que les coups portés par le mari à sa femme n'avaient aucune relation directe avec la mort de celle-ci, qui avait succombé a une congestion cérébrale. Elle était alcoolique au plus haut degré. Le tribunal de Falaise a condamné Hubert à deux mois. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Brûlé vif.  -  Le sieur Prosper Jardin, maçon, conseiller municipal d'Estrées-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, a été trouvé tombé dans son feu. Il était entièrement carbonisé. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Tombée dans un trou.   -   Dimanche, à Estrées, la nommée Augusta Girois, femme Butor, 47 ans, de Bretteville-le-Rabet, a été trouvée morte, la tête en bas dans un trou au bord de la route. La veille, les époux Butor avaient bu ensemble à Estrées et s'étaient quittés vers 9 heures du soir, la femme ne voulant pas rentrer. On suppose qu'elle est tombée où on l'a trouvée et que, n'ayant pu se relever, elle a succombé à une congestion.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Le repos du dimanche.   -   Heureux du succès obtenu, un certain nombre d'employés ont manifesté dimanche, un peu bruyamment, leur contentement. Des cris ont été poussés devant des magasins qui se disposaient à fermer.

Le comité invite les employés au calme : c'est par la persuasion et non par l'intimidation qu'ils arriveront à un résultat.

Nous prévenons nos lecteurs de ne pas venir acheter le dimanche après midi à Caen, car, les principaux magasins étant fermés, ils trouveraient visage de bois.

— Les boulangers n'ont pas pu encore s'entendre pour fermer de 2 à 7 heures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Les récoltes.   -   Elles ont belle apparence. Les foins bien récoltés sont en abondance, mais ils conserveront leur prix par suite du manque de regains. — Pour les pommes, il y a du pour et du contre. On croit généralement à une récolte au-dessous de la moyenne. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1899  -  Manœuvres.  -  Le 5e est allé faire trois jours de manœuvres de régiment à Langannerie, Mézières, Estrées-la-Campagne et Cintheaux. Le bataillon du 36e en garnison à Falaise représentait l'ennemi. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Accident causé par une automobile.   -   Le sieur Fontaine, cultivateur à Estrées-la-Campagne, suivait la route de Caen, revenant à Estrées. Il était monté dans sa voiture et n'aperçut pas une automobile qui venait à sa rencontre. Surpris par les appels de trompe,  les chevaux eurent peur. Le sieur Fontaine voulut descendre et tomba si malheureusement qu'une roue lui passa sur le corps, il eut un bras et une jambe brisés. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Concession de Mines.  -   Les demoiselles de Mecflet, domiciliées à Estrées-la-Campagne ; les sieurs de Mecflet, sous-intendant militaire à Reims ; Pierre Tastemain, industriel ; Victor Mullois, pharmacien ; Adolphe Pouettre, courtier de commerce, domiciliés à Caen, sollicitent une concession de mines de fer sur le territoire de Saint-Germain-le-Vasson, Fontaine-le-Pin, Grainville-Langannerie, Estrées-la-Campagne, Soumont-St-Quentin, Ouilly-le-Tesson, Potigny, Bons-Tassilly, Olendon, Epaney, Perrières et Sassy, arrondissement. de Falaise. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Arrestation mouvementée.  -  Les agents des contributions indirectes de Langannerie ont pincé en flagrant délit de fraude le sieur Hubert, d'Estrées-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, au moment où il entrait dans sa cour avec un chargement de sept fûts, renfermant 261 litres d'eau-de-vie de cidre. 

Avant même que le sieur Hubert eut quitté son siège, ils s'emparèrent de la bride du cheval, mais le sieur Hubert, surpris, sauta de sa voiture, entra chez lui et revint armé de son fusil. Après une lutte de trois quarts d'heure, revolver au poing, les commis ne purent sauver qu'un seul fût, Hubert ayant défoncé les six autres à coups de hachette, il a été arrêté. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Mort dans l’église.  -    Le sieur Paul Bacon, 75 ans, propriétaire à Estrées-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, est mort d'apoplexie en arrivant dimanche, à sa place, à l'église pour assister à la messe. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   Accidents.  -  Un domestique du sieur Louis Bardel, maire de Mesnil-Mauger, est tombé sous les roues d'un banneau qui lui a scalpé la tête : c'est miracle qu'elle n'ait pas été broyée.

— Le sieur Bordel, employé comme mécanicien chez un entrepreneur de battage, à Villy, près Falaise, a eu le pied pris dans sa machine et en tombant s'est fracturé deux côtes.

— La jeune Germaine Bisson, servante à Estrées-la-Campagne, près Bretteville-sur-Laize, a été grièvement blessée à la figure par la manivelle d'un puits où elle tirait de l'eau.

— La demoiselle Marguerite Legoubin, 22 ans, servante de ferme à Saint-Martin-de-Mieux, près Falaise, allait donner à manger à un cheval, quand l'animal, qu'elle n'avait pas  l'habitude de soigner, lui lança en pleine figure, une ruade qui l'envoya rouler à terre.

— La voiture faisant le service de la poste a renversé, le soir, à Ouistreham, le jeune Rival, 7 ans, écolier, demeurant chez ses parents. Le pauvre enfant a eu deux doigts de la main droite écrasés. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1902  -  Exploits de brigands.  -  Des malfaiteurs restés inconnus, au nombre de deux ou trois, se sont introduits, dans la nuit de samedi à dimanche, dans une maison sise à Estrées-la-Campagne, qu'habitaient M. Denize, cultivateur, et sa fille, âgée de 27 ans. Les malfaiteurs, qui devaient être au courant des habitudes de la maison, savaient que M.  Denize couchait dans son écurie avec son domestique, tandis que sa fille couchait seule dans une chambre du premier étage. Après avoir brisé une vitre d'une des fenêtres du rez-de-chaussée, ils sont allés directement surprendre dans son sommeil Mlle Denize, l'ont bâillonnée et mise dans l'impossibilité de se défendre en l'attachant à la couche de son lit ; comme leur victime cherchait encore à leur résister, ils la frappèrent brutalement au visage. Dérangés sans doute à ce moment, ils se sont enfuis sans rien emporter. M. Denize passe dans le pays pour très avare et très riche ; il ne soupçonne personne, et rien jusqu’ici n'est venu mettre la gendarmerie sur la piste de ces hardis malfaiteurs.

 

Mars 1903  -  Mines de fer.  -  Le représentant de la société d'études minières de Basse-Normandie, M. Bernard, administrateur, vient de solliciter la concession de mines de fer sur  le territoire des communes de Bretteville-le-Rabet, Estrée-la-Campagne, Grainville-Languannerie, Ouilly-le-Tesson, Rouvres et Urville sur une superficie de 12 kilomètres carrés environ. Le prix offert pour la propriété tréfoncière est de 15 centimes hectares.

 

Septembre 1903  -  Imprudence d’une enfant.   -  La jeune Germaine Lesaulnier, 3 ans, demeurant chez sa mère, à Éstrées-la-Campagne, près Langannerie, étant entrée dans la cour du sieur Doré, s'est approchée du chien enchaîné, qui l'a mordue cruellement à la figure. Aux cris poussés par la pauvre enfant, on accourut et on la tira des pattes de l'animal. L'état de la jeune Germaine Lesaulnier est grave.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1911  -  Cambrioleur d'églises   -  Alfred Bunel, 25 ans, journalier, alors au service des époux Quernet, cultivateurs à Cintheaux, quitta sans motif ses patrons. Dénué de ressources, il résolut le lendemain de s'en procurer en cambriolant l'église d'Estrées-la-Campagne, qu'il savait isolée. Au début de l'après-midi, il escalada le mur du cimetière, brisa un vitrail et pénétra dans l'église.   Dans la sacristie, il commença par boire du vin blanc et s'empara d'un calice, d'un ciboire, d'un ostensoir, d'une custode, de burettes, d'une sonnette, le tout en argent, et d'un ostensoir en métal argenté.   Puis, pris d'une sorte de rage, il mit littéralement l'église à sac et commit de graves dégradations. Il brisa  notamment le retable de l'autel et lacera des ornements et du mobilier. Il emporta son butin et le cacha dans une maison abandonnée où on le retrouva.

On ne tarda pas à soupçonner Bunel, qui était, dans le pays, surnommé le " sorcier" parce qu'il prétendait s'occuper de magie et de sortilèges. Après avoir nié d'abord, il a fini par  tout avouer.   Les renseignements sur son compte sont défavorables, il a des antécédents judiciaires.   Bunel est condamné à cinq ans de travaux forcés et cinq ans d'interdiction de séjour.

 

Novembre 1911  -  L'auteur du saccage sacrilège de l'église de d'Estrées-la-Campagne, est identifié : il s'agit d'un ancien novice trappiste, chassé du monastère et féru de magie noire, qui voulait s'assurer les bonnes grâces de Satan pour devenir sorcier.

 

Mars 1916  -  Délits de chasse.  -  Depuis très longtemps les familles Fournaiseau et Hubert, demeurant à Estrées-la-Campagne, vivent en très mauvaise intelligence. Dernièrement,  Fournaiseau dénonça son voisin comme braconnier incorrigible et ce dernier fut condamné. Aussitôt Mme Hubert s’en fut à la gendarmerie, reprochant également à Fournaiseau des fait de chasse pour lesquels il attrapa 40 francs d’amende à la dernière audience correctionnelle, mais de son coté Fournaiseau n’a pas perdu de temps : dés le 15 mars il vit son  voisin chassant au furet avec un domestique sur la propriété de M. le marquis d’Assy. Ils étaient accompagnés d’un boulanger de Langannerie. Il en rendit immédiatement compte à  la gendarmerie qui a verbalisé.    -  Depuis très longtemps les familles Fournaiseau et Hubert, demeurant à Estrées-la-Campagne, vivent en très mauvaise intelligence. Dernièrement,  Fournaiseau dénonça son voisin comme braconnier incorrigible et ce dernier fut condamné. Aussitôt Mme Hubert s’en fut à la gendarmerie, reprochant également à Fournaiseau des fait de chasse pour lesquels il attrapa 40 francs d’amende à la dernière audience correctionnelle, mais de son coté Fournaiseau n’a pas perdu de temps : dés le 15 mars il vit son voisin chassant au furet avec un domestique sur la propriété de M. le marquis d’Assy. Ils étaient accompagnés d’un boulanger de Langannerie. Il en rendit immédiatement compte à la gendarmerie qui a verbalisé.    -  Depuis très longtemps les familles Fournaiseau et Hubert, demeurant à Estrées-la-Campagne, vivent en très mauvaise intelligence. Dernièrement, Fournaiseau dénonça son voisin comme braconnier incorrigible et ce dernier fut condamné. Aussitôt Mme Hubert s’en fut à la gendarmerie, reprochant également à Fournaiseau des  fait de chasse pour lesquels il attrapa 40 francs d’amende à la dernière audience correctionnelle, mais de son coté Fournaiseau n’a pas perdu de temps : dés le 15 mars il vit son voisin chassant au furet avec un domestique sur la propriété de M. le marquis d’Assy. Ils étaient accompagnés d’un boulanger de Langannerie. Il en rendit immédiatement compte à la gendarmerie qui a verbalisé.  

 

Février 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Ces jours derniers, le froid a été un peu moins rude. Le thermomètre a remonté et le baromètre a descendu. Puis ils sont repartis en sens inverse. C'est tout de même le dégel, espérons-le. Mais un dégel sans pluie n'est jamais bien sincère. Il est donc dit que les hivers de guerre sont forcément des hivers froids. On  n'a  pas oublié celui si terrible de 1870 –71 ! L'hiver de 1917 aurait pu lui faire concurrence s'il avait commencé quelques semaines plus tôt. A présent, nous marchons vers le Printemps, les jours ont déjà rallongé pas mal et dans  l’après-midi le soleil commence à chauffer. Mais, c'est égal, cette année le proverbe pourrait bien mentir qui assure que « Jamais février n'a passé sans voir groseillier feuillé ». 

 

Février 1917  -  Allô ! allô !.  -  Si vous désirez téléphoner avec les départements limitrophes, l'administration des postes vous fait signer un papier dans lequel vous vous engagez à ne fournir aucun renseignement concernant la défense nationale. Dans le cas où vous violeriez cette clause, on vous couperait... devinez quoi ? Pas la tête, ce que vous mériteriez  pourtant, mais simplement la communication. A la bonne heure ! voila, un régime vraiment paternel !

 

Août 1917  -  Arrestation.  -  Le nommé Marie Ernest, Journalier à Bretteville-sur-Laize, redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.   redevable envers l'État de 145 fr. 15, pour frais et amendes de diverses condamnations pour ivresse, et dans l'impossibilité de payer, a été arrêté par la gendarmerie de Grainville-Langannerie, alors qu'il se trouvait à Estrées-la-Campagne, et écroué à 1a Maison d'arrêt de Falaise, pour y subir la contrainte par corps.  

 

Janvier 1928  -  Blessé par un cheval.  -  Mlle Juhel, servante chez M. Eugène Martin, a été renversée dans la cour de la ferme par un cheval et dans sa chute, elle s'est fracturé le bras gauche. Le docteur Lallier lui a ordonné un long repos.    

-  Mlle Juhel, servante chez M. Eugène Martin, a été renversée dans la cour de la ferme par un cheval et dans sa chute, elle s'est fracturé le bras gauche. Le docteur Lallier lui a ordonné un long repos.    

-  Mlle Juhel, servante chez M. Eugène Martin, a été renversée dans la cour de la ferme par un cheval et dans sa chute, elle s'est fracturé le bras gauche. Le docteur Lallier lui a ordonné un long repos.  

 

Janvier 1937  -   Un grave accident d’auto.  -  Un accident de la circulation dont les causes ne sont pas encore établies s'est produit hier, sur le territoire de la commune d'Estrées-la-Campagne. Il était 14 h. 30 lorsque deux automobiles roulant sur la route de Caen à Falaise entrèrent brutalement en contact au hameau de Quesuay. 

Les conducteurs des véhicules furent dégagés par des automobilistes de passage qui prévinrent la gendarmerie de Potigny et un médecin. Celui-ci fit aussitôt transporter dans une clinique, de Caen les blessés qui sont : MM. Mathis, charcutier à Potigny et Ribordi, 36 ans, représentant à Carpiquet, qui est le plus gravement atteint, il a une fracture d'une jambe et une blessure à une épaule. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1938  -  L’alcool qui tue.  -  Ainsi que nous l'avions annoncé, les magistrats du Parquet de Falaise sont venus mercredi à Estrées, dans le but d'élucider les circonstances  dans lesquelles était morte la veuve Rétif, née Marie Lenoble, 44 ans, ménagère en cette commune.

La défunte vivait depuis plusieurs années, avec un ancien fonctionnaire des Eaux et Forêts, retraité, prés de l'église d'Estrées, dans une petite maison.

Tous deux buvaient souvent, et sans ménagement. Lundi soir, la veuve Rétif était ivre lorsqu'elle se coucha.

Dans la nuit, elle se leva, mais ne put aller jusqu'à la porte. Elle tomba dans le couloir de la maison et resta étendue sur le sol, n'ayant que sa chemise pour tout vêtement.

Lorsque son compagnon s'aperçut de ce qui s'était passé, la femme était glacée, privée de sentiment. Elle mourut sans avoir repris connaissance.

Le médecin, appelé à constater le décès, ayant refusé le permis d'inhumer, les gendarmes de Potigny furent appelés et procédèrent à une enquête de laquelle, il semble ressortir que la veuve Rétif n’était peut-être pas tombée toute seule. Mais l'autopsie, pratiquée par le docteur Cailloué, conclut a une mort due a une congestion. (Source  : Le Moniteur du  Calvados)  

 

Juin 1939   -   Les dégâts de l’orage du 7 juin.  -  Voici quelles sont, après une première estimation, le montant des dégâts causés dans quelques communes du canton de  Bretteville-sur-Laize par la tornade du 7 juin : Moulines, 300 000 francs ; Barbery, 1 million ; Bretteville-sur-Laize, 700 000 francs ; Gouvix, 500 000 fr. ; Urville, Saint-Germain-le-Vasson, chacune 100 000 fr. ; Cauvicourt et Saint-Sylvain, chacune 2 millions ; Cintheaux, 800 000 fr. ; Rouvres, 900 000 fr. ; Maizières, 1 million ; Grainville, 600 000 fr. ; Bretteville-le-Rabet, 400 000 fr. ; Soignolles, 250 000 fr. ; Le Bù-sur -Rouvres, 100 000 fr, ; Estrées-la-Campagne, 300 000 fr. ; Fresnay-le-Vieux, 300 000 fr.

Aucune estimation n'a pu encore être faite pour la commune de Ouilly-le-Tesson, qui a également beaucoup souffert.

Ajoutons que dans le canton de Thury-Harcourt, les estimations suivantes ont été faites : communes de Cesny-Bois-Halbout, 600 000 tr. ; Acqueville, 10 000 fr.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1939  -  Un cheval est tué par un camion   -   Vers 7 h. 30, Jean Suscet, 26 ans, chauffeur, demeurant à Courseulles, se dirigeait vers Caen, conduisant un camion chargé de pierres, pour le compte de la Société des Carrières de l'Ouest.

Au lieu de Quesnay, il aperçut deux chevaux qui se trouvaient sur les bernes, l'un à droite, l'autre à gauche.

En arrivant à la hauteur des animaux, ceux-ci se placèrent devant le camio. L'un d'eux fut renversé et tué sur le coup.

Le propriétaire de l'animal, M. Maurice Van Heule, cultivateur à Estrées-la-Campagne, a fait l'objet d'un procès-verbal pour divagation d'animaux.

Son préjudice est de 7 000 fr. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour  faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu  d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.  

 

Février 1944    -   Fait divers.   -    Rentrant chez lui en moto, M. Ernest Verbeke, cultivateur à Estrées-la-Campagne, est entré en collision avec une vache échappée d'un herbage à M. P. Letellier. Sérieusement blessé à la tête. M. Verbeke a été porté sans connaissance dans une clinique de Caen.  

 

Décembre 1946  -  Des récoltes brûlent à Estrées-la-Campagne.  -   Un incendie que l’on attribue à une main criminelle a entièrement détruit durant la nuit, une meule de cent quintaux d’avoine appartenant à un cultivateur de la commune, M. Émile Catherine. Le préjudice estimé à 100 000 fr. est couvert par une assurance. Les pompiers de Grainville-Langannerie, aidés par quelques habitants, ont réussi à protéger des meules voisines et un matériel de battage. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Août 1947  -    Les renards.    M. Raphaël Verbecke, lieu du Quesnay, à Estrées-la-Campagne, s’est plaint aux gendarmes qu’en trois semaines cinquante volailles ont disparu de sa basse-cour. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Septembre 1947  -    Un véhicule brûle à Estrée-la-Campagne.    Des étincelles échappées d’un tracteur ont provoqué l’incendie d’une remorque chargée de paille, appartenant à M. Armand Verbeke. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Septembre 1947  -    Une vieille habitude.    Les gendarme ont appréhendé une demi douzaine de prisonniers boches pour vol de grains chez Mme Verbeke, à Estrée-la-Campagne. L’un d’eux, Rudolph Zerbe, au service de M. Dubrem, à Soumont-Saint-Quentin, servait d’intermédiaire pour écouler la marchandise. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

ESTRÉES-LA-CAMPAGNE   -   L'Église

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