UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ÉTREHAM 

Canton  de  Ryes

Les habitants de la commune sont des Etréhamais, Etréhamaises

Février 1842  -   Nouvelles locales.   -  M. Jacques Dubosq, maire d'Etreham, a vendu ces jours derniers à M. Seigle, boucher à Bayeux, quatre bœufs superbes. Deux de ces animaux, qui sont surtout remarquables, seront pendant les jours gras exhibés a travers nos rues, à la curiosité du public pour être ensuite offerts à l’appétit des consommateurs. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Mars 1842  -   Cour d’Assises du Calvados.   -   Durant l'année qui vient de s'écouler, deux vols d'argent furent successivement commis dans l'écurie du château de Juaye au préjudice d'un sieur Marie-Alexis, domestique.

Un troisième vol d'argent fut encore commis postérieurement aux deux autres, dans une écurie d'Étreham, au préjudice d'un sieur Valentin ( Noël ) journalier de cette commune.

Le voleur, qui n'était autre que le nommé Phocas Deloincourt, de Bayeux, subira, vu l'admission de circonstances atténuantes, une peine de trois années d'emprisonnement. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Assises du Calvados.   -   A l'audience de jeudi dernier comparaissait un jeune homme de notre ville, Pierre-Etienne Seigle, boucher, dont on s'est entretenu depuis quelque temps, et qu'une accusation de faux avait mis sous le coup de la justice.

Voici le résumé de cette affaire qui a eu pour l'accusé un dénouement favorable, grâce à de bons antécédents et à l'indulgence du jury :

Dans le mois de janvier dernier, l'accusé acheta de M. Dubosq, maire d'Etréham, pour 2 650 francs, quatre bœufs dont deux lui furent livrés de suite, Il devait payer ces deux bœufs au moment de la livraison des deux autres.

A l'approche des jours gras, Seigle retourna chez son vendeur, mais il n'avait pas d'argent, et comme M. Dubosq paraissait tenir fortement à ses conditions, il imagina de fabriquer un faux mandat par lequel M. Couespel, en sa qualité d'administrateur des hospices de Bayeux, était censé inviter le receveur de ces hospices à payer au sieur Dubosq une somme de 2 600 fr. pour le compte de Seigle, en raison de fournitures faites par Seigle à l'hôpital, fournitures qui, en réalité, s'élevaient à peine à 600 francs.

A l'aide de ce billet, Seigle espérait capter la confiance du sieur Dubosq, et obtenir à crédit la remise des deux derniers bœufs. Il le présenta au sieur Dubosq avec une lettre portant la signature de M. Couespel qu'il avait également fabriquée pour faire croire de plus en plus à la sincérité du mandat.

Dubosq ne tarda pas à reconnaître la fausseté de ces deux pièces, et Seigle, arrêté bientôt, n'en a pu nier ni la fabrication ni le criminel usage. Quoiqu'il en soit, les excellents antécédents de Seigle, la franchise de ses aveux et la vivacité de son repentir ont milité victorieusement pour lui et il a été rendu à la liberté. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   « Le Moniteur » a publié, d'après les tableaux de recensement, considérés comme seuls authentiques, à partir du 1er novembre 1842, la population de chacun, des départements de la France.

Le département du Calvados compte aujourd'hui 496 198 habitants, répartis comme i! suit : arrondissement de Caen, 139 777 ; de Vire, 88 488 ; de Bayeux, 80 784 ; de Lisieux, 68 313 ; de Falaise , 61 163 ; de Pont-l’Évêque, 57 673.

La population de la France toute entière se trouve être de 34 millions 194 875 habitants.

En 1836, elle était de 33 540 910, d'après le dénombrement fait par les intendants en 1700, elle était alors seulement de 19 669 320. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique meteore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.  

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   On annonce la mort de M. l'abbé Le Conte, curé d'Etreham, décédé le 26 janvier dernier. Né en 1798, M. Le Conte fut ordonné prêtre en 1834, et curé d'Etreham en 1839.  

 

Novembre 1873   -   Le choléra.   -   La mort continue à frapper les enfants, du reste, cet état de choses n'existe pas seulement dans le Calvados. Le préfet de Seine-et-Oise vient de publier un rapport qui constate que la mortalité, dans ce département, était de 60 à 70 pour cent sur les enfants.

 

Novembre 1873   -   Pronostics.   -  Depuis quelques jours, de nombreuses oies sauvages qui émigrent devant l'hiver passent sur notre ville, C'est dit-on, l'indice d'un froid rigoureux.

 

Novembre 1873   -   Misères de la guerre.   -  Le Journal officiel publie le rapport relatif à la répartition de la somme de 211 950 719 fr 35, votée par l'Assemblée nationale pour réparation des dommages subis par suite de l'invasion, par les individus, les villes, les communes et les départements envahis pendant la guerre. Le Calvados, dont 78 communes ont été envahies, se trouve compris dans cette répartition pour une somme totale de 205 190 fr. Le montant des pertes totales subies par ces 78 communes était de 675 164 francs.

 

Novembre 1873   -   Injures et menaces  de mort.   -  Le sieur Victor Vauthier, cultivateur à Etreham, canton de Trévières, aperçut un individu en train de chasser sur sa ferme. A une demande de justification de sa présence en ce lieu, l'individu se serait reculé d'un pas, et, armant son fusil, aurait couché en joue le sieur Vauthier. Celui-ci n'aurait eu que le temps de se précipiter sur l'arme et de désarmer l'inconnu. Loin de s'en tenir à ce premier méfait, l'individu s'emporta en menaces contre le sieur Vauthier et en injures contre le garde champêtre, qui constata que cet individu était le sieur Duval, horloger à Tour, près Bayeux.  

 

Mai 1881  -  Profitez de la leçon.  -  Des bruits calomnieux sont répandus depuis quelque temps contre des personnes honorables d’Etreham. Nous nous étonnons que des faits de ce genre se passent encore dans cette commune. On se rappelle, encore que dernièrement le tribunal de Bayeux condamnait le sieur Talvast, d'Etreham, et sa femme, chacun à 50 fr. d'amende et 50 francs de dommages-intérêts pour diffamation envers les époux Gaudien. C'est une leçon dont d'autres devraient bien faire leur profit.

 

Octobre 1881  -  Désarmement.  -  M. Vautier, maire d'Etréham, vient d'être suspendu de ses fonctions pour avoir parlé de la gendarmerie « en termes grossièrement injurieux ». C'était, parait-il, un maire qui n'aimait pas à se déranger pour ses administrés, car il avait fermé la salle de la mairie à clef et emporté le cachet chez lui. Dimanche, il est venu à la mairie rapporter tout cela. C'est ce qu'on a appelé, dans le pays, le désarmement de l'ancien maire.  

 

Novembre 1881  -  L’hiver.  -  D'après de récents avis des diverses, agences météorologique les plus dignes de foi, l'hiver de cette année sera l'un des plus rigoureux du siècle, du commencement de décembre à la mi-février, le froid serait très vif, la neige est déjà apparue dans l’Est de la France. Elle est tombée dimanche à Lisieux.

 

Novembre 1881  -  Instruction primaire.  -   Un décret porte que chaque commune va recevoir une subvention extraordinaire destinée à lui rembourser la somme qu'elle doit prélever sur ses revenus ordinaires pour la gratitude de l'instruction.

 

Novembre 1881  -  Révocation.  -  La sieur Vautier, maire d'Etreham, déjà suspendu de ses fonctions pour injures à la gendarmerie, vient d'être révoqué par décret.  

Mai 1887  -  Les monuments historiques de l'arrondissement de Bayeux. -  Jeudi dernier, a paru au Journal Officiel, la loi nouvelle sur la conservation des monuments et objets d'art ayant un intérêt historique et artistique.

A la suite, figurait le tableau de ces monuments et objets. Nous en extrayons le relevé en ce qui concerne l'arrondissement de Bayeux :

Monuments du Moyen-age, de la Renaissance et des temps modernes :

Asnières. — Église. -  Bayeux. — Cathédrale Notre-Dame ; Chapelle du séminaire ; Tapisserie de la reine Mathilde dans la bibliothèque ; Maison dite du Gouverneur, rue Bourbesneur ; Maison rue Saint-Malo, n° 4 ; Maison rue des Cuisiniers, n° 1 ; Maison place de la cathédrale. -  Saint-Loup de Bayeux. — Église. -  Bricqueville. — Église. -  Campigny. — Tour de l'Église et tombeaux dans la chapelle sud. -  Colleville-sur-Mer. —  Église. -  Colombiers-sur-Seulles. — Tour de l'église.

Etréham.   Église.  

Formigny. —  Église. -  Louvières. —  Église. Marigny. —  Église.Ryes. —  Église. -  Tour. —  Église. -  Ver-sur-Mer. — Tour de l'église.

Dans la partie de la loi concernant les monuments mégalithiques de la Basse-Normandie, on cite le Menhir de Colombiers-sur-Seulles.

 

Octobre 1890  -  Vol important.  -  La semaine dernière, à Etreham, un malfaiteur s'est introduit par effraction chez la dame Courbaron, cultivatrice, et a volé dans une armoire une somme de 490 fr.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1892  -  Découverte de cadavre.  -  La semaine dernière, on a découvert dans un puits, à Etréham, le cadavre d'une petite fille de 3 ans, vêtu convenablement. Un tablier d'enfant et  un mouchoir contenant deux cailloux pesant environ 3 kilos étaient liés autour du cadavre. On se trouve donc en présence d'un crime. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1892  -  Le crime d’Etreham.  -  Le 3 mars dernier, on découvrait dans un puits, à Etreham, le cadavre d'une petite fille de 3 ans, avant d'y être jetée, elle avait subi un attentat à la pudeur. L'instruction fit découvrir que l'enfant d'une fille Eugénie Lemaignan, 33 ans, servante à Cottun, avait disparu. Celle-ci avait déclaré avoir mis son enfant en nourrice et avait même donné le nom d'une femme que l'enquête a reconnu faux. Se sentant traquée, la fille Lemaiguan s'est constituée prisonnière à Bayeux. Elle a fait une déclaration qui laisserait croire qu'un individu avec lequel elle vivait ne serait pas étranger au crime. Depuis lors, Eugénie Lemaignan est revenue sur sa déposition, mais on n'en espère pas moins voir son complice tomber bientôt entre les mains de la justice. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1900   -   Violation de sépulture.  -  Procès-verbal a été dressé contre la femme Perrée, demeurant à Etreham, près Trévières, pour violation de sépulture. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1900   -   Disparition d’un facteur.  -   Le sieur Richard Le Révérend, facteur rural à Bayeux, parti lundi matin pour faire sa tournée habituelle, n'a pas reparu. 

Il s'est présenté au château d'Étréham et y a remis le courrier, depuis ce moment, on a perdu sa trace. Le Révérend avait l'habitude de traverser la rivière sur une passerelle faite de deux planches vermoulues. On a constaté qu'une d'elles était rompue, on suppose qu'elle s'est brisée sous le poids du facteur et que celui-ci, tombé dans l'eau, s'est noyé.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1900   -   Découvertes de cadavres.  -    Le cadavre en putréfaction d'un homme, paraissant âgé de 35 à 40 ans, portant le costume d'un marin, a été trouvé au Home-Varaville, sur le bord de la mer. Le corps a séjourné trois ou quatre semaines dans l'eau.

On n'a trouvé aucun papier permettant d'établir l'identité du malheureux noyé. 

— On a trouvé dans l'Aure, à Étrèham, le cadavre du sieur Le Révérend, 28 ans, facteur rural du bureau de poste de Bayeux, dont nous avons annoncé la disparition dans notre avant-dernier numéro.

Le malheureux était porteur de plusieurs lettres et d'une somme de 80 francs lui appartenant. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1900   -   Mutilation d’animaux.  -  Des inconnus ont mutilé, la nuit, deux veaux de 15 à 18 mois, au pacage dans un herbage et appartenant au sieur Victor Aublet, cultivateur à Étreham, canton de Trévières. 

L'un d'eux a eu le jarret droit de derrière coupé jusqu'à l'os et il a fallu l'abattre ; le deuxième a eu une coupure plus légère au jarret gauche. Le sieur Aublet estime sa perte à 170 fr. C'est, parait-il, la deuxième fois en une semaine que pareil acte de vengeance se produit. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1900   -   Rêves de jeunes filles.  -  Jusqu'à ce jour, les officiers ne pouvaient se marier qu'avec des femmes leur apportant 25 000 francs de dot. Maintenant, il leur est loisible d'épouser des jeunes filles n'ayant que leur vertu pour apanage. 

Depuis, les jeunesses pauvres ne rêvent que pantalons rouges, comme si nous étions encore au temps où les rois épousaient des bergères. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1908  -  Pour la forme.  -  Le pourvoi de la femme Augustine Le Vivier, ménagère à Etreham, arrondissement de Bayeux, condamnée à mort aux dernières assises du Calvados, pour avoir martyrisé et fait mourir, à force de mauvais traitements, sa belle-fille, âgée de 8 ans, a été rejeté, « pour la forme », par la cour de cassation

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Ducy-Sainte-Marguerite : Clocher de l'église ; Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " 

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie. 

 

Mars 1916  -  Suites tragiques d’un vol.  -  A Etreham, canton de Trévières, on a découvert, ces jours-ci, dans un puits voisin de la route, la cadavre d'une dame Thérèze, 36 ans, journalière en cette commune. Cette femme était disparue depuis plusieurs jours déjà, et elle avait glissé sous la porte de M. Lebreton, épicier-débitant, une lettre dans laquelle elle déclarait qu'elle se donnait la mort pour échapper à des poursuites judiciaires, dont elle était passible pour vol.

 

Juin 1918  -  Décoration.  -  M. Clément Marie, sergent au génie, fils de l'entrepreneur d'Etreham, a été cité à l'ordre du régiment pour avoir, avec ses sapeurs, tenu l'ennemi un échec pendant quatre jours et l'avoir repoussé le 4 mai par une vigoureuse contre-attaque. C'est la troisième citation dont ce militaire est l'objet.

 

Janvier 1939   -   Un journalier terrorisait sa fillette de 11 ans.   -   Un journalier d'Étreham, René Huet, âgé de 37 ans, a été arrêté par les gendarmes de Port-en-Bessin, sous l'inculpation d'attentats aux mœurs sur la personne de sa fille âgée de 11 ans. L'origine de ces faits criminels monstrueux remonterait à deux ans environ.

La fillette n'avait jamais rien osé dire, car son père l'avait menacée de la tuer si elle parlait, et la  malheureuse mère, qui a cinq autres enfants plus jeunes, ne s'était doutée de rien jusqu'à maintenant. Pourtant, mardi soir, elle vit son mari et sa fillette sortir de la cave et leur attitude lui parut bizarre. Elle profita de l'absence du père qu'elle semblait craindre et interrogea longuement la fillette.

Mme Huet eut, le lendemain, une violente explication avec son mari : celui-ci, à son tour, la menaça de mort si elle parlait et se laissa aller à la frapper brutalement. La malheureuse épouse s'enfuit du domicile conjugal et se réfugia chez des amis. Dès le lendemain, elle se rendit auprès des gendarmes de Port-en-Bessin qui se rendirent aussitôt à Étreham et commencèrent leur enquête.

L'enfant ne tarda pas à leur passer des aveux complets.

Le père, interrogé à son tour, rejette sur l'ivresse la responsabilité de ses crimes. Il avait préparé, dit-il, une corde pour se pendre dans la cave. Le père indigne a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à Caen. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  On est jamais trahi que par les siens.  -  Mme Michel Lefrançois, cultivatrice à Etreham, avait constaté depuis quelque temps qu'on lui dérobait des fagots de bois et que des volailles disparaissaient de sa basse-cour.

Ayant des soupçons sur la probité de son employée, la femme Daguet, née Marie Auvray, 49 ans, elle fit exercer une surveillance qui bientôt porta ses fruits, car la femme Daguet était surprise au momentelle quittait la ferme chargée d'un fagot.

Les gendarmes de Tréviéres interrogèrent la voleuse qui opposa les plus vives dénégations jusqu'au moment son mari, cuisiné lui aussi eut reconnu les faits. Elle avoua alors.  

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandy.  -  Lors du débarquement de Normandie, Étréham est bombardée le 8 juin 1944 par les troupes américaines du régiment de la 1re division d'infanterie surnommé la "Big Red One" débarquées à Omaha Beach. La commune est libérée le 9 juin et 600 soldats allemands sont faits prisonniers. Le mont Cauvin, une butte de la commune, servira de premier dépôt de carburant aux Alliés jusqu'à la prise du port de Cherbourg et sa remise en service.

 

Décembre 1947  -  V’la l’facteur.  -  Depuis le 15 décembre, la commune d’Etreham qui était desservie par le bureau de poste de Maisons, est rattachée à celui de Tour-en-Bessin. (Source : Le Bonhomme Libre)

Étréham (Calvados)   -   Hameau Ville, Route de Trévières

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