UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FERRIÈRE - au - DOYEN

Canton de Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des ...


Juin 1840   -   Agriculture.  -  La campagne continue à se montrer sous le plus bel aspect. Les blés du canton de Caumont et de quelques communes de celui de Balleroy, sont un peu clairs, mais dans les autres parties de l'arrondissement, ils sont magnifiques.

Sous peu de jours, les épis commenceront à paraître. Les avoines printanières s'annoncent bien, et les orges, confiées à la terre depuis peu de temps, lèvent passablement, malgré la sécheresse.

Depuis quelques jours, les colzas sont entièrement défleuris, et la graine paraît devoir être abondante, eu égard au nombre de plantes qui ont survécu aux gelées de mars. Nous n'avons pas entendu dire que le puceron ait attaqué cette plante.

Quant aux pommiers, ils continuent à donner les plus belles espérances. Les pommes précoces sont assurées presque partout. A côté d'un pommier chargé de fruits naissants, on en admire plusieurs autres couverts de fleurs magnifiques. Tout le monde s'accorde à dire et à espérer que la récolte du cidre sera abondante.

Le temps est toujours beau et sec. Les herbages et les prairies ont besoin d'eau, mais les blés et les pommiers n'en réclament pas instamment. La terre avait été tellement abreuvée par les grandes pluies de l'hiver, que la sécheresse n'a guère eu d'influence qu'à la surface du sol et à une profondeur peu considérable. Le peu d'eau qui est tombée dans le courant de mai a maintenu les terres labourables dans un état tel que les cultivateurs ne se plaignent pas qu'elles soient beaucoup trop sèches. ( Source : L’Indicateur de Bayeux.)

 

Novembre 1845   -   Cour d’Assises du Calvados.  -  Audience du 19. Jacques Calbris, âgé de 26 ans, journalier, né et demeurant à Vassy, était accusé d'avoir, au mois de juin dernier, commis un attentat à la pudeur, avec violence, sur une servante de la même commune. Il a été acquitté.

— Pareil crime était reproché au nommé Julien Leliévre, cultivateur à la Ferrière-au-Doyen. Déclaré coupable d'avoir, le 5 juin dernier, commis un attentat à la pudeur, avec violence, sur une fille Drieux de la même commune, il a été, vu l'admission des circonstances atténuantes, condamné seulement à 13 mois de prison. (Source  : Journal de Honfleur)

 

Avril 1868   -   Un accident.   -   Un affreux malheur est arrivé lundi dernier dans la commune de la Ferrière-au-Doyen. Les époux Filleul laissèrent seule, pendant quelques instants, leur mère âgée de 82 ans, on l'attachait par précaution dans son fauteuil devant la cheminée. Pendant l'absence de ses enfants, la veuve Filleul, en voulant faire probablement un mouvement, est tombée dans le feu. Quand les époux Filleul rentrèrent, leur mère avait cessé de vivre, le corps était horriblement carbonisé, la figure, la poitrine et les bras étaient littéralement en charbon.  

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Mai 1877   -  La fin du monde.  -  Nous venons de passer un hiver affreusement remarquable par son humidité, et nous aspirons tous au beau temps pour nous sécher. C'est sans doute à tort, car une nouvelle prédiction vient de paraître et elle n'a rien de rassurant pour ceux qui sont crédules. Un membre de l'Académie des sciences annonce que notre planète va probablement être mise en poudre à la suite de tremblements de terre qui auront lieu au cours du mois de juin. Comme vous le voyez, la fin du monde est proche. C'est la millième fois au moins qu'elle est annoncée. En attendant ne vous faites pas de mauvais sang, il est bien probable qu'il en sera de même cette fois comme des autres.

 

Mai 1877   -  Cheval tué.  -  Le domestique de M. Chatel, marchand de grains à Saint-Martin-des-Besaces, revenait vers 11 heures du soir de Caen, avec une voiture chargée, fatigué, il s'était assis sur le derrière de la voiture et s'y était endormi. Tout alla bien jusqu'à la côte du Mêlerot, territoire de la commune de La Ferrière-au-Doyen, mais à la descente, qui est très rapide, le cheval de limon ne put retenir la voiture, dont la mécanique n'était pas serrée, et un des chevaux de devant s'étant trouvé embarrassé dans les traits, tomba, et une des roues lui écrasa les jambes. Le pauvre animal, estimé 800 fr., a dû être abattu.  

 

Mars 1878   -  Animaux nuisibles.  -  Les sangliers ont fait leur réapparition dans les environs de Saint-Pierre-du-Fresne. Samedi, les gardes, en chassant un renard, qu'ils ont tué avec six renardeaux, ont suivi les traces d'une laie qui avait mis bas dans un fourré du bois, en la commune de la Ferrière-au-Doyen. La mère a pu échapper, mais quatre marcassins sur six, dont se composait la famille, ont été tués. La laie, au dire des chasseurs, pèse de 120 à 140 kilogrammes.

 

Juillet 1878   -  Travaux.  -  Le Ministre a accordé à La Forrière-au-Doyen 1 000 fr. pour réparer l'église.  

 

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Incendie.  -  Dimanche l'après-midi, les époux Massard, propriétaires à la Ferrière-au-Doyen, quittaient leur domicile, avec plusieurs gens de journée, pour aller faner. Avant de partir, leur gendre, qui fumait un cigare, étant entré dans une chambre et s'étant approché du lit, une étincelle de son cigare sauta sur les couvertures et détermina un commencement d'incendie qui n'a heureusement causé que 200 fr. de dégâts. 

 

Avril 1879   -  Secours.  -  Le Gouvernement a bien voulu accorder des secours aux communes ci-après : Guéron, pour établissement d'une école mixte, 1 500 francs ; Bernesq, pour construction d'école, 1 300 francs ; la Ferrière-au-Doyen, pour construction d'une école mixte, 9 800 francs ; Montviette, travaux aux écoles, 1 600 francs. A la fabrique de l'église de Luc-sur-Mer, 260 francs ; à la fabrique de l'église d'Ammeville, 300 fr., pour achat d'objets mobiliers.  

 

Juin 1888  -  Mort imprévue.  -  La femme Désirée-Léon Lerebourg, 32 ans, journalière à La Ferrière-au-Doyen, a été trouvée morte au pied de son lit. Les renseignements recueillis ont fait connaître que la mort était le résultat de blessures que cette femme se serait faite en tombant d'une échelle, ou des mauvais traitements que son mari aurait exercés sur elle, mais aucune preuve de cette dernière version n'a été fournie jusqu'ici aux gendarmes chargés de l'enquête.  

 

Juin 1888  -  Mort mystérieuse.  -  Nous avons dit qu'une femme Désirée Lerebourg, âgée de 32 ans, ménagère à La Ferrière-au-Doyen, avait été trouvée sans vie au pied de son lit. Le médecin de Caumont, ayant été appelé pour constater le décès, remarqua sur le corps des traces de coups et des plaies, il refusa de donner un certificat pour inhumer. L'autopsie du cadavre de la femme Lerebourg a été faite parle docteur Bisson, qui a conclu à une mort pouvant avoir été occasionnée par les mauvais traitements que Lerebourg faisait subir depuis longtemps à sa femme et aussi aux excès de boisson auxquels cette femme se livrait. Lerebourg, après avoir été maintenu à vue pendant deux ou trois jours, a été ensuite relaxé.  

 

Avril  1919    -     Rejet de demandes de concessions de mines.   -   Par décret en date da 11 avril 1919, est rejetés les demandes de MM. Jean et Georges Hersent et Jules Drouet, Pierre Saint-Léger, en concession de mines de fer sur les territoires des communes de Jurques, Saint-Pierre-de-Fresne, La Ferrlère-au-Doyen, les Loges, Cahagnes. Saint-Jean-des-Essartiers, Dampierre, St-Ouen-des-Besaces, Brémoy, arrondissement de Vire, département du Calvados. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1928   -   Bébé brûlé vif.   -   A la Ferrière-au-Doyen, canton d'Aunay-sur-Odon, Mme Noëlle Dubuisson, ménagère, obligée d'aller soigner son fils, confiait son petit-fils,  Roger, 10 mois, à la garde de sa fillette, Maria, 11 ans.

À peine était-elle partie que la jeune Maria accourait pour lui dire qu’une étincelle du foyer venait de mettre le feu au berceau. En effet, Mme Dubuisson trouvait le pauvre enfant grièvement brûlé au visage. Il expirait peu après.

 

Janvier 1940  -  Deux blessés dans un accident d'auto à La Ferrière-au-Doyen.  -  Le 8 janvier, M. Halley. demeurant au Havre, accompagné de sa fille, Mlle Marie Halley, d'une parente, Mme Gloaguen et de la fille de cette dernière, la petite Renée, âgée de quatre ans, revenait de Douarnenez. L'auto roulait à une assez grande vitesse quand, arrivée près du pont Desaunay, situé sur le territoire de la commune de la Ferrière-au-Doyen, endroit la route accuse un virage assez brusque, l'auto se trouva tout à coup déportée sur la berne gauche et, dans une forte embardée, alla du côté droit échouer dans le fossé. Par le choc, M. Halley fut assez grièvement blessé et la petite Renée eut un bras fracturé. Tous les deux furent aussitôt transportée dans une clinique à Caen.

L'auto a subi un assez grave dommage.

 

Juin 1947  -    Des bois en feu dans le bocage.    un incendie s'est déclaré dans les bois du château de Saint-Pierre-du-Fresne appartenant à M. du Perrier de Larssan. le sinistre qui fut découvert par M. Auguste Marie, garde-particulier, serais dû à la malveillance ou à une imprudence.

Quelques jours après, le feu a pris naissance, à la Ferrière-au-Doyen, dans les bois de la Valacière, occasionnant des dégâts sur une superficie d'une vingtaine hectares. (Source B.-L.)

 

janvier 1973  -  La Ferrière-au-Doyen est une ancienne commune du Calvados, associée à Saint-Martin-des-Besaces. Elle est peuplée de 89 habitants.

La Ferrière-au-Doyen (Calvados)   -   L'Église

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