FIRFOL

Canton de Lisieux-1

Les habitants de la commune de Firfol sont nommés les Firfolais et les Firfolaises.


Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Juillet 1875   -   Les orages.  -  Un violent orage, moins terrible cependant que celui du 7, est encore venu s'abattre vendredi sur Lisieux. En quelques minutes, plusieurs rues ont été remplies d'eau et transformées en autant de torrents. Bon nombre d'habitants, redoutant une nouvelle inondation, ont passé debout une partie de la nuit, suivant attentivement le cours de nos rivières et la progression de l'eau, Dieu merci, leur vigilance a été superflue, les rivières se sont bien sensiblement gonflées, mais n'ont pas débordé, du moins dans l'intérieur de la ville. Si ce nouvel orage n'a causé aucun désastre dans Lisieux, il n'en a pas été de même dans les plaines à l'est de la ville, à L'Hôtellerie, Firfol, etc…., etc. Là, les récoltes ont été fort endommagées, les blés ont été renversés, roulés, et l'on cite entre autres une pièce de blé de 14 hectares complètement perdue. L'ouragan du 7 avait respecté les récoltes des plaines, l'orage du 16, les a compromises.

 

Juillet 1875   -   Les inondations.  -  L'état des pertes éprouvées dans le Calvados par suite de l'inondation n'ont pas encore était dressé.

Voici, relativement aux inondations du Midi, des chiffres officiels : 600 personnes environ ont péri ; 6 900 maisons ont été détruites ; les pertes s'élèvent à presque 100 millions de francs.

— Elles sont ainsi réparties : Haute-Garonne, 29 000 000 de francs ; Lot-et-Garonne, 24 300 000 fr. ; Tarn-et-Garonne, 13 690 000 fr. ; Ariège, 7 739 408 francs ; Aude, 9 319 900 fr, ; Gironde, 3 000 000 fr. ; Landes, 2 900 000 fr. ; Gers, 2 100 000 fr. ; Hautes-Pyrénées, 1 000 000 f.

La France n'est pas seule éprouvée. On écrit de plusieurs points de l'Angleterre que les pluies sont les plus fortes qu'on ait subies depuis dix ans. Les récoltes sont menacées.

— Une correspondance annonce que la ville de Calcutta (Amérique du Sud), a entièrement disparu par un tremblement de terre, ainsi que les riches village qui l'entouraient. Le nombre des morts s'élève de 10 à 15.000.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Firfol, travaux à l'église 80 fr.

 

Avril 1883  -  Une maison trop bien gardée. –  Mercredi, à Firfol, le nommé Félix Vautier, 33 ans, Colporteur de mercerie et sourd-muet de naissance, se présentait chez la dame Daufresne, pour lui vendre des marchandises. Le soir, il revint frapper pour demander à coucher. Le sieur Daufresne et son domestique Laisné, âgé de 18 ans, croyant que c'était un malfaiteur, s'armèrent chacun d'un fusil. Lainé tira deux coups dont l'un perça la boite du colporteur.

 

Mai 1888  -  A vérifier.  -  Petite enquête à faire sur le fait suivant : A Firfol, on aurait profité de l'ivresse d'un électeur pour lui changer son bulletin.

 

Octobre 1890  -  Les voleurs d’églises.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, d'audacieux voleurs se sont introduits dans l'église de Firfol. Ces individus ont brisé une vitre pour pénétrer dans le temple. Le tronc de la Vierge a été presque entièrement dévalisé, les voleurs ont enlevé 20 fr. 60 centimes ont été retrouvés dans un coin du tronc. (Source B-N)

 

Février 1892  -  Attaques nocturnes.  -  L'autre lundi, vers 8 heures du soir, deux jeunes gens, le domestique du sieur Pichard, de Firfol, et celui du sieur Lerable, de Glos, ont été attaqués par deux charretiers sur la route de Paris, aux environs du lieu dit « la Correspondance ». Les deux domestiques, qui venaient à Lisieux, rencontrèrent les deux voitures. Le conducteur de l'une d'elles heurta assez violemment le domestique du sieur Pichard, et sans aucun motif lui envoya un coup de poing et deux coups de fouet qui le blessèrent assez sérieusement. Quant au domestique du sieur Lerable, il se sauva à toute jambes. (Source B-N)

 

Mars 1892  -  Les voleurs de presbytères et d’églises.  -  Dimanche, pendant la messe, des malfaiteurs se sont introduits dans le presbytère du Pré-d'Auge. Ils ont pris 38 cuillers en métal blanc. Ils ont dérobé dans un placard, non fermé, un flacon en cristal de Baccarat, dans lequel se trouvait un peu d'eau-de-vie de vin. Ils l'ont rempli avec du rhum et de l'eau-de-vie de cidre qui se trouvaient dans deux autres flacons, et sont ensuite sorti par une croisée. 

— Des malfaiteurs restés inconnus ont pénétré, à l'aide d'escalade et d'effraction, dans l'église de Firfol et se sont emparés de 17 à 20 fr.   (Source B-N)  

 

Décembre 1895  -  Une vieille affaire.  -  Au mois de novembre, les nommés Loir et Gascoin étaient condamnés à chacun deux mois de prison et 50 fr. d'amende pour avoir fureté sur la propriété de M. Fleuriot. Le garde affirmait les avoir vus. Les époux Blanvillan, aubergistes à Firfol, prétendaient que c'était impossible parce que les deux hommes n'avaient pas quitté leur cabaret. Loir et Gascoin sont allés en appel et en cassation. Le jugement ayant été confirmé, le tribunal de Lisieux vient de condamner, pour faux témoignage, Louis Blanvillan à six mois de prison, sa femme à trois mois de la même peine. (source B. N.)  

 

Septembre 1897  -  Meurtre.  -  Dans la nuit de jeudi à vendredi, à Firfol, deux journaliers, occupés à une machine à battre chez le sieur Daufresne, se sont pris de querelle. L'un d'eux, Auguste Armand dit Morel, 62 ans, berger à Ouilly-du-Houlley, a été frappé par sou adversaire avec une telle brutalité qu'il a succombé à ses blessures. Le jour même, l'individu qui l'a frappé quittait le pays avec la machine. (source B.N.)  

 

Septembre 1897  -  Meurtrier arrêté.  -  Nous avons relaté dans notre dernier numéro que le sieur Auguste Armand dit More, 62 ans, berger à Ouilly-du-Houlley, avait succombé aux suites d'un coup de pied dans le bas-ventre que lui avait porté un employé d'une machine à battre chez le sieur Daufresne, à Firfol. Le meurtrier, Alphonse Baron, est arrêté, il est engreneur chez le sieur Bonnier, à Duranville, près Thiberville (Eure). (source B.N.)

 

Septembre 1915  -  Ce que nous mangerons l’an prochain.  -  C'est en ce moment que va se décider, en grande partie, le sort de la prochaine récolte. La question des semailles est une question vitale, et si, à la rigueur, le premier venu, ou le second, peut ramasser une gerbe et la battre, lorsqu'il s'agit de préparer la terre et de l'ensemencer, c'est une autre affaire. A ce sujet, M. Blaisot, député, a écrit au ministre de l'agriculture, qui lui a répondu. Il résulte de leur correspondance qu'on va essayer d'accorder des permissions de labours et de semailles, de préférence à des cultivateurs. Espérons qu'on y parviendra. Il parait que, pour la moisson, on envoyait des notaires, des rémouleurs et des professeurs  d'académie. Si ça recommençait pour les semailles, nous serions exposés, l'an prochain, à récolter des choux rouges au lieu de blé chicot et à faire de la galette de Sarrazin avec des navets d'hiver.

 

Novembre 1915  -  Ou est la vache ?  -  Une vache de 300 fr., à Mme Pilon, cultivatrice à Firtol, près Lisieux, a disparu, la nuit, d'un herbage où elle était au pacage. On croit qu'elle a été volée. 

 

Juillet 1931   -   Inauguration de l’électricité dans l’église de Firfol.   -   Le dimanche 26 juillet aura lieu dans l'église de Firfol, l'inauguration de l'éclairage électrique sous la présidence de M. l'archiprêtre Hugonin, curé-doyen de Saint-Pierre de Lisieux.

La grand'messe aura lieu à 10 heures (heure ancienne), et sera célébrée par M. l'abbé Bouvet, curé d'Ouilly-du-Houlley, desservant de la paroisse, ancien vicaire de St-Pierre-de-Lisieux.
Un groupe de musiciens prêtera son concours à la cérémonie.

A 3 h. et demie, vêpres solennelles et bénédiction de l'installation électrique.
A l'issue des vêpres, un vin d'honneur sera offert par le Conseil municipal aux généreux donateurs, à leurs invités et aux anciens combattants.
 

 

Mars 1934  -  Collision de camions.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 heure, un camion automobile conduit par le chauffeur Plantard, et chargé de huit tonnes de tôles, se rendait de Paris à Coutances, lorsqu'il fut heurté sur la route nationale par un autre camion venant en sens inverse. Ce second camion, appartenant a M. Guyon, entrepreneur de transports, était chargé de huit tonnes de peaux bruts qu'il devait transporter à Paris. Dans le choc, la direction du camion de M. Guyon a été rompue et le camion déporté sur la gauche vint s'écraser sur le talus du fossé. 

M. Guyon et le chauffeur qui l'accompagnait, ont eu beaucoup de mal à sortir de leur fâcheuse position, mais ils n'ont eu heureusement que des contusions sans gravité. Les dégâts matériels sont importants.  

 

Avril 1947  -  La ruée vers l’est.     Les gendarmes ont appréhendé à Firfol, deux prisonniers allemands évadés de la ferme de M. Bonnard, cultivateur à Fierville-la-Campagne. (Source B.-L.)

FIRFOL  (Calvados)   -   Église et Mairie  

FIRFOL (Calvados)

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