UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FONTAINE - ÉTOUPEFOUR 

Canton de Évrecy

Les habitants de la commune sont des Stoupefontainois, Stoupefontainoises


Novembre 1841   -   Cour d’assises du Calvados.   -  Michel Heudier, garçon meunier à Fontaine-Etoupefour, étant dans une position fort gênée, avait soumis à la fois à deux polices d'assurances les chétifs bâtiments dont il était le propriétaire, et de la valeur desquels il avait fait une déclaration exagérée. Pour prêter à ses exagérations une apparence de vérité, il avait indiqué comme lui appartenant un appartement contigu au sien et qui était la propriété d'une veuve Fougère. Dans la nuit du 14 au 15 août, l'incendie se manifesta sur plusieurs points de l'habitation de Heudier.

La rumeur publique l'avait signalé déjà comme l'auteur du sinistre dont il n'était pas la seule victime.

Aux débats, l'incertitude n'a pas été un seul instant permise. Déclaré coupable, même sans admission de circonstances atténuantes, Heudier a été condamné à la peine de mort. Au moment où l'on prononçait la condamnation, le jury stupéfait s'est levé tout entier, en disant que c'était par erreur de sa part qu'Heudier était condamné à la peine capitale, que sans la persuasion où il était que le crime d'incendie n'était puni que de la peine des travaux forcés à temps, il eût admis en sa faveur des circonstances atténuantes. La cour n'a pu que s'associer aux égards du jury, mais force lui a été d'appliquer la loi toute entière . Seulement elle a promis d'appuyer auprès du roi un recours en grâce qui a été immédiatement signé par MM. le jurés. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Assises du Calvados.   -   Le nommé Pierre-Marie Hervé, âgé de 18 ans, domestique, né à Saint-Eonan, demeurant à Fontaine-Etoupefour, convaincu d'avoir, le 22 septembre dernier, dans une maison de cette commune, volé, à l'aide d'escalade et d'effraction intérieure, de l'argent et une montre d'or, au préjudice des époux Ledanois, a été condamné à six années de réclusion.

Quoique fort jeune, Hervé a de fâcheux antécédents. Dans le courant de janvier dernier, il a été condamné à six mois de prison pour escroqueries. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1847   -  Nouvelles locales.  -  L'incendie du Bon-Sauveur a coûté au sieur Capron, de Fonfaine-Etoupefour, la perte de sa ferme et de tout son mobilier.

Les domestiques, appelés par les lueurs de l'incendie, laissèrent imprudemment une chandelle allumée, les uns disent piquée sur une table d'autres disent dans un fanal placé sur de la paille, et l'on sait ce que sont ces fanaux souvent en bois et toujours regorgeant de suif. Quoiqu'il en soit, le feu s'est communiqué à la paille et a bientôt embrasé la maison, quand les habitants du village sont accourus sans aucuns moyens, du reste, les secours étaient devenus inutiles. ( source : Journal de Honfleur)

 

Juillet 1866   -   Un incendie.   -   Un incendie, qui aurait pu avoir des suites assez considérables et qui doit être attribué à l'imprudence d'un domestique, a éclaté lundi matin, sur les sept heures et demie, dans une boulangerie et un pressoir y attenant, appartenant à la ferme de M. le marquis de Bec de Lièvre, louée à M. Charles Brée, à Fontaine-Etoupefour.

Grâce à la direction du vent et à la promptitude des secours apportés par les habitants de Fontaine, de Verson et d'Eterville, qui ont rivalisé de zèle dans cette circonstance, les dommages ont été peu considérables.

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Le dimanche 11 juillet dernier, jour de la Saint-Martin, fête patronale à Fontaine-Etoupefour, le sieur Leseigneur, âgé de 23 ans, en taillant du pain pour sa soupe, s'est enfoncé son couteau dans le corps. L'instrument ayant dévié, a lésé dangereusement les poumons. L'état de ce malheureux est désespéré.  

 

Janvier 1871   -  Fait divers.   -  Par arrêté en date du 3 février 1871, un congé de 2 mois est accordé pour cause de santé à Mlle Lerouilly, institutrice à Fontaine-Etoupefour. Mlle Legastebois est désignée pour suppléer Mlle Lerouilly, pendant la durée de son congé.

Par le même arrêté, le sieur Léon Caraby, pourvu du brevet de capacité, est nommé instituteur adjoint à Bonnebosq, école désignée par le Conseil Départemental pour avoir un fonctionnaire de cet ordre.

 

Mars 1873   -   Incendie.   -  Un incendie à éclaté dans la commune de Fontaine-Etoupefour, canton d'Évrecy, chez le sieur Charles Marie, journalier. Le feu s'est communiqué à la grange du sieur Marescal et à la maison du sieur Leterrier (locataire Jean Gouville). Le dommage est évalué à 3.000 fr. tant en meubles qu'immeubles. On ignore la cause de ce sinistre.  

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Mars 1874   -   Débits clandestins.  -  La gendarmerie a constaté l'existence, à Fontaine-Etoupefour, canton d'Évrecy, de deux débits clandestins tenus : l'un par le sieur François Lhôtellier, l'autre par le nommé Charles Marie, épiciers. 

— Procès-verbal a été également rédigé contre la femme Simon, pour avoir ouvert, a Maisoncelles-sur-Ajon, un débit de boissons.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Fontaine-Etoupefour, travaux à la remise de la pompe à incendie, 50 fr.

 

Août 1878   -  Secours.  -  Le Ministre de Instruction publique vient d'accorder les secours ci-après pour construction ou appropriation des bâtiments scolaires, savoir : Mittois, 3 200 Fr. ; Estry, 3 000 fr. ; Rocquancourt, 2 800 fr. ; Les Oubeaux, 2 700 fr. ; Feuguerolles-sur-Seulles, 1 200 fr. ; Fontaine-Etoupefour, 1 200 fr. ; Sannerville, 700 fr. ; Beaumais, 600 fr. ; St-Marc-d'Ouilly, 530 fr. ; Mondrainville, 400 fr. ; St-Aubin-d'Arquenay, 400 fr.

 

Novembre 1879  -  Dons et subventions.  -  Les secours suivants ont été accordés aux communes ci-après : Ryes, mobilier d'église, 300 fr.  -  Saint-Aubin-d'Arquenay, école mixte, 1 380 fr.  -  Courseulles, restauration de l'église, 1 000 fr.  -  Saint-Aubin-sur-Mer, école de garçons, 3 900 fr.  -  Fontaine-Etoupefour, école des filles, 1 000 fr.  -  Bernières-le-Patry , école de garçons, 8 300 fr.  -  Courson, logement pour l'institutrice, 1 100 fr.  -  Saint-Martin-de-Tallevende, école mixte, 630 fr.  -  Neuville, école de garçons, 3 000 fr.  -   Mesnil-Caussois, mobilier d'église, 300 fr.  -  Rully, école de garçons, 600 fr.  -  Viessoix, école de garçons, 10 000 fr.  

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage 1épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument  perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc  dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des  pertes.  

 

Janvier 1891  -  Trop parler cuit.  -  Le femme Marie Clérembault, 29 ans, et la fille Ernestine Thomasse, 16 ans, demeurant à Fontaine-Etoupefour, possédaient un billet-réclame de 100 fr.  de la Panamine-Rozière qu'elles résolurent de passer comme un billet de la Banque de France. La fille Thomasse essaya de le faire prendre par un épicier de la rue du Moulin, à Caen. N'ayant pas réussi, la femme Clérambault fut plus heureuse. Elle acheta pour 1 fr. 70 de viande chez la dame Lemarinier, bouchère, même rue, donna le billet-réclame et empocha la différence, soit 98 fr. 30, que les deux voleuses dépensèrent en bombance et en achats divers. On n'aurait peut-être pas découvert les coupables, si la fille Thomasse n'avait pas trop parlé après boire. La femme Clérembault a été condamnée à deux mois de prison, et la fille Thomasse à quinze jours.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1891  -  Mort d’une femme en accouchant.  -  Les ouvriers du sieur Quesnel, cultivateur à Fontaine-Etoupefour, étaient occupés aux travaux de la moisson, lorsque la dame Delarue, 35 ans, demeurant à Saint-Pierre-la-Vieille, se trouvant indisposée par suite de son état de grossesse assez avancé, quitta le travail et se rendit dans un pré voisin de l'habitation pour se reposer. Le soir, ne la voyant pas revenir, en se mit à sa recherche et on la trouva sans vie, ainsi que l'enfant dont elle était accouchée, On croit à un avortement.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1891  -  Avortement.  -   Le parquet de Caen s'est rendu, mercredi l'après-midi, à Fontaine-Etoupefour, pour procéder à une enquête au sujet d'un avortement accompli en pleine campagne sur une fille du pays. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Morts accidentelles.  -  La semaine dernière, à Fontaine-Etoupefour, Émile Lecoq, 30 ans, conduisait un tombereau de fumier. Un des chevaux s'emporta et le renversa sous la roue gauche qui lui passa sur la poitrine. Le fils du sieur Auvray, propriétaire de l'attelage, courut chercher des secours. Lecoq est mort en arrivant à Baron où il demeure. Il laisse une femme et deux enfants. 

— Dans la nuit de samedi à dimanche, le sieur Eugène Defresne, 46 ans, journalier et cafetier à Cricqueville-en-Auge, s'est noyé dans un fossé en regagnant son domicile. On suppose qu'il aura glissé sur la planche qui traverse le fossé. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1892  -  Les voleurs de crins. -  Les cultivateurs des environs de Bayeux sont dans la consternation. Des malfaiteurs, pour voler du crin, ont mutilé une série d'animaux. A St-Loup-Hors, on a coupé un tronçon de la queue d'une vache appartenant au sieur Lucien Delauney. Sur le même territoire, on a coupé la queue à cinq vaches, au sieur Oscar Anne. 

—   A Vaucelles, on a coupé la queue à une jument appartenant au sieur César Adeline. Précédemment, deux juments appartenant au sieur Désiré Gouesmel cultivateur à Sully, avaient eu la queue coupée, et une jument, appartenant au sieur Lucien Drieu, cordonnier, à Magny, avait subi la même mutilation. L'un de ces malfaiteurs, est dit-on, arrêté. 

—  A Fontaine-Etoupefour, on a coupé les crins des queues aux chevaux de plusieurs cultivateurs, M. Bonpaim, propriétaire le plus éprouvé, évalue à 4 000 fr. le préjudice à lui cause, ses chevaux étant préparés pour la remonte. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1892  -  Un faux sorcier.  -  Paul Lebreton, 59 ans, cordonnier à Verson, près Caen, se faisait passer pour sorcier. Bien des naïfs le croyaient et avaient recours à sa science diabolique, qu'il faisait bel et bien payer. 

Entre autres faits, citons les suivants : un jour, la vache d'un cultivateur du pays est prise de la danse de Saint-Guy. On court chercher le sorcier. Il a à peine approché la bête, qu'elle  devient douce comme un agneau. L'explication de ce phénomène, c'est que le sorcier avait piqué une épingle dans la queue de la vache, qui redevint paisible lorsqu'elle en fut débarrassée. 

Dernièrement, un sieur Frilay, demeurant à Fontaine-Etoupefour, desséchait de peur en entendant, la nuit, des coups sourds frappés à la porte de sa chambre. « Ce sont des malins  esprits », lui dit Lebreton. Donnez-moi 17 fr. et faites dire deux messes, ça cessera. 

En effet, a partir du jour où Lebreton empocha les 17 fr, on n'entendit plus de bruit. Mais on s'est tant moqué de Frilay qu'il a fini par porter plainte. Le parquet à poursuivi le soi-disant sorcier et l'a l'ait condamner à un mois de prison pour escroquerie.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Écrasé.  -  Jeudi, le sieur Lalan, 49 ans, cultivateur à Fontaine-Etoupefour, était venu à Caen chercher un pressoir à cidre. Il repartit l'après-midi et était bientôt de retour chez lui quand, près de Fontaine-Etoupefour, voulant serrer les freins de sa voiture pour descendre la côte, il fit un faux mouvement et tomba. Une des roues lui passa sur le corps, il fut tué sur le coup. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1896  -  Incendie.  -  Mardi, à 8 heures 1/2 du soir, un incendie s'est déclaré à Fontaine-Etoupefour et a consumé quatre meules de grains et paille appartenant à M. Barassin, cultivateur. La cause du sinistre est purement accidentelle. Toute la journée, on avait battu à la machine prés de ces meules. Les pertes s'élèvent à 7 000 francs environ. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1898  -  Incendies.    De 40 gerbes d'avoine au sieur Joseph Fanguée, cultivateur à Étoupefour. Le feu a été mis imprudemment par le jeune Ferdinand Hervieu, 10 ans, qui en voulant allumer un bout de cigare, a jeté une allumette, qu'il croyait éteinte, dans la pièce d'avoine. Perte 40 fr. que la mère du jeune Hervieu s'engagea payer. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Renvoi de la classe.    Les hommes des classes 1894, 1895 et 1896, ainsi que les engagés volontaires qui doivent passer dans la réserve avant le 1er novembre prochain, seront envoyés en congé aux dates ci-après : à l'intérieur : le 17 septembre, dans les corps de troupe qui ne prennent pas part aux manœuvres, ou dans ceux qui seront rentrés en temps utile dans leurs garnisons pour exécuter, avant le 17, toutes les opérations de désarmement. Dans les autres corps, les hommes seront renvoyés après la rentrée des manœuvres aussi vite que possible. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Découverte de cadavre.   -   Le cadavre du sieur Camille Aubey, 20 ans, domestique chez le sieur Ozanne, à Fontenay-le-Marmion, a été trouvé dimanche, la face contre terre, à Fontaine-Etoupefour, prés le lavoir de la Mare-Minet. 

Dans la poche du pantalon se trouvait un mouchoir maculé de sang, dans lequel était enveloppée une montre en nickel. Aubey avait bu la veille avec un autre domestique, du sieur Ozanne et c'est ce dernier, qui venait d'être congédié, qui a annoncé à son patron la mort de son camarade. La mort parait être accidentelle, car le cadavre ne portait aucune trace de violence. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1900   -   Mauvaise mère.  -   Une enquête est ouverte à Fontaine-Etoupefour au sujet des mauvais traitements infligés par la femme Marthe Marie, 27 ans, a sa fille Albertine Marie, 6 ans. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1900   -   Les bandits de grand chemin.  -  Le sieur Alexandre Barette, 34 ans, maçon à Fontaine-Etoupefour, revenait, le soir, de Caen ou il ' travaille. En passant à Verson, vers 7 heures, il fut assailli par deux individus qui le renversèrent, le frappèrent violemment et tentèrent de le dévaliser. Mais, à

ses cris, une dame Gouville étant accourue, les voleurs se sauvèrent. Barette voulût quand même continuer son chemin, mais, à une centaine de mètres, les malfaiteurs, sortant d'un fossé où ils s'étaient cachés, le terrassèrent de nouveau. « Tu as touché de l'argent, il nous le faut », disait l'un des voleur, pendant que son camarade lui serrait la gorge au point de lui faire perdre connaissance.

N'ayant trouvé sur leur victime qu'un porte-monnaie contenant 1 fr. 30, les malfaiteurs sont partis, laissant le malheureux Barette inanimé, étendu dans une mare de sang et complètement défiguré par les coups. C'est dans cet état que sa femme, venant à sa rencontre, l'a trouvé une demi-heure après. L'auteur de cette agression, Gustave Morin, journalier à Baron, a été mis en état d'arrestation. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1901   -   Tentative d’assassinat.   -   La veuve Clémence Vautier, 75 ans, habitée Fontaine-Etoupefour, près Caen, une petite maisonnette située à 200 mètres de la fabrique de meubles de M. Brunet. Pendant la nuit de mercredi à jeudi, un malfaiteur s'est introduit dans la maison de la veuve Vautier en brisant une petite fenêtre. Réveillée en sursaut, la pauvre femme se mit a crier : « Au secours ! » L'assassin se jeta sur elle, lui serra fortement la gorge d'une main pendant que de !'autre il lui comprimait la bouche.

Après avoir demandé à sa victime où elle mettait son argent, il fouilla les meubles dans lesquels il ne trouva qu'une pièce de vingt sous. Avant de partir l’assassin revint sur la malheureuse  plus morte que vive, la serra de nouveau à la gorge et lui couvrit la figure avec un oreille et traversin. C’est est miracle qu'elle n'ait pas été étouffée.

Aujourd'hui, elle va aussi bien que possible. L'auteur présumé de ce crime serait un individu, recherché pour purger une peine d'emprisonnement auquel il a été condamné par le tribunal correctionnel à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1901   -   Arrestation d’un assassin.   -   Dans la nuit du 23 mai, un individu pénétrait, en brisant une fenêtre, chez Clémence Vautier, 75 ans, habitant une maison isolée située à Fontaine-Etoupefour, sur la route de Verson, près Caen. Réveillée par le bruit, la veuve Vautier se mit sur son séant et cria, au secours !

L'homme se précipita sur elle et la rejeta sur son lit, la serrant fortement à la gorge d'une main, pendant que de l'autre il lui maintenait les yeux fermés, dans les meubles qu'il fouilla, il ne trouva qu'une pièce de vingt sous.

Avant de partir, l'assassin, voyant que sa victime respirait encore, l'avait serrée une seconde fois à la gorge et lui avait couvert la figure avec un oreiller et un traversin. C'est miracle qu'elle n'ait pas été étouffée.

L'auteur de cette tentative d'assassinat et de ce vol était soupçonné, c'était le nommé Alfred Ménard, dit Cent-Un, 31 ans, maçon, né à Verson. On l'avait vainement recherché jusqu'à ces derniers jours, quand, à la foire de Condé-sur-Noireau, le commissaire de police, qui avait son signalement le découvrit dans une baraque où il s'était embauché sous un faux nom. En présence des nombreux tatouages dont son corps était recouvert et que n'ignorait pas le magistrat, Ménard fut obligé d'avouer son identité. Il a été transféré à la prison de Caen, il était, en outre, recherché pour purger une peine d'emprisonnement à laquelle le tribunal de Caen l'avait condamné. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Un qui a de la veine.  -   Une pauvre vieille, la veuve Vautier, 75 ans, dormait paisiblement dans la chaumière isolée qu'elle habite à Fontaine-Etoupefour, lorsqu'elle fut réveillée par un individu qui la saisit violemment à la gorge d'une main, tandis que, de l'autre, il lui comprimait la bouche et le nez en lui disant : « Tu as de l'argent, dis-moi où il est ».

Et comme la malheureuse femme affirmait qu'elle n'en avait pas, il continua à la serrer à la gorge et, de son genou, lui comprima la poitrine. La malheureuse eut l'idée de faire la morte en retenant sa respiration.

L’assassin, voyant qu’elle ne respirait plus, lui couvrit la figure avec un oreiller et un traversin, puis il prit la fuite après avoir tout visité et n'emportant que quarante sous trouvés dans la poche de sa victime. On soupçonna aussitôt Albert Menard, 34 ans, maçon à Verson, qui disparut du pays et fut arrêté à la foire de Condé où il était employé dans une baraque. Sa disparition du pays après le crime, certains de ses propos, son passé déplorable, tout indiquait qu'il était le coupable. Mais en présence des hésitations de la victime à le reconnaître et de certains témoignages contradictoires, le jury n'a pas été convaincu et a acquitté Menard, tres bien défendu par Me Delahaie.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1907  -  Arrestation mouvementée.  -  Le 3 avril, le brigadier Belna et le gendarme Leloup, en tournée, rencontraient la fille Hervieu, âgée de 22 ans, contre laquelle ils étaient  chargés d'exécuter une contrainte par corps, délivrée par M. le procureur de la République de Caen, pour l'acquit en nature, d'une condamnation pour coups, par le tribunal correctionnel. Ils la prièrent, ou de payer les 82 fr. 88 centimes, dûs par elle au fisc, ou de les suivre incontinent. Mais  ils furent, comme on dit, plus tôt arrivés que bien reçus, et lorsqu'ils voulurent  s'assurer de la personne de la fille Hervieu, celle-ci se roula à terre, en criant à l'assassin.

De son côté, la femme Hervieu, digne mère de sa fille, intervint, prodiguant aux représentants de la loi les épithètes de vaches, brigands et autres noms d'oiseau.

Un rassemblement s'était formé, mais grâce au sang-froid du brigadier Belna, force resta à la loi, et des scènes regrettables purent être évitées.

Bien entendu, procès verbal a été dressé contre les deux commères pour rébellion et outrages à des agents de la force publique. (source M. du C.)

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.   -   Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du  31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon : Clocher et le chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église  ; Lion-sur-mer : Clocher de l'église, etc.....

 

Juillet 1923  -  Un plaignant condamné.  -  Le mineur Alphonse Quentin, 31 ans, demeurant à Fontaine-Etoupefour, à la tête près du bonnet.
Le 20 avril dernier, à la suite d'un différend. Il s'est précipité sur les frères Gouville qui ripostèrent à cette attaque brusquée, Alphonse Quentin eut le toupet de porter plainte.

Le Tribunal le condamne à 3 mois de prison et acquitte les frères Gouville qui étaient en état de légitime défense.

 

Août 1936  -  Un odieux individu.  -  Les gendarmes d'Évrecy ont arrêté, pour tentative de viol, sur la personne d'une fillette de 14 ans, Mathilde Le B…….., de Fontaine-Etoupefour, qu'il avait rencontrée alors qu'elle venait de faire des commissions, le nommé Antoine Lechasles, 25 ans. journalier à Verson. Seule, l'arrivée de passants empêcha Lechasles d'accomplir son  forfait. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1936  -   Un chauffeur de camion se tue.  - Ce matin, un camion automobile, piloté par M. André Durand, 28 ans, demeurant à Cormelles-le-Royal, au service de M. Guerrier, marchand de charbons à Caen. suivait le chemin de grande communication n° 8. Soudain, à la suite d'une circonstance encore mal établie, la voiture quitta la route et alla s'arrêter contre un arbre après en avoir frôlé un autre. M. Durand, qui s'était penché hors de sa cabine, heurta de la tête au passage. 

M. Durand qui, dans l'accident s'était fracturé le crâne, a succombé. La victime était employée depuis trois ans chez M. Guerrier auquel elle donnait entière satisfaction. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1939  -  Des cambrioleurs opèrent.  -   Dans la nuit, des cambrioleurs se sont introduits au domicile de Mme veuve Aubray, demeurant à Fontaine-Étoupefour. Après avoir essayé de pénétrer par le toit, où une quinzaine de tuiles ont été enlevées, ils ont réussi à ouvrir la porte d’entrée en démolissant la serrure par des pesées. 

Les armoires et les buffets de l'appartement ont été visités et deux coffrets contenant de l'argent ont disparu. Les voleurs ont emporté aussi un sac à provisions, une lampe et deux lapins pris dans le clapier. 

Les gendarmes d'Évrecy sont sur une piste. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1942   -   Pour Les prisonniers.   -   A Fontaine-Etoupefour, le Comité de Secours aux Prisonniers, organise pour le dimanche 16 août, une grande vente aux enchères au profit des prisonniers.

A cette vente, le Comité pense que ses amis de la ville et des environs trouveront le moyen de se ravitailler grâce aux nombreuses denrées qui y seront mises en vente, notamment :  poules, lapins, oies, canards, agneaux, etc....... Les visiteurs n'auront certainement rien à regretter.

 

Mai 1944  -  Vol de linge.  -  Mme veuve Quesnel, 58 ans, rentière, avait constaté que deux de ses armoires avaient été ouvertes et que des draps, des nappes, des serviettes et des chemises avaient disparu. Son préjudice s'élevait à 5.000 francs. Une enquête fut faite par les gendarmes d'Évrecy et la voleuse présumée a été interrogée. Elle a nié. Cependant elle a été trouvée en possession de la nappe et des serviettes de Mme Quesnel.  

 

Mars 1945  -  Les engins de guerre abandonnées font de nouvelles victimes.  -  M. Louis Marie, 16 ans, journalier à Fontaine-Etoupefour, avait commis l’imprudence de déposer des obus  dans une vacherie en cours de chargement. Ceux-ci explosèrent peu après. Les jambes sectionnées, le malheureux jeune homme a succombé à sa terrible blessure.  

 

Février 1946  -  La fin tragique d’un ouvrier.  -  En abattant un mur de ferme à Fontaine-Etoupefour, M. Fontaine, employé de l’entreprise Vallet, de Verson, a eu la tête écrasée sous un éboulement des pierres. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1946  -  Tué par l’explosion d’une fusée.  -  M. Georges Castel, 44 ans, chiffonnier, à Fontaine-Etoupefour, père de huit enfants, récupérait le cuivre de munitions abandonnées par les armées alliées. Ayant ramassé une fusée, il commit l’imprudence de vouloir enlever sa capsule de protection et provoqua ainsi l’explosion de l’engin.

Grièvement blessé, M. Castel fut transporté à l’hôpital de Caen ou il est décèdé. (Source : Le Bonhomme Libre) 

 

Juin 1946  -  Une fête religieuse à Fontaine-Etoupefour.  -  Sous la présidence de Mgr Picaud, une foule nombreuse a assisté aux cérémonies organisées à l’occasion de la bénédiction de trois nouvelles cloches.

L’Evêque du diocèse qui était accompagné de Mgr Adam, fut reçu à son arrivée par M. Cagnard, maire, et le Conseil municipal. Au cours de la grand’messe, célébrée par R.P. Brunnin, M. le curé de Verson, desservant, remercia Mgr Picaud.

A l’issue des vêpres, après que M. le chanoine, Lénauld eut rappelé le rôle de l’église dans la vie chrétienne, eut lieu le baptême des nouvelles nées. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1946  -  Le ruban rouge.  -  MM. Dagorn, cultivateur à Fontaine-Etoupefour, président du Comité départemental des céréales, et Philippe Henri, agriculteur, maire de Cagny, ont été nommés chevaliers de la Légion d’honneur. (Source : Le Bonhomme Libre)

        FONTAINE-ÉTOUPEFOUR , par Verson (Calvados)

 Le Donjon de l'Ancien Château Féodal

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