UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FONTAINE - le - PIN

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Fontaine-Brayens, Fontaine-Brayennes

Janvier 1835   -    Un accident.   -    . En 1835, Fontaine-le-Pin (267 habitants en 1831) absorbe Bray-en-Cinglais (148 habitants)

 

Décembre 1867   -    Un accident.   -    Dimanche dernier, pendant que le sieur Surosne Pierre, domestique chez M. Lenoir, à Fontaine-le-Pin, était occupé à donner de la nourriture aux chevaux de son maître, il s'aperçut qu'un d'entre eux jetait sur lui un regard fougueux, au même instant il se sentit frappé et lancé contre le mur par l'animal en fureur.

Le malheureux domestique a eu la jambe brisée, on a appelé à son secours un médecin qui lui a prodigué tous les soins que réclamait son état. Le sieur Surosne est marié et père de plusieurs enfants.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Falaise : Saint-Omer, école mixte ; Saint-Martin-de-Mieux, école de garçons ; Fontaine-le-Pin, école mixte ; Fresné-le-Vieux, école mixte.

 

Novembre 1880  -  Un enfant broyé.  -  Samedi, à Fontaine-le-Pin, une enfant, nommée Marie Valogne, âgée de cinq ans, a eu la tête écrasée entre une voiture sur laquelle elle cherchait à monter et un des arbres bordant le chemin. La mort a été instantanée. Il n'y a pas de la faute du conducteur.  

 

Septembre 1885  -  Accident de chasse.  -  Dimanche dernier, le nommé Émile Colombe, 18 ans, d'Ussy, était à la chasse dans les environs de Fontaine-le-Pin avec un camarade. Ils entrèrent dans une auberge, mais avant, Colombe cacha son fusil dans une haie. Après avoir pris un verre de cidre, ils revinrent à l'endroit où le fusil était placé, Colombe prit l'arme par le canon, le coup partit en défonçant le côté droit du malheureux, après lui avoir traversé la main. Le pauvre, garçon fit quelques pas en arrière et tomba. Il mourut trois heures plus tard.  

 

Septembre 1892  -  Incendie.  -  Le feu a consumé une maison d'habitation appartenant à M. Larue et louée au sieur Louis Ludovic, journalier à Fontaine-le-Pin. Perte pour le propriétaire, 1 500 fr., assuré ; pour le locataire, 500 fr., non assuré. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1892  -  Négligence funeste.  -  Vendredi, le sieur Hattin, 52 ans, propriétaire à Fontaine-le-Pin, est tombé de paralysie dans sa cour, à ses cris d'appel, des voisins accoururent et lui donnèrent les premiers soins. Un médecin, appelé aussitôt, prescrivit des médicaments. Mais une femme qui avait été placée d'urgence auprès du malade oublia de les administrer. Le lendemain, le médecin étant revenu a déclaré qu'il désespérait de sauver le sieur Hattin, et que désormais tout soin était inutile. (source : le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Un écrasé.  -  Dimanche l'après-midi un nommé Charles Chottard, domestique chez le sieur Anthime Colin, meunier à Fontaine-le-Pin, a été trouvé sur la route quelques instants après avoir passé sous la roue de la voiture qu'il conduisait. On suppose que le malheureux homme, en se penchant pour serrer la mécanique, aura perdu l'équilibre et n'aura pu se relever avant d'être atteint par la roue qui lui a passé sur la tête. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Février 1894  -  Scandale.  -  Dernièrement, avait lieu, à Fontaine-le-Pin, le baptême d'une nouvelle cloche qui, après entente avec le curé, devait avoir pour parrain le maire de la commune, M. Renault, et Mme Colombe. Au moment de la bénédiction de la cloche, le curé a refusé de laisser approcher le parrain et la marraine. 

Les paroissiens, pour protester contre l'attitude du curé, ont offert à M. Renault et à Mme Colombe un banquet dans lequel des toasts chaleureux ont été portés au parrain et à la marraine. L'acte du curé se comprend d'autant moins que M. Renault est modéré et conciliant. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1894  -  Noces d’or.   -  Samedi dernier à Fontaine-le-Pin, M. et Mme Alexandre Anne  ont célébré leurs noces d’or, entourés de leurs enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1895  -   Méchanceté.  -  Mercredi, le sieur Eugène Legros, cantonnier à Fontaine-le-Pin, avait attaché sur le bord d'un chemin une chèvre pour la faire brouter. En allant la reprendre, il la trouva étranglée. Son licol avait disparu. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1898  -  Accident de  travail.     Le sieur Albert Maheut, 50 ans, journalier à Fontaine-le-Pin, près Bretteville-sur-Laize, était occupé à fagoter avec sa faucille quand il donna un coup si malheureusement qu'il s'est fait une grave entaille à une jambe. C'est sa femme qui l'a trouvé sans connaissance sur le lieu de l'accident. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1899  -  Pour ne pas sursuivre son mari.  -   Nous avons relaté, dans notre dernier numéro, la mort subite du sieur Alexandre Chauveau, 54 ans, journalier à Fontaine-le-Pin, près Bretteville-sur-Laize. Sa veuve, 45 ans, ne pouvant surmonter le chagrin que lui causait cette mort, s'est suicidée, dimanche, en absorbant de l'acide phénique. 

C'est sa fille qui, en rentrant de la messe, l'a trouvée ne donnant plus signe de vie. Dans un fragment de lettre laissé sur la table, la pauvre femme demandait pardon à ses enfants. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1899   -   Immonde personnage.   -  Sur l'ordre du parquet de Falaise, la gendarmerie de Langannerie procède à une enquête contre le nommé François Letournel, 56 ans, journalier à Fontaine-le-Pin, canton de Bretteville-sur-Laize, qui, après avoir attiré et enfermé chez lui la jeune Maria Acquéron, 13 ans, l'aurait violée. (source : le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1899   -   Fausse accusation.    -   Dans notre numéro du 10 novembre, nous avons annoncé, comme nos confrères, que la gendarmerie procédait à une enquête contre le sieur Letournel, 56 ans, journalier à Fontaine-le-Pin, accusé d'avoir abusé d'une fillette de 13 ans, qu'il aurait attirée chez lui.

L'accusation a été reconnue fausse. Le sieur Letournel, un honnête et laborieux ouvrier, était la victime de personnes malveillantes qui lui en voulaient.

Dernièrement, une femme Boissée l'accusait de cet acte. Letournel ne put se contenir : il flanqua un coup de poing et un coup de pied à la femme Boissée.

Malheureusement, il n'est pas permis de se faire justice soi-même. Aussi Letournel a-t-il été poursuivi : mais le tribunal de Falaise ne l'a condamné qu'à 16 fr. d'amende avec le bénéfice de la loi Bérenger. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1900   -   Morts de misère.  -    La semaine dernière, un individu paraissant âgé de 60 à 65 ans, sans domicile, se présentait chez le sieur Victor Garnier, cultivateur à Vassy, demandant à coucher, ce qui lui fut accordé.

Le lendemain, Garnier, ne le voyant pas, fut voir ce qu'il faisait. Le vieillard était couché et déclara qu'il était malade. Garnier lui donna tous les soins que réclamait sa position, puis, voyant qu'il n'allait pas mieux, fit prévenir le maire, qui envoya un médecin immédiatement. Malgré tous les soins qui lui furent donnés, le vieillard mourut dans l'après-midi.

Les seules pièces qu'il avait sur lui étaient des certificats des personnes chez lesquelles il avait travaillé à Lassay, à Danvou et à Bonnemaison. Il doit se nommer Victor Malherbe, et on croit qu'il est né à Chanu (Orne).

— Jeudi dernier, à Chênedollé, canton de Vassy, le nommé Victor Bunodière, 60 ans, originaire de Montilly, fut aperçu s'affaissant sur le bord de la route de Vire. Des voisins s'approchèrent pour lui porter secours, mais, au bout de quelques instants, il avait cessé de vivre.

Bunodière avait succombé aux privations et à la misère.

— Lundi, on a trouvé à Fontaine-le-Pin, le cadavre du sieur Anatole Delarue, 60 ans, étendu dans un hangar. On attribue cette mort à la misère. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1900   -   Triste personnage.  -  La gendarmerie de Langannerie procède à une enquête relative à un attentat aux mœurs sur la dame Désirée Maheut, 45 ans, demeurant à Fontaine-le-Pin. Le coupable serait le nommé Gustave Catel, 39 ans, de la même commune. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Concession de Mines.  -   Les demoiselles de Mecflet, domiciliées à Estrées-la-Campagne ; les sieurs de Mecflet, sous-intendant militaire à Reims ; Pierre Tastemain, industriel ; Victor Mullois, pharmacien ; Adolphe Pouettre, courtier de commerce, domiciliés à Caen, sollicitent une concession de mines de fer sur le territoire de Saint-Germain-le-Vasson, Fontaine-le-Pin, Grainville-Langannerie, Estrées-la-Campagne, Soumont-St-Quentin, Ouilly-le-Tesson, Potigny, Bons-Tassilly, Olendon, Epaney, Perrières et Sassy, arrondissement. de Falaise. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1903    -  Accidents.   -    En remplissant un tonneau d'eau à l'abreuvoir de Guibray, le sieur Gosselin, tondeur de chevaux à Falaise, s'est fracturé une jambe et blessé au bras droit.

— A Fontaine-le-Pin, le sieur Anatole, 62 ans, a été renversé par une vache qui l'a piétiné et blessé sérieusement. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1908  -  Brûlée vive. -  Un terrible accident s'est produit dimanche dernier à Fontaine-le-Pin.

Mme Rasiphe Dehaize, qui etait souffrante depuis  quelques jours et se plaignait constamment d'avoir froid, était restée seule au domicile de son mari, se chauffant près du foyer.

Vers 5 heures, on ne sait au juste comment, le feu prit aux jupons de la malheureuse femme, qui ne put se sauver et tomba, horriblement brûlée. Lorsqu'on accourut à son secours, elle  était dans un état pitoyable et, malgré les soins, elle mourait dans la nuit suivante, vers 3 heures après d'atroces souffrances.

 

Juin 1912  - Déraillement.  -  Vendredi 31 Mai, un wagon de 10 000 kilos de train de minerai de la compagnie des chemins de fer du Calvados, allant sur Caen, a déraillé au village de Bray-en-Cinglais, par suite de la rupture d'un essieu. Il en résulta un encombrement de la voie et des retards et transbordements pour les trains de voyageurs.

 

Juillet 1912  -  Tragique Suicide.  -  Le 3 courant, vers 10 heures du matin. Auguste Clément Levavasseur, âgé de 60 ans, journalier, avait une discussion avec sa femme qui lui reprochait de s'adonner trop fréquemment à la boisson. La dispute allait prendre fin, lorsque Levavasseur déclara à sa femme qu'il en avait assez d'être ennuyé et qu'il allait se pendre dans le grenier. En plaisantant, Mme Levavasseur lui demanda s'il ne voulait pas qu'elle aille chercher quelqu'un pour l'aider à mettre son projet à exécution. Exaspéré de cette  réponse, le mari monta au grenier, fixa une corde à la poutre du faite de la maison. Fit un nœud coulant et se laissa choir d'une hauteur de 1 mètre 60 environ. La journalière, quelques heures après, en ne voyant pas son mari rentrer, monta dans les combles et le trouva pendu.

Effrayée, elle descendit précipitamment l'escalier, alla trouver un voisin, M. Jules Fontaine, cultivateur à Ussy, et, en sa compagnie, coupa la corde. Malheureusement, la mort avait fait  son oeuvre et tous les soins pour ranimer levavasseur furent inutiles. Levavasseur était alcoolique et, à diverses reprises, avait manifesté l'intention d'en finir avec la vie. Détail  frappant : lorsque le journalier eut ajusté la corde autour de son cou, il cria encore à sa femme :  " ça y est, il est trop tard." Et en effet, ça y était et pour tous de bon, cette fois.

 

Septembre 1915  -  Sous les roues.  -  A Fontaine-le-Pin, canton de Bretteville-sur-Laize, le jeune André Caillaux, 13 ans, employé à la moisson chez M. Jardin, est tombé du haut d'un chargement de grain devant une roue qui lui a passé sur le corps. Le jeune homme a eu plusieurs côtes fracturées, et, de plus, la compression de la roue a déterminé une congestion pulmonaire.

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante  cette  année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que, partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  Macabre découverte.  -  Dans un herbage, près de Falaise, on a découvert le cadavre du sieur Lucien Marie, 37 ans, domestique chez M. Hotin, cultivateur à Fontaine-le-Pin. II aurait, succombé à une congestion. Marie était sorti de l'hôpital de Falaise quelques jours auparavant.

 

Mars 1916  -  Mort pour la France.  -  Le soldat Léon Delarue, du 205e d’infanterie, déjà blessé le 16 octobre 1914, puis le 19 juin 1915, était retourné au front en octobre 1915. Il a été  tué au cours d’un bombardement le 23 février. Son frère, qui était au même régiment, l’a vu tomber. La mère et la famille de ce brave habitent Fontaine-le-Pin.  

 

Avril 1916  -  Un incendie.  -  M. Jules Fontaine, propriétaire à Ussy, possède à Fontaine-le-Pin une maison aux Bruyères, où habitait sa belle-mère. Depuis le décès de celle-ci le mobilier y est resté et la  maison reste le plus souvent fermée. Le 4 avril, M. Fontaine s'y rendit pour travailler dans le jardin. Peu après le passage du tramway, dont la voie n'est séparée des maisons que par la largeur d'une petite  route, il vit le feu dans la toiture de paille. Il donna aussitôt l'alarme et avec le concours des voisins, on réussit à sauver une partie  du mobilier de Mme Leforestier, locataire d'une maison appartenant aussi à M.  Fontaine, et contiguë à celle autrefois occupée par sa belle-mère. Le feu prenant rapidement de grandes proportions, il fut inutile d'essayer de sauver autre chose. Le corps de bâtiments de 19 m. 50 de longueur est détruit. De l'enquête de la gendarmerie, il résulte que le feu a été  communiqué à la toiture de paille par une flammèche provenant de la locomotive du tramway.

 

Septembre 1916  -  Les écoliers aux champs.  -  Le gouvernement fait appel au concours des écoliers pendant les vacances, pour les travaux de la moisson. Le transport vers les exploitations agricoles de la jeunesse scolaire des agglomérations urbaines sera fait, gratuitement, par réquisition, aux frais de l'Etat. D'autre part, toutes les mesures seront prises pour protéger moralement et matériellement les Jeunes gens des écoles qui auront à cœur de consacrer leurs vacances aux travaux des champs. Les élèves disposés à répondre a cet appel devront se faire inscrire soit à la mairie de leur commune, soit à la Préfecture, office départemental de placement, qui fournira tous les renseignements utiles.

 

Septembre 1916  -  Une Dangereuse patrouille.  -  M. Charles Renaud, 46 ans, ouvrier à Potigny, renvoyé dans ses foyers comme père de cinq enfants, revenait, l'autre dimanche, de la pêche, en compagnie d'une dame Marguerite et du jeune Hippolyte Charbonnier, 18 ans. Près de la gare de Fontaine-le-Pin, Ils furent, sans aucune provocation, assaillis et roués de coups par quatre soldats dont un caporal. On n'a pu, jusqu'à présent, découvrir les lâches agresseurs.

 

Septembre 1916  - L’heure retrouvée.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, on nous rendra l'heure qu'on nous avait prise il y a trois mois et demi. A une heure du matin, les horloges publiques seront toutes remises sur minuit. Inutile de dire que, jusqu'ici, il n'a pas été question de suspendre le cours des astres pendant soixante minutes. Jupiter, qui brille superbement à l'est, en ce moment, montera donc dans le ciel, cette nuit-là, comme de coutume.

 

Septembre 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis samedi, 23 septembre, nous sommes en automne Cette saison a débuté par plusieurs journées superbes, malheureusement précédées de gelées blanches qui ont fait tomber pas mal de feuilles. Souhaitons que la pluie traditionnelle de la Saint-Michel nous soit épargnée, celte année.

 

Octobre 1916  -  N’employez pas de déserteurs.  -  Le Conseil de guerre de Rouen a condamné à six mois de prison M. Jardin, adjoint au maire de Fontaine-le-Pin, canton de Bretteville-sur-Laize, pour avoir employé un déserteur. Grâce à cet emploi, ce dernier avait réussi, pendant longtemps, à échapper aux recherches.

 

Octobre 1917  -  Arrestation.  -  La gendarmerie de Grainville-Langannerie, agissant en vertu d'un mandat d'arrêt de M. le Juge d'instruction de Caen, a mis en état d'arrestation, le 25 octobre, le nommé Léon Legrix, 17 ans, domestique agricole, employé depuis huit jours chez Mme veuve Dudouit, à Fontaine-le-Pin.

Cet individu, inculpé de vol, été écroué la maison d'arrêt de Falaise en attendant son transfert à Caen.

 

Mai 1924  -  Médaille militaire.  -  La médaille militaire a été attribuée à la mémoire du caporal Jardin Hubert, qui a trouvé une mort glorieuse le 4 septembre 1916, a Vermandovillers et dont la famille habite Fontaine-le-Pin.

 

Mai 1925  -  Un normand se noie à Paris.  -  Le cadavre de M. Marcel Bouillon, demeurant, à Fontaine-le-Pin, a été repêché cet après-midi au barrage de Joinville-le-Pont. On croit à un suicide.

 

Août 1926  -  Vol avec effraction.  -   L'autre matin, M. Louis Beaudoin, 73 ans, débitant et propriétaire, lieu de la Vallée, fut prévenu qu'on avait pénétré dans sa cave, les carreaux d'une fenêtre avaient été brisés et les clous maintenant la fenêtre fermée avaient été arrachés une vingtaine de bouteilles de vin blanc, autant de cidre bouché et une certaine quantité d'eau-de-vie avaient été enlevées. M. Beaudoin soupçonna aussitôt le nommé François Faucaudel, 19 ans, journalier, qui avait déjà été surpris dans sa cave et qui connaissait parfaitement les lieux. Une enquête fut ouverte et chez le père de Fauraudel on trouva une certaine quantité de bouteilles de vin et de cidre bouché qui étaient vides et que M. Beaudoin reconnut formellement comme provenant de sa cave. Le père de Faucaudel affirme que ces bouteilles ont été apportées chez lui à son insu et qu'il en ignorait la provenance.

 

Octobre 1926  -  Chasse sans permis.  -  Un cultivateur de Fontaine-le-Pin avait, en chassant, blessé un lièvre, mais n'avait pu le retrouver or, un jeune domestique qui s'en allait aux champs, avait emmené la chienne de sa patronne, il vit soudain la bête lui rapporter un lièvre qui fut mangé à la ferme, mais le chasseur malchanceux apprit la chose et réclama, 100 francs pour la perte de son temps et dépense en cartouches. Le jeune domestique refusa de donner cette somme plainte fut portée et procès-verbal fut dressé, pour chasse sans permis.

 

Octobre 1926  -  Arrestation.  -  Le 2 juin dernier, le sieur Delarue Émile, Alfred, Auguste, 51 ans, fut condamné par le tribunal de simple police de Bretteville-sur-Laize, à 11 francs d'amende pour coups et injures. L'autre jour, les gendarmes allèrent lui présenter la note qui s'élevait à 145,15. Delarue a préféré aller faire 5 jours de prison à Caen que de payer la douloureuse.

 

Juin 1927  -  Double glissade.  -  A Fontaine-le-Pin, M. Marcel Antoine, 39 ans, domestique chez M. Lainé, sortait à la longe, de l'écurie, un cheval qui glissa et tomba, entraînant le valet qui, dans sa chute, se fractura la cheville gauche. On l'a porté à l'hôpital de Falaise.  

 

Juillet 1936  -  Une domestique ébouillanté.  -  Mlle Joséfa Popezyk, 26 ans, domestique chez M. Émile Grandguillot, cultivateur à Fontaine-le-Pin, retirait du feu un chaudron rempli d'eau bouillante, lorsque par suite d'un faux mouvement, elle renversa le récipient, se brûlant sérieusement aux jambes et aux pieds. La malheureuse reçut les soins du docteur  Cazenove qui ordonna son transport à hôpital de Falaise. La guérison sera longue. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  Un cycliste fait une chute grave.  -   L'ouvrier agricole Isidore Leforestier, 50 ans, roulait à bicyclette, lorsque le bas de son pantalon se trouva pris dans le pignon. Perdant l'équilibre, le cycliste tomba sur le sol si malheureusement qu'il se brisa la jambe droite et se fit maintes contusions. Le blessé a été transporté à l'hôpital. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  3 000 francs ont été volés.   -   Dans le bourg de Fontaine-le-Pin, les époux Eugène Macé, agriculteurs, occupent un confortable immeuble qu'ils partagent avec la  mère de Mme Macé, la dame veuve Maheul, née Desvaux. 

Il y a plusieurs semaines, celle-ci avait déposé dans sa chambre, au premier étage, un porte-feuille contenant 3 250 francs. Le 2 août cette somme, était encore là. Dernièrement un fils des époux Macé ayant dû être transporté à l'hôpital de Caen. parents et grands-parents se rendirent fréquemment à son chevet, d'où un certain relâchement bien naturel, dans la surveillance de la maison.

Il y a 3 jours, Mme Maheul constatait que 3 000 francs avaient disparu de son porte-feuille. 

L'auteur de ce vol, commis sans effraction, avait généreusement laissé 250 francs.   (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1938   -   En Balayant une journalière se fracture la cuisse.   -  Mme Marie Boissée, journalière, 74 ans, balayait sa maison, lorsqu'elle fit un faux pas et tomba si  malheureusement, qu'elle se fractura le col du fémur. La blessée a été transportée à l'hôpital de Falaise. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   On liquide à bon marché les gares du Calvados.   -  Le Conseil général du Calvados, par les soins de sa commission départementale, a fait procéder ces derniers temps, par adjudication, devant des notaires, à des ventes des gares de l'ancien réseau du chemin de fer du Calvados.

Jusqu'à présent, ces ventes ont produit la somme de 264 350 fr., et le détail s'établit de la façon suivante : Falaise-État, 51 .300 fr. : Falaise-route de Caen, 10 600 fr. ; Urville, 4 200 fr. ; Saint-Germain-le-Vassy, 14 800 fr. ; Fontaine-le-Pin, 4 500 fr. ; Gouvix, 4 500 fr. ; Ifs, 5 000 fr. ; Villers-Canivet, 4 300 fr. ;  Saint-Martin-de-Fontenay, 4 000 fr. ; Balleroy-Bourg, 6 000 fr. ; Balleroy-Pont, 7 000 fr. ; Saint-Loup-Hors, 10 100 francs ; Subies, 5 500 fr. ; Noron, 7 700 fr. ; Le Tronquay, 3 600 fr. ; Castillon, 5 000 fr. ; Planquery, 7 100 fr. ; Sully, 10 000 fr.; Commes, 10 500 fr. ; St-Vigor, 20 300 fr. ; Graye-sur-Mer, 24 000 fr. ; St-Jean-des-Essartiers, 7 000 fr. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Des projets de reconstruction et d’aménagement sont prévus dans les communes sinistrées de Bons-Tassilly, Fontaine-le-Pin,  Asnelles, Soumont-Saint-Quentin. (Source : Le Bonhomme Libre)  

 

Octobre 1946  -  Un fichu quart d’heure.  -  Deux ouvriers de M. Charpentier, cultivateur à Rouvres, les nommés Edmond Mohan, 48 ans, et Jules Godefroy, 57 ans, se trouvant à Fontaine-le-Pin, décidèrent de s’offrir un repas bien arrosé chez M. Georges Auvray, débitant. Au moment de régler la note, les deux compères durent avouer que si leurs estomacs se trouvaient bien garnis, il n’en était pas de même de leurs goussets. L’arrivée des gendarmes succéda au mécontentement du traiteur et l’affaire se serait mal terminée pour les deux gastronomes si leur patron n’avait accepté de payer l’addition. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  L’arrestation d’un déserteur.  -   Les gendarmes ont appréhendé, à Fontaine-le-Pin, chez son employeur, M. Grand-guillot, le nommé Jean Goubert, 26 ans, ouvrier agricole, déserteur du Centre Administratif des Coloniaux, stationné à Altkirch (Haut-Rhin). Engagé volontaire en 38, Goubert avait quitté brusquement son dépôt, en mai 1945, emportant une partie de son équipement. Il a déclaré avoir agi sur un coup de tête. (Source : Le Bonhomme Libre)

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