UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FONTENAY - le - MARMION

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune sont des Fontenaysiens, Fontenaysiennes


Février 1840   -   Assises du Calvados.  -   Accusée d'un vol d'objets mobiliers, commis à la fin de 1839, au préjudice d'un cultivateur de Fontenay-le-Marmion, chez lequel elle était servante, Marie Vengeon subira un an et un jour d'emprisonnement. Le jury avait admis en sa faveur des circonstances atténuantes. (Source  : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1840   -   Nouvelle Comète.  -  Les journaux ont signalé une nouvelle comète, découverte à l'observatoire de Berlin par M. Gall.

D'après une lettre de M. Humboldt, la comète a été découverte le 2 décembre, à sept heures trois quarts, très près de l'étoile 8 de la Vierge.

La brume épaisse et le mauvais temps ont contrarié les observations. Cependant, à l'époque où écrivait M. de Humboldt, Eincke et Gall l'avaient de nouveau observée le 8 et le 10. La comète a aussi été vue à Altona par M. Schumacher et à Breslau par M. Boguslawki. (Source  : L'Indicateur de Bayeux)

 

Août 1854  -  Réunion d'une fraction de Fontenay-le-Marmion à Rocquancourt.  -  La pétition adressée à M. le Préfet, le 29 juillet 1853 , par les habitants de la section de Fontenay-le-Marmion, qui sollicitent eux-mêmes leur distraction de cette commune et leur jonction à celle de Rocquancourt. Considérant que les raisons qui ont déterminé, en 1851, les avis du Conseil d'arrondissement et du Conseil général en faveur du changement sollicité, existent encore aujourd'hui, les motifs sur lesquels le Conseil d'Etat fonde son rejet, du 16 mars 1853, s'inspirent de l'idée que l'initiative de la réunion d'une fraction de Fontenay-le-Marmion à Rocquancourt aurait été prise par cette dernière commune pour s'agrandir aux dépens de l'autre, tandis que Rocquancourt n'a fait que céder aux instances de 42 habitants de Fontenay-le-Marmion, dont l'intérêt incontestable est d'être réunis pour le culte comme pour le civil à Rocquancourt, puisqu'ils en touchent pour ainsi dire le clocher, plutôt que de continuer à appartenir à Fontenay-le-Marmion dont le clocher est à 2 kilom. d'eux. Les autres motifs du rejet prononcé par le Conseil d'État sont basés sur deux erreurs.

La première, sur ce que Fontenay-le-Marmion serait déjà une commune trop faible, cependant, même après la distraction des 42 individus, elle serait encore, avec les 645 habitants qui lui resteraient, une des plus populeuses du canton de Bourguébus et même de l'arrondissement de Caen.

La seconde, sur ce que la section de Fontenay-le-Marmion, dont la jonction à Rocquancourt est demandée, serait déjà réunie à cette dernière commune quant au culte, ce qui est inexact, car elle dépend toujours de la cure de Fontenay-le-Marmion dont l'église est à une si grande distance d'elle, le desservant de Rocquancourt a été parfois imposé à la prestation en nature de Fontenay-le-Marmion , parce que son presbytère est situé sur le territoire de cette dernière commune, précisément dans cette section de 42 habitants qui demande, à cause de la proximité, son passage à Rocquancourt, cette situation du presbytère de Rocquancourt ajoute un motif de plus à tous ceux qui militent en faveur de la pétition présentée, le 29 juillet 1853, par les habitants de la section.

Les enquêtes de commodo et incommodo, faites à Fontenay-le-Marmion le 5 juillet 1851, n'expriment qu'une volonté négative dépourvue de raisons solides, tandis que la bonté du changement de circonscription est démontrée par l’avis unanime de toutes les autorités départementales et par celui de Mgr l’Évêque de Bayeux, si, en procurant aux 42 habitants  d'un certain nombre de maisons dépendant de Fontenay-le-Marmion, situées à 2 kilom. de l'église de ce lieu, l'avantage d'être administrés au spirituel et au temporel par les autorités de Rocquancourt, sous la main desquelles ils se trouvent, il en résulte une plus grande régularité dans le périmètre de Rocquancourt et une plus grande importance relative  pour cette commune, ces améliorations sont d'autant plus heureuses qu'elles ne coûtent en définitive à Fontenay-le-Marmion qu'une diminution de 25 hectares sur 1 004 quant à son territoire, et une diminution de 8 f. 50 c. sur 378 f. 60 c.

Par ces motifs, et par ceux qui ont servi de base à sa délibération du 30 août 1851, persiste dans l'avis : que la portion du territoire de Fontenay-le-Marmion, qui touche à la commune de Rocquancourt, renfermant 42 habitants et 25 hectares 9 ares 46 centiares de terrain, et qui est comprise dans la commune de Fontenay-le-Marmion, fasse dorénavant partie de la commune de Rocquancourt, invite M. le Préfet à transmettre la présente délibération à S. Exe. M. le Ministre de l'Intérieur, avec prière d'appeler du jugement du Conseil d'État.  

 

Septembre 1855  -  Réunion d'une section de Fontenay-le-Marmion à Rocquancourt.  -  Vu la demande du Conseil d'arrondissement de Caen du 24 juillet 1855, et ses précédentes délibérations, des délibérations du Conseil général, notamment celles des 31 août 1851 et 24 août 1854. 

M. le Ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur, par lettre déclare que l'avis du Conseil d'État est qu'il n'y a pas lieu de donner suite au projet de loi ayant pour objet de réunir à la commune de Rocquancourt une section de la commune de Fontenay-le-Marmion.

Le rapport de M. le Préfet, considérant que les motifs sérieux qui militaient en faveur du projet de loi existent toujours et dans toute leur force.

Toutefois, que dans l'état actuel de cette affaire, le Conseil général, tout en maintenant les considérations qu'il a fait valoir dans ses précédentes délibérations, exprime ses regrets de la décision du Conseil d'Etat devant la persistance duquel il se trouve arrêté.

Considérant que si les habitants de la section qu'il s'agit de réunir à Rocquancourt, continuent en droit à faire partie de la commune de Fontenay-le-Marmion, toutes leurs habitudes  et tous leurs intérêts sont de fait les mêmes que ceux de Rocquancourt. Le Conseil général ne peut qu'appuyer le vœu du Conseil d'arrondissement, invite M. le Préfet à transmettre  à Son Excellence M. le Ministre de l'Intérieur la présente délibération ainsi que celle du Conseil d'arrondissement de Caen. 

 

Septembre 1855  -  Les chemins vicinaux.  -   La Commission des chemins vicinaux propose une rectification dans le tracé du chemin de grande communication d'Évrecy à Argences. Cette rectification aurait pour résultat d'éviter la côte de Laize, mais dans ce cas, la commune de May, qui eût été traversée en suivant le premier projet, devrait obtenir un dégrèvement et être considérée comme simplement intéressée.

Le nouveau tracé évite la côte de Laize, très rapide et dangereuse, qu'il offre un débouché fort utile aux habitants du val dépendant de Fontenay-le-Marmion, qu'au point de vue de l'économie, il peut avoir des avantages, parce qu'il n'offre aucune difficulté d'exécution.

Si le projet était admis, la commune de May devrait cesser d'être classée comme traversée par la ligne, prendre

rang parmi celles qui sont simplement intéressées, et être l'objet d'un dégrèvement de contribution que l'administration répartirait entre les communes favorisées par le nouveau tracé.

Le chemin de grande communication d'Évrecy à Argences prendra, au pied de la côte de Laize, la direction de Fontenay-le-Marmion, par le hameau du Val, au lieu, de suivre la direction de la commune de May et ne sera classée, à l'avenir, que dans la catégorie de celles intéressées à la ligne vicinale dont il s'agit.

 

Février 1867   -   Un accident.   -  Un jeune homme, âgé de 15 ans, le sieur Leprince Jean, domestique chez M. Lefèvre, Fontenay-le-Marmion, a reçu hier matin, en soignant le cheval dans l'écurie, un coup de pied dans l'estomac. La mort a été instantanée.

 

Avril 1868   -   Un accident.   -   La semaine dernière, un grave accident est arrivé dans la commune de Fontenay-le-Marmion. Le sieur chic et Chuquet Jean-Baptiste, cordonnier, en voulant arrêter un cheval emporté, a été pris entre un mur et le timon de la charrette à laquelle il était attelé. Ce cheval, rendu plus furieux par cette intervention, se mit à ruer de  telle sorte que d'un coup de pied il atteignit le sieur Chuquet à la jambe et le renversa du coup.

Ne se sentant plus retenu, il repartit assez doucement, il est vrai, et la roue de la pesante charette passa sur le côté gauche du courageux sauveteur. Couvert de blessures au visage, à la poitrine, à la main, le sieur Chuquet fut relevé aussitôt et reçut les soins des nombreux témoins de cette scène émouvante.

Ses blessures, quoique graves, ne laissent pressentir aucune crainte pour la vie du sieur Chuquet.  

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes,  dans l’arrondissement de Caen : Moult, école de garçons ; Démouville, écoles de filles ; Fontenay-le-Marmion, écoles de filles ; Cabourg, école de filles.

 

Janvier 1881  -  Odieuse agression.  -  Dernièrement, à Fontenay-le-Marmion, un mauvais sujet ayant rencontré une femme âgée et la voyant seule, l'a jetée à terre d’un coup de poing. Espérons que ce brutal apprendra à ses dépens ce qu'il en coûte de se livrer à des actes si odieux.  

 

Février 1881  -  Limitation des communes.  -  Depuis 1851, la commune de Rocquancourt était en instance pour obtenir la réunion à son territoire d'une fraction de la commune de Fontenay-le-Marmion. Grâce aux démarches et aux instances de M. Armand Paris, maire de Rocquancourt, le Conseil d'État vient de décréter cette annexion. 

 

Mai 1884  -  Un scandale.    Dimanche, il s'est passé, à Fontenay-le-Marmion, un incident qui a vivement impressionné la population. Ce jour-là, avait, lieu l'inhumation d'un brave et honnête homme, qui a été, pendant plusieurs années, garde champêtre et cantonnier de la commune. Les jeunes gens qui le portaient déposèrent le cercueil dans le chœur. Le curé se récria disant qu'on n'avait pas payé pour cela, et qu'il fallait reporter le cercueil dans la nef. Les jeunes gens refusèrent, le curé se retira disant qu'il ne ferait pas l'inhumation. Le maire voulut intervenir près du curé. Celui-ci répondit au maire qu'il se mêlait de choses qui ne le regardaient pas. Outrés de ces procédés, les jeunes gens allaient  enterrer civilement le pauvre garde, quand le maire, montrant plus de sagesse que le curé, leur conseilla de céder, ils le firent. Le cercueil fut déposé dans la nef et la cérémonie eut  lieu. 

N'est-il pas profondément regrettable de voir, en présence de la mort, un ministre du Christ faire des distinctions qui semblent faire croire que, devant le tribunal de Dieu, il y a une juridiction à deux degrés.  

 

Mars 1886  -  Laïcisation.  -  Le Sénat a voté l'instruction; primaire obligatoire et laïque, c'est-à-dire que dans un délai déterminé, les frères et les religieuses qui dirigent encore des écoles primaire seront remplacés par des instituteurs et des institutrices n'appartenant à aucune congrégation.

 

Juin 1886  -  Les orages.  -  Un orage épouvantable a éclaté sur notre contrée lundi l'après-midi. On a ramassé des grêlons de la grosseur d'un petit oeuf de poule. Sur la route de Caen â Tilly, du côté de Fontenay, sur une étendue de 1 à 800 mètres, il est tombé une quantité de grêle tellement serrée, qu'on eût dit des petites noix qu'on vidait d'un immense sac. Les dégâts sont considérables. La récolte de fruits est gravement compromise. A Mondeville, les jardins sont dévastés. Le chemin de fer de Beuzeval, a dû cesser de fonctionner. Une partie du pays d'Auge est inondée.

Quelques jours auparavant, une trombe, accompagnée de grêlons énormes, s'était abattue sur Bordeaux et les environs. Les dégâts sont considérables. Un enfant a été tué dans les bras de sa mère.

Du côté d'Arles, un cultivateur a été tué par la foudre, au moment où il aspergeait d'eau bénite sa maison.  

 

Octobre 1891  -  Mines de fer.  -  Du minerai très riche en fer vient d'être découvert dans un espace assez étendu, depuis Feuguerolles-St-André jusqu'à Verrières. Les travaux d'exploitation sont commencés : 2 puits d'environ 8 mètres de profondeur et 2 galeries sont établis dans la propriété de M. Solange à St-André-de-Fontenay, et les fouilles vont se continuer. 

A May-sur-Orne, le minerai très abondant se trouve dans le bois de M. le maire, et le filon va se continuant vers Fontenay-le-Marmion. L'exploitation se poursuit avec activité sur tous ces points. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1892  -  Grave accident.  -  Lundi, à Fontenay-le-Marmion, le domestique du sieur Langlois a reçu un violent coup de pied de cheval dans la poitrine. Le blessé s'est affaissé et est resté quatre heures sans connaissance. Sa situation est très grave et on désespère de le sauver. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Les suites de l’ivresse.  -  Le nommé Pierre Chrétien, 41 ans, journalier à Cormelles, repassait son couteau sur une meule placée près de l'hydraulique du moulin de M. Albert Yon, meunier à Fontenay-le-Marmion, lorsque, par suite d'un faux pas, il tomba dans la fosse des engrenages. Un ouvrier témoin de l'accident courut immédiatement baisser la vanne mettant l'eau sur la roue, mais il était trop tard, Chrétien avait été broyé. Cette mort accidentelle est due a l'étal d'ivresse dans lequel Chrétien se trouvait. (source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1897  -  Un femme qui veut poser un lapin aux gendarmes.  -  Dernièrement, les gendarmes rendaient visite à la femme Louis Jean, demeurant à Fontenay-le-Marmion. Au même moment, Louis Groult, débitant au même endroit, se présentait chez la femme Jean à laquelle il portait un paquet contenant dix litres d'eau-de-vie enfermés dans une vessie. A la vue des gendarmes, Groult fit la grimace et la femme Jean changea de couleur, les gendarmes s'en aperçurent et voulurent savoir ce qu'il y avait dans le paquet. « Je n'sais point, répondit la femme Jean... Mon vésin v'nait trachi mon lapin pour l'porter à sa lapine ». Les gendarmes ne se laissèrent pas poser ce lapin. Ils vérifièrent le paquet et découvrirent la fraude qui a valu 150 fr. d'amende à Groult et 100 fr. à la femme Jean. (source : Le Bonhomme Normand) 

 

Juin 1897  -  Tentative de meurtre.  -  Les sieurs Albert Vabran, couvreur, et Fouques, carrier, habitant tous deux à Fontenay-le-Marmion, chantaient, la nuit, en passant près d'un herbage où se trouvaient les deux frères Ernest et Charles Royer, 21 et 18 ans, demeurant à Fresney-le-Puceux : On commença par s'interpeller, plaisanter, on finit par des injures et des coups. Quelque temps après, les frères Royer revenaient sur le lieu de la lutte avec un fusil qu'Ernest était allé prendre à la tête de son lit, chez son maître, il tirait sur Vabran, qui cherchait sa casquette, et le blessait à la tête, puis d'un coup de crosse lui fracturait le bras, dont l’os sortit des chairs. Les frères Ruyer sont arrêtés. (source : Le Bonhomme Normand) 

 

Juin 1899  -  Accidents de travail.   -   Le sieur Louis Baujean, 27 ans, terrassier à Fontenay-le-Marmion, est tombé sous un train de wagonnets dont il serrait le frein et a eu une jambe broyée. Le malheureux, qui est marié depuis peu et a un enfant en bas âge, a été transporté à l'hôtel-Dieu de Caen, où l'amputation de la jambe a été pratiquée.

— Le sieur Lebougre, 26 ans, ouvrier au tissage Lehujeur frères, à Condé, travaillait à la sécherie, quand, une planche cédant tout à coup, il tomba à califourchon sur le plancher, qui est à claire-voie, se blessant assez grièvement, il a été transporté à l'Hôtel-Dieu de Caen.

— Le sieur Jules Moulin, couvreur à Bavent, travaillait à une couverture, à Bures, près Troarn. Celle-ci venant à rompre, il est tombé d'une hauteur de huit mètres, et, dans sa chute, s'est fait d'assez graves contusions.

— Samedi, un bien triste accident s'est produit aux carrières de Perrières. Le sieur Louis Pochon, 35 ans était monté sur un des wagonnets qui servent à transporter le caillou de la carrière à la gare de Jort. En voulant descendre, ce malheureux glissa, tomba sur la voie et les wagonnets lui passèrent sur une jambe qui fut broyée et presque détachée au-dessus du genou. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899  -  Pris sous un éboulement. -  Samedi dernier, M. Eugène Pinçon, âgé de 40 ans, carrier, travaillant à l'entreprise Malherbe, chargée de la construction de la ligne  du tramway de Caen a Falaise a été victime d'un grave accident.

Le contremaître au moment de s'absenter, vers 9 heure du matin, défendit aux ouvriers de descendre dans la carrière. Aussitôt qu'il fut parti, les ouvriers, voulant se mettre à l'abri du froid, descendirent quand même dans la carrière et commencèrent à travailler.

Un éboulement se produisit et Pinçon fut enseveli  sous une masse de Pierre et de terre de sept à huit mètres cubes environ. Les secours, promptement organisés, permirent de dégager le malheureux.

Le docteur Ayvazian, de May-sur-Orne, appelé à lui donner les premiers soins, constata plusieurs fractures du crâne et des contusions multiples sur tout le corps. La gravité de ses blessures a nécessité le transport à l'hôpital, où il a été admis d'urgence.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -   Enseveli sous un éboulement.  -   Le sieur Eugène Pinçon, 50 ans, carrier, travaillant à la construction de la ligne du tramway de Caen à Falaise, descendit dans la carrière de Fontenay-le-Marmion malgré la défense du contremaître. Un éboulement se produisit et Pinçon fut enseveli sous une masse de pierre et de terre de 7 à 8 mètres cubes. Quand on put le dégager, le malheureux avait plusieurs fractures au crâne. Il a été transporté à l'hôtel-Dieu, à Caen. Son état, quoique grave, n'est pas désespéré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -   Le froid.  -   La gelée a pris au moment où rien ne la faisait prévoir. Presque immédiatement le froid a atteint, à Caen, 6 au-dessous de zéro ; au bord de la mer, il y a eu 7 et même 8 dans les endroits ou le vent portait. 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le thermomètre est descendu à 10 au-dessous de zéro. Mardi, la neige a fait son apparition dans notre région. Le froid est général en France.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1900   -   Cheval tué.  - Le sieur Piédoue, cultivateur à Fontenay-le-Marmion, fut accosté un soir par une voiture non éclairée. Le cheval de 900 fr. fut blessé à l'épaule, et mourut le lendemain. 

L'auteur de l'accident qui a donné le nom de Laurent, marchand de légumes, n'a pas été retrouvé . (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1901   -   Viol.   -  La gendarmerie de Bretteville-sur-Laize a arrêté le nommé Jules Vivier, 30 ans, journalier à Fontenay-le-Marmion pour viol avec violences sur la veuve Fontaine, 58 ans, dentellière même commune. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1901   -   La mise en route du contingent.   -  La mise en route des conscrits de la classe de 1900 et des ajournés des classes de 1898 et 1899 aura lieu les 14, 15 et 16 novembre, en trois séries comprenant les dispensée et les jeunes soldats des subdivisions paires et impaires. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1903   -   Noyé.  -   On a trouvé noyé dans la mare des Carrières, à Fontenay-le-Marmion, canton de Bourguébus, le sieur Georges Fouques, 30 ans, carrier. Le corps ne portant aucune trace de violence, on ne sait si la mort de Georges Fouques doit être attribuée à un accident ou à un suicide. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1903  -  Enfant martyr.   -  De tous temps on a accusé les saltimbanques d'enlever des enfants pour les dresser à faire des tours.

Le nommé Émile Garric, forain de profession, vient d'être arrêté à Fontenay-le-Marmion et écroué à Caen pour un méfait de ce genre. Cet individu exploitait un pauvre enfant de 8 ans, Louis Bourgeois, qui, disait-il, lui avait été confié par ses parents pour le punir. Et il le punissait! car le corps du petit martyr est couvert de blessures et Garric allait jusqu'à lui passer un fer rouge devant les yeux quand il faiblissait pendant une représentation.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1906  -  Les fouilles  -  Fouillé entre 1829 et 1832 par la société des antiquaires de Normandie, puis en 1904 par un archéologue, après avoir servi de carrière à la commune,  entre-temps..., Classée monument historique de l'année suivante, le tumulus préhistorique de Fontenay-le-Marmion est interdit au public par une grille.

 

Juin 1912  -  Tentative de déraillement  -  Le jeune Léon Michel, 16 ans, domestique de ferme à Fontenay-le-Marmion, s'était rendu en compagnie du petit Vallet Léon Celles sur la ligne du tramway de Caen à Falaise. Ce garnement aurait enduit de graisse les rails sur une certaine longueur dans l'espérance d'assister à un déraillement. Le fait vain à être connu  des gendarmes ; ils interrogèrent Michel, qui avoua tout. Cela pourrait lui coûter cher.

 

Décembre 1912  -  Accident grave  -  En se rendant à vélo à Fontenay-le-Marmion,  Raoul Cingal, mécanicien a Rocquencourt, a été culbuté par un attelage dont le charretier a poursuivi sa route sans s'occuper du malheureux qu'il avait renversé et qui gisait sur la route, une clavicule fracturée. M. Cingal put toutefois regagner péniblement son domicile. On recherche le charretier.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi  du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

 Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le  chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église ; Lion-sur-mer : Clocher de  l'église ; Lisieux : Église Saint-Pierre, Église  Saint-Jacques, Maison dite " le Manoir de François 1er ", rue aux Féves, Maison dite " le manoir de salamandre ", rue aux Féves. Maison   dite " le manoir du pâtissier ", dans l'ancienne rue Basse-Boucherie .

 

Octobre 1917  -  Arrestation.  -  La gendarmerie de Bretteville-sur-Laize a mis en état d'arrestation en vertu d'une contrainte par corps du percepteur de Bourguébus, la femme Mancel, 22 ans, journalière à  Fontenay-le-Marmion, redevable envers l'État d'une somme de 13 francs 62, montant de l'amende et des frais d'un jugement rendu contre elle par M. le juge de paix d'Évrecy, pour violences légères. Ayant proposé d'acquitter sa dette, elle a été conduite devant le percepteur de Bretteville-sur-Laize, puis remise en liberté.

 

Février 1918  -  Arrestation.  -  En vertu d'un mandat d'arrêt de M. le Juge d'Instruction de Lisieux, la gendarmerie, de Bretteville-sur-Laize a arrêté le nommé Emile Péronne, 15 ans, sous l'inculpation de vol. Il a été conduit à Falaise et écroué à la maison d'arrêt.  

 

Juillet 1926  -  Tentative de viol et violences.  -  Les gendarmes de Brettevilie-sur-Laize viennent d'arrêter à Fontenay-le-Marmion et écrouer à la prison de Caen, le nommé Lange Victor-Marcel, 18 ans, ouvrier agricole, sans domicile fixe, originaire de l'Orne, qui s'est rendu coupable à Rocquancourt de tentative de viol et violences.

Une polonaise, la veuve Stachmai, 30 ans, servante chez M. Thomasse, cultivateur à Rocquancourt, était occupée à traire les vaches dans un champ, lorsqu'un individu arriva derrière elle, la renversa brutalement et essaya, mais en vain d'abuser d'elle, une lutte s'engagea et pour étouffer les cris l'individu essaya de la bâillonner, mais les appels furent entendus par Mlle Catherine Licholat qui accourut et reçut de l'agresseur plusieurs coups de poing ainsi que la victime, la veuve Stachmai, puis il prit la fuite. Arrêté le lendemain dans une ferme de Fontenay-le-Marmion, il a reconnu tous les faits.

 

Août 1926  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général du Calvados, adopte les propositions de M. le Préfet pour la répartition de la somme de 5 600 francs, pour subventions aux communes en vue de les aider à acquitter les dépenses de réparation aux maisons d'école et aux mobiliers scolaires. La somme de 5 600 francs proposée se répartit ainsi qu'il suit : Fontenay-le-Marmion. — Appropriation à l'école de garçons 500 fr.

 

Septembre 1928   -   La sécheresse.   -   Après les incendies de bois ou de bruyères à Touffréville, Livarot, Vignats, Rapilly, Saint-Omer et Versainville que nous avons déjà relatés, ces derniers jours de sécheresse ont encore vu s'allumer divers feux dans le département :

À Martigny, canton de Falaise, une vingtaine d'hectares de bois et de vignons au marquis de la Moussaye et à divers propriétaires, ont été ravagés. Après de longs efforts, la  population et les gendarmes sous les ordres du lieutenant  Duval, sont parvenus à circonscrire le fléau.

À Saint-Germain-le-Vasson, canton de Bretteville-sur-Laize, le feu a également ravagé en partie le bois du Rocher. L'incendie qu'il a fallu plusieurs heures pour maîtriser aurait pris naissance dans une coupe de bois exploitée par des bûcherons étrangers qui auraient allumé du feu pour préparer leur repas.

Enfin, près Fontenay-le-Marmion, canton de Bourguébus, trois meules de grains et trois de paille à Mme Groult, ont été la proie des flammes après le passage d'un train des chemins de fer du Calvados. C'est la locomotive qui aurait mis le feu aux herbes. Les dégâts atteignent 30 000 francs.

 

Janvier 1936  -  Un pendu dans le clocher.  -  On a découvert, pendu dans le clocher de l'église de Fontenay-le-Marmion, le cadavre du sonneur de la commune. Victor Legoff, 58 ans. Le désespéré s'était suicidé après avoir sonné l'heure de midi. 

Souffrant de violentes douleurs d'estomac, M. Legoff avait à différentes reprises manifesté l'intention de mettre fin à ses jours  (source le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   63 000 francs de récoltes sont détruites par le feu.   -   Un violent incendie, provoqué par des étincelles échappées d'une machine à battre, a détruit deux meules de blé contiguës, mesurant 24 mètres de long sur cinq de large. Les deux meules contenaient environ 300 quintaux de blé.

Le propriétaire, M. Louis Vivien, évalue son préjudice à 63 mille francs. Il y a assurance. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   La mauvaise viande coûte cher.   -  Pour, avoir expédié, le 22 novembre dernier, aux Halles de Paris, quatre quartiers d'une viande impropre à la consommation, Le Bret Émile, 33 ans, boucher à Fontenay-le-Marmion, a été condamné à 1 mois d'emprisonnement avec sursis et 50 fr. d'amende. 

Poursuivi pour le même fait, conjointement avec Le Bret, Lemoine André, 41 ans, cultivateur à Laize-la-Ville, a été acquitté Ils étaient assistés de Me  Guibé. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   A vendre ou à louer gares déclassées des chemins de fer du Calvados.   -  Le public est informé que le département envisage la location ou la vente d’un certain  nombre de gares des lignes déclassées des chemins de fer du Calvados.

Toute demande d'achat ou de location devra être adressée à M. l'Ingénieur en chef directeur du contrôle des voies ferrées d'intérêt local, terre-plein de la Fonderie, à Caen, sous le couvert du maire de la commune dans le territoire de laquelle est située la gare dont la location ou l'achat est demandée.  (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   Un incendie détruit un important bâtiment de ferme.   -  Hier après-midi, les fils de M. Cyrille Verhaest, fermier à Fontenay-le-Marmion, étaient occupés à peser des veaux dans la cour de la ferme, près d'un tas de paille.

Tout à coup, l'un des fils aperçut une flamme qui jaillissait du tas de paille. Les hommes n'eurent que le temps d'éloigner les bestiaux et la vachère car le sinistre prenait d'importantes proportions.

On alerta aussitôt tous les volontaires de la commune et bientôt la pompe à bras fut amenée sur les lieux. On fit la chaîne, mais le feu, poussé par le vent assez fort, se communiqua au corps de bâtiment, long de 70 mètres environ, plein de foin et de paille. En autre, il servait d'écurie et de remise. La sécheresse aidant, des flammes parcoururent rapidement l'édifice qui ne fut plus qu'un immense brasier.

L'on dut faire appel aux pompiers de Caen. Ces derniers arrivèrent en peu de temps, sous les ordres de l'adjudant Seigne. Le capitaine Bonza arriva également à son tour.

Cependant, malgré la promptitude des secours, la toiture entière du bâtiment s'effondrait. Toute intervention devenait inutile et l'on dut se borner à protéger le bâtiment voisin.

Le préjudice subi par M. Verhaest et par la propriétaire de la ferme, Mme la duchesse d'Harcourt, est difficile à évaluer. Outre les récoltes, divers instruments aratoires et le bâtiment, des bestiaux ont encore souffert du feu. Un porc a été carbonisé et cinq autres qui avaient été vendus et devaient être livrés le soir même, ont été gravement brûlés et l'on dut les abattre d'urgence. Une assurance couvre en grande partie les dégâts. (source le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  Important vol de volailles.  -  Un important vol de volailles a été commis au préjudice de Mme Eugène Morice, cultivatrice. Remarquant que sa récolte journalière d’œufs était  moins abondante depuis quelques jours, Mme Morice se rendit dans son poulailler, situé derrière sa maison, et compta ses volailles. Elle s'aperçut que trois canards d'Inde blancs, trois dindes (une grise et deux noires), quarante-trois poules et un coq manquaient à l'appel.

Elle évalue à un millier de francs le préjudice qu'elle éprouve. Les recherches effectuées sont demeurées infructueuses.  Le poulailler était clos par une grille ne fermant pas à clef.

Mars 1940  -  Une auto en triste état.  -  Sur le territoire de Fontenay-le-Marmion, en bordure de la route nationale de Caen à Angers, une voiture automobile a été trouvée en triste état à la suite d'un accident. Elle avait littéralement fauché quatre pieux en béton formant balise.
De l'enquête ouverte par la gendarmerie, avisée de cette couverte, il résulte que la dite voiture, volée à Argences. appartenait à la Société des Tuileries de Beauvais qui a une filiale dans cette commune.

Au moment de l'accident, elle était pilotée par deux jeunes gens qui eurent la chance de s'en tirer indemnes.  

Octobre 1943    -   Fait divers.   -   Un soir, le feu a détruit, dans la ferme de M. Morice, à Fontenay-le-Marmion, un vaste bâtiment de 30 m. sur 7. à usage d'écurie et de grenier, ainsi que son contenu : 2.000 bottes de foin et 1.200 de paille. Les 13 chevaux qui s'y trouvaient ont pu être sauvés. Les pompiers de Caen accourus n'ont pu que protéger les constructions voisines. On ignore les causes de ce sinistre.

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