UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FOULOGNES 

Canton de Caumont-l'Éventé 

Les habitants de la commune de Foulognes sont des Foulonais, Foulonaises.


Juin 1842  -   Nouvelles locales.   -   La cour de cassation vient de résoudre une question qui intéresse vivement les populations maritimes de notre pays.

Elle a décidé que l'arrêt du conseil du roi dit 24 mars 1787, qui défend, sous des peines fort graves aux pêcheurs de la côte de Normandie d'apporter dans nos ports des harengs pêchés par des navires étrangers, était aboli et qu'il n'y avait lieu, dans l'état actuel de la législation, de prononcer aucune peine pour contravention à cette ancienne prohibition. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Juillet 1842  -   Nouvelles locales.   -   L'orage qui a éclaté jeudi soir sur notre ville, s'est étendu au loin sur une partie des cantons de Balleroy et de Caumont, où il a causé de grands ravages. Pendant plusieurs heures d'énormes grêlons tombant avec violence, au milieu d'une pluie battante, des éclairs et du tonnerre, sont venus jeter l'effroi et la dévastation dans un grand nombre de communes.

Des pièces de blé ont été complètement abîmées par la grêle, des pommiers en assez grande quantité ont été dépouillés de tous leurs fruits. On assure que depuis longtemps pareille tempête n'était venue dévaster notre pays.

On cite plusieurs localités qui ont le plus souffert, notamment les communes de FouIognes et de Planquery dons lesquelles les récoltes ont beaucoup souffert ou sont entièrement perdues. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Septembre 1842    -  Orage du 30 juin.   -   Le conseil engage M. le ministre de l'intérieur à prendre en grande considération la réclamation des communes de Planquery, de la Vaquerie, Cormolain, Sallen, Foulognes et Noron. qui ont souffert de l'orage du 3o juin, et qu'il leur accorde un subside sur le fonds commun. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Ilya à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.  

 

Mai 1875   -   Meurtre.  -  Vendredi soir, la commune de Foulognes a été mise en émoi par une série d'événements dramatiques qui se sont dénoués par la mort d'un malheureux privé de ses facultés mentales, le nommé Auguste Lorier. 

Cet homme, qui était devenu fou depuis une semaine environ, par suite de la perte d'un procès, après avoir rudement maltraité sa mère et fait une scène abominable chez lui, s'échappa tout nu sans qu'on ait pu le retenir. Il entra chez le sieur Jean Marie, son voisin, et se précipita sur la femme de celui-ci qui était au lit, étant accouchée depuis peu de jours. Le fou furieux la battit, lui fit des morsures cruelles, et lui arracha les cheveux, enfin, la malheureuse femme était dans l'état le plus alarmant. Lorsque son mari, le sieur Marie rentra, et qu'il reconnut l'impossibilité de la soustraire aux mauvais traitements de ce forcené, il saisit son fusil et en tira deux coups sur le malheureux qui tomba raide mort. 

On n'est pas sans crainte sur l'état de la femme Marie, on espère cependant qu'elle pourra revenir de ses blessures, ce qui est d'autant plus désirable qu'elle a une nombreuse  famille, composée d'une dizaine d'enfants.  

 

Juillet 1888  -  Les orages.  -   Un orage épouvantable a éclaté dimanche soir sur les côtes normandes. Le tonnerre est tombé un grand nombre de fois. Nous n'avons pas appris qu'il y ait eu accident dé personnes, mais les dégâts matériels sont considérables. A Foulognes, la foudre est tombée sur la maison d'un sieur Hippolyte Le Guelinel, elle a traversé la cuisine en donnant une commotion très violente aux personnes présentes mais sans causer d'accidents graves. Il y a deux ans, le. tonnerre était déjà tombé sur la même ferme et y avait tué un veau. 

A Paris, l'orage s'est aussi fait sentir. Les pickpockets en ont profité pour enlever les porte-monnaie des personnes entassées dans les bureaux d'omnibus . En Angleterre, un orage a aussi lait des dégâts inestimables.

 

Juillet 1888  -  Les pluies.  -   La persistance des pluies sur notre région porte un préjudice considérable à l'agriculture. Les foins sont perdus, les blés ne mûrissent pas ou sont roulés.  

 

Septembre 1890  -  Mort subite.  -  Le sieur Doublet, 58 ans, cultivateur à Foulognes, sortait de la pharmacie James, à Balleroy, ou il venait de prendre des médicaments. Arrivé sur la place du Marché, il s'est affaissé tout à coup, il était mort, Le décès est attribué à une maladie de cœur dont le sieur Doublet souffrait depuis plusieurs années.

 

Mai 1900 - Les Saints de glace. - Les saints de glace, tant redoutés par les jardiniers, tombaient les 11, 12 et 13 mai. Ils se sont faits sentir par une recrudescence de froid, accompagné de tempête. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1900 - Coups et blessures. - Dimanche, à Foulognes (près Balleroy), le nommé Désiré Marie, 36 ans, s'est jeté, à la suite d'une discussion, sur le sieur Michel Levallois, 72 ans, lui a fait de graves blessures à la tête, lui a enfoncé deux côtes et complètement broyé le visage à coups de talon de soulier. Il l'aurait tué sans l'intervention de voisins. Marie a été arrêté. L'état de Levallois est désespéré. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Raclée pas volée.  -  Un attentat à la pudeur a été commis sur la dame Jacques Quévanne, 25 ans, ménagère à Foulognes, par le nommé Michel Lepley, facteur des postes à Balleroy.

Aux cris poussés par celle-ci, son mari, qui était couché dans un cabinet dépendant de son habitation, accourut et, saisissant la canne de l'intrus, administra à ce dernier une maîtresse raclée dont il pourra se souvenir. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1907  -  Horrible mort.  -  Mercredi, le nommé Levallois, vieillard de 77 ans, est tombé accidentellement dans son feu.

Attiré par ses cris et par l'odeur qui se dégageait, une voisine se porta à son secours et le trouva le dos dans le feu, la tête appuyée au fond de la cheminée.

Le malheureux fut déshabillé et reçut des soins empressés, mais ses brûlures étaient trop graves. Il expira pendant la nuit, dans d'atroces souffrances.

 

Janvier 1907  -  Vol avec effraction.  -   Au cours de la nuit de dimanche à lundi, des malfaiteurs restés jusqu'à présent inconnus se sont introduits dans la maison de M. Ernest Marie, couvreur à Foulognes, qui était absent de chez lui. Ils ont visité la maison de fond en comble et se sont emparés d'une grande quantité d'objets : effets d'habillement, provisions, le tout estimé 120 fr. environ. Ils ont également forcé plusieurs meubles et dans l'un d'eux ont pris une minime somme d'argent. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que, partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  Le chagrin qui tue.  -  Les époux Florin, à Foulognes, canton de Caumont, furent avisés officiellement, ces jours derniers, de la disparition de leur fils, soldat au front, dont, depuis longtemps déjà, ils étaient sans nouvelles. Sous l'influence du chagrin, le père Florin, 79 ans, partit, sans prévenir personne. On le rechercha vainement pendant  plusieurs jours. On vient enfin de découvrir son cadavre dans un herbage. Il était mort d'épuisement.  

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la  récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Arguments trop frappants.  -  M. Ledard, âgé de 63 ans, cultivateur à Foulognes, ayant trouvé un cheval dans son champ, l'avait mis au piquet en attendant qu'on vint le réclamer. Un jeune domestique du comte de Beaurepaire, ayant reconnu l'animal pour appartenir à son maître, pria M. Ledard de le lui remettre. Celui-ci refusa de s'en dessaisir avant d'être indemnisé des dégâts causés par le cheval, soit 20 fr. Peu après, M. de Beaurepaire se présentait accompagné de deux domestiques. Une discussion s'éleva au cours de laquelle un des domestiques frappa M. Ledard et le fit tomber. M. de Beaurepaire s'oublia, lui aussi, à frapper M. Ledard. Plainte a été portée.  

 

Avril  1919    -     Mort accidentelle.   -   Le 11 avril, le nommé Marcelus Guillemet, 71 ans, journalier, résidant à Castlllon, était occupé à démolir des masures pour le compte de M. Victor Marie, propriétaire cultivateur à Foulognes. Un pan de mur s'étant écroulé, Guillouet fut enseveli presque totalement et écrasé. Il rendit le dérnier soupir presque aussitôt. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   Un octogénaire se suicide.   -   M. Louis Le fort, 83 ans, demeurant chez sa filleule, Mme Anne, propriétaire à Foulognes, s'est suicidé par pendaison dans une étable. Bien que marchant avec quelques difficultés, l'octogénaire était encore assez valide. D'un caractère aimable et souriant, il n'avait jamais manifesté l'intention de se suicider. (Source : Le Moniteur du Calvados)

11.   La Vie Normande   -   En route pour la ville

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