FOULOGNES 

Canton de Caumont-l'Éventé 

Les habitants de la commune de Foulognes sont des Foulonais, Foulonaises.


Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Ilya à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.  

 

Mai 1875   -   Meurtre.  -  Vendredi soir, la commune de Foulognes a été mise en émoi par une série d'événements dramatiques qui se sont dénoués par la mort d'un malheureux privé de ses facultés mentales, le nommé Auguste Lorier. 

Cet homme, qui était devenu fou depuis une semaine environ, par suite de la perte d'un procès, après avoir rudement maltraité sa mère et fait une scène abominable chez lui, s'échappa tout nu sans qu'on ait pu le retenir. Il entra chez le sieur Jean Marie, son voisin, et se précipita sur la femme de celui-ci qui était au lit, étant accouchée depuis peu de jours. Le fou furieux la battit, lui fit des morsures cruelles, et lui arracha les cheveux, enfin, la malheureuse femme était dans l'état le plus alarmant. Lorsque son mari, le sieur Marie rentra, et qu'il reconnut l'impossibilité de la soustraire aux mauvais traitements de ce forcené, il saisit son fusil et en tira deux coups sur le malheureux qui tomba raide mort. 

On n'est pas sans crainte sur l'état de la femme Marie, on espère cependant qu'elle pourra revenir de ses blessures, ce qui est d'autant plus désirable qu'elle a une nombreuse famille, composée d'une dizaine d'enfants.  

Juillet 1888  -  Les orages.  -   Un orage épouvantable a éclaté dimanche soir sur les côtes normandes. Le tonnerre est tombé un grand nombre de fois. Nous n'avons pas appris qu'il y ait eu accident dé personnes, mais les dégâts matériels sont considérables. A Foulognes, la foudre est tombée sur la maison d'un sieur Hippolyte Le Guelinel, elle a traversé la cuisine en donnant une commotion très violente aux personnes présentes mais sans causer d'accidents graves. Il y a deux ans, le. tonnerre était déjà tombé sur la même ferme et y avait tué un veau. 

A Paris, l'orage s'est aussi fait sentir. Les pickpockets en ont profité pour enlever les porte-monnaie des personnes entassées dans les bureaux d'omnibus . En Angleterre, un orage a aussi lait des dégâts inestimables.

 

Juillet 1888  -  Les pluies.  -   La persistance des pluies sur notre région porte un préjudice considérable à l'agriculture. Les foins sont perdus, les blés ne mûrissent pas ou sont roulés.  

 

Septembre 1890  -  Mort subite.  -  Le sieur Doublet, 58 ans, cultivateur à Foulognes, sortait de la pharmacie James, à Balleroy, ou il venait de prendre des médicaments. Arrivé sur la place du Marché, il s'est affaissé tout à coup, il était mort, Le décès est attribué à une maladie de cœur dont le sieur Doublet souffrait depuis plusieurs années.

 

Janvier 1907  -  Horrible mort.  -  Mercredi, le nommé Levallois, vieillard de 77 ans, est tombé accidentellement dans son feu.

Attiré par ses cris et par l'odeur qui se dégageait, une voisine se porta à son secours et le trouva le dos dans le feu, la tête appuyée au fond de la cheminée.

Le malheureux fut déshabillé et reçut des soins empressés, mais ses brûlures étaient trop graves. Il expira pendant la nuit, dans d'atroces souffrances.

 

Janvier 1907  -  Vol avec effraction.  -   Au cours de la nuit de dimanche à lundi, des malfaiteurs restés jusqu'à présent inconnus se sont introduits dans la maison de M. Ernest Marie, couvreur à Foulognes, qui était absent de chez lui. Ils ont visité la maison de fond en comble et se sont emparés d'une grande quantité d'objets : effets d'habillement, provisions, le tout estimé 120 fr. environ. Ils ont également forcé plusieurs meubles et dans l'un d'eux ont pris une minime somme d'argent. (source M. C.)

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que, partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  Le chagrin qui tue.  -  Les époux Florin, à Foulognes, canton de Caumont, furent avisés officiellement, ces jours derniers, de la disparition de leur fils, soldat au front, dont, depuis longtemps déjà, ils étaient sans nouvelles. Sous l'influence du chagrin, le père Florin, 79 ans, partit, sans prévenir personne. On le rechercha vainement pendant plusieurs jours. On vient enfin de découvrir son cadavre dans un herbage. Il était mort d'épuisement.  

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Arguments trop frappants.  -  M. Ledard, âgé de 63 ans, cultivateur à Foulognes, ayant trouvé un cheval dans son champ, l'avait mis au piquet en attendant qu'on vint le réclamer. Un jeune domestique du comte de Beaurepaire, ayant reconnu l'animal pour appartenir à son maître, pria M. Ledard de le lui remettre. Celui-ci refusa de s'en dessaisir avant d'être indemnisé des dégâts causés par le cheval, soit 20 fr. Peu après, M. de Beaurepaire se présentait accompagné de deux domestiques. Une discussion s'éleva au cours de laquelle un des domestiques frappa M. Ledard et le fit tomber. M. de Beaurepaire s'oublia, lui aussi, à frapper M. Ledard. Plainte a été portée.

11.   La Vie Normande   -   En route pour la ville

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