FOURNEVILLE

Canton de Honfleur

Les habitants de la commune sont des Fournevillais, Fournevillaises


Juillet 1867   -   Les militaires.   -   Son Excellence le ministre de la guerre a décidé, le 19 juin dernier, que des militaires seraient mis cette année à la disposition des cultivateurs qui en auront besoin pour les travaux des champs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

Les demandes qui en seront faites devront être remises à MM. les maires, qui les adresseront ensuite à MM. les préfets, avec leur avis motivé.  

 

Août 1867   -   Le Loup.   -    Le loup qui, cet hiver, a fait tant de ravages dans les environs de Pont-l'Évêque, vient d'être tué sur la commune de St-Gatien.

Mardi matin on vint prévenir M. Le Bourg, maire de Fourneville, que l'animal était entré dans le bois du Marelot. M. Le Bourg fit alors prévenir les propriétaires et fermiers des environs, et vers 3 heures, 80 chasseurs et rabatteurs se mettaient en quête de la bête. La battue se fit dans le plus grand ordre, et une heure aprés, l'animal était tué par M. Leproux,

d'Equemauville. C'est un loup de forte taille, pesant 36 kilos et mesurant 1 m. 30 de long. Il a été apporté à la sous-préfecture de Pont-l'Évêque. 

 

Mai 1869   -  Les récoltes.   -   les blés croissent avec vigueur surprenante ; les seigles ne sont pas moins magnifiques, et donnent lieu à de grandes espérances.

Les semis de mars, que, dans un moment de terreur l'on avait généralement condamnés, sont bien levés et couvrent la terre d'une végétation qui fait prévoir un rendement.

Les pommiers et les poiriers couverts de fleurs, paraissent d'immenses bouquets, dont la transformation s'opère dans de bonnes conditions. Nos colzas ont beaucoup souffert des intempéries de mars.

Dans l'Eure, ils sont pour la plupart ravagés par les pucerons, et bon nombre de champs ont déjà été retournés.  

 

Juin 1869   -   Fait divers.   -  Un déplorable accident a failli coûter la vie à la dame Boutry, cultivatrice à Fourneville. Cette dame retournait chez elle montée dans une petite voiture que traînait une ânesse. Arrivée au bas de la côte d'Equemauville, commune de Honfleur, elle fut rencontrée par une lourde voiture de farine à laquelle étaient attelés de vigoureux chevaux. Le conducteur, paraît-il, n'était point, à la tête de ses chevaux, de sorte que ceux-ci se heurtèrent si violemment contre le faible véhicule de la dame Boutry qu'ils culbutèrent non seulement l'ânesse, mais encore la malheureuse femme qui fut jetée sur la voie dans une position des plus critiques, car elle reçut alors de fortes contusions à la figure et à la hanche gauche. L’œil gauche surtout a été atteint et fortement abîmé. 

Et dans cette fâcheuse situation, la dame Boutry, qui est âgée de 64 ans, n'a pu regagner son domicile, elle a été transportée chez sa nièce, Mme Legrix, cours d'Orléans. 

Le voiturier qui est cause, (bien involontairement, il est vrai), de ce triste accident, est un domestique attaché au moulin à blé de M. Marcel, de Barneville-la-Bertrand.  

 

Mai 1871   -  Nécrologie.   -   M. l'abbé Duret, curé de Tourville, est nommé curé de Saint-Julien-le-Faucon.

On annonce la mort de M. l'abbé Nicolle, vicaire de Bernesq.

M. l'abbé Lecesne, curé de Fourneville qui était enfant de Honfleur, est mort dimanche matin, après une courte maladie.

 

Août 1876   -  Mort subite.  -  Le nommé Victor Saunier, âgé de 49 ans, journalier et cultivateur à Fourneville, a été trouvé mort, le 20 courant, au soir, dans la plaine de Fourneville. Le médecin qui a été appelé à visiter le cadavre déclare que la mort remonte à trois jours, et qu'elle doit être le résultat d'un accident d’apoplexie ou autre cas semblables, et qu'aucune trace de violence n'existait sur le corps. Saunier travaillait dans la plaine jeudi dernier, chez le sieur Pierre Fresney, cultivateur à Fourneville, il quitta son travail en se plaignant  d'éprouver de la fatigue, ainsi qu'un malaise, et en déclarant qu'il allait se coucher. 

On a trouvé le cadavre de ce malheureux à environ 400 mètres du champ qu'il venait de quitter. Il est probable qu'en route, et avant d'avoir pu regagner son domicile, cet homme aura été surpris par quelque attaques d'apoplexie foudroyante, produite par la fatigue et la chaleur, Saunier était marié et père de 2 enfants.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Fourneville, 343 habitants, Mme Buchard, née Romy, 8 élèves payantes, 5 gratuites ; 700 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée,  60. Très bonne institutrice, digne d'intérêt par ses charges de famille. Institutrices libres tenant lieu d'institutrices communales.

 

Juillet 1881  -  Jeune fille brûlée.  -  Samedi, vers onze heures du soir, une jeune fille nommée. Quidel, âgée de 14 ans et demi, servante chez M. Hue, propriétaire à Fourneville, arrondissement de Pont-l’Evêque, était dans sa chambre à coucher, elle avait une chandelle allumée. Le feu prit à ses vêtements, on ne sait comment. La pauvre enfant étant tout à coup environnée de flammes, appela ses maîtres à son secours. Ceux-ci accoururent et s'empressèrent pour étouffer le feu, ils y parvinrent en arrachant les vêtements, mais, malheureusement, les brûlures étaient si graves que la jeune Quidel mourut le lendemain matin.  

 

Janvier 1889  -  Empoisonnement.  -  La semaine dernière, le parquet de Pont-l'Evêque s'est transporté à Fourneville pour une enquête sur la mort du sieur Florentin Levieils, 60 ans, que la rumeur publique disait avoir été empoisonné par sa femme. Levieils, qui vivait depuis longtemps séparé de sa femme, se rendit chez elle la semaine dernière et, lui disant qu'il était malade, lui demanda à venir habiter avec elle. La femme Levieils y consentit, mais le 1er janvier au matin, son mari était trouvé mort chez elle. L'enquête a démontré que Levieils s'était lui-même empoisonné.  

 

Mars 1893  -  Suicide d’un jeune homme de 14 ans.  -  La semaine dernière, à Fourneville, près Honfleur, Edmond Boudin, 14 ans, domestique chez M. Lecomte, s'est pendu dans un bâtiment dépendant de la ferme. On ignore les causes de ce suicide. Quelques instants avant démettre sa résolution à exécution, Boudin était avec le fils de M. Lecomte, il le quitta sous un prétexte quelconque, sans que rien ne puisse faire supposer sa détermination. (Source B.N.)  

 

Septembre 1894  -  Mariage retardé.   -   Une veuve Marie Lasalle, demeurant à Fourneville, avait été condamnée, par le tribunal de Pont-l'Evêque, à quatre mois de prison pour vol. Pour se soustraire aux recherches, elle s'était retirée à Barfleur, où elle avait fait connaissance d'un individu qui avait consenti à l'épouser. Afin d'obtenir le consentement de la famille, nos deux amoureux arrivaient l'autre dimanche à Honfleur, apportant avec eux gigot, poulet et liquides, destinés à mieux sceller les fiançailles. Malheureusement, le gendarme de service reconnut la veuve Lasalle et, sans pitié pour le fiancé tout désappointé, empoigna sa future et le laissa seul avec le panier aux provisions, qui furent absorbées à la santé et à la délivrance de la malheureuse prisonnière. (source B. N.)  

 

Septembre 1898  -  Suicides.   -   On a trouvé, dans la mare de sa cour, le cadavre du sieur Michel Boissière, 46 ans, cultivateur à Fourneville, près Honfleur. Boissière s'adonnait à la boisson. 

— Charles Lallemand, cordonnier, sans domicile fixe, s'est noyé volontairement à Dives. (source le B. N.)  

 

Mars 1899  -  Incendies. »  -  A Bù-sur-Rouvres, de 8 meules de paille contenant 7 150 gerbes aux sieurs Maheux, à Cauvicourt : Collot, à Sassy, et Daumesnil, à Esson. Pertes, 3 000 fr. Assuré.

— De 20 ares de bruyère au sieur de Chabannes, au Pin. Pertes, 1 000 fr.

— D'un corps de bâtiment aux époux Dorenlot, à St-Jean-le-Blanc. Pertes, 5 500 fr.

   A Fourneville, d'un bâtiment à usage de grange, appartenant à la comtesse de Guibon et exploité par le sieur Lorain. Pertes, 1 510 fr. (source M. du C.)

 

Septembre 1901  -  Charivari. -  Depuis quelques jours, une trentaine d'individus faisaient chaque soir un charivari à Fourneville, à l'aide de cornes, de trompettes, de poêlons et de vieux chaudrons devant la demeure de M. Goblot, propriétaire.

La gendarmerie prévenue de l'hommage rendu chaque soir à la virilité de M. Goblot, s'est rendue à Fourneville et elle a procédé à l'arrestation de quatre charivariseurs qui ont été relaxés  après constatation de leur identité.

 

Décembre 1903  -  60 ans de mariage. -  Deux vieillards de 81 et 83 ans, M. et Mme Cyprien Langrand, ont fêté le soixantième anniversaire de leur mariage, entourés de leurs enfants et petits-enfants, ainsi que des membres de leur famille et de leurs amis.

 

Mars 1927 - Au feu ! - L'autre nuit, un incendie a détruit à Fourneville, canton de Honfleur, une buanderie appartenant à M. Pivet, cultivateur. La veille, celui -ci y avait fait cuire du seigle et il est possible qu'une étincelle échappée du foyer ait mis le feu au plafond en torchis.

 

Janvier 1936  -  Un motocycliste fait une chute grave.  -   M. Jean Revel, 34 ans, ouvrier d'usine, demeurant à Fourneville, qui se rendait à son travail, descendait à motocyclette, la côte de Genneville. Il venait d'aborder un tournant où la visibilité est nulle, quand il se trouva brusquement en présence d'un piéton qui allait dans la même direction que lui en tenant bien sa droite, M. Famette, ouvrier d'usine. Pour l'éviter, M. Revel freina brutalement et donna un violent coup de guidon à gauche, la machine dérapa et l'infortuné motocycliste fut projeté sur la chaussée où il resta, inanimé. Des témoins de l'accident s'empressèrent de lui donner les premiers soins en attendant l'arrivée du docteur Debeyre. (source M. C.)

 

Avril 1936  -  Deux enfants absorbent de la mort-aux-rats.  -  L'autre après midi, vers 16 h., Mme Hervieu, ménagère à Fourneville voyait venir vers elle ses deux enfants, Serge et Colette âgés de 3 et 4 ans, qu'elle avait laissé jouer au dehors. La fillette tenait à la main une boîte dans laquelle elle avait délayé une poudre. Tendant la boîte vers sa mère, la petite s'écria : « Tiens ! Mange, maman ! » 

Mme Hervieu sentit le mélange et lui trouva une odeur d'anis. Immédiatement, elle se souvint que son mari avait placé de la mort-aux-rats, dans un clapier ou les enfants avaient pu se  rendre. Elle y courut et remarqua qu'on avait touché à la caissette où se trouvait le poison. 

Les deux bambins avaient la bouche barbouillée de poudre. Néanmoins, Mme Hervieu ne crut pas qu'ils avaient absorbé le toxique et se contenta de les nettoyer et de leur donner à boire ainsi qu'ils le lui demandaient. Le jeune Serge réclama également du sucre. 

Brusquement, les enfants tombèrent dans un profond état d'abattement. Le petit Serge voulut se coucher, bientôt, il était pris de vomissement et de diarrhée. De retour chez lui, sa journée terminée, M. Hervieu s'inquiéta et appela un médecin, qui diagnostiqua aussitôt un double empoisonnement et prodigua aux malheureux bambins les soins nécessaires. Ces soins, quant au garçonnet, se révélèrent inutiles et, seule, la fillette échappa à la mort. (source M. C.)  

 

Novembre 1936  -   Médaille d’honneur des cantonniers.  -  La médaille d'honneur des cantonniers est décernée à MM. Chrétien, chef cantonnier à Caen ; Poulain, chef cantonnier à St-Jacques-de-Lisieux : Bonvoisin, cantonnier à St-Martin-de-Sallen - Robert, cantonnier à Honfleur ; Lebel, cantonnier à Meules ; Touboulis, cantonnier à Fourneville ; Champel, cantonnier à Saint-Pierre-du-Mont ; Lepleux, cantonnier à Russy. (source M. du C.)

 

Juillet 1943   -   Lutte contre le doryphore.   -   Conformément aux instructions de la Feldkommandantur, la troisième pulvérisation devra commencer le 10 juillet, se terminer le 16 juillet au soir. La 4eme pulvérisation devra débuter le 18 juillet et se poursuivre jusqu'au 24 juillet au soir. Les agents de la force publique sont chargés de veiller à l'application de cette disposition.

Par ailleurs, la Feldgendarmerie a reçu l'ordre de surveiller les pulvérisations et de dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Le 8 juillet, la gendarmerie était avisée par Mme Baumy, cultivatrice à Frénouville, hameau du Poirier, qu'elle venait de découvrir dans un de ses herbages, un veau égorgé. Après avoir longuement nié, l'auteur du méfait, René M………., chauffeur à l'usine à gaz, à Caen, a avoué avoir tué le veau pour se procurer de la viande pour ses besoins personnels. Il a été arrêté.  

 

Février 1945 -  Voici le sel !  -  Une distribution de 250 grammes de sel est prévue en faveur de tous les consommateurs du département contre remise du ticket DC de la feuille de  denrées diverses de janvier.

 

Février 1945  -  Ne conservez pas de matériel militaire.    Le public est averti de la nécessité pour l’armée de renter d’urgence en possession des appareils d’optique et surtout des  appareils de pointage des pièces d’artillerie qui peuvent être encore actuellement détenus par des civils. Ces appareils sont indispensable pour doter l’armée française de l’artillerie qui lui manque.

Il importe que chacun fasse son devoir, en déposant d’urgence à la mairie le matériel d’optique qu’il détient. 

 

Février 1945  -  L’approvisionnement en viande de boucherie.  -  La tolérance qui avait été laissé aux bouchers et charcutiers en vue de leur permettre de parfaire leur approvisionnement ayant donné  lieu à des abus, sur ordre formel du ministre du Ravitaillement, le monopole des achats de bétail est entièrement rendu aux commissions, toute infraction à cette règle sera rigoureusement réprimée.

L’approvisionnement ne sera fait à l’avenir que contre remise du nombre de tickets collectés. La remise des suifs reprendra également sans délai.

Par ailleurs, il est rappelé aux commerçants qui n’ont pas encore adressé leurs inscriptions, qu ‘ils doivent s’acquitter immédiatement de cette formalité, sous peine de se voir refuser toute attribution.  

 

Septembre 1947  -    Un motocycliste gisait sur la route.    Des ouvriers travaillant à la reconstruction d’un pont sur la route de Beuzeville ont découvert un motocycliste, M. Charles Pivet, 34 ans, journalier à Fourneville, étendu sans connaissance prés de sa machine. Transporté dans un état grave à l’hôpital de Pont-l’Evêque, le malheureux n’a pu fournir aucun renseignement sur la cause de l’accident. (source B.-L.)

 

 

   FOURNEVILLE  -  L'Église

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