FRÉNOUVILLE

Canton de Troarn

Les habitants de la commune sont des Frénouvillais, Frénouvillaises


Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons. On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Décembre 1866   -   Un secours.   -   Par décision du 5 décembre, M. le ministre de la justice et des cultes conformément à la proposition de M. le préfet, a bien voulu accorder un secours de 1000 francs à la commune de Frénouville, pour l'aider dans la dépense de construction du clocher de son église.

 

Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours. 

 

Mars 1867   -   Un décret.    -   Par décret impérial du 23 mars, la commune de Frénouville est autorisée à emprunter la somme de 5000 francs, remboursable en huit ans, pour subvenir aux frais de construction d'un clocher à son église.  

 

Août 1871   -  Fait divers.  -  Je connais aux environs de Frénouville, un veuf inconsolable…. comme il y en a tant. 

Bien certainement, Grandcolas, (c'est le nom de l'infortuné), aurait suivi sa chère moitié dans la tombe où elle repose depuis bientôt deux mois, si l'une de ses voisines ne l'eût rattaché à la vie, par de douces paroles et de sympathiques démonstrations. 

Or, dans la soirée du 15 août, comme Grandcolas revenait de chercher sa dose quotidienne de consolation, il fut accosté par Murillo, un cerbère qui se croit quelque autorité sur la trop sensible voisine, et reçut sur les reins une volée de coups de fouet si bien appliqués, que le lendemain il marchait doublé en deux par la douleur. 

Et quand quelque malin demandait à Grandcolas ce qu'il avait à marcher ainsi courbé, il répondait en larmoyant : « Ah ! véyous, c'est qu'jai tant et tant d'chagrin d'avé perdu ma paure défunte.... que j'succombe sous le poids d'la douleur !  

 

Mai 1879   -  Secours aux communes.  -  Le ministre a accordé à Frénouville, pour réparations de l'église et du presbytère, 800 fr. ; à Fontenay-le-Pesnel, pour travaux à l'église, 2 000 fr. ; au Pré-d'Auge, pour restauration à l'église, 2 000 fr. ; à La Lande-Vaumont, pour construction du clocher de l'église, 800 fr. ; à Truttemer-le-Petit, pour reconstruction de l'église. 2 000 fr.  

 

Janvier 1882  -  École.  -  A Frénouville, il y a une école mixte, d'un côte les filles, de l'autre les garçons sans qu'aucune cloison les sépare. Profitant de l'absence momentanée de l'instituteur, il se serait, au dire d'un de nos confrères, passé des faits assez scandaleux pour motiver une plainte des parents et l'intervention de l’autorité supérieure.  

 

Décembre 1882  -  Voilà la vérité. -  On a fait beaucoup de bruit, à Caen et à Paris, de la suspension de traitement du curé de Frénouville. 

Nous avons voulu savoir au juste de quoi il retournait, et nous avons chargé notre reporter extraordinaire bajocasse d'aller aux renseignements. S'est-il adressé à Monseigneur lui-même ou à son suisse, nous n'en savons rien. Mais ce qui est certain, c'est qu’il a appris que si le curé de Frénouville est mal avec l'autorité administrative, Monseigneur n'est pas trop content non plus de ce pasteur turbulent, puisqu'il a promis de le déplacer. On dit même qu'à ce sujet, le curé de Frénouville aurait adressé au grand vicaire une lettre assez verte, dont on espère pouvoir sous peu nous envoyer la copie. Voilà la vérité.

 

Mars 1883  -  Un curé pas facile à raser. –  Nos lecteurs se rappellent que Mgr l'Évêque de Bayeux s'était vu forcé de se joindre à la préfecture pour sévir contre le curé de Frénouville. Mais ce prêtre avait refusé de se soumettre, et, pour avoir les clefs de l'église, l'administration a été obligée de le traduire en justice. Menacé des foudres de l'Église et des verges de Thémis, le desservant a rendu les clefs, mais, il ne se considère pas comme battu, car il est en route pour Rome, où il a demandé une entrevue au Pape afin de lui exposer ses griefs.  

 

Septembre 1891  - ?????.  -  Est-il vrai que les autorités de Frenouville ont sollicité et obtenu l'affranchissement des impôts au profit du curé ?  Si le fait est exact, pourquoi n'agit on pas de la même façon envers l'instituteur, puisqu'ils son salariés de l'État l'un et l'autre.

 

Janvier 1907  - Maire suspendu.  -   M. Leconte, maire de la commune de Fourneville, a été suspendu de ses fonctions pendant un mois, pour avoir refusé d'enlever les emblèmes religieux illégalement replacés dans les locaux scolaires de cette commune. (source M. C.)

 

Septembre 1912  -  Sur la Ligne de Paris-Cherbourg  -  Avant-hier, M. Houel, 60 ans, poseur de voie, du service auxiliaire, a été tamponné vers 11 h. 30 du matin et a eu le crane fracassé par le train  4.315 au passage à niveau n° 60, près de la gare de Frénouville. Il est mort presque aussitôt.

 

Novembre 1924  -  Un voyageur écrasé par l'express de Paris à Frénouville-Cagny  -  Un accident mortel s'est produit mercredi soir à la gare de Frénouville-Cagny, vers 19 heures, un voyageur paraissant âgé d'une soixantaine d'années, se présentait au guichet de cette gare. Il demanda un billet pour Caen.

L'employé de service remarqua l'allure bizarre de l'inconnu qui semblait presque aveugle et le pria de prendre sa monnaie dans son portefeuille. Quelques instants après, l'homme qui avait gagné le quai, s'adressa à un employé chargé du service postal pour solliciter un renseignement. Au même moment, arrivait en gare l'express de Paris. L'employé venait de remettre à un convoyeur, dans le dernier wagon, le courrier de la station, lorsqu'il entendit un cri déchirant. Après le passage du convoi, on découvrit, étendu sur la première voie, le voyageur qui avait la jambe gauche et un bras sectionné.

On transporta le malheureux dans la salle d'attente il ne tarda pas à expirer. Sur lui on trouva des papiers au nom de Marie Louis, 55 ans, domicilié à Ifs. On suppose que victime, trompée par l'obscurité, était tombée sous les roues d'un wagon en voulant ouvrir une portière.

 

Novembre 1924  -  Un coups de fourche.  -  Mathias Seramo, 31 ans, journalier, sans domicile fixe, étant occupé à un déchargement de betteraves en gare de Frénouville-Cagny, s'est pris de querelle avec son contre-maître Bertholini qu'il a frappé avec sa fourche. 6 mois de prison et 10 ans d'interdiction de séjour.  

 

Août 1925  -  Incendie à Frénouville.   -  Un bois de sapin situé au lieu dit « Les Patrinottes », commune de Frénouville, a été détruit par un incendie. Cinq mille pieds ont été ravagés. L'enquête conduite par la gendarmerie de Moult a établi que le feu avait été mis par un malfaiteur, qui avait amoncelé des bottes de paille dans le bois. Les dégâts sont couverts par une assurance.  

 

Juillet 1927  -  Pauvre femme !  -  Expulsée de son logement, Mme Ducrocq, ménagère à Frénouville, en avait vainement cherché un autre. 

Très affectée déjà, elle apprenait brusquement qu'un nourrisson abandonné de ses parents et qu'elle avait recueilli avec l'espoir de l'adopter plus tard, était réclamé par une tante. Désespérée à l'idée de la séparation prochaine, la malheureuse est allée l'autre soir se jeter sous un train, à quatre kilomètres de Moult. Son cadavre, affreusement mutilé, a été découvert peu après.

 

Juillet  1928  -  Coups de couteau.  -   A la suite d’une discussion, deux polonais,

Brzozowski Stanislawo, âgé de 33 ans, ouvrier de fromagerie à Frénouville, et Zdrzalka Jean, 27 ans, domestique à Bellengreville, se sont portés des coups de poing et de pied. A un moment donné, Zdrzalka, sortant un couteau de sa poche, en a porté un coup dans les reins de son antagoniste. Il a été arrêté.

 

Août 1929  -  Une camionnette happée par un train.  -  Vers 4 h. 10 du matin, M. Martin, garde au passage à niveau n° 60, situé à 5 kilomètres de Caen, sur la ligne Paris Cherbourg, ouvrait les barrières pour permettre le passage à une camionnette automobile dans laquelle se trouvait MM. Mayer et Lamy, ce dernier maréchal Mondeville et propriétaire de la voiture. Un train de marchandises arrivant au même moment tamponna la camionnette, qui s'était engagée sur la voie, la jeta contre la guérite du garde, où elle se brisa complètement.

Les deux occupants, qui se dégagèrent d'eux-même de sous les débris, ne portaient que des blessures peu graves.

 

Janvier 1937  - On arrêté à Frénouville l’auteur de nombreux cambriolages.  -  Ces jours derniers, à deux reprises, M. André Habert, cultivateur à Frénouville, était victime d'un cambrioleur opérant durant la nuit. La première fois, le malfaiteur avait volé du linge, et, la seconde, du lait et de la vaisselle. En compagnie de son gendre, M, Habert guetta le retour du malandrin et le surprit alors qu'il sortait de la cave de la ferme emportant une timbale de cidre. 

L'individu ,un certain Charles Lagnel, 44 ans, journalier, demeurant au hameau du Poirier, recevait fréquemment des subsides de M. Habert qui par pitié, le nourrissait. Une perquisition effectuée par la gendarmerie au domicile du malfaiteur permit la découverte d'une très grande quantité de linge et d'objets les plus hétéroclites. 

Interrogé, Lagnel ne fit aucune difficulté pour reconnaître que l'on se trouvait en présence du butin qu'il avait fait au cours de plusieurs cambriolages dont il s'était rendu coupable, en novembre et décembre, à Frénouville, à Cagny, à Soliers et ailleurs.  Lagnel a été écroué. (source M. du C.)  

 

Février 1937  - Par désespoir d’amour un journalier se pend.  -  L'autre jour, vers 13 h., Mme Catherine, ménagère à Frénouville, voyait pénétrer chez elle son fils Roger, âgé de 25 ans, avec lequel elle avait rompu toutes relations depuis un an : « Maman, lui disait le jeune homme qui paraissait légèrement pris de boisson, veux-tu m'embrasser ! Je viens te dire adieu. J'aimais une femme qui s'est mariée, il y a quinze jours, et je ne puis y survivre... ». 

Mme Catherine tenta de calmer son fils, et, celui-ci parti, demanda à ses deux autres enfants, Edith et Maurice, de ne point le perdre de vue, mais ils n'y réussirent pas. Trois heures plus tard, ils découvraient leur frère pendu à un arbre dans un petit bois situé à proximité d'un chemin rural, au lieu dit « Le Marais de Frénouville ». L'enquête a établi que, la veille, Roger Catherine, décidé à mettre fin à ses jourss, avait dépensé sa paye à faire la fête à Caen. (source M. du C.)

 

Mars 1940  -  Une bonne qui promet.  -  Mme Guilbert, épicière à Frénouville, avait à son service depuis quelque temps une jeune bonne de 15 ans ½, la petite Andrée C..., qui sans lui donne rentière satisfaction, ne laissait pas cependant de montrer quelques dispositions pour le commerce. Ces dispositions, hélas, se manifestèrent surtout à son profit et Mme Guilbert ne tarda pas à constater la disparition de certains objets et de certaines denrées placés dans les rayons de son magasin. 

N'ayant aucun soupçon tout d'abord, l'épicière s'abstint de porter plainte, mais ayant eu à plorer un vol de 30 francs dans son tiroir-caisse, elle se décida à alerter les gendarmes de Moult. Ceux-ci, après une rapide enquête, acquirent la conviction que le voleur ne pouvait être que la jeune bonne qu'ils interrogèrent alors longuement. Ils se heurtèrent à des dénégations formelles et durent procéder à une visite minutieuse de la chambre occupée par Andrée C… Sous le matelas ils découvrirent caché un petit colis confectionné contenant tout un assortiment d'épicerie, sans oublier, bien entendu, la petite provision de café et aussi quelques jouets. Le tout était destiné à la famille de la jeune C..., dans laquelle elle devait aller passer quelques jours de congé.

Interrogée sur le vol de 30 fr., Andrée C… nia encore, puis finit par reconnaître qu'elle avait trouvé une somme de cette importance sous le tapis de sa chambre. Elle avait être cachée par la personne qui était avant moi.

Malheureusement pour la voleuse, Mme Guilbert avait procédé à un nettoyage complet de la chambre avant son arrivée et sur ce point encore elle dut passer des aveux. Elle sera poursuivie.

 

Septembre 1942   -   Pour prendre date.   -   Dimanche 20 septembre, La commune Frénouville, grande vente aux enchères au profit des prisonniers de guerre de la commune.

 

Juillet 1944 -  Front de Normandie. -  Le territoire libéré a été élargi, hier, grâce à une série d'attaques menées par les anglais et les canadiens.

Après s'être emparés dans les journées de mercredi et de jeudi, des localités de Touffreville, Démouville, Giberville, Colombelles, Sannerville, Cagny, Grentheville, Louvigny, Fleury, Cormelles et Ifs les alliés ont formé un arc de cercle de Troarn à Bourguébus. On annonce la libération de Bourguébus et Frénouville. La menace pesant sur Troarn s'est accentuée, des combats de rue ont même commencé dans cette localité, 12 ponts ont été détruits sur l'Orne.   

 

Mars 1945  -  Fatalité !  -  Demeuré à la maison tandis que sa mère faisait des courses, Andrée L…tin, 13 ans, de Frénouville, voulu mettre du bois dans la cuisinière. Un engin de guerre qui se trouvait parmi celui-ci explosa soudain blessant grièvement la fillette qui eut trois doigts déchiquetés.

FRENOUVILLE (Calvados)  -  La Mairie et l'École

FRENOUVILLE (Calvados)  -  Fromagerie Martin

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