FRESNEY - le - PUCEUX

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Fresnois, Fresnoises


Août 1854  -  Séparation des hameaux de Céleris et du Gable-Blanc de la commune de Fresnay-le-Puceux et réunion à Boulon.  -  Le Conseil émet l'avis qu'il y a lieu de séparer les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc de la commune de Fresnay-le-Puceux et de les réunir à celle de Boulon.

Le Conseil général, vu le rapport de M. le Préfet, les avis favorables du Conseil d'arrondissement de Falaise et de M. le Directeur des contributions directes, vu les procès-verbaux d'enquête, Considérant que les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc, dépendant aujourd'hui de la commune de Fresnay-le-Puceux, sont situés à 2 500 et à 2 900 mètres du centre du chef-lieu, et à 800 et à 480 mètres seulement du centre et de l'église de Boulon, considère que cet éloignement a pour conséquence, depuis longues années, la réunion de fait à Boulon des habitants des hameaux précités, qui y envoient leurs enfants suivre les instructions civile et religieuse, et tiennent à ce que leurs parents soient inhumés dans le cimetière de celle commune, que la commune de Fresnay-le-Puceux n'a d'autres motifs pour protester contre cette mesure que la crainte de voir amoindrir son territoire et diminuer ses revenus, mais que ce dommage ne serait ni considérable, ni sensible, ainsi que le constatent les procès-verbaux d'enquête.

Par ces motifs, dit qu'il y a lieu de séparer les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc de la commune de Fresnay-le-Puceux et de les réunir à Boulon.

 

Septembre 1866   -   Un incendie.   -   Dans la nuit du 10 au 11 de ce mois, un incendie a détruit plusieurs maisons d'habitation, une cave, une grange et une étable appartenant à MM. Louis Nicole, Victor Letellier et Xavier Castel, huiliers à Fresnay-le-Puceux, canton de Bretteville-sur-Laize.

La perte subie par eux est évaluée à 4900 francs, mais tous étaient assurés à diverses compagnies.

On attribue la cause de ce sinistre a une imprudence, c'est à dire à un dépôt de cendres chaudes fait sous ce hangar où se trouvait de la paille. Dans ses cendres couvaient sans doute des charbons mal éteints qui auront communiqué le feu à la matière combustible placée dans leur voisinage.

Septembre 1866   -   Un mauvais chasseur.   -   Quelques chasseurs de Caen faisaient de l'ouverture sur la commune de Fresnay-le-Puceux. L'un d'eux, en tirant une pièce dans un  fourré, a atteint une personne  qui passait de l'autre côté de la haie, et qui a reçu quelques plombs, au dessus de l'oeil, sans que la blessure ne présentent de gravité.

Cet petit accident, tout à fait imprévu et tout à fait involontaire de la part de son auteur, est une nouvelle leçon de prudence et de circonspection à l'adresse de Messieurs les chasseurs.  

 

Septembre 1866   -   Un incendie.   -   Dans la nuit de lundi à mardi, le tocsin a mis en émoi la population de Fresnay-le-Puceux, le feu était au village du Hamelet. Trois maisons ont été brûlées.

Cet incendie a été allumé par des enfants entre les mains desquels les parents avaient eu l'imprudence de laisser des allumettes chimiques.

Grâce au secours prompts et intelligents qu'on a donnés, presque tout le mobilier a pu être épargné. Tous était assuré, ou à peu prés, sans cela les pertes seraient assez grandes.

 

Novembre 1866   -   Un incendie.   -   Dans la nuit du 12 de ce mois, vers onze heures du soir, un incendie accidentel a éclaté à Fresnay-le-Puceux et a réduit en cendres de maisons habitées par les sieurs Letirard et Lebailly, journalier, et la demoiselle Voisin, dentellière.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Lundi dernier a eu lieu à Fresney-le-Puceux, l'inauguration d'un magnifique calvaire, dont la valeur est estimée à plus de 2.000 fr. Le christ est de Bouchardon, l'arbre a été offert par M. Paulmier, député, il a été travaillé par un des ouvriers du pays, le nommé Péronne. A propos de cette cérémonie, nous avons reçu les lignes suivantes que nous sommes heureux de publier :

Le lundi de Pâques, une foule compacte, plus de 2.000 personnes se trouvaient rassemblées dans le petit bourg de Fresney-le-Puceux. Quel était donc le motif d'une réunion si nombreuse ?

À trois heures de l'après-midi, les cloches de la paroisse sonnaient à toute volée, et un nombreux clergé venait processionnellement dans le milieu du village, bénir un superbe calvaire que s'est offert, par souscription, une partie des habitants de la commune.

Quel beau coup d’œil ! c'était vraiment admirable tant la cérémonie était belle et bien dirigée par les soins du vénérable pasteur de Fresney, qui n'a rien négligé pour donner à  cette fête tout l'éclat possible.

M. l'abbé Legrand, curé de Saint-Julien de Caen, dans un discours plein d'élévation et de tact, s'est montré ce que tous le connaissent, un véritable orateur, aussi d'unanimes  applaudissements ont-ils couvert ses dernières paroles.

Le calvaire, malgré son énorme poids, a été placé sans accident sur un élégant piédestal en granit, et une fois l'érection effectuée, tout le monde est revenu à l'église où un Te Deum d'actions de grâces a clos cette pompeuse fête dont les habitants de Fresney ne perdront pas le souvenir !

 

Septembre 1870   -  Fait divers.   -   S'il faut en croire l’Ordre et la Liberté, il paraît qu'à Fresney-le-Puceux on n'est pas content de l’avènement de la République. Une faction bonapartiste se remue et les personnes signalées comme hostiles à l'ex-empire ne sont plus en sûreté. On envahit leur domicile, on les frappe, on tire des coups de fusil dans leur enclos, on les accuse bêtement d'avoir trahi la France, en livrant à l'ennemi les plans de... Fresney-le-Pucenx !

Libre aux bonapartistes de Fresney-le-Puceux de se bercer encore de toutes les balivernes impériales, mais qu'ils laissent tranquilles les habitants qui ont le bon esprit de ne point penser comme eux, parce que l'autorité et au besoin les citoyens indignés de ces violations de la liberté sauront y pourvoir.

 

Décembre 1884  -  Le tonnerre.  -  Samedi, il a tonné dans l'après-midi. La foudre est tombée, a Fresnay-le-Puceux, sur une meule de blé appartenant au sieur Louis Dorme, de Fontenay-le-Marmion, perte, 1 100 fr. Une femme, qui se trouvait à vingt mètres du tas de blé, a ressenti une vive sommation. Un homme, qui passait devant la meule cinq minutes avant la détonation, avait résolu de s'y mettre à l'abri, heureusement qu'il ne mit pas son projet à exécution, et poursuivit sa route jusqu'à Bretteville-sur-Laize.  

 

Mai 1885  -  Encore un crime.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, à Fresney-le-Puceux, les nommés Jules Gigon, journalier, et Jules Godet, ouvrier forgeron, qui venaient de boire dans deux cabarets différents, se rencontrèrent sur le chemin vicinal. Une discussion s'éleva entre eux, puis une rixe survint, Jules Gigon saisit son adversaire à la gorge, l'étrangla à demi avec les deux pouces, puis, quand il fut renversé à terre, le frappa au visage et à la poitrine à coups de talon de botte. Un habitant de Fresney, M. Feray, qui passait sur le chemin, lui reprocha sa brutalité et lui fit lâcher prise. Gigon rentra chez lui et Feray prit Godet sur ses épaules pour le rapporter à son domicile, « Laisse-moi, gémit  Godet.» Feray le crut gris, l'étendit sur la berge du chemin, et alla se coucher sans prévenir personne. Le lendemain matin, un passant trouva la corps de Godet qui avait expiré dans la nuit.

L'enquête a fait promptement découvrir l'assassin qui a fait des aveux complets. Gigon a 32 ans, il est d'une excellente famille, mais son caractère violent le faisait redouter à Fresney. Godet avait 44 ans, il était assez lié avec Gigon, qui a déclaré qu'il ne sait pas comment une querelle a pu survenir.  

 

Janvier 1888  -  Un enfant pendu en jouant.  -  Un terrible accident vient de mettre en émoi les habitants de Fresney-le-Puçeux. Plusieurs écoliers s'amusaient, dans une grange, à jouer à la balançoire, quand l'un d'eux, le petit Croix, âgé de 12 ans, se trouva le cou pris dans une corde à laquelle il demeura suspendu. Malgré l'empressement que l'on mit à couper cette corde et les bons soins prodigués au jeune garçon, tout fut inutile. La mort avait dû être instantanée. Ce cruel malheur plonge dans le deuil une honorable famille.

 

Août 1890  -  Mort accidentelle.  -   La nommée Rose Briouze, connue plus sous le nom de Rosette, s'est noyée en tombant dans l'étang du Grouin situé dans la forêt de Cinglais. Cette malheureuse était allée à Fresney-le-Puceux faire une commission, et devait, pour rentrer chez elle, passer sur la chaussée de l'étang où elle sera tombée.   (Source B.N.)

 

Août 1892  -  Chaleurs et orages.  -  A la suite des chaleurs tropicales que nous avons ressenties, de nouveaux orages se sont déchaînés sur le Calvados.

 - A Banville la foudre à mis le feu dans un bâtiment appartenant au sieur Doudeville. Pertes, 3 000 fr.

 - Incendie dû également à la foudre à la Ferrière-Hareng, dans un bâtiment exploité par le sieur Achille Groult, pertes considérables.

 - A Grandcamp, la foudre est tombée sur le bateau le « Robert », tous les hommes sont tombés sur le pont. Le bateau a de fortes avaries. Le mât a été brisé, le Pont labouré par la foudre.

 - A Venoix, elle est tombée sur la cheminée d'une maison et a brisé une glace dont les morceaux sont restés incrustés dans le mur.

 - A Fresnay-Ie-Puceux, le calvaire de cette commune a été atteint, les deux bras de la croix et la moitié du montant ont été pulvérisés.

 - A Bayeux, le tonnerre est tombé sur la maison de M. Talvest, limonadier, rue St-Malo, et a causé quelques dégâts à la toiture.

 - A Vire, la foudre est tombée sur un pommier du séminaire et l'a littéralement haché.

 - Dans les monts de Vaudry, près de la chapelle Saint-Roch, elle a enfoncé en terre une barre de fer qui se trouvait sur le sol.

De nouveaux orages sont à craindre. Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes.

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.

Beaucoup de bestiaux sont morts, dans les wagons. A Paris, 120 porcs ont été retirés gonflés et pourris d'un wagon où ils étaient restés 12 heures. (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Mort naturelle.  -  Le nommé Émile Guérin, 34 ans, demeurant à Fresné-le-Puceux, étant mort subitement certains bruits malveillants se répandirent aussitôt, et l'inhumation dut être retardée pour permettre une expertise médico-légale ordonnée par le parquet. L'autopsie a démontré que la mort devait être attribuée à une congestion pulmonaire. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Chutes graves.  -  Adolphe Hamon, 38 ans, couvreur à Tournebu, était monté sur une maison, lorsque, à un moment donné, il tomba et se brisa trois côtes. 

— La semaine dernière, Just Le Brethon, employé chez le sieur Bacon, tanneur à Bretteville-sur-Laize, conduisait une voiture de tan à Fresney-le-Puceux. Il était monté sur le haut lorsqu'un étourdissement le prit. Tombé sur la route, au lieu dit Rocreux, il s'est fracturé le côté droit.

— Lundi, Désiré Onfroy, domestique chez le maire du Quesnay-Guesnon, étant assis sur le bord de son banneau, fut renversé par un brusque écart du cheval et tomba sur la tête, il put remonter en voiture et rentrer. Mais, le lendemain, on a dû le transporter à Trungy, chez ses parents. Son état est fort grave. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Parents, veillez.   -  Le petit Paul Eustache, 2 ans, de Fresney-le-Puceux, qui s'amusait près d'une petite mare, y est tombé, Lorsqu'on l'a retiré, l'asphyxie était complète. (Source B.N.)  

 

Mai 1895  -   Guerre aux corbeaux.  -  Les corbeaux pullulent dans les parcs de certains châteaux et dévastent les récoltes. Est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de prendre des mesures pour forcer les propriétaires de ces parcs à les détruire eux-mêmes ou à les laisser détruire ? Renvoyé à qui de droit.   (source B. N.)

 

Mai 1895  -   Quitte pour 200 francs.  -  Nos lecteurs se souviennent qu'en mars dernier une femme Prunier, receveuse des postes à St-Laurent-de-Condel, est morte en donnant le jour à un cinquième enfant mort-né. La femme Prunier avait fait tout ce qu'elle avait pu pour cacher sa grossesse, son mari habitant loin d'elle, près de Rouen. 

Le parquet rechercha s'il n'y avait pas eu avortement et pensa qu'Anastasie Peslier, femme Marie, 47 ans, sage-femme à Fresney-le-Puceux, n'était pas étrangère à cet accouchement prématuré. L'enquête n'a pas abouti de ce côté, mais il a été établi que la femme Marie exerçait illégalement la médecine et, pour ce fait, le tribunal de Falaise l'a condamnée à 200 francs d'amende. (source B. N.)  

 

Juin 1895  -  Incendies.  -  Mercredi, le feu a détruit une maison appartenant au sieur Alcide Dubourgais, journalier à Fresney-le-Puceux. Cet incendie est dû à l'imprudence du sieur Dubourguais qui, voulant allumer sa chandelle, a lancé une allumette enflammée sur un tas d'herbes déposées près de son lit. (source B. N.)  

 

Octobre 1895  -  Incendies.  -  Un incendie a détruit à Clinchamps un corps de bâtiment appartenant à MM. Aumont, Barbot, et Lebailly, et a consumé le mobilier du locataire, M. Morin. Les pertes sont évaluées à 7 500 fr. 

— Un incendie a éclaté à Fresney-le-Puceux, dans une ferme appartenant à M. Anne et a détruit trois corps de bâtiment. Le feu a consumé en partie un bâtiment voisin, appartenant à M. Marie. Les pertes s'élèvent à 14 000 fr. 

— L'incendie de la fabrique de carton bitumé de M. Carrier, située près la gare de Saint-Germain-de-Tallevende. Pertes, 2 700 fr., non assuré. (source B. N.)

 

Décembre 1895  -  Mort d’un charretier imprudent.  -  Le sieur Lecouflet, 21 ans, domestique chez M. Renouf, ramenait sa charrette à Fresnay-le-Puceux après avoir porté un chargement de blé au moulin de St-André. Arrivé au bas de la côte de Laize, il donna un coup de fouet à son attelage, et sauta en même temps sur le brancard de la charrette pour s'y asseoir, mais, ayant mal pris son élan, il tomba sous la roue qui lui fractura le crâne. La mort a été instantanée. (source B. N.)  

 

Avril 1897  -  Bizarre explosion.  -  La jeune Blanche Lecomte, 12 ans 1/2, en passant avec ses petites compagnes devant la maison du sieur Leroy, à Fresney-le-Puceux, a été blessée aux jambes et à un oeil par l'explosion soudaine d'un engin gros comme le doigt et fumant comme une cigarette que l'on venait de jeter. Un jouet d'enfant, une tête de mouton en carton, qu'on a trouvé près de là, devait contenir l'engin, qui, d'ailleurs, avait été aperçu par un domestique de Bretteville se trouvant non loin du lieu de l'explosion, mais ce dernier, croyant à un pétard allumé par une des enfants, n'y avait attaché aucune importance. On se perd en conjectures sur cette explosion. (source B. N.)  

 

Mai 1897  -  Identité reconnue.  -  Le corps de l'homme retiré, la semaine dernière, du bassin, à Caen, a été reconnu pour être celui du sieur Paul Bouchard, 67 ans, journalier à Fresney-le-Puceux. (source B. N.)  

 

Juin 1897  -  Tentative de meurtre.  -  Les sieurs Albert Vabran, couvreur, et Fouques, carrier, habitant tous deux à Fontenay-le-Marmion, chantaient, la nuit, en passant près d'un herbage où se trouvaient les deux frères Ernest et Charles Royer, 21 et 18 ans, demeurant à Fresney-le-Puceux : On commença par s'interpeller, plaisanter, on finit par des injures et des coups. Quelque temps après, les frères Royer revenaient sur le lieu de la lutte avec un fusil qu'Ernest était allé prendre à la tête de son lit, chez son maître, il tirait sur Vabran, qui cherchait sa casquette, et le blessait à la tête, puis d'un coup de crosse lui fracturait le bras, dont l’os sortit des chairs. Les frères Ruyer sont arrêtés. (source B. N.)

 

Janvier 1904  -  Arrestation de l'adjoint. -  Les gendarmes de Bretteville-sur-Laize se sont rendus vendredi matin a Fresney-le-Puceux pour y procéder à l'arrestation de M. Adolphe Renouf, adjoint au maire, inculpé de sévices graves contre sa femme et de menaces de mort adressées à plusieurs membres de sa famille.

M. Renouf a été appréhendé sur la voie publique. Il a été trouvé porteur d'un couteau qu'il tenait tout ouvert dans une de ses poches de son pantalon. " ce couteau, a-t-il dit au brigadier la gendarmerie, je comptais m'en servir contre vous, mais vous ne m'en avez pas laisser le temps".  -   M. Renouf a été conduit à la prison de Falaise.  

 

Septembre 1913  -  Le tramway de Falaise culbute.  -  Un nouvel accident s'est produit sur la ligne des chemins de fer du Calvados, de Caen à Falaise, sur laquelle ils sont hélas fréquent. Cette fois, on peut dire que c'est un véritable miracle qu'il n'y ait eu ni morts ni blessés, grièvement du moins. L'accident s'est produit dimanche soir, à 7 heures 45, à l'entrée du garage de Fresney-le-Puceux, à 15 kilomètres de  Caen. 

Le train 106, piloté par le mécanicien Chevalier, assisté du chauffeur Donatien, a abordé à vive allure une aiguille entre le garage Caillouet et celui des carrières de Ouilly. La  moitié du train dérailla et la machine et une voiture de troisième classe culbutèrent dans un impressionnant cliquetis de bois et des vitres brisées. L'affolement parmi les 50 voyageurs fut indescriptible, d'autant plus que la nuit était déjà profonde. Par bonheur, alors qu'on pouvait parfaitement déplorer une catastrophe comme celle de Merville, peut-être plus sinistre encore, il y eut personne de grièvement blessé. Quatre ou cinq voyageurs eurent les jambes, les mains et la figure quelque peu contusionnées par des éclats de bois. 

On téléphone à à Caen, qui dépêcha un train arrivant de la mer, lequel il arriva à 10 heures et demie du soir sur le lieu de l'accident. Les voyageurs durent être rapatriés a Caen à minuit. Une enquête, qui devra être d'autant plus sévères que certaines accusations sont formulées, paraît-il, espérons-le, les responsabilités de chacun.

 

Mai 1914 -  Un gamin s'est noyé -  Tandis que sa mère était occupée à son ménage, le jeune Louis Legentil, âgé de 30 mois, s'amusait dans la cour, où passe la rivière la Laize. A un moment, la maman n'entendant plus son enfant, fut inquiète et courut à la rivière. Sur l'eau émergeait le chapeau du bambin. Affolée, la. mère appela. Un voisin, M. Georges Lemière, propriétaire, qui accourut. A 15 mètres de la demeure des époux Legentil, il retira de l'eau le cadavre du bébé.

 

Mai 1916  -  Incendie.  -  M. Victor Alphonse, propriétaire à Callouët, en Fresney-le-Puceux, était chez lui lorsqu’il remarqua, lors du passage du tramway de Caen à Falaise, que la  machine lançait une épaisse fumée mélangée d’étincelles qui venaient retomber dans sa cour et sur les bâtiments. Bientôt il vit que le feu s’était communiqué à un bâtiment  récemment construit, servant de hangar et couvert en chaume.

Malgré les prompts secours des voisins, tout a été consumé en peu de temps et un bâtiment contigu a été endommagé. Le hangar brûlé se trouve à environ 13 mètres de la voie ferrée , et le vent violent  de mercredi emporta les étincelles jusqu’à la toiture de chaume, déterminant cet incendie.

 

Novembre 1917  -  Arrestation.  -  La gendarmerie de Bretteville-sur-Laize, a mis en état d'arrestation, le 2 novembre, en vertu d'extraits de jugements, le nommé Carabœufs François, 59 ans, journalier à Fresney-le-Puceux, condamné par défaut les 30 novembre 1916, 30 mars et 25 mai 1917, par le Tribunal de Falaise, et confirmation par arrêt de la Cour d'appel de Caen, à 10 mois de prison et 1.000 francs d'amende. Caraboeufs a été écroué à la maison d'arrêt de Falaise.

 

Décembre 1917 -  Essence pour les battages.  -  Les entrepreneurs et cultivateurs qui ne peuvent se procurer dans le commerce l'essence nécessaire à leurs battages, sont informés qu'il peut leur être délivré à la Direction des services agricoles, rue de Bernières, 16, un bon d'essence livrable de suite par la sous-intendance militaire de Caen.

 

Décembre 1917 -  Battues de sangliers.  -  Dans la région de Trois-Monts, Tournay-sur-Odon, Fresney-le-Puceux et Sainte-Honorine-du-Fay, les gardes-chasse ont abattu sept sangliers dont cinq laies, depuis le commencement de décembre.

 

Février 1918  -  Chasse aux sangliers.  -  M Louis Gouget, propriétaire à Fresney-le-Puceux a abattu un sanglier pesant 70 kilos, dans 1e champ du Camp-Bérot. C'est le neuvième que M. Gouget tue depuis juillet dernier.

 

Juin 1923  -  L’octogénaire irascible.  -  Plainte été portée à la gendarmerie par Mlle Fersey Andrée, 29 ans, bonne chez M. Marie, à Fresney-le-Puceux, contre le nommé Goujet Juste, 80 ans, journalier, même commune, qui, le secourant, l'a insultée grossièrement sans, motif et lui a porté un coup de fourche qui l'a atteinte au côté droit de la poitrine. La blessure est heureusement sans gravité. Une enquête est ouverte.

 

Mai 1924  -  Incendie.  -  Dans la nuit du 2 au 3 mai, M. Charles Ledard, qui revenait d'un bal, aperçu dans la plaine une meule de paille que le feu dévorait, il alla prévenir le propriétaire, M. Louis Cahaigne, qui accourut avec son personnel, mais tout secours était inutile, la meule comprenant 2.000 gerbes de grain fut la proie des flemmes, une trépigneuse à un cheval qui se trouvait tout près fut également brûlée. Les dégâts s'élèveraient à 7.000 francs environ. On ignore les causes du sinistre.  

 

Janvier 1926  -  Arrestation mouvementée.  -  Rentrant de tournée de ramassage de lait, le garçon laitier Morel Paul-Joseph, 27 ans, chauffeur à la fromagerie du Fief-Nouvel, fut réprimandé par le directeur, M. Héliès, parce qu'il rentrait deux heures en retard de sa tournée. Morel, surexcité, devant comparaître devant le Tribunal de Falaise pour tentative de vol à la fromagerie, démonta une partie de la magnéto du camion et, furieux, menaça les employés de l'usine. Les gendarmes, appelés, eurent du mal à maîtriser le forcené, il fit rébellion et les injuria. Une auto fut requise pour le conduire à la chambre de sûreté et ensuite à la prison de Falaise, sous l'inculpation de détérioration de matériel et outrages envers les gendarmes dans l'exercice de leurs fonctions.

 

Juillet 1926  -  Installation de M. le Curé.  -  Dimanche dernier a eu lieu en grande solennité l'installation de M. le Curé de Fresney-le-Puceux, l'abbé Lepaulmier. Cette cérémonie, qui coïncidait avec la bénédiction d'une statue de sainte Thérèse de l'Enfant-jésus, a revêtu une grande solennité.

Une assistance nombreuse se pressait dans l'édifice. Aux premiers rangs, on remarquait M. le Maire, entouré des membres du Conseil municipal et du Conseil paroissial. La grand'messe  fut célébrée par M. l'abbé Lepaulmier, assisté de MM. les curés de Courcy et de Saint-Cyr-du-Ronceray. En un langage élevé, M. le chanoine Caval, curé-doyen de Saint-Sylvain, définit le
rôle du prêtre et rappe
la les devoirs des fidèles envers leur pasteur. D'excellents artistes se sont fait entendre pendant la cérémonie.
Aux vêpres solennelles, un clergé nombreux et une assistance encore plus grande que le matin, se pressait ainsi qu'à la bénédiction de la statue. C'est M. le chanoine Hardy,  directeur des pèlerinages de Lisieux, qui a prononcé le panégyrique.
Après les cérémonies religieuses, de retour au presbytère, M. le maire du Fresney-le-Puceux, en un discours éloquent, a exprimé les vœux de tous pour le long et fécond ministère du nouveau pasteur. 

 

Juin 1928  -  Les méfaits de l'orage. -  On sait que des orages d'une rare violence se sont abattus la semaine dernière sur la région, provoquant à certains endroits de très sérieux dégâts. Dans la campagne caennaise, sur la route de Feuguerolles-sur-Orne à Fresnay-le-Puceux, un infortuné ouvrier a même trouvé la mort, M. Émile Hallier, 35 ans, de Feuguerolles, se rendait à son travail aux carrières de grés de Fresnay-le-Puceux lorsque l'orage éclata. Brusquement, la foudre tomba sur l'arbre sous lequel il avait cherché un abri. Le malheureux fut tué net. Il laisse une veuve et 4 enfants de 10, 7, 4 et 1 ans qui n'ont plus pour vivre que l'allocation aux familles nombreuses de 90 francs par mois !  

 

Septembre 1928   -   Le drame de l'alcool.   -   A Fresney-le-Puceux, Lucien Cholet, 28 ans, après avoir chassé toute la journée avec l'amant de sa mère, Pierre Larue, 47 ans, se présentait dans la soirée chez ce dernier pour lui remettre un chien qu'il lui avait prêté. Pris de boisson, Larue chercha querelle au jeune homme et lui interdit l'entrée de la maison. Cholet ayant voulu passer outre, l'ivrogne saisit son fusil et fit feu. Grièvement blessé au bras, Lucien Cholet a été transporté à l'hôpital de Caen, tandis que son agresseur était arrêté.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Le Conseil général, et la commission des travaux publics, donne acte à M. le Préfet de la répartition de la subvention de 60.000 fr. accordée par le département aux communes s'imposant des sacrifices pour l'entretien des édifices classés. Il estime que ce crédit de 60.000 fr. est notoirement insuffisant pour un département qui contient tant de richesses artistiques et invite la commission des Finances à prévoir une augmentation de crédit dans l'établissement du prochain budget. 

Subventions pour la ville de Fresney-le-Puceux. — Manoir. — Réfection de la couverture d'une partie du bâtiment d'habitation. — Remise en place d'une lucarne : 2.000 fr.  

 

Février 1936  -  Un cycliste est tué par une voiture.   -   Vers la fin de l'après-midi. M. Marcel Prieur, chauffeur au service de la maison Paté-Ledésert, confiseurs à Bretteville-sur-Odon, revenait de Thury-Harcourt en automobile, lorsque en voulant dépasser trois piétons, il obliqua à gauche au moment ou arrivait à bicyclette, M. Ludovic Paurette, 34 ans, ouvrier mineur, demeurant à Fresney-le-Puceux. 

Atteint par l'avant de l'automobile, le cycliste fut violemment projeté à terre et tué sur le coup. 

Les gendarmes de Bretteville-sur-Laize se sont rendus sur les lieux, où ils furent rejoints par le lieutenant de gendarmerie de Falaise, MM. Le Gall, juge d'instruction, et Largillier, substitut du procureur de la République à Caen, et Panel, expert. 

La victime était mariée et père de cinq enfants. Le corps a été ramené à son domicile dans la soirée. (source M.-C.)

 

Novembre 1936  -   Un décès suspect.  -  Hier après-midi, décédait à Fresney-le-Puceux, dans des conditions suspectes, une dame Marie. Le docteur Calmol, de Bretteville-sur-Laize, appelé pour constater le décès, refusa le permis d'inhumer. 

Le corps portait en effet, des traces de coups portés par le mari de la victime, grand mutilé de guerre, à 90 %. 

Le Parquet de Falaise, accompagné du lieutenant de gendarmerie, se rendit sur les lieux, et ordonna une autopsie qui a été pratiquée ce matin par M le docteur Cailloué. (source M. du C.)  

 

Novembre 1936  -   La mort était due a une congestion.  L'autopsie du cadavre de la femme Marie, dont nous avons annoncé hier le décès survenu dans des conditions qui avaient paru suspectes, a révélé que la mort était due à une congestion provoquée par l'alcool, comme le déclarait le mari, Julien Marie, qui se trouve ainsi mis hors de cause. 

Quant aux récentes traces de violences, elles provenaient non de coups, mais de chutes faites par son épouse qui, dit-il, ne «  dessaoulait » pas depuis quelques jours. (source M. du C.)  

 

Janvier 1937  -   Arrestation d’un père indigne.  -  Le 5 novembre 1936, Mme Marie, née Désirée Michelle, mère de sept enfants, décédait à Fresney-le-Puceux. Le mari, Julien Marie, 43 ans, amputé de guerre, ivrogne invétéré, fut soupçonné d'avoir causé la mort de sa compagne, mais l'autopsie établit que la femme Marie avait succombé à une congestion.

Quelques temps après, Marie exerça d'odieuses violences sur sa fille aînée, âgée de 16 ans, indignée, celle-ci se plaignit à des parents qui avisèrent la justice. L'enquête ouverte par la gendarmerie de Bretteville-sur-Laize a abouti à l'arrestation du père indigne. Il a été écroué à Caen. (source le M. du C.)

 

Juin 1943   -   Les feux de genêts,   -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux, d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés qu'au cours de la matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18 -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux, d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés qu'au cours de la matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18  décembre 1942, l'allumage de feu en plein air durant l'obscurité est passible de sanctions. 

 

Août 1943   -   Fait divers.   -   Trois garnements d'Esson, de 8 et 10 ans, ont brisé des vitraux de l'église de Fresney-le-Puceux à coups de cailloux, causant pour 10.000 fr. de dégâts. Leur coup fait, les petits malfaiteurs n'ont même pas respecté la plaque des morts de la commune ni la statue de Ste Thérèse qu'ils ont souillés. Une sévère correction  s'impose.   

 

Décembre 1945  -  La mort qui rode.   -  L’émotion provoquée par la catastrophe d’Asnières-en Bessin est à peine calmée qu’il nous faut aujourd’hui déplorer la mort de huit personnes dont sept enfants, victimes d’un engin abandonné au milieu du village d’Hérouville. Partout dans notre département, des munitions sont ainsi livrées a l’ignorance ou à l’imprudence des passants. 

Dans un hameau de Fresney-le-Puceux, sur la route qui mène à Laize-la-Ville, on nous signale un dépôt d’obus adossé à une maison !

Une équipe des spécialistes va, paraît-il, accélérer le déminage en Normandie. Qu’on se hâte ! Et qu’on ne laisse pas des engins de guerre à la merci du premier venu ! Nous ignorons pas les difficultés de l’entreprise et la pauvreté du matériel mis à la disposition des services intéressés. Mais nous n’avons ni le droit, ni les moyens de laisser réduire en bouillie tant de précieuses vies humaines. (source B. L.)  

 

Mai 1946  -  Mitraillette au poing, un bandit attaque une ferme.  -  L’autre nuit, les époux Roques, cultivateurs à Fresney-le-Puceux, étaient tirés de leur sommeil par des coups frappés à leur port. Mme Roques ouvrit et se trouva en présence d’un individu masqué, qui, mitraillette au poing, tenta de pénétrer dans la maison. Sans perdre son sang-froid, la fermière appela son mari, redoutant vraisemblablement que ce dernier lui envoie un coup de fusil, le malfaiteur n’insista pas et disparut dans les ténèbres.

Il faut souhaiter que le signalement assez précis que Mme Roques a pu donner de l’agresseur, permette de l’arrêter rapidement. (Source B. L.)  

 

Juin 1946  -  La mort atroce d’un enfant.  -  Profitant de l’absence momentanée de sa mère, un bambin de Fresney-le-Puceux, Gérard Gontier, 4 ans, voulut allumer un feu de bois en arrosant ce dernier de pétrole. Malgré l’intervention rapide des voisins alertés par ses cris, le bambin fut atteint de si graves brûlures qu’il est décèdé la lendemain à l’hôpital de Caen. (Source B. L.)  

 

Août 1947  -    Odieux vandalisme.    A Fresney-le-Puceux, des vandales ont dévissé la plaque portant les noms des victimes militaires et civiles de la dernière guerre, apposée sur le Monument aux Morts, et l’ont brisée en quatre morceaux. Une enquête est ouverte. (source B.-L.)

FRESNEY-LE-PUCEUX  -  Vue du Bourg

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