GARCELLES - SECQUEVILLE

Canton de Bourguébus

Les habitants de Garcelles-Secqueville sont appelés les .


Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal De Mac-Mahon, duc De Magenta. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte.

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Mort accidentelle .   -  Jeudi, dans l'après-midi, la dame Tribouillard, âgée de 69 ans, demeurant à Secqueville-la-Campagne, était montée sur un grenier dont le plancher consistait en traverses de bois placées sur le sommier et non assujetties, les traverses sur lesquelles elle était placée s'étant écartées, elle fut précipitée sur le sol d'une hauteur de plusieurs mètres, et tomba sur les pieds, mais la secousse qu'elle éprouva fut si violente, qu'elle expirait quelques instants après.

 

Février 1875   -   Mort par immersion.  -  Lundi, vers 7 heures du matin, la nommée Félicité Palais, veuve Jean-Charles Quesnel, âgée de 61 ans, journalière, demeurant à Garcelles-Secqueville, a été trouvée noyée dans une mare de sa commune. La levée et la constatation du cadavre ont fait connaître que la mort était le résultat d'un suicide, que l'on attribue à la misère et à un dérangement de ses facultés.  

Juillet 1877   -  Secours.  -  A Garcelles-Secqueville, 800 fr. pour restauration de son église ; au Mesnil-Simon, 3 000 f pour restauration de son église ; 900 fr. à St-Omer, pour son école ; 5 000 fr. à Espins, pour construction d'une école.  

 

Juillet 1880  -  Blessure par à feu.  -  Jeudi, à Garcelles-Secqueville, un enfant de onze ans et demi, Émile Lepelletier, jouait dans la boutique de son père avec le fusil de ce dernier, ce fusil était chargé. Un autre enfant, nommé Victor Martine, âgé de sept ans et demi, qui se trouvait dans cette boutique, reçut dans le ventre une partie de la charge du fusil que le jeune Lepelletier avait fait partir. Le docteur Denis-Dumont, qui a été appelé pour donner des soins au pauvre petit blessé, a déclaré que son état était très alarmant.

 

Janvier 1882  -  Les braconniers vont bien.  -  La semaine dernière, à Garcelles-Secqueville, les deux gardes particuliers de Mme Dursus de Courcy surprirent en flagrant délit de braconnage le nommé Thomasse, âgé de 47 ans, carrier à la Maladrerie, et ses deux fils, Charles et Henri, âgés de 19 et 16 ans. Une lutte s'engagea entre eux et les gardes, dont l'un, le nommé Lebreton, reçut de très graves blessures. Les trois braconniers purent se sauver, mais ils avaient été reconnus et viennent d'être arrêtés. L'état de Lebreton est très inquiétant.  

 

Octobre 1885  -  Crime du braconnage.  -  Il y a six mois, Thomasse, braconnier de la pire espèce, sortait de prison, où il avait passé deux années pour coups et blessures au garde de M. d'Ursus. Aussitôt sorti, Thomasse a recommencé ses exploits de braconnier assisté de ses enfants et d'un nommé Achille Quinot. Tilly, Garcelles, Saint-Aignan et Cintheaux ont été pillés par ces misérables, qui ont été heureusement arrêtés, samedi la nuit, par les gendarmes de Bretteville-sur-Laize et deux des gardes de M. Bunouf. Ils ont été trouvés porteurs de plus de « huit cents pieds de filets ».

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Juillet 1887  -  Révoqués.  -  Tandis que le ministère laisse le désordre et la révolution s'étaler en pleines rues à propos de M. Boulanger  (n'ose dire un mot) il continue sa série de révocations, retour de Jersey.

Le suffrage universel, qu'on foule indignement aux pieds saura remettre les choses en l'état. Ce sera une honte de plus pour les proscripteurs.

Ont été révoqués, dans le Calvados :  MM. de Cornulier, député, maire de Fontaine-Henry, et de Saint-Quentin, maire de Garcelles-Secqueville.

 

Décembre 1887  -  Le drame de Garcelles.  -  La semaine dernière, au début de la soirée, le sieur Germain Valette, garde de M. Dursus de Courcy, à Garcelles, surprit, à la sortie d'un bois, deux individus occupés à tendre des collets. L'un d'eux, à la vue du garde, tira sur lui un coup de fusil à 10 mètres, sans l'atteindre. 

A 200 mètres plus loin, ces mêmes individus, qui avaient pris la fuite, aperçurent le chien, du garde qui marchait devant son maître, firent feu sur le chien et le blessèrent. Puis les deux braconniers s'élancèrent sur le garde. Valette tira cinq coups de revolver et les deux individus prirent la fuite, chacun dans une direction différente. 

Quelques heures plus tard, on trouvait sous bois un blessé qui déclara se nommer Julien Renault, demeurant à Fresney-le-Puceux, que son compagnon se nommait Léon-Jules  Guillemette, 23 ans, tanneur, et que c'est lui qui avait tiré les coups de feu. Guillemette fut arrêté le lendemain, malgré une vive résistance. Renault a été blessé, par le garde, à la partie supérieure du sternum par une balle de revolver qui n'a pu directement pénétrer dans la poitrine. Elle a du contourner les parties osseuses et se loger dans une région inconnue. Trois autres balles dans le bras gauche, dont une a traversé l'avant-bras en pénétrant dans les hanches. Le blessé a été transporté à Caen, dans un état désespéré.  

 

Mars 1888  -  Gardes et braconniers.  -  Le 29 novembre dernier, Léon-Jules Guillemette, 23 ans, et François-Jules Renault, 37 ans, tous deux journaliers à Fresney-le-Puceux, tendaient des collets dans les bois de M. Dursus, à Garcelles-Secqueville, lorsqu'ils aperçurent le garde Valette. Guillemette lui tira un coup de feu, mais ne l'atteignit pas. Valette, voyant le danger, se retirait avec son chien, quand Guillemette tira sur le chien, qu'il blessa. Au même instant, Valette apercevait Renault, dont les allures ne présageaient rien de bon. Il lui tira cinq coups de revolver et Renault tomba blessé. Guillemette qui avait fui fut arrêté, après une vive résistance à la gendarmerie. Le tribunal de Caen vient de condamner ces deux braconniers, savoir : Guillemette à 6 semaines et 50 fr. ; Renault à 15 jours et 50 fr.  

 

Octobre 1893  -  Pauvre vieille.  -  La veuve Ducellier, 80 ans, propriétaire à Garcelles-Secqueville, a mis le feu à ses vêtements, en se chauffant avec une chaufferette. Sa fille venait de sorti, lorsque, en rentrant, elle vit la malheureuse vieille entourée de flammes. Son état est très grave. (Source B.N.)

 

Mars 1894  -  Accès de fièvre.  -  Dans la nuit de jeudi à vendredi, le sieur Félix Bisson, 64 ans, cordonnier à Garcelles-Secqueville, qui, depuis longtemps, souffre d'une maladie intérieure, s'est, dans un accès de fièvre, jeté par la fenêtre. Des voisins sont venus à son secours et l'ont relevé et transporté sur son lit. Son état est grave. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Chien enragé.  -  Un chien, qui a été reconnu atteint de la rage, s’est jeté sur un nommé Perrine, domestique de Mme Dursus de Courcy, propriétaire à Garcelles-Secqueville, et l'a mordu gravement à la main. Cet homme est parti à Paris pour suivre un traitement à l’institut Pasteur. (Source B.N.)  

 

Mai 1895  -  Incendie.  -  Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté dans les meules de paille appartenant au comte de St-Quentin, député, propriétaire à Garcelles-Secquevilles, le feu a détruit en outre 2 500 bottes de paille et une batteuse appartenant à M. Heusé, entrepreneur à Moult. Pertes : pour M. de St-Quentin, 625 fr., et pour M. Heuzé, 3 000 fr., le tout assuré. (source B. N.)

Mai 1895  -  Les hannetons.  -  Le conseil général du Calvados a décidé d'accorder des primes de dix centimes par kilogramme de hannetons ramassés dans le département pour être détruits. Ces hannetons devront être apportés à la personne déléguée par le maire, pour être détruits. (source B. N.)

 

Mai 1895  -  Fuyez les arbres pendant l’orage.  -  Nous sommes menacés d'orages. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de ne jamais se mettre à l'abri sous les arbres pendant la tourmente. Quatre malheureux ont été victimes de cette imprudence la semaine dernière. Deux à Chaudoir et deux à Chambles. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  Mort accidentelle.  -  Samedi l’après-midi, un domestique de M. de Saint-Quentin, député et maire de Garcelles, connu sous le nom Piqueur 28 ans, est tombé d'un banneau chargé de sacs de grains, et une des roues lui a passé sur le corps. Il est mort après trois heures de souffrance. (source B. N.)  

 

Février 1898  -  Réserve territoriale.  -  Les hommes des classés de 1872, 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, sauf ceux classés dans les services auxiliaires, sont prévenus qu'ils devront déposer leur livret individuel, soit à la mairie, soit à la gendarmerie de leur domicile ou de leur résidence, d'ici le 15 février. Ils doivent réclamer un récépissé lorsqu'ils remettent leur livret. (source B. N.)

 

Février 1898  -  Morts subites.  -  Le sieur Jules Bapt, 38 ans, voyageur de commerce, originaire du Puy-de-Dôme, est mort, à la suite d'une hémorragie, à l'hôtel-Dieu, à Vire où il était en traitement pour une congestion pulmonaire. Le défunt, dont le frère habite Pont-d'Ouilly, mesurait deux mètres de haut.

— Le sieur Jean Lemonnier, 73 ans, propriétaire à Courseulles, a été trouvé mort dans son lit. 

— Le sieur Victor Leneveu, 60 ans, journalier à Garcelles-Secqueville, venait de prendre son repas du matin, lorsqu'il se Leva pour se rendre à son travail et tomba mort frappé d'une apoplexie foudroyante. (source B. N.)

 

Février 1899  -  Commencement d'incendie.  -  Un commencement d'incendie s'est déclaré dans le grenier de M. Armand Marie, matelassier à Garcelles-Secqueville. La toiture de la maison a été brûlée. Les causes de cet incendie sont inconnues.

Août 1912  -  Cheval volé  -  Un inconnu a dérobé un cheval bai brun, entier, de 30 mois, appartenant à M. Le sénateur de Saint-Quentin. Toutes les recherches faites pour  les traces du voleurs sont jusqu'ici restées infructueuses.

Juillet 1913  -  Le feu  -  Un incendie dont les causes sont accidentelles a détruit une grange au milieu du bourg et renfermant du foin. Le feu a été mis par une lampe qui éclairait la dame Lesaulnier et ses quatre enfants en train de ramasser du foin, laquelle lampe se décrocha accidentellement. Les pompiers de Fontenay-le-Marnion n'ont pu inonder que les décombres.

Octobre 1913  -  Incendie  -  Un incendie qu'on croit allumé par un cheminot se vengeant d'avoir été éconduit, a détruit en partie la ferme de M. Jules Quesnel, cultivateur.

Mars 1947  -  La reconstruction.     Ont été déclarés communes sinistrées les localités de : Bretteville-sur-Odon, Garcelles-Secqueville, Hubert-Folie, Tilly-la-Campagne et Vierville. (Source B.-L.)

Château de GARCELLES (Calvados).  -  Vue du Parc

Commentaires et informations : Facebook - @