UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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GLOS  s/ LISIEUX

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Glosiens et les Glosiennes.


Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.

 

Août 1868   -   La récolte des pommes.   -   Il résulte des plus récentes communications faites à la Société centrale d'agriculture, que la récolte des pommes, dans les contrées à cidre, sera cette année, d'une abondance extraordinaire.

 

Août 1868   -   Un incendie.   -   Lundi, à quatre heures du soir, un incendie dont les causes sont inconnues, mais présumées accidentelles, a consumé à Glos, une meule de 320 fagots, appartenant à M. Leproux, boulanger à Lisieux. La perte est estimée approximativement à 240 francs.  

 

Février 1869   -   Un incendie.   -   Jeudi un incendie accidentel a éclaté dans l'établissement de M. Fortier, foulonnier à Glos. Le feu s'est déclaré dans la maison d'habitation. La maison et la foulonnerie ont été entièrement consumées avec tout ce qu'elles renfermaient, mobilier, marchandises, matériel, tout a été la proie des flammes, moins l'hydraulique qui, paraît-il, a pu être préservé.

Les bâtiments appartiennent aux héritiers Bret et l'exploitation est faite par M. Fortier, auquel appartient le mobilier, des marchandises et le matériel. Pour lui la perte est évaluée à 29 000 francs ; pour les héritiers Bret, elle serait de 15 000 francs.  

 

Mars 1869   -   Un suicide.   -   Mardi, un individu, reconnu depuis pour être le sieur Dutheil, boulanger à Lisores, a été trouvé pendu dans un hangar attenant à l'auberge du sieur  Papillon, à Glos.

Ce malheureux, âgé de 45 ans environ, ne jouissait pas entièrement de ses facultés mentales.

On présume qu'il se serait suicidé au retour d'une consultation qu'il était venue demander à une femme de Glos, la veuve Marie, pour qu'elle essayât, disait-il, d'éloigner de lui le diable qui le poursuivait sans cesse. Cette femme, après lui avoir tiré son horoscope, lui avait remis une longue prière, en lui ordonnant de la réciter pendant qu'elle, de son côté, ferait tous ses efforts pour le délivrer des obsessions de l'esprit malin.

En apprenant de semblables choses, ne se croirait-on pas transporté tout à coup en plein moyen-âge ?  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -   Lundi, à quatre heures du soir, un incendie dont les causes sont inconnues, mais présumées accidentelles, a consumé à Glos, une meule de 390 fagots, appartenant à M, Leproux, boulanger à Lisieux.

La perte est estimée approximativement à 240 fr., non assuré.

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  A votre bon cœur.   -  On se rappelle que le village de Bazeilles a été complètement incendié par les Prussiens dans les journées des 1, 2 et 3 septembre 1870. Sur les 2.200 habitants de Bazeilles, 89 ont été fusillés, noyés ou brûlés, et plus de 200 ont succombé aux mauvais traitements qu'ils avaient reçus. 450 habitations ont été incendiées. De l'église, du presbytère, de la maison commune, des écoles et de la salle d'asile, il ne reste plus rien.

M. Misset, curé de Bazeilles, autorisé par l'archevêque de Reims, fait appel à la charité publique pour pouvoir reconstruire l'église et l‘école. Nous engageons tous ceux de nos lecteurs qu'une si grande infortune a touchés, à adresser leurs offrandes à Bazeilles, soit à M, le maire soit à M. l'abbé Misset. 

 

Juillet 1872   -  Folie furieuse.   -  Un individu inconnu, atteint de folie furieuse a causé, dans le bourg de Glos, une pénible émotion en se livrant à des actes brutaux envers les  individus qui se trouvaient sur son passage. Arrêté cependant, malgré sa résistance, par de courageux citoyens,  il a été amené, vers 7 heures, à la gendarmerie de Lisieux, au milieu d'une foule nombreuse puis déposé provisoirement à la maison d'arrêt, en attendant que l'autorité se soit assurée de son identité.

 

Juillet 1875   -   Inondations du Calvados.  -  A l'annonce du désastre qui vient de frapper Lisieux, nous nous sommes rendu sur les lieux.

Pendant, une partie de la journée de mercredi, la pluie était tombée abondamment et la foudre n'avait cessé de gronder.

Vers sept heures du soir, une trombe épouvantable s'est déchaînée sur Courtonne, Glos et Lisieux.

L'avalanche d'eau a été si rapide que devant elle il était impossible de se sauver. En essayant de fermer ses volets, le sieur Prisse a été emporté et noyé. En quelques instants l'eau a atteint dans certains endroits jusqu'à trois mètres de profondeur.

Jusqu'à présent, on ne compte que six morts : Deux à Lisieux. Quatre à Glos.

Trois des personnes noyées ont été entraînées par le courant au moment où elles essayaient de quitter leur maison qui s'écroulait en même temps que le pont de Glos.

Une femme a été emportée par la trombe et noyée au moment où elle appelait ses enfants qu'elle croyait en danger.

Des maisons et des hangars sont effondrés, des murs et des ponts sont renversés, plusieurs fabriques sont endommagées.

Les pertes sont considérables. On parle d'un million pour les fabriques. Il y aura chômage. Encore des misères à soulager.

Jeudi matin, Pont-l'Evêque a été envahi par les eaux, qui ont atteint, dans certaines rues, une hauteur de 1 m. 50.

Partout les eaux sont en décroissance, et tout fait espérer que là s'arrêtera le mal.

 

Juillet 1875   -   Orages et tonnerre.  -  Les orages annoncés par le prophète Nick pour le mois de juillet ont éclaté à leur heure. Paris et ses environs la Seine-lnferieure et l’Eure en ont ressenti les effets.

Notre pays n'a pas non plus été épargné, il y a même eu morts d'hommes. Le sieur Lefort, boulanger à Bernières, a été tué par la foudre au moment où il sortait de son jardin avec une  brouette, et 1e sieur Ferdinand Séron, propriétaire à Tournay-sur-Dives, arrondissement d'Argentan, a été frappé par la foudre, vendredi dernier, dans un pré où il était à faucher. L'arrondissement da Lisieux a eu beaucoup à souffrir : le vent, l'eau et la grêle, dont certains grêlons atteignaient la grosseur d'un marron, ont fauché les colzas, les blés et les pommiers.

Une grande consternation règne dans les communes de Moyaux, Fumichon, etc….., où en quelques heures, les cultivateurs ont vu anéantir l'espoir de toute une année.

— La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.  

 

Juillet 1875   -   Les inondations.  -  Notre département gardera un triste souvenir du mois de juillet 1875. Ce mois, ordinairement le plus beau de l'année, est froid et pluvieux, de fréquents orages ravagent et détruisent tout. Comme on le verra plus loin, à dix jours de date un nouvel orage s'est abattu sur la malheureuse ville de Lisieux.

Voici quelques détails complémentaires sur les inondations du Calvados :

On compte quinze communes de l'arrondissement de Lisieux qui ont eu à souffrir de l'inondation. Toutes les routes sont ravinées, quelques-unes complètement défoncées. Il y a dix ponts à refaire entièrement. Partout, le foin coupé a été entraîné par les eaux.

—La voie du chemin de fer a été creusée de plus d'un mètre au-dessous des rails, sur une longueur de 80 mètres environ.

— On peut juger de la quantité d'eau tombée à St-Mards-Orbec, en sachant qu'aux abords des écuries de la Compagnie du chemin de fer, elle a atteint quatre mètres de hauteur. A Courtonne-la-Meurdrac, la foudre est tombée à dix ou douze endroits différents, sans qu'il en soit, toutefois, résulté d'accidents notables.

On sait que les époux Viel, de Glos, ont été entraînés par la courant avec la fille Angérard, leur domestique, au moment où ils voulaient s'éloigner de leur maison. Un craquement qu'ils entendirent dans la maison leur fit comprendre le danger qu'ils couraient et les détermina à fuir. Le mari descendit le premier, recommandant à sa femme et à sa domestique de ne  venir que lorsqu'il les appellerait. Il s'avança prudemment sur la première marche qu'il trouva solide, puis il mit le pied sur la seconde qui résistait encore, mais à ce moment, un second craquement, plus fort encore que le premières se fit entendre, les deux femmes affolées accoururent à la porte et descendirent sur les marches qui, maintenant descellées, cédèrent sous leur poids, et les trois pauvres gens roulèrent dans l'abîme. Détail touchant ! Tandis que M. Viel avait songé à mettre dans sa poche une somme de 400 fr. pour subvenir à ses besoins en quittant sa demeura pour quelques jours, la pensée de la pauvre mère s'était reportée uniquement sur son fils absent, et elle avait détaché la photographie de son fils pour la mettre dans la poche de son tablier.

Plusieurs autres habitants de Glos ont, dans cette cruelle soirée couru, de sérieux dangers. Il en est deux autres, M. Thomas, beau-frère de M.Lenormand, adjoint, et son jeune enfant, âgé de quatre ans et demi, qui ont failli périr et qui ne doivent leur salut qu'au dévouement de leurs voisins. M. Thomas revenait du bourg de Glos, tenant dans ses bras son enfant, lorsqu'en passant devant le chemin de Colandon, un torrent, auquel le chemin servait de lit, le renversa et le fit rouler à quelques mètres, il se releva, fût de nouveau culbuté, se releva encore pour retomber une troisième fois, laissant échapper le pauvre petit qu'il avait tenu jusqu'alors étroitement serré. Le père et l'enfant furent entraînés chacun de leur côté : le hasard fit que le père rencontra un cèdre et put s'y retenir, quant à l'enfant, que le courant entraînait, il fut aperçu par un brave ouvrier qui se jeta résolument à l'eau et parvint, après des efforts inouïs, à le saisir et à le ramener en lieu sûr.  

 

Novembre 1875   -  Accident mortel.  -  Le 6, à 1 heure du soir, sur la ligne du chemin de fer de Paris à Cherbourg, au passage à niveau n° 43, commune de Glos, la nommée Adélaïde Régnier, veuve Chartier, âgée de 75 ans, qui se trouvait sur la voie, a été atteinte à la tête et rejetée de côté par la machine de l'express n° 15. La mort a été instantanée. Cet accident ne peut être attribué qu'à l'imprudence de la veuve Chartier.

 

Mai 1877   -  Parents veillez.  -  Un enfant de 4 ans, nommé Léon-Paul Paré, demeurant chez ses parents, fermiers à Glos, est tombé accidentellement, le 24 mai, à 5 heures du soir,  dans une mare où il s'est noyé. Sa sœur, âgée de deux ans, avec laquelle il jouait au moment de l'accident, a crié au secours. Les voisins sont accourus, mais ils n'ont pu arriver assez vite pour le sauver.

 

Janvier 1878 - Un homme broyé. - Le nommé Henri Bacon, âgé de 30 ans,  domicilié à Glos, employé chez le sieur Perkins, déchireur de chiffons au même lieu, a été tué en voulant raccommoder une courroie de transmission qui l'a attiré dans un engrenage où il a été broyé.Janvier 1879  -  

 

Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Glos, école de garçons et de filles ; Hermival, école de garçons ; L'Hôtellerie, école mixte ; Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Désir, école de garçons etc.....

 

Mars 1880  -  Accident de voiture.  -  Mercredi, à une heure après midi, le docteur James de Lisieux, revenait en voiture avec son domestique sur la route d'Orbec. En descendant la côte de Glos et sur le point d'arriver sur le pont du chemin de fer, le cheval, effrayé par le passage du train express, s'emporta, et, malgré les efforts de M. James pour le retenir, s'élança par-dessus le remblai qui longe la propriété voisine du chemin de fer. Dans cette violente secousse, M. James et son domestique furent lancés hors de la voiture et tombèrent au bas du remblai. Le docteur James a eu la main abîmée et quelques contusions sans gravité. Quant au domestique, il en a été quitte pour la peur.  

 

Mai 1880  -  Les voleurs d’église.  -  Pendant la nuit de jeudi des malfaiteurs se sont introduits dans l'église de Glos en forçant la porte du grand portail de l'église, ils sont entrés dans la sacristie où ils ont également forcé un tronc et en ont enlevé une somme de 60 francs environ. Il fallait que ces individus connussent l'existence et la place de ce tronc qui était dissimulé dans un mur. En s'en allant, ils ont encore descellé et emporté un autre tronc dit de la charité, qui devait contenir une dizaine de francs.

Ne serait-ce point donner un bon conseil à MM. les curés que de les engager à vider les troncs tous les soirs, par ce moyen ils écarteraient les convoitises des voleurs qui, sachant qu'ils n'auraient rien à récolter, ne s'en prendraient plus aux édifices religieux.  

 

Juillet 1881  -  Le scandale de Glos.  -  Jeudi, à Glos, près Lisieux, on a retiré de la rivière d'Orbec le corps du nommé Trottet, 40 ans, cordonnier à Beuvillers, ayant demeuré précédemment à Glos. Trottet etait porteur d'une musette, dans laquelle il y avait du pain, une boîte de fer-blanc renfermant des grosses fèves et un pot de cidre. Ces provisions éloignent toute idée de suicide et indiquent que la mort est purement accidentelle. Le garde champêtre fit avertir le maire, et se mit en devoir de procéder à l'inhumation. Il s'adressa  tout naturellement à M. le curé de Glos, qui refusa net au garde champêtre et même à la famille, qui offrait de payer les frais de l'enterrement. Il ne voulut même pas prêter un des draps mortuaires de l’église pour couvrir le cercueil, et s'opposa à ce que les frères de charité prêtassent leur concours. Ce fut un tailleur de Glos, le sieur Vallée, qui offrit obligeamment un drap de lit pour remplacer le drap mortuaire. Le garde champêtre requit deux ouvriers pour remplir les fonctions de frères de charité, au lieu de deux, il s'en présenta six. Le corps de Trottet a été porté au cimetière où il a été inhumé civilement. Détail qui n'est pas sans intérêt : Trottet était le cordonnier du curé de Glos.  

 

Avril 1883  -  Incendie. –  Mercredi, à Glos, un incendie a détruit l'usine de M. Adeline, filateur. Cent cinquante ouvriers se trouvent sans ouvrage par suite de ce sinistre. Les pertes, assurées s'élèvent à 500 000 francs.

 

Mai 1896  -  Condamnation à mort.  -  Célestin Fortin, âgé de 17 ans, né en Ille-et-Vilaine, homme d'équipe a la compagnie de l'Ouest, à Courtonne-la-Meurdrac, est d'un caractère haineux et sournois. Il a, depuis plusieurs années, conçu des sentiments haineux contre son père, avec lequel il habitait.

Le père et le fils, tous deux employés à la compagnie de l'Ouest comme hommes d'équipe, étaient affectés aux travaux de la voie. Cette communauté de labeur et d'habitation paraissait exaspérer l'accusé, qui, sans motif, soulevait contre son père de fréquentes discussions, au cours desquelles, il l'injuriait et le menaçait odieusement. Un dimanche d'octobre 1894, ayant reçu de lui une légère réprimande, il prit un fusil chargé et en menaça son père, qu'il aurait tué sans l'intervention d'un voisin. 

Fortin quitta le pays, puis il revint à Glos, armé d'un revolver qu'il avait acheté à Lisieux. Le 21 décembre dernier, il s'engagea sur la ligne du chemin de fer. Il y trouva bientôt l'équipe à laquelle appartenait son père. Il s'avança vers lui, le mit en joue à cinq mètres en disant : « Il faut que je te tue », et tira sur lui sans l'atteindre. Fortin père prit la fuite. Son fils courut derrière lui et menaça de son revolver un des ouvriers qui voulait intervenir. Il tira de nouveau sur son père et le manqua encore. Celui-ci se retourna brusquement, saisit à bras-le-corps son fils, qui tira deux nouveaux coups de revolver sans atteindre personne. Le père put enfin désarmer ce fils indigne, et tira en l'air les deux derniers coups dont le revolver était encore chargé. Les ouvriers arrêtèrent le parricide et le livrèrent à la gendarmerie. Fortin fils ne manifesta aucun repentir et déclara qu'il regrettait de ne pas avoir réussi. 

Quelle tâche pour un défenseur ! Que dire pour excuser un misérable fils qui, pour la seconde fois, tente de tuer son père avec préméditation et qui ne manifeste aucun repentir. Me Roger Paris a cependant plaidé avec conviction et sentiment. Il n'a pas pu sauver la tête de ce jeune parricide, qui a été condamné à la peine de mort. Fortin a entendu la terrible sentence sans broncher. (source B. N.)

 

Juin 1888  -  Les orages.  -  On signale un peu partout des orages. Grâce à la pluie tombée avec abondance dans l'arrondissement de Caen lundi, mardi et mercredi, les récoltes sont sauvées. La pluie ne s'est pas jusqu'à ce jour très étendue. Dans l'arrondissement de Lisieux, il n'est pas tombé d'eau, mais la foudre a mis le feu aux bâtiments du sieur Grente, cultivateur à Glos, perte, 8 000 fr.

A Saint-Désir, près Lisieux, le tonnerre est tombé sur la cheminée de la maison des époux Belin, le mari a été jeté à bas de son lit par la commotion.

Dans le Pas-de-Calais, les dégâts sont incalculables. Le village de Hervelinghem a le plus souffert. Des murailles entières ont été enlevées et portées à plus de cent mètres ; une maison s'est écroulée ; le torrent a emporté un cheval attelé et sa voiture ; un troupeau de 200 moutons a été noyé. Calais a été submergé.

Dans les Vosges, une trombe d'eau a arraché de gros arbres, entraîné des blocs de roches, détruit trois ponts de pierre et un pont de bois.

En Algérie, orage de grêle. Les grêlons étaient gros comme un oeuf de poule et pesaient en moyenne 50 grammes. 400 moutons, 200 chèvres, 50 bœufs et 25 poulains ont été tués dans le douai des Ouied-Derheim. Plusieurs personnes ont été blessées.

En Autriche, là foudre est tombée sur l'église de Brzezie. Trois personnes ont été tuées, 30 blessées et 200 contusionnées. Grâce au sang-froid de l'évêque qui officiait et qui a su immédiatement exhorter l'assistance au calme, un écrasement général a pu être évité.

 

Août 1891  -  Parents, veillez.  -  Mercredi, M. David, avocat à Lisieux, était installé dans sa propriété de Glos. En rentrant d'une visite, M. David vit tout le monde en pleurs entourant le corps de sa petite fille, âgée de deux ans et demi, qui avait échappé à la surveillance de ses parents et était tombée dans un bassin. Comme elle venait de manger, la mort a été instantanée. (source le Bonhomme Normand) 

 

Février 1892  -  Attaques nocturnes.  -  L'autre lundi, vers 8 heures du soir, deux jeunes gens, le domestique du sieur Pichard, de Firfol, et celui du sieur Lerable, de Glos, ont été attaqués par deux charretiers sur la route de Paris, aux environs du lieu dit « la Correspondance ». Les deux domestiques, qui venaient à Lisieux, rencontrèrent les deux voitures. Le conducteur de l'une d'elles heurta assez violemment le domestique du sieur Pichard, et sans aucun motif lui envoya un coup de poing et deux coups de fouet qui le blessèrent assez sérieusement. Quant au domestique du sieur Lerable, il se sauva à toute jambes. (source le Bonhomme Normand) 

 

Janvier 1893  -  Quelle gourmande que la régie.  -  La dame Leforestier, débitante à Glos, était poursuivie à la requête de l'administration des contributions indirectes, pour transport d'eau-de-vie sans avoir acquitté les droits de circulation. L'administration avait proposé une transaction moyennant 700 fr., plus l'eau-de-vie confisquée estimée 360 fr. Mme Leforestier préféra s'en rapporter à la décision du tribunal, qui n'a condamné la prévenue qu'à 108 fr. d'amende qui, joints aux 360 fr. de l'eau-de-vie saisie, ne forment qu'un total de 460 fr. au lieu de 1 060. (source le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1893  -  Terrible accident.  -  Lundi soir à Glos, près Lisieux, à l'usine Bazin, un des tubes du générateur tubulaire a fait explosion. Le chauffeur Chevreuil a été contusionné, son camarade Duvieux a une forte brûlure à l’œil, une jeune fille de 17 ans, Louise Verrier, cardière dans l'établissement et demeurant à Mesnil-Guillaume avec sa mère et sa sœur, toutes deux aussi employées à la manufacture Bazin, a été atteinte par le jet de vapeur qui l'a renversée. Elle est restée étendue à terre exposée à l'action de la vapeur et recevant sur ses vêtements des charbons enflammés échappés du foyer. Quand on la retira de sa triste position, sa robe était en feu, elle-même.  (source le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1894  -  Jambe coupée.  -  Gaston Cordier, 20 ans, faisait chaque jour le transport du lait pour ton maître, M. Chalopin, propriétaire à Glos. Jeudi, il était du côté de l'Hôtellerie, lorsque ses guides vinrent à se rompre, n'étant plus maître du cheval, qui est passablement vicieux, le jeune homme essaya de descendre doucement de la voiture, mais à peine avait-il mis le pied sur le marche-pied, que le cheval lança une ruade, qui précipita à terre le jeune Cordier si rudement que la jambe droite fut brisée. Il a fallu la lui couper. (source le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1895  -  Les victimes du travail.  -  Jeudi, à la filature Bazin, à Glos, près Lisieux, Victor Bisson, 20 ans, était occupé à monter des balles de laine. Pour se rendre la besogne plus facile, il se servait d'un arbre de transmission en mouvement autour duquel il avait enroulé une corde. A un moment donné, Bisson ne détacha pas assez promptement la balle de laine et son bras gauche fut pris entre la corde et l'arbre en mouvement. Le bras fut presque détaché. Le blessé a été transporté à l'hospice de Lisieux, où l'amputation a été faite.  (source le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1895  -  Tentative de parricide.  -  Le sieur Charles Fortin, 47 ans, poseur de rails à la Compagnie de l'Ouest, habite à Glos, près Lisieux. Il est veuf et a un fils de 17 ans et demi, Célestin Fortin, mauvais sujet qui l'avait quitté il y a une quinzaine de jours. 

Samedi matin, Célestin rentait à Glos, et descendait à la gare. En sortant, il aperçut à une certaine distance son père qui travaillait sur la voie avec une équipe d'ouvriers, il se dirigea vers lui et lui dit : « Il faut, que je te tue ! » En même temps, il sortait un revolver et faisait feu, deux fois sur son père sans l'atteindre. Un homme d'équipe, M. Jules François, voulut se jeter sur ce parricide, mais ce dernier l'ajusta en lui disant : « Si tu avances, je te tue ! » M. Fortin père se sauva, son fils le rejoignit. Une lutte s'engagea. Les ouvriers des équipes arrivèrent et maîtrisèrent Célestin, qui fut arrêté. (source le Bonhomme Normand)   

 

Février 1897  -  Jeunes vauriens.  -  Dans chaque commune, il y a toujours de jeunes vauriens qu'on hésite à dénoncer. C'est à tort. Ainsi, à Glos, arrondissement de Lisieux, Albert et Joseph Houssaye, l’un âgé de 15 ans, l'autre de 13, sont la terreur des honnêtes gens. Non contents de voler et de frapper à coups de cailloux leurs voisins, ils lançaient contre eux un chien dressé à mordre. Ces deux vauriens ont été envoyés dans une maison de correction jusqu'à 21 ans Quant à leur mère, pour complicité de vol au préjudice du sieur Ledoux, elle a été condamnée à 4 mois de prison. (source B. N.)

 

Avril 1897  -  Disparu.  -  Le jeune Achille Colasse, 12 ans et demi, demeurant chez son père, garde particulier à Glos, a quitté depuis plusieurs jours le toit paternel sans donner de ses nouvelles. Les recherches pour le retrouver n'ont jusqu'ici donné aucun résultat. (source le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1897  -  Vol à Glos.  - Auguste Peltier, 31 ans, cordonnier à Lisieux, a été surpris au moment où il s'était introduit à Glos, dans une maison appartenant au sieur Faucon. Peltier a tenté de se suicider en se portant un coup de rasoir à la gorge. Déjà condamné pour viol et pour vol, Peltier a été condamné à 5 ans de prison. (source le Bonhomme Normand) 

 

Février 1898  -  Vol d’une vache.  -  Une vache a été volée, la nuit, au sieur Wilfrid Moulin, exploitant de carrières à Glos, près Lisieux. (source le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1898  -  Agression.     M. Lemoine, qui est receveur des contributions indirectes à Lisieux, en passant en voiture sur le pont-de-Glos, fut injurié grossièrement par des maçons revenant de leur travail. Pour faire taire ces individus, il mit, pied à terre, mais, ceux-ci se sont jetés sur lui et l'on frappé. (source le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1898  -  Les voleurs d’églises.     Des malfaiteurs ont vainement tenté, la nuit, de fracturer la porte de la sacristie de l'église de Glos, près Lisieux, mais ils ont réussi à forcer la serrure de la porte du chœur. Après avoir exploré l'église dans tous les sens sans rien découvrir, ils se sont rabattus sur la sacristie où ils se sont emparés d'une paire de pantoufles et d'une bouteille de vin. C'est la septième fois, depuis vingt ans, que des rôdeurs essaient de dévaliser l'église de Glos. (source le Bonhomme Normand) 

 

Août 1898  -  Accidents de travail.    Le sieur Beaudoin, ouvrier charpentier à Dozulé, est tombé d'une estrade qu'il montait et s'est brisé trois côtes. 

— Le sieur Jules Chalaux, jardinier à Arromanches, est tombé d'une échelle sur laquelle il était monté pour émonder des arbres, et s'est blessé assez sérieusement au dos. 

— Le sieur Jean Christian, 16 ans, ouvrier d'usine à Glos, a eu le pied écrasé par un camion, en marche, du sieur Crison, entrepreneur de transports, sur lequel il essayait de se hisser, malgré la défense du conducteur. (source le Bonhomme Normand) 

 

Août 1898  -  Affaires de mœurs.   -   Le 25 mai, vers quatre heures, comme les petites filles sortaient de l'école du Plessis-Grimoult, Léon Harel, 20 ans, ouvrier carrier, entraînait dans les champs la petite Mary, 6 ans, et la petite Labbé, sous prétexte de leur donner un nid. Quand il fut éloigné du chemin, il renvoya la petite Labbé et se jeta sur la petite Mary qu'il renversa en la serrant fortement à la gorge. Puis, après lui avoir mis son chapeau sur la bouche pour l'empêcher de crier, en lui disant de rester tranquille ou qu'il allait la tuer, il se livra sur elle à de coupables attouchements. Plusieurs vols ont été relevés contre ce jeune vaurien qui a été condamné à 10 ans de travaux forcés. — Défenseur, Me  Adam.

— Joseph Bazin, 19 ans, domestique à Chouain, convaincu d'avoir commis un attentat à la pudeur sur une petite, fille âgée, de 9 ans, a été condamné à 4 ans de prison. — Défenseur, Me  Guernier. 

— Jean Cangina est un jeune dépravé de 16 ans : il est né à Lisieux et était ouvrier fileur à Glos. Il est accusé d'attentat à la pudeur avec violence sur une petite fille de 10 ans. Il a été condamné à 5 ans de prison. — Défenseur, Me Levillain. 

— Louis Delarue, 20 ans, demeurant à Trouville, a, le 3 juillet, à Trouville, consommé avec violences un attentat à la pudeur sur une petite fille âgée de moins de quinze ans. Il est condamné à six ans de réclusion.— Défenseur. Me  Delahaye. (source le Bonhomme Normand) 

 

Février 1899  -  Ecrasé sous sa voiture.   -   Le sieur Eugène Jean dit Leblond, 20 ans, domestique chez le sieur Angué-Les-forgette, à Glos, près Lisieux, conduisait un banneau de fumier. En voulant s'asseoir sur l'un des brancards du véhicule, il fut accroché par sa ceinture et manqua son coup, il tomba sous l'une des roues qui lui broya la tête. La mort fut instantanée. (source le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1899  -  Enlèvement.   -   Une fillette dé 3 ans, nommée Hélène Debout, a disparu de chez ses parents, briquetiers à Glos, près Lisieux. On craint un rapt de la part de nomades. (source le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1899   -   La cruche aux Louis d’or.   -   Un jour, Célina Juchors, 27 ans, servante chez le père Ledoux, 73 ans, propriétaire à Glos, dit à la femme Eugénie Masson et à Mathieu Hynem qu'il y avait une potée de louis d'or à écrémer chez son maître.

Le père Ledoux, déjà volé de 800 fr. cachés dans sa cheminée, réunit tout ce qui lui restait, 4 000 fr. environ, les mit dans une cruche et s'en fut les cacher dans sa cave, derrière les tonneaux. Sa servante l'avait épié et, une après-midi, pendant qu'Hynem faisait le guet, elle se rendit à la cave avec la femme Masson et mit la main sur le magot.

La fille Juchors remit 5 fr. à chacun de ses complices et empocha le reste. Le père Ledoux ne se doutait de rien, lorsqu'il apprit que son ancienne servante menait une vie de richarde à Caen, à Trouville et à Lisieux. Il alla alors à sa cachette. Plus rien. On arrêta la voleuse qui n'avait plus que 320 fr. sur les 4 000 fr. volés.

La fille Juchors a été condamnée à treize mois de prison, sa complice, la femme Masson, à quatre mois, et Hynem, pour avoir fait le guet, à quinze jours et la loi Bèrenger.

Alphonse Emile, domestique à la Croupte, auquel la fille Juchors a fait cadeau d'un complet en vue d'un mariage qui n'aura pas lieu, a été acquitté. Le père Ledoux est rentré en possession des 350 fr. trouvés sur la fille Juchors et des bijoux et objets trouvés en sa possession. De plus, la voleuse a été condamnée à lui verser 1 500 fr. de dommages-intérêts. (source le Bonhomme Normand) 

 

Février 1900   -   Écrasé sous sa voiture.     Le sieur Eugène Jean dit Leblond, 20 ans, domestique chez le sieur Angué-Lesforgette, à Glos, près Lisieux, conduisait un banneau de fumier. En voulant s'asseoir sur l'un des brancards du véhicule, il fut accroché par sa ceinture et manqua son coup, il tomba sous l'une des roues qui lui broya la tète. La mort fut instantanée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1900  -  Relations … verbales.  -  Le sieur Lemasson, demeurant à Glos, possède un poirier qui déplaît à son voisin, Auguste Rouet. Pour le griller, Rouet avait installé un poêle, dont le conduit donnait près de l'arbre.

Pour ne pas avoir la douleur de voir son poirier fumé comme un simple jambon, le sieur Lemasson était en train de le préserver avec une palissade, lorsque son voisin accourut avec son râteau et le ratissa de deux coups si bien appliqués que c'est couvert de sang de la tête aux pieds que le battu arriva à la gendarmerie de Lisieux, à laquelle il porta plainte.

De plus, Rouet est prévenu d'avoir roué de coups sa femme et sa belle-mère. Comme, excuse, il prétend que son épouse avait des relations... verbales avec Lemasson. Rouet a été condamné à six semaines de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1900   -   Incendie.   -   A GIos, le feu a détruit la belle collection de tableaux de M. Daugats, professeur de dessin à Bernay. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1900   -   Coups sur coups.  -  Aux mois de juin, Augustin Rouet, 40 ans, journalier à Glos, avait été condamné à six semaines de prison pour coups à sa femme et à un sieur Lemasson, sous prétexte qu'ils avaient des « relations verbales » ensemble. Depuis, Rouet a de nouveau frappé sa femme sans donner de raisons, cette fois, et le tribunal de Lisieux l'a condamné à trois mois de prison et 50 fr. d'amende à ajouter aux six semaines ci-dessus. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Parents, veillez.   -   Le sieur Osmont, journalier à Glos, près Lisieux, était parti pour son travail, sa femme, également journalière, avait laissé ses trois enfants seuls pour aller traire les vaches. Quelque temps après, le sieur Biennassez, passant, près de la maison Osmont, sentit une odeur de brûlé. Il y pénétra, mais, à moitié asphyxié par une fumée épaisse, il dut reculer, dans une deuxième tentative, il fut plus heureux et parvint à retirer deux des enfants.

Ces pauvres petits étaient montés sur une cuve qui commençait à prendre feu, le troisième, une petite fille de 13 mois, couchée sur un lit de plumes en feu, avait tout l'abdomen brûlé. Elle est morte le lendemain.

La femme Osmont avait toujours soin, avant de se rendre à son travail, d'éteindre le foyer. On pense que les enfants ont dû mettre le feu en jouant avec des allumettes. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1901   -   Un prisonnier qui fait poser les gendarmes.  -   Un ouvrier terrassier, nommé Eudeline, était recherché par le parquet de Pont-Audemer. Les gendarmes ayant appris qu'il travaillait à Glos, près Lisieux, s'y rendirent.

Eudeline était au fond d'un puits profond de dix mètres. Lorsqu'il sut que c'était la gendarmerie qui le demandait, il répondit qu'il n'était pas pressé et ne remonterait que sa journée finie. Les gendarmes durent donc attendre sur la margelle du puits le bon plaisir de leur prisonnier, qui ne remonta qu'à sept heures du soir. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1901   -   Tamponné par un train.  -  Jules Morissot, 48 ans, célibataire, terrassier au chemin de fer, se rendait à son travail, lorsque à Glos, près Lisieux, voyant venir devant lui un train venant de Paris, il voulut changer de voie pour se garer. A ce moment, arrivait derrière lui, à toute vitesse, le train parti de Caen à midi. Morissot fut tamponné et projeté sur le talus. Il a été tué sur le coup. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1901   -   Accidents.  -  Le sieur Ernest Lebourgeois, domestique à Olendon, près Falaise, a eu une épaule fracturée par la roue d'une voiture qu'il conduisait et dont le cheval s'était emballé.

— Le sieur Buisseret, 50 ans, briquetier à Lisieux, travaillait à Glos, quand il a eu le pied gauche transpercé accidentellement par la pioche d'un camarade de chantier.

— Le jeune Louis Avice, 7 ans, demeurant à CoIIeville-sur-Mer, a été blessé assez gravement à la tête par un coup de pied de cheval appartenant au sieur Bourse, propriétaire. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1901   -   Triste perspective.  -  L'hiver s'annonce mal. Le prix du pain a augmenté à Paris. On donne pour raison la mauvaise récolte et le rendement peu abondant du grain. La spéculation ne doit pas être non plus étrangère à cette augmentation.

— A mesure que la saison avance, on constate qu'il y a encore moins de pommes qu'on ne le supposait au début, car on comptait sur les dernières. En prévision de la cherté des pommes, les marchands de cidre l'augmentent de 50 francs par tonneau.

— La récolte du vin sera aussi bien inférieure à celle de l'an dernier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1901   -   Une voiture qui verse.   Le sieur Léopold Marie, facteur rural à Lisieux, rentrant de sa tournée, était monté dans la voiture d'un cultivateur de Marolles.

A Glos, le cheval, effrayé par les cris d'un berger, rentrant son troupeau, s'emballa, l'attelage fut culbuté le long d'un talus, pendant que les voyageurs étaient projetés à terre. Le conducteur et un autre voyageur n'eurent pas grand mal, mais Marie fut relevé avec des blessures assez graves à la tête et aux bras. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -   Les voleurs d’animaux.  -   Deux vaches, valant 500 fr., ont été volées, la nuit, dans un champ, au sieur Sosthène Debon, cultivateur à Landelles, canton, de Saint-Sever.

 On a arrêté, sur le marché de Caen, un individu soupçonné d'avoir volé une vache amouillante qu'il avait vendue pour 100 fr. de moins qu'elle ne valait. Cet individu est le nommé Louis Marie, 28 ans, domestique, sans domicile fixe.

Il avait volé la vache, estimée 400 fr., à Ste-Marie-aux-Anglais, près Mézidon, dans un herbage appartenant au sieur Louis Pichard, propriétaire à Vieux-Pont.

  Une vache de 425 fr. a été volée au sieur Albert Lefranc, cultivateur à Brouay, près Tilly-sur-Seulles.

 On a aussi, volé une vache de 180 fr. au sieur Édouard Jenvrin, boucher à Étouvy, près Bèny-Bocage.

 Une jument de 500 fr. a disparu, la nuit, d'un herbage appartenant au sieur Feuillet, à Glos, près Lisieux. Les recherches faites pour retrouver la jument sont demeurées infructueuses. Il est certain qu'elle à été volée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1903   -   Des gendarmes qui font leur devoir.  -   Un après-midi, deux gendarmes qui circulaient sur la route de Glos, près Lisieux, virent venir une automobile dont la vitesse leur paraissait exagérée. Ils le surveillèrent et constatèrent, montre en main, qu'elle avait franchi une distance de deux kilomètres en deux minutes et vingt secondes, ce qui faisait du 50 à l'heure.

L'auto était déjà trop loin pour qu'on pût l'arrêter, mais le numéro du véhicule, 165 G, a été consigné sur le procès-verbal et les propriétaires seront poursuivis.

Il serait à désirer, dans l'intérêt de la vie publique, que tous les agents de l'autorité fassent aussi scrupuleusement leur devoir. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1903    -   Accident.   -  Dimanche dernier, M. Édouard Cacheleux, entrepreneur de travaux publics, rue d'Honfleur, à Lisieux, se trouvant à sa briqueterie, située route de Paris, à Glos, a reçu dans le pied droit la charge d'un fusil de chasse qu'il portait. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1914  -  Téléphone. -  Le préfet du Calvados a l'honneur d'informer le public que la mise en service du téléphone à : la Boissière, Merville, Glos, Boissey, Sainte-Marguerite-de-Viette, Epinay-sur-Odon, Benneville-sur-Ajon, Livry, Cormolain, Mesles, a été fixée au 1er mai 1914.

 

Juillet 1914  -  Cantonnier et jardinier. - Ces jours derniers, M. Logé Charles, cantonnier à Glos, surprenait le sieur Lebrun Albert, jardinier au même lieu, occupé à couper de l'herbe le long de l'accotement de la route. Il lui fi remarquer que c'était chose défendue. Mais Lebrun prit mal l'observation et, s'armant d'un manche de râteau, il en appliqua un coup sur la tête et le bras du malheureux cantonnier, qui ne  dut son salut qu'à une retraite précipitée. Pas content, cela se conçoit, M. Logé a été conter sa mésaventure aux gendarmes.

 

Novembre 1921  -  Lugubre découverte.  -  Le cadavre d'un homme amputé d'un bras a été découvert par M. Cingal, cultivateur à Glos, dans un bâtiment  situé dans un herbage à  quelques centaines de mètres de son habitation. Il avait à ses coté une canne à manche recourbé ; le corps ne portait aucune violence.

M. Cingal s'est empressé de prévenir M. Leprêtre, Maire de Glos, et les autorités compétentes. On a trouvé dans les poches du malheureux un livret individuel au nom de Jules Fontaine, né à Prêtreville. le 10 mars 1874. M. le Dr Viel , de Lisieux, a été appelé à constater le décès qui semble du a une cause naturelle.

 

Mars 1924  -  Jeunes vauriens.  -  Depuis plusieurs mois, Mme Charlemaine, boulangère à Glos, Mme veuve Bénard, constataient avec surprise que des volailles et des lapins étaient
tués dans leurs basses-cours et clapiers, et abandonnés sur le sol.
On s'expliquait mal pourquoi le malfaiteur n'emportait pas les animaux qu'il tuait. Devant l'importance des massacres et du préjudice total s'élevant à environ 400 frs, la gendarmerie fut prévenue et se livra à une enquête active. Les recherches ont permis de découvrir le jeune coupable un
gamin de 13 ans agissant sur les conseils de deux jeunes vauriens comme lui, employait ses jeudis et dimanches à empaler les malheureuses bêtes. Ces jeunes malfaiteurs seront poursuivis.  

 

Août 1926  -  Des enfants maltraitent des animaux.  -  Depuis longtemps déjà M. Lasséry, ancien boucher à Lisieux, actuellement herbager à Glos, s'apercevait que plusieurs bœufs étaient atteints d'hémorragies inexplicables. Il fut même obligé d'en faire abattre plusieurs.

Une plainte fut déposée au commissariat de police et à la gendarmerie. Le Parquet ordonna une enquête qu'il confia à la gendarmerie, la troisième brigade de police mobile et à la police municipale.

Les faits qui sont d'une certaine gravité paraissaient devoir être attribués à des gamins. Dernièrement M. Lasséry en faisant une tournée dans ses herbages aperçut un enfant qui à sa vue se mit à cueillir de l'herbe. M. Lasséry l'appréhenda, le fit monter en voiture et lui dit qu'il allait le conduire à la gendarmerie.
Sans être interrogé, le gamin se mit, à pleurer et s'écria que ce n'était pas lui qui faisait du mal aux bœufs. C'était un aveu que les gendarmes mirent à profit. Ils apprirent ainsi qu'une bande de quatre garnements âgés de 6, 9 et 12 ans, opéraient dans les herbages de M. I,asséry de la façon suivante, l'un d'eux appelait la bête, l'autre lui passait une corde aux cornes et l'attachait a un piquet. Une fois la bête immobilisée, ils se livraient sur celle-ci à d'atroces mutilations. Le résultat de l'enquête a été transmis au Parquet. En raison de leur jeune âge, les enfants ont été provisoirement maintenus chez leurs parents. Les pertes subies par M. Lasséry sont très importantes.

 

Septembre 1926  -  Service postal.  -  Une agence postale sera ouverte à Glos (Calvados), le 16 septembre 1926. La circonscription postale de ce bureau comprendra la seule commune de Glos,

L'adresse des correspondances pour Glos devra, par la suite, à partir du 15 courant, être libellée comme suit : M. X (profession ou qualité) à GLOS (Calvados).  

 

Juillet 1931   -   Une couturière est renversée par une auto et grièvement blessée.  -   Mme Piquot, 39 ans, couturière à Saint-Martin-de-Mailloc, en traversant à bicyclette le village de Glos sur la route de Lisieux à Orbec a été renversée par l'automobile de M. Beauvalet, agent d'assurances , 6, rue Fournet à Lisieux. Mme Piquot a été relevée les deux cuisses fracturées et avec des contusions multiples, elle a été transportée à l'hôpital de Lisieux par l'ambulance municipale. Son état est très grave.

 

Juillet 1931   -   Les suites d’un accident.  -   Mme Piquot qui a été renversée à Glos par l'automobile de M. Beauvalet et dont nous avons annoncé l'accident est décédée à l'hôpital de Lisieux dans la nuit de jeudi à vendredi. Mme Piquot était mère de deux enfants.

 

Février 1938  -  Un train de voyageurs heurte un pommier abattu par le vent.   -    Un train de voyageurs reliant Glos-Montfort à Honfleur, a tamponné entre Corneville et Pont-Audemer. un pommier abattu par le vent. Toutes les vitres du côté droit furent brisées, mais il n'y eut aucun accident de personne. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

 Avril 1938   -   Un bois en feu.    -   Un incendie s'est déclaré vers la fin de l'après-midi, dans un bois appartenant, à M. Miaux, maire de Courtonne-la-Meurdrac, et situé sur le territoire de la commune de Glos.

Le feu aurait été communiqué au bois par des tas d'herbes sèches que des ouvriers auraient allumés. L'incendie continuait dans la soirée ses ravages, menaçant plusieurs propriétés. Les sapeurs-pompiers de Lisieux se sont rendus sur les lieux du sinistre.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   Le temps du mois de mars.    -   Le mois de mars 1938 a battu les records pour la moyenne de température et a failli s'adjuger celui de la sécheresse. Depuis 1874, aucun mois de mars n'a été aussi beau et aussi chaud que celui de cette année. La normale de température pour le mois est établie à 8° 5, cette année, la moyenne à Caen s'élève 9°  67, dépassant les moyennes précédentes de 9°52 en 1880 et de 9° 45 en 1393. Les températures sont d'ailleurs élevées dans l'ensemble du département, puisqu'on note 9° 57 à  Lisieux.

Le mois doit être caractérisé comme exceptionnellement beau et chaud.

Une anomalie de cette nature n'est pas faite pour déplaire, il n'en est pas de même de celle qui s'applique à la pluviosité du mois. L'observatoire de  Sainte-Honorine-du-Fay a enregistré 5 m/m de pluie, au lieu des 55 qu'il devrait avoir normalement. Seul le mois de mars de 1929 a fourni une quantité un peu moindre, avec un total de 4,8, encore était-il normal pour la température. Le mois de mars 1938 est extraordinaire à tous points de vue.

La sécheresse a régné dans tout le Calvados, comme dans toute la France d'ailleurs. A Caen, le total n'atteint pas 2 m/m. On note 9 à la forêt de Balleroy, 11 à Brémoy, 15 à Lisieux,  20 à Saint-Sever.

La période de sécheresse que nous continuons de subir actuellement ressemble à celle de 1893, avec cette aggravation qu'elle a commencé cette année un mois plus tôt.

En 1893, le printemps fut très sec : 7 m/m en mars, 2 en avril, 25 en mai. Reverrons nous, en 1938, le retour d'une pareille calamité ? Rien ne permet de l'affirmer. L'hypothèse doit quand même être envisagée. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

 Avril 1938   -   Le feu ravage la foret normande.  -  Deux fois en 24 heures, les sapeurs-pompiers de Falaise ont été appelés pour combattre des incendies couvant depuis samedi soir dans les bois de la Tour, propriété de M. le marquis de la Moussaye, dans la partie sise sur les communes de St-Pierre-Canivet et Noron.

Avant-hier après-midi, à leur arrivée sur les lieux, les sapeurs se trouvèrent en présence d'un brasier s'étendant sur un front de 3 kilomètres et une profondeur d'un kilomètre.

Au bout de quelques heures ils étaient maîtres du feu et, à la nuit, pouvaient quitter le bois de la Tour, laissant un piquet de surveillance sur les lieux.

Dans la soirée, le feu reprit vers l'abbaye de Villers-Canivet sur un front d'un kilomètre. Attaqué vigoureusement, il fut maîtrisé après quelques heures de travail.

La partie incendiée comprend surtout des bruyères, des genêts, des fougères sous futaie claire.

 Cependant les arbres se trouvant dans le périmètre où sévit le sinistre, ont beaucoup souffert et les dégâts peuvent être considéré comme très élevés.

Les causes du sinistre sont inconnues. Ajoutons que le feu s'est déclaré dans une partie de la forêt très peu fréquentée.

Près de Lisieux.   -   Une vingtaine d'hectares de bois ont été détruits au cours de l'incendie que nous avons relaté, dans notre numéro d'hier. Ces bois, situés sur le territoire de Glos  appartenaient à MM. Niaux, Brice et Didonné.

Le vent, qui soufflait assez fortement, favorisait l'extension du sinistre. Les pompiers de Lisieux, ont pu. à l'aide de branchage et après de longs efforts, circonscrire le sinistre, qui menaçait de prendre de grandes proportions. C'est bien par des herbes sèche brûlées en tas à côté du bois de M. Niaux, que le feu a pris. Toute idée de malveillance doit donc être  écartée.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1938   -   Un Braconnier est blessé à coup de fusil par un garde.   -   Le nommé Henri Demoré, journalier, demeurant, 13, place Gambetta, qui est âgé de 39 ans, se trouvait sur la propriété de M. Deshayes, propriétaire du manoir de Bray, à Glos.

Aperçu par un garde, celui-ci a épaulé son fusil et l'a atteint à la jambe droite. Indiquons que le nommé Demoré est un braconnier invétéré et notoire.

C'est sur une ordonnance de M. docteur Viel que le blessé a été transporté à l'hôpital et admis au pavillon de la chirurgie. Son état n'est pas grave. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

Mai 1939   -   Des cambriolages à Lisieux et à Glos.   -   Deux cambriolages et une tentative de cambriolage dans un magasin ont été commis à Lisieux et à Glos, dans la nuit de lundi  à mardi, vers 23 heures.

Des individus sont entrés en brisant un carreau, ce qui leur a permis d'ouvrir une fenêtre, dans le débit-épicerie, tenu au centre du bourg de Glos, par M, Dière. Ils sont allés ensuite  chez M. da Sylva, un autre débitant de Glos et ont tenté d'entrer chez ce dernier en brisant une planche et en faisant un trou de 40 centimètres. Ils ne purent parvenir à leurs fins et furent aperçus par M. Mare, employé de chemin de fer, voisin de M. da Sylva, et qui réveilla ce dernier qui ne put qu'apercevoir une automobile qui s'enfuyait dans la direction de Lisieux .

Les gendarmes de Lisieux, alertés, constatèrent la disparition, chez M. Dière, de chaussons, tabac, cigares, cigarettes et d'une bague en or, avec grenat, qui a été dérobée dans la salle à manger. M. Dière n'avait rien entendu.

D’autre part, M. Pelé, débitant de tabac, 2, rue Fournet, à Lisieux, s'est aperçu, en descendant mardi matin dans son magasin, qu'une fenêtre de l'arrière-boutique, s'ouvrant sur un jardin, était ouverte et qu'un carreau avait été démastiqué et enlevé. Mis en éveil, il se dirigea aussitôt vers son tiroir-caisse et constata que celui-ci avait été visité par les indésirables. En effet, un billet de 100 francs et un bracelet en or avaient disparu. Dans une boîte en fer blanc, une somme d'environ 300 francs avait été également soustraite. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939   -   Les dégâts dans la région lexovienne.  -  Au fur et à mesure que les eaux et le limon qu'elles ont apporté disparaissent, les dégâts de l'orage de mercredi se révèlent de plus en plus importants. Les usines Mommers signalent 250 000 francs de dégâts. Un mur séparant les jardins de la gendarmerie de celui de M. Lemoine, épais de 50 centimètres, a  été renversé sur une longueur de 80 mètres. Tous les logements de la gendarmerie et le rez-de-chaussée du collège Guzot ont été envahis par les eaux. Dans les quartiers bas, les caves des maisons ont été inondées, rues Rose-Harel, d'Orival, Blanches-Portes, du Grand-Jardin, Ferdinand-Daulne et dans la rue Jean-Lefebvre, le ruisseau Le « Cireux » a débordé et a abattu un mur chez les Petites Sœurs des pauvres et à la communauté des Bénédictines.

La maison de M. Delangle, rue du Héron, a dû être étayée. Chez M. Touflet, un mur s'est écroulé.

Cependant, et contrairement à des bruits ayant circulé dans la matinée de vendredi, les ponts de la rue du Héron et du Gaz n'offrent aucun danger. A Grais, on a signalé 90 centimètres d'eau à la fabrique de cidre, 1 m. 70 à la cidrerie de Blavet et 1 mètre aux établissements Leroy.

L'usine Laniel, à Beuvillers, a également beaucoup souffert. A Glos, un torrent d'eau s'est introduit dans la biscuiterie de M. Hamon et l'a complètement dévastée.

A Mézidon, à l’école des filles, le mur de soutènement de la cour de récréation, en bordure de la rue Jules-Guesde, miné par les eaux d'infiltration s'est abattu d'un seul morceau, avec  la grille qui le surmontait, sur une longueur de 25 mètres, obstruant la route d'un trottoir à l'autre.

Il n'y a eu heureusement aucun accident de personne.

Aussitôt qu'il a reçu la nouvelle des dégâts causés par l'orage, M. Laniel, député de Lisieux, s'est rendu auprès de M. le Ministre de l'Intérieur et lui a demandé- de bien vouloir accorder aux sinistrés un secours pouvant les dédommager des pertes dues à l'inondation. De plus, il est venu vendredi à Lisieux et a visité, en compagnie de M. Le Gentil, sous-préfet, la ville et, aux environs, les endroits dévastés.

Le Conseil municipal de Lisieux s'est réuni vendredi soir, en session extraordinaire, pour voter un crédit destiné à secourir immédiatement les victimes du désastre.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1940   -   Météorologie et parachutisme.  -   Depuis un mois, des atterrissages de parachutes étaient signalés à la gendarmerie de la région de Lisieux. On en avez vu au  Mesnil-Simon, à Beuvillers, à Glos, à Ouilly-le-Vicomte, aux environs de Livarot.

Une enquête a permis de découvrir l'origine de ces parachutes.... inoffensifs. Tous les jours, vers 17 heures, une station météorologique installée depuis peu sur la côte procède à des  lancements de ballons sondes. Les ballons éclatent à une certaine hauteur et les appareils enregistreurs soutenus par de légers parachutes d'un mètre de diamètre, descendant au sol.

Les personnes qui trouveraient des appareils enregistreurs placés dans des boîtes contenant un mouvement d'horlogerie, sont invitées à les porter avec le parachute à la gendarmerie  la plus proche.  

 

Mars 1941    -   Odieuse agression.   -   En tournée d'inspection à Glos, le garde-chasse Armand Prévost surprit trois individus chassant le lapin. Deux s'esquivèrent, mais le troisième, P. V........, cultivateur au bourg, injuria le garde puis de saisit à la gorge et lui porta plusieurs coups de bâton à la tête. Perdant son sang en abondance, le garde parvint à se dégager et  à gagner une maison voisine où un médecin de Lisieux vint le soigner et lui faire des points de suture.

L'incapacité de travail est estimée à 20 jours minimum. Le brutal braconnier a été déféré au Parquet en attendant sa comparution en correctionnelle.  

 

Août 1942   -   Un incendie.   -  Un incendie d'une extrême violence a éclaté soudain à l'usine de effilochage des établissements Raynaud, au pont de Glos. Alertés, les pompiers de  Glos  et de Lisieux accoururent mais le sinistre activé par un vent violent et trouvant dans les chiffons entreposés un aliment facile, s'étendait vite à toute l'usine qui a été détruite,  ainsi que la maison du concierge. Les dégâts, dépassent un million.  

 

Février 1945  -  Le renouvellement des cartes d’alimentation.  -  Les consommateurs qui n’auraient pas fait renouveler leur carte aux dates fixées pour leur secteur sont invités à le faire jusqu’au 19 février.  (source, Le Bonhomme Libre)   

 

 Février 1945  -  Voici le sel !  -  Une distribution de 250 grammes de sel est prévue en faveur de tous les consommateurs du département contre remise du ticket DC de la feuille de  denrées diverses de janvier.  (source, Le Bonhomme Libre)   

 

Octobre 1945  -  Une vieille habitude.   -   Mme Charles, cultivatrice à Glos, ayant porté plainte pour vol de la bicyclette de son mari, la machine a été retrouvée entre les mains d’un  prisonnier allemand qui tentait de s’évader. (source, Le Bonhomme Libre)    

 

Mars 1947  -  Les renards.     M. Joseph Quentin, cultivateur à Glos, a signalé à la gendarmerie que la porte de son poulailler avait été fracturée :11 poules et 2 coqs ont disparu.  (source, Le Bonhomme Libre)   

 

Juin 1947  -  Une vieille habitude.    Un prisonnier boche s’est enfui de la ferme de M. Louis Zuinghedau, cultivateur à Glos, en emportant une montre en argent appartenant à son patron. (source, Le Bonhomme Libre) 

 

Octobre 1947  -    Un sabotage sur la voie ferrée.  -   M. Yvrande Auguste, ouvrier de la S.N.C.F., demeurant à Bernay, passait sur le pont de Glos et surveillait les lignes télégraphiques quand il aperçut une éclisse sur une traverse. Pris de soupçons, il s’approcha et constata que 4 boulons avaient été dévissés. Il prévint le chef de district de Lisieux et  se mit en devoir de remettre les boulons en place. Une enquête a été ouverte. (source, Le Bonhomme Libre)   

 

Novembre 1947  -    Fructueuse perquisition.  -   Enquêtant à la suite d’un vol de volailles, les gendarmes ont découvert au domicile de Henri Lamoureux, 38 ans, ouvrier à l’usine d produits chimiques Forchat, à Glos, une boite refermant une certaine quantité de morphine qu’il s’était procuré avec la complicité d’un de ses camarades, Henri Gilles, 43 ans. 

La « coco » était destinée à un nommé Gilbert Harivel, cousin de Lamoureux, marchand de poisson à Bolbec (Seine-Inférieur) qui s’était déclaré acquéreur d’un kilo 500 de stupéfiant à raison de 5 000 francs les 100 grammes.

Ajoutons que la direction de l’usine avait avisé du vol le Parquet de Lisieux. Le trio a été écroué. (source, Le Bonhomme Libre)   

 

Novembre 1947  -    Une fausse sortie.  -  Ayant fait l’objet il y a quelques mois d’une contrainte par corps à la suite d’une forte amende qui lui avait été infligée pour marché noir, Gaston Surier, journalier à Glos, avait été libéré par erreur le 24 août dernier. Les autorités s’étant aperçues de leur méprise, le délinquant a été invité à réintégrer la maison d’arrêt. (source, Le Bonhomme Libre) 

GLOS  (Calvados).  -  Le Bourg

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