UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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GOUPILLÈRES

Canton de Évrecy

Les habitants de la communes sont des Goupilliérois et les Goupilliéroises.


Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons. On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année. 

 

Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses. Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Février 1875   -   Mort par immersion.  -  Le 1er de ce mois, le nommé Pierre Marie, âgé de 55 ans, journalier à Troismonts, canton d'Évrecy, a été trouvé noyé dans une carrière, sise à Goupillières. La mort paraît résulter d'un accident.

 

Février 1875   -   La Cour.  -  La Cour de Cassation a décidé : 1° que, seuls les propriétaires ou les fermiers avaient le droit exceptionnel de tirer sur les poules des voisins ; 2° qu'ils ne pouvaient les tuer qu'au moment où elles commettaient un dégât actuel et effectif ; 3° et sur les lieux mêmes où le dommage était causé. Ceci s'applique aussi aux pigeons.

 

Juin 1883  -  Incendie. –  A Goupillières, un incendie a consumé trois bâtiments et partie du mobilier, appartenant à MM. François Ventes, Napoléon Lebaron, Eugène Adam, Nestor Buhour, Eugénie Renouf, Jean Derette, Auguste Locard, et Pierre Marie. Pertes, 24 450 fr. Assuré pour 17 110 fr.  

 

Novembre 1887  -  Un bon emploi.  -  Il y a quelque temps, le conseil municipal de Goupillières votait 120 fr. pour faire un banquet à l'occasion de l'inauguration d'une cloche. Quinze personnes seulement assistaient au repas, ce qui fait, à 3 fr. 50 par tête, 52 fr. 50 de dépense. Il reste donc 67 fr. 50 disponibles. Pourquoi ne se servirait-on pas de cette somme pour acheter le bois nécessaire à chauffer l'école, qui ne l'a pas été depuis deux hivers ? Ce serait un excellent emploi.  

 

Mars 1888  -  Un maire oublieux.  -  Un homme qui a la mémoire bien courte, c'est le maire de Goupillières. Il a tout simplement oublié, de convoquer son conseil pour la session de février, sessions prescrite par la loi et qu'on aurait pu employer à voter pour l'école un poêle qui lui a fait grand défaut cet hiver

 

.Octobre 1900   -   Vols.  -   A Ouistreham, d'une bicyclette de 460 fr. au sieur Lemenuet, menuisier à Caen.

— D'une paire de bottes de 10 fr. au sieur Lecot, à Tilly-sur-Seulles.

— De 100 fr. d'objets mobiliers au sieur Pouchin, à Cabourg.

— De 50 fr. de pommes au sieur Bellenger, à Goupillières.

— D'un fusil de 100 fr. au sieur Aubry, cultivateur à Tailleville.

— D'une paire de bottines de 18 fr. au sieur Casset, cultivateur à Saint-Samson. — De 66 fr. d étoffes à la veuve Lecoq, mercière à Bernières-sur-Mer.

— De 200 bouteilles de vin dans la villa du sieur Claverie, à St-Aubin-sur-Mer. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1900   -   Fièvre typhoïde.  -   Cette maladie sévit avec assez de violence au Havre. C'est au point qu'on a jugé prudent de ne pas faire l'appel des « treize jours » du 24e d'infanterie.

— Dans les autres villes de Normandie, les réservistes ont commencé lundi leur période d'exercice. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1908  -  Incendie.  -  Un incendie attisé par un vent violent détruit huit habitations couvertes en chaume. Les six propriétaires sont assurés, mais leurs locataires ont tout perdu.

 

Novembre 1938   -  Une pharmacienne en un garagiste sont tués dans une collision.   -   Un terrible accident s'est produit lundi soir, vers 20 h., au lieu dit le « Trou-Gaillard », route nationale n° 13.

Une automobile venant de Paris, se dirigeait vers Lisieux, elle était conduite par M. Bisson, pharmacien en cette ville, qui était accompagné de Mlle Fernande Sauvage, âgée de 32 ans, originaire de Rennes, pharmacienne à l'hôpital de Lisieux.

Au « Trou-Gaillard », la voiture de M. Bisson entra en collision avec une camionnette qui traversait la route nationale et conduite par M. Adolphe Deropsy, garagiste à Brionne.

La voiture du pharmacien, par son avant gauche, accrocha la camionnette dans sa porte arrière, arrachant complètement la carrosserie du châssis.

M. Deropsy fut tué sur le coup. La voiture du pharmacien, parcourut encore 30 mètres, puis après avoir évité de justesse un arbre, se renversa dans le fossé. Grièvement blessée à la tête, Mlle Sauvage fut transportée à l'hôpital de Bernay où elle est décédée dans la nuit.

 Sérieusement blessé et atteint d'une fracture de la rotule, M. Bisson a été conduit dans une clinique de Lisieux. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Une église cambriolée.   -   M. l'abbé Noblet, curé de Trois-Monts, desservant l'église de Goupillières s'est aperçu que deux troncs, ce lui de sainte Thérèse et celui de saint Antoine, avaient été fracturés et vidés de leur contenu. 

Ces deux troncs n'ayant pas été relevés depuis six mois, il est à présumer que la somme dont s'est emparé le malfaiteur atteint un certain chiffre. M. l'abbé Noblet prévint immédiatement la gendarmerie d'Évrecy. Un individu suspect a été aperçu dans l'église. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Le cambrioleur d’église est identifié.   -   Nous avons relaté les circonstances dans lesquelles a été découvert le cambriolage commis à l'église paroissiale de Goupillières, où les troncs de sainte Thérèse et de saint Antoine avaient été fracturés et vidés de leur contenu.

Au cours de leur enquête, les gendarmes d'Évrecy avaient pu recueillir des renseignements précis sur le signalement d'un individu aperçu dans le bourg, et dont l'allure avait paru suspecte.

Grâce à ces renseignements, la gendarmerie, poursuivant ses recherches, a pu établir l'identité exacte de cet individu, en même temps qu'elle établissait la preuve de sa culpabilité. Il s'agit d'Arsène Oger, 28 ans, nomade, dont l'arrestation ne saurait tarder. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

10760   GOUPILLIERES  (Calvados)  -  Vue générale du Pont de Brieux.

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