GOUVIX

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Gouvixois et les Gouvixoises.


Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Novembre 1871   -  Fait divers.   -  Le 3 de ce mois, vers midi et demi, un incendie attribué à l'imprudence d'un jeune enfant de 4 à 5 ans, qui jouait avec des allumettes, a détruit une grange remplie de grain et divers effets mobiliers appartenant au sieur Jean-Louis Mallet, propriétaire à Gouvix.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. 

Ce crédit, qui existe depuis longtemps, a toujours été employé en indemnités personnelles aux institutrices qui dirigent les écoles facultatives de filles, de manière à rapprocher le plus possible leurs émoluments de ceux déterminés par la loi pour les écoles obligatoires.  

Gouvix, 375 habitants, Mme Leroy (Modeste), 27 élèves payantes, 12 gratuites, 500 fr. de traitement en 1878, indemnité personnelle accordée. 20 fr. Ressources insuffisantes.

 

Mars 1890  -  Danger des chaufferettes.  -   Vendredi, à Gouvix, la veuve Maria Etienne, âgée d'environ 78 ans, se chauffait les pieds sur une chaufferette. Le feu prit à ses vêtements. A ses cris, plusieurs personnes accoururent, parmi lesquelles le sieur Désiré Poulain. Mais il était trop tard. La dame Maries succombé peu de temps après des horribles brûlures, ayant toute sa connaissance.  (Source B.N.)

 

Août 1892  -  Le minerai du Calvados.  -  Nous avons demandé à l'administration de bien s'assurer si, dans les demandes de concession qui lui sont adressées, il ne se trouvait pas de prête-noms étrangers. 

Au nom des concessionnaires des gisements de May, Bully-Feuguerolles, Gouvix-Urville , M. Samson nous écrit pour nous déclarer que les cinq demandeurs de ces concessions sont français. Nous donnons à M. Samson acte de son affirmation, mais nous n'en maintenons pas moins notre cri d'alarme, tant pour le présent que pour l'avenir. En semblable matière, plus qu'en toute autre, la prudence est la mère de la sûreté.   (Source B.N.)

 

Août 1892  -  A propos d’influenza.  -  Sous ce titre : « l'Influenza à Caen et en Normandie au siècle dernier (1767-1775-1776) », le docteur Catois vient de publier une intéressante notice qui prouve qu'on a, ces temps derniers, donné un nouveau nom à une vieille maladie et que ce qu'on appelle aujourd'hui « influenza » n'est autre chose que la grippe qui malmena si fort nos aïeux il y a cent vingt ans. (Source B.N.)

 

Septembre 1893  -  On ne se gêne pas à la campagne.  -  Lors de l'adjudication des bancs à l'église de Gouvix, une dame, à coups d'enchères, a obtenu un banc convoité par d'autres. Comme c'était son droit, elle a fait mettre un cadenas à la porte. L'autre dimanche quelle n'a pas été sa surprise, en arrivant, de voir son banc occupé par quatre personnes et le cadenas enlevé. Elle nous demande si on a le droit de procéder ainsi. Évidemment non, et il pourrait en cuire à celui qui a commis cette effraction, (fût-il le curé lui-même), si la réclamante poursuivait l'affaire. (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  Les vêpres ne compte pas.  -  Le curé de Gouvix est monté en chaire dimanche pour apprendre aux adjudicataires des bancs de l'église qu'ils n'y avaient droit que pendant la grand'messe. Pour lui, les vêpres ne comptent pas. 

Est-ce pour cela que l'abbé Lamy, les a avancées dimanche, ou pour ne pas manquer le coche qui devait le conduire vers des paroissiens moins grincheux que ceux de Gouvix. . (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Rosettes et rubans.  -  M. Gabriel Le Comte, avocat, conseiller général, délégué cantonal à Falaise, est nommé officier de l'instruction publique. 

— MM. Paul Le Bray, maire de Gouvix, président de la délégation Cantonale, et Arsène Michel, maire de la Rivière-St-Sauveur, délégué cantonal sont nommés officiers d'académie. (Source B.N.)  

 

Octobre 1895  -  Tribunal de Falaise.  -   Gérard Poulain, 48 ans, journalier, né à Gouvix, outrages aux agents, 8 jours de prison.

— Victor Houssin, 38 ans, épicier à Mesnil-Villement, détention d'engin de pêche prohibé. 10 francs d'amende.

— Victor Le Bailly, 67 ans, pêcheur à Mesnil-Hubert, détention d'engin de pêche prohibé. 5 francs d'amende.

— Auguste Martin, 52 ans, journalier à Norrey, outrages envers un commandant de la force publique, 24 heures de prison.

— Ernest Boutrois, 19 ans, journalier à Courcy. Pêche à la main, 5 francs.

— Jean Hamel, 32 ans, charpentier à Meslay, vol, 6 mois et relégation.

— Henri Jardin, 26 ans, marchand forain â Falaise, coups et outrages aux agents, 2 mois de prison. (source B. N.)

 

Février 1907  -  Les vols.  -  - Les vols de zinc et de tuyaux de descente se continuent dans cette contrée, mais on connaît maintenant les auteurs de deux délits semblables commis encore tout dernièrement au préjudice de deux propriétaires de Gouvix, les voleurs n'ont fait du reste aucune difficulté pour avouer. 

Le 19 janvier, le sieur Jules Marie constatait la disparition d'une feuille de zinc recouvrant un puits situé dans son jardin. N'ayant aucun soupçon, il ne porta pas plainte lorsque le 29, il était informé que cette feuille de zinc était en possession du sieur Legentil, marchand de chiffons à Bretteville-sur-Laize, qui déclara l'avoir achetée le 23 janvier pour la somme de 1 fr. 50 à un individu, domestique chez une veuve Lebray et ayant déclaré se nommer Bazin.

Cet individu, qui se nomme en réalité Ernest Lenormand, âgé de 22 ans, avait cru bon de prendre ce nom de Bazin, qui est celui d'un ancien domestique de ferme parti depuis longtemps. Il n'a fait aucune difficulté pour avouer le vol en se reconnaissant, également l'auteur de la soustraction frauduleuse de 20 mètres de gouttières dans la propriété de la marquise de Champagne, à Gouvix. Il ajouta qu'il avait commis ces vols de complicité avec un nommé Jules Lebailly, âgé de 18 ans, journalier, demeurant actuellement à Cauvicourt. 

Il se partageaient ensuite le produit de la vente. Ce dernier a pleinement confirmé les aveux de son complice avec qui il aura à répondre devant dame justice. (source M. C.)

 

Janvier 1913  -  Est-ce le même ?   -  Un sieur Anatole Garnier vient d'être nommé lieutenant des pompiers de Gouvix, près de Bretteville-sur-Laize. Nous aimons à croire que ce  n'est pas le même Anatole Garnier, condamné pour injures à un garde et pour chasse sur le terrain d'autrui.  

 

Mars 1917  -  L’avidité allemande.  -  Deux prisonniers de guerre allemands, appartenant au détachement agricole de Gouvix, près BretteviIle-sur-Laize, mangèrent des racines de ciguë qu'ils avaient pris pour des racines de gingembre. Ils ressentirent aussitôt de vives douleurs, et, malgré les soins les plus empressés, l'un d'eux expira peu après, l'autre en sera quitte pour quelques jours de soins.

 

Avril 1926  -  Attaqué et volé.  -  Il y a environ un mois, M. Paul Arthur, domestique chez M. Filmant, fut attaq sur la roue de Gouvix par un groupe de trois individus qui lui enlevèrent sa montre et sa chaîne.

N'ayant du parvenir à reconnaître ses agresseurs, M. Arthur ne porta pas plainte. Or, ces jours derniers, il fit la rencontre de M. Hays, bijoutier à Bretteville-sur-Laize, qui lui demanda s'il avait perdu ou vendu sa montre, car on la lui avait apportée à réparer.

M. Arthur est rentré en possession de son bien. L'enquête continue. 

 

Mars 1927  -  Cheval méchant.  -  En soignant des chevaux, M. Norbert Filmont, cultivateur à Gouvix, a été cruellement mordu par l'un deux qui lui a fait une grave blessure avec  arrachement des chairs.

 

Mai 1930  -  Encore un mineur tué !  -  Aux mines de Gouvix, six ouvriers , sous les ordres de M. Sthephin, surveillant, soulevaient un chariot pour le replacer sur les rails, quand l'un des ouvriers dut actionner la commande d'un taquet d'arrêt et la berline se renversa.

L'ouvrier polonais Wadislas Karmiski, 33 ans, soit touché par un bloc tombé de chariot, soit ayant glissé sur le sol, fit une chute de 75 mètres et se tua. Le malheureux était marié et père de deux enfants.

 

Avril 1937  -  Des carriers se mettent en grève.  -  Les vingt-cinq ouvriers carriers de l'Entreprise Raux, à Gouvix et Saint-Germain-le-Vasson se sont mis en grève par solidarité avec un ouvrier congédié pour s'être absenté de son travail durant un jour sans autorisation. (source M. du C.)

 

Février 1940  -  Turbulente jeunesse.  -  Pendant que le journalier Maurice Duval, 51 ans, demeurant à Gouvix, montait un pressoir sur la place du village des gamins du quartier, qui auraient été beaucoup mieux à l'école, chipaient des pommes. A leur tête était le jeune M…. qui a 14 ans et use plus de souliers que d'outils.

Un sac ayant crevé, il fut invité à ramasser les pommes qui s'échappaient mais, il le fit d'une seule main, en se payant la tête de Duval, lequel lui envoya un bout de bois dans les jambes, dit l'inculpation.
« Ce bout de bois a glissé de ma main »,  affirme Duval qui défendu par Me Maloizel, est condamné à une amende de 16 francs pour blessures involontaires et non pour coups, ce
qui pour lui, présente une certaine Importance.

 

Décembre 1940  -  Occupation.  -  Fin 1940, Gouvix est occupé par les Allemands d'un détachement de la 21e Panzerdivision.

 

Janvier 1943   -   Un drame à Gouvix.  -  En face de l'église de Gouvix, presque au bout d'une cote abrupte, habitait Mlle  Hélène Peschet, 50 ans, épicière et débitante, sœur et belle-sœur de Mme et M. Prestavoine, le sympathique chef de la rubrique sportive de « La Presse Caennaise ».

Dernièrement, sa voisine, Mme Pensibis, surprise de ne pas la voir et de constater que ses volets restaient clos, alerta le maire. Celui-ci fit ouvrir la porte par un serrurier. Dans la salle du débit, rien d'anormal ; mais dans la chambre à coucher, un affreux spectacle attendait les visiteurs :  Mlle Peschet gisait, morte, sur le sol, les pieds contre la porte d'entrée. L'enquête et l'autopsie ont révélé que la commerçante avait reçu sur le nez un violent coup de poing qui l'a fait tomber à la renverse, mais cette chute sur le pavé n'a probablement, pas provoqué la mort, par suite d une fracture du crane : le décès serai du, en effet, à la frayeur de Mlle Peschet qui, se voyant attaquée, aurait été victime d'un arrêt du cœur, il a été établi que la malheureuse victime (dont une main portait des traces de boue) avait expiré peu de temps après son dîner, l'estomac étant encore rempli d'aliments.

Or, ce soir-là, quand les derniers consommateurs quittèrent, le débit, il n'y avait plus personne avec Mlle Peschet. Celle-ci, qui jouissait de l'estime générale, passait aussi pour riche. Peut-être l'appât d'un « bon coup » à faire, a-t-il tenté le meurtrier : rôdeur, ivrogne ou individu de moralité douteuse, de toute manière un consommateur attardé. Mais alors, on ne s'explique pas qu'aucune marchandise n'ait disparu, pas même le tabac et les cigarettes : de plus, on a retrouvé 18.500 fr. cachés en divers endroits.

La seule explication plausible jusqu'à présent est la suivante : voyant Mlle Peschet s'en aller dans sa chambre, ou elle ramassait sa caisse, l'agresseur qui venait de consommer l'y aura suivie et assommée pour s'emparer de l'argent. Mais pris de peur devant la mort, subite de sa victime, il se sera enfui sans rien prendre, refermant, soigneusement la porte derrière lui et emportant la clé. C'est sur ces vagues données que la gendarmerie poursuit ses recherches pour identifier puis arrêter l'auteur de cet acte horrible, qui a soulevé dans la région un émoi bien compréhensible. On recherche, notamment, un jeune habitant de Gouvix, disparu depuis le soir du drame.  

 

Août 1944  -  Bataille de Normandie.  -  À la mi-août, la 1re division blindée polonaise et des éléments d'infanteries polonais, des détachement d'unités canadiennes prennent le hameau de Cité. Les Allemands retranchés dans la Kommandantur, au château d'Outrelaize, font barrage pour la progression sur les communes d'Urville et de Barbery. 

Les Polonais lancent une offensive et prennent le bourg de Gouvix, lancent un assaut contre le château et ne rencontrent presque aucune résistance.  Les Allemands ont fui. Ils continueront les combats deux kilomètres plus loin à Urville. Les Polonais ont ouvert un passage dans le mur défensif de la forêt de Cinglais.

 

Septembre 1947  -    Un tragique accident de chasse.    Le jour de l’ouverture, M. Georges Noury, 40 ans, demeurant à Gouvix, qui manipulait imprudemment son fusil en présence de M. Émile Peschard, commerçant au même lieu, a tué celui-ci d’une balle en plein cœur. (source B.-L.)

    Environs de Bretteville-sur-Laize

GOUVIX  -  Rue de Martainville

    Environs de Bretteville-sur-Laize  GOUVIX

 Le Château d'Outrelaize, La Poterne et le Colombier

    Environs de Bretteville-sur-Laize  -  GOUVIX

La Mine et la Laize

GOUVIX (Calvados)

Entrée du Parc d'Outrelaize

    Environs de Bretteville-sur-Laize  (Calvados)

GOUVIX  -  Porte d'entrée du Château d'Outrelaize

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