UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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GRANDOUET

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune de Grandouet sont des ...


Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Il y a à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.

 

Juin 1883  -  Orage et foudre. –  Vendredi l'après-midi, la foudre est tombée sur l'habitation des époux Découflet, demeurant à Verson. La cheminée a été lézardée, la couverture en tuiles est complètement abîmée, une partie du pignon est tombée, enfin tous les carreaux des fenêtres sont cassés, dans la chambre à coucher, les portes d'une armoire et celles d'une caisse d'horloge ont été brisées. La femme Découflet était seule dans sa cuisine, des éclats de vitres l'ont atteinte, mais elle n'a éprouvé aucune blessure. L'immeuble, qui appartient à M. Quesnel, de Caen, a subi une détérioration qu'on évalue à 1 050 fr.

La foudre est tombée lundi sur deux veaux dans un herbage appartenant au sieur Dégrémont, cultivateur à Blay, canton de Trévières. L'un de ces animaux a été tué raide sur le coup, l'autre a été blessé grièvement et est resté paralysé.

Chez M. Chollet, maire de Grandouet, la foudre est tombée sur un chêne, sous lequel plusieurs vaches s'étaient réfugiées, l'une d'elles a été tuée sur le coup, elle était d'une valeur de 500 francs.

 

Avril 1893  -  Le gui.  -  Nous rappelons qu'un arrêté préfectoral ordonne a tout cultivateur ou propriétaire d'enlever le gui des pommiers. Des procès-verbaux seront dressés aux cultivateurs et propriétaires qui ne se conformeraient pas à cet arrêté. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1901   -   Suicides.  -   La gendarmerie de Cambremer a constaté le suicide par strangulation du sieur Jacques Lesieur, journalier à Grandouet.

— Le sieur Clément Peltier, 70 ans, ouvrier de l'atelier de charité, à Lisieux s'est pendu. Il avait fixé une ficelle au plafond, au-dessus de son lit, et, après s'être passe au cou un nœud coulant, il s'était laissé retomber à plat ventre sur le lit, jusqu'à se laisser étrangler. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1903    -  Suicides.   -   Le sieur Constant Leroux, 46 ans, propriétaire à Grandouet, près Cambremer, s'est pendu. Depuis quelque temps, le désespéré souffrait beaucoup, de plus, il s'était adonné à la boisson et c'est dans un accès alcoolique qu'il a mis fin à ses jours.

— Le sieur François Marion, 62 ans, journalier, travaillant depuis peu chez M. Adolphe Fay, 52 ans, propriétaire à Chênedollé, près Vassy, s'est noyé dans une mare.

Marion était malade et avait déclaré à plusieurs reprises que s'il continuait à souffrir aussi cruellement il se suiciderait. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1907  Démission de l'adjoint.   -    A la suite de la démission de M. Chelet, maire de la commune de Grandouet. Que nous avons publiée précédemment, M. Boulligny, adjoint, vient également de donner sa démission. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1907  -  Vol.  -  M. Rauval, cultivateur à Grandouet, a conduit à la gendarmerie de Cambremer le nommé Ribot, terrassier, qui travaillait à sa carrière et qu'il a surpris lui volant des vêtements et divers autres objets. Ribot a été maintenu en état d'arrestation. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1909  -  Un prêtre indigne.  -  Dans un de nos précédents numéros, nous signalions les exploits répugnants d'un personnage qui, le soir, dans certains quartiers de Lisieux, poursuivait les jeunes soldats de ses honteuses sollicitations. 

Nous étions bien renseignés puisque le personnage en question vient d'être arrêté. Il s'agit de l'abbé Cacheleux, 35 ans, curé de Montreuil-en-Auge, canton de Cambremer. Plusieurs  plaintes émanant de militaires avaient déjà été portées contre lui. Une souricière lui fut tendue par la police et l'abbé se fit pincer, dimanche soir. On l'amena au commissariat où il fut confronté avec un soldat auquel il avait donné rendez-vous. Le prêtre essaya d'abord de nier, puis, finalement, il avoua et fut aussitôt arrêté et emmené en prison. 

Il comparaîtra en correctionnelle sous l'inculpation d'attentat à la pudeur. L'abbé Cacheleux, dont le nom constituait pourtant un prudent avertissement, exerçait aussi son ministère à Grandouet et à Léaupartie. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1924  -  Inauguration du monument aux morts. -  Une très belle manifestation patriotique et religieuse a eu lieu pour l'inauguration du monument aux morts de la commune de Montreuil-en-Auge, Grandouet, Léaupartie et la Roque-Baignard. Des oriflammes claquaient au vent et des arcs de triomphe avaient été dressés pour saluer l'évêque du diocèse et pour glorifier la mémoire des braves soldats tombés au champ d'honneur.  

La foule venue assister à la cérémonie religieuse du matin, était si dense que beaucoup de fidèles ne purent trouver place dans l'église de Montreuil, décorée avec un goût parfait. Mgr Lcmonnier donna sa confirmation aux enfants de Montreuil, Grandouet, Léaupartie, La Roque-Baignard et Bonnebosq. Il annonça aux fidèles rassemblés, une nouvelle qui a été accueillie avec infiniment de joie et de reconnaissance.  

Le dévoué et distingué curé de Montreuil, M. l'abbé Simon, est nommé chanoine honoraire. A midi, un banquet admirablement servi par M. Guibou, de Lisieux, réunissait un grand nombre de notabilités et d'invités et les anciens combattants.  

De nombreux discours furent prononcés. M. Flandin, dépu du Calvados, porta un toast chaleureux à la Paix et à la France. L'après-midi, il y avait une foule nombreuse et recueillie aux pieds du monument du Calvaire. Chef-d’œuvre de M. Chauvière, de Caen, un artiste consciencieux et un homme de goût.

 

Juin 1924  -  Quinze vipères capturées. -  M. Outin fils, de Grandouet, a pris ces jours-ci en une demi-heure, 15 vipères dans un bois pendant de la ferme de ses parents.

 

Janvier 1928  -  Un professionnel du vol.    Dénoncé par sa femme, Paul-Constant Hermilly, 47 ans, journalier à Grandouet, a reconnu avoir commis un nombre incalculable de vols de volailles, de lapins et d'objets divers dans la région, notamment au préjudice de M. Florchinger, de Grandouet ; Mme veuve Delafosse, de Montreuil ; MM. Gustave Leclerc, Duclos, Mandant, Piquot, Paut Heur, Chéradame Léon, Bachmann, de Cambremer ; Mme Renault, de Grandouet ;  MM. Servet et Dauphin, de Cambremer. Il aurait également trait clandestinement les vaches de MM. Legros et Lesuffleur, de Grandouet. Il a la putation d'un paresseux et c'est, pour se venger de mauvais traitements que sa femme l'aurait dénoncé.

 

Août 1941   -   Dramatique incendie.  -   Un soir, Mme  veuve Marie Florchinger, 64 ans, cultivatrice, qui exploite à Grandouet une ferme à M. Brée, d'Airan, s'était rendue dans sa cave à alcool avec une lampe allumée. On ne sait exactement ce qui se passa alors : chute, accident ou explosion... Quoi qu'il en soit, un incendie éclata, le feu se communiqua à l'alcool et la malheureuse Mme Florchinger parvint à ressortir du local, mais grièvement brûlée.

Lorsque les voisins intervinrent  (car la maison est éloignée de 150 m. de toute habitation), tout le corps de ferme flambait : maison, mobilier, cave, pressoir, remise. Quant à la cultivatrice, elle fut portée à l'hôpital de Lisieux, tandis que les pompiers de Cambremer s'employaient à combattre le sinistre, mais tout fut inutile. Les dégâts sont évalués entre 250.000 et 300.000 fr.

 

Avril 1944    -   Fait divers.  -  Le jeune Bernard Pollin, 13 ans, de Grandouet, ayant trouvé des balles de fusil, commit la dangereuse imprudence de les jeter dans le feu pour les faire exploser. L'un des projectiles l'a atteint à la cuisse et lui a fait une profonde blessure.  

 

Mars 1947  -  Une histoire de braconnage.     Robert et Georges Lavallée, ouvriers agricoles chez M. Le Moal, à Cambremer, étaient aperçus en train de braconner sur les terres de M. Aventin, cultivateur à Grandouet. 

Les deux compères se sauvèrent en abandonnant un furet qui fut remis à la gendarmerie. Malgré les déclarations des deux témoins, ils nient les faits qui leur sont reprochés. En décembre dernier, les frères Lavallée ont déjà eu des démêlés avec la justice pour le même motif.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

Scènes de la Vie Normande

Bouilleur de Cru  -  Le Calvados

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