GRENTHEVILLE

Canton de Bourgébus 

Les habitants de la commune sont des Grenthevillois, Grenthevilloises


Octobre 1867   -   L'orage du 3 octobre.   -   A Grentheville, petite commune située entre Moult et Caen, le fluide, après avoir renversé un poteau télégraphique, a pénétré dans la maison du garde-barrière, qui se trouve située sur la ligne ferrée.

La fenêtre était ouverte, c'est par là que la foudre est entrée et ressortie, après avoir fait le tour de l'appartement sans atteindre le garde-barrière, qui se trouvait au milieu de la chambre, ni sa femme, qui reposait alitée un peu plus loin. Néanmoins la frayeur de cette dernière a été telle qu'on on redoute les suites.

 

Février 1891  -  Le froid et les récoltes .  -  Les dégâts causés aux récoltes par les grands froids de cet hiver ne peuvent pas encore être appréciés d'une manière certaine. Les contrées les plus éprouvées seraient la Beauce et le Nord. Le total des surfaces à réensemencer en blé serait de 8 à 10 %. Dans ce cas, la situation ne serait pas si mauvaise qu'on le craignait, surtout si le printemps était favorable a la culture. (Source B.N.) 

 

Avril 1892  -  Infanticide.  -  Dans la nuit du 28 au 29 mars, la nommée Julie Lefêvre, 20 ans, sans profession, demeurant chez ses parents à Grentheville, est accouchée d'un enfant du sexe féminin. Le père et la mère de la fille Lefêvre ont assisté à l'accouchement et ont enterré l'enfant dans leur jardin. On ne sait pas encore si l'enfant est né viable. La fille Lefêvre a fait des aveux complets. Le père et la mère ont été mis immédiatement à la disposition de la justice. Quant à la fille, elle est restée, à cause de son état de santé, provisoirement en liberté. (Source B.N.)  

 

Août 1892  -  Infanticide.  -  Désirée Lefèvre, 21 ans, habitait à Grentheville chez ses parents. Son père, Émile Lefèvre, âgé de 55 ans, exerce la profession de tailleur de pierres, sa mère est âgée de 59 ans. Dans la soirée du 29 mars, la fille Lefèvre, dont tout le monde dans le pays connaissait la grossesse, mit au monde une petite fille parfaitement constituée. Aux cris de cet enfant, que la femme Lefèvre avait pris sur ses genoux, Lefèvre injuria grossièrement sa fille, puis, s'adressant à sa femme, il ajouta : « Qu'est-ce que tu vas f..... de ça. Étouffe-le et f..... le dans le baquet. » Quelques minutes après l'accouchement, la fille Lefèvre était remontée dans sa chambre pour se coucher. A ce moment, pour obéir aux injonctions de son mari, la femme Lefèvre frappa la tête du nouveau-né contre le fond d'un seau en bois. La fille Lefèvre s'étant informée de son enfant, la femme Lefèvre descendit dans la cuisine, puis revint annoncer à sa fille qu'il avait cessé de vivre, ajoutant qu'il était tout près soigné. 

Le lendemain soir, on voyait le père et la mère Lefèvre aller à leur jardin, situé à Mondeville. Ils portaient un sac assez volumineux. Ce sac contenait l'enfant qui fut enfoui dans le jardin. Quelques jours après, Lefèvre s'aperçut que des animaux avaient en partie déterré le cadavre, il creusa plus profondément et le replaça à environ un mètre, tassant la terre pour que pareil fait ne se renouvelât pas. Mais le fils Lefèvre, craignant d'être compromis, écrivit une lettre anonyme au brigadier de la gendarmerie. Interrogée, la femme Lefèvre, tout en reconnaissant l'accouchement, prétendit que l'enfant était mort naturellement. 

Puis elle entra dans la voie des aveux. Quant à Lefèvre, il a persisté à soutenir qu'il n'avait jamais donné l'ordre de tuer l'enfant et qu'il était étranger à tout ce qui s'était passé. Le jury a admis ce système, puisqu'il a prononcé l'acquittement du mari. Quant à la femme Lefèvre, elle a été condamnée à 5 ans de travaux forcés. (Source B.N.)

 

Mars 1913  -  Les travaux de l'église.  -  Quatre mille francs viennent d'être votés par le Conseil Municipal pour la restauration de l'église dont les boiseries et peintures datent du XVIIe siècle.

 

Mai 1913  -  Travaux de restauration  -  Les travaux de restauration de l'église passant pour contenir de belles peintures murales, vont être poursuivis activement avec les sommes que vient de compléter la subvention du conseil général. Pour le culte, Grentheville est desservi par Solier.

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie.

 

Mars 1916  -  Une affaire à éclaircir.  -   Depuis le commencement de fevrier, Mme Delente, cultivatrice à Grentheville, près Caen, est en butte à des actes de malveillance dont elle ne peut s'expliquer la cause, car elle ne se connaît pas d'ennemis. A tout moment, des cailloux sont lancés, on ne sait d'où, dans ses portes ou ses fenêtres. Il y a un mois environ, un incendie, dont on n'a pu encore découvrir les causes, se déclarait chez elle. Ces jours-ci, le feu prenait, pour la seconde fois, dans un des bâtiments de la farine, et, chose singulière, le bâtiment était retrouvé ouvert, alors qu'on venait de le fermer. Les deux servantes de la ferme, Juliette Lemariè, 18 ans, et la jeune Laville, 17 ans, partirent aussitôt à Cagny chercher du secours. Elles racontèrent, on rentrant que Juliette Lemarié avait été arrêtée sur la route par un inconnu, qui avait saisi le guidon de sa machine et l'avait fait tombée. L'individu avait menacé la jeune Laville de lui faire subir le même sort puis il était parti vers Grentheville. Les voisins, qu'on a interrogés, n’ont pu fournir aucun éclaircissement sur cette situation, à laquelle, de leur propre aveu, ils ne comprennent rien. L'enquête continue, et avant peu il y aura du nouveau.

 

Avril 1916  -  Le feu.  -  Il y a quelques jours, un incendie a éclaté dans la soirée dans une grange d’une ferme exploitée par Mme veuve Dalente et dont M. Ch. Ballière est propriétaire ; il fallut plusieurs heures de travail pour se rendre maîtres du feu. Les dégâts sont assez considérables. On croit généralement qu’on se trouverait en présence d’un acte de malveillance.

 

Juillet 1944 -  Front de Normandie. -  Le territoire libéré a été élargi, hier, grâce à une série d'attaques menées par les anglais et les canadiens.

Après s'être emparés dans les journées de mercredi et de jeudi, des localités de Touffreville, Démouville, Giberville, Colombelles, Sannerville, Cagny, Grentheville, Louvigny, Fleury, Cormelles et Ifs les alliés ont formé un arc de cercle de Troarn à Bourguébus. On annonce la libération de Bourguébus et Frénouville. La menace pesant sur Troarn s'est accentuée, des combats de rue ont même commencé dans cette localité, 12 ponts ont été détruits sur l'Orne.

 

Juillet 1947  -    La poudre d’escampette.     Un prisonnier boche, employé chez M. Jules Méseray, menuisier à Argences, a brûlé la politesse à son patron.

Deux autre « Cols verts » au service de M. Sison, maire de Grentheville, se sont également enfuie. (Source B.-L.)  

 

Novembre 1947  -    Un chauffard écrase une fillette.  -  Samedi, vers 18 heures, entre Soliers et Grentheville, un camion qui roulait à vive allure a renversé la jeune Hélène Aveline, 11 ans. Le véhicule après avoir parcouru une cinquantaine de mètres dans un champ, reprit la route et disparut. L’enfant a été transportée dans un état grave à l’hôpital de Caen. (source B. L.)

GRENTHEVILLE (Calvados) - Maison du Sacré Coeur

GRENTHEVILLE par Bourguébus (Calvados)

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